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Thème : Syrie

Bachar al-Assad répond aux questions des Syriens sur le Nord du pays

Al-Sourya et Al-Ikhbarya, TVs

LGS "donne à lire" et... à discuter
LGS

Le 22 octobre dernier, le président syrien rendait une visite surprise au front nord-ouest, où la province d’Idleb est occupée par les milices du terrorisme international, dont Erdogan s’est porté garant dans le cadre du processus d’Astana, lancé en janvier 2017 et fondé sur un accord tripartite turco-irano-russe en vue de la cessation des hostilités en Syrie. Le président a affirmé aux soldats de l’Armée arabe syrienne que le front d’Idleb était aussi prioritaire que le front nord-est [Al-Jazira] envahi par les États-Unis, la France, etc., sous prétexte de soutenir les Kurdes séparatistes aussi bien avant qu’après leur lâchage partiel par l’administration américaine. Le même jour fut signé l’accord turco-russe entérinant un retrait total des forces kurdes , considérées comme terroristes par Erdogan, jusqu’à 30 Kms de la frontière turque et le long des 440 Kms séparant le fleuve Euphrate de l’Irak, tandis que la Turquie se contenterait de 120 Kms et de 30 Kms de profondeur (…) Lire la suite »
Grand trophée du Kremlin : un pays de l’OTAN est en train de sortir de l’orbite américaine

Turquie-Russie : une entente cordiale en gestation

MK BHADRAKUMAR

Allons-nous nous pouvoir dire que leur rapprochement est tel qu’on ne voit plus la lumière du jour entre la Russie et la Turquie ? Nous y sommes presque. L’incursion turque en Syrie lancée mercredi est un point de bascule. La Turquie et la Russie coordonnent étroitement leurs efforts. Méditons ce qui suit.

La Maison-Blanche a annoncé dimanche dernier qu’elle se retirait du nord-est de la Syrie, avant les opérations militaires turques de l’autre côté de la frontière. Le président Donald Trump aurait pris cette décision après un échange téléphonique avec le président turc Recep Erdogan, dimanche. Le coup du lapin de la décision de Trump a choqué les alliés des États-Unis. L’opération militaire de la Turquie en Syrie « Fontaine de paix » a été lancée le 9 octobre 2019. De nombreuses critiques ont fusé à Washington, selon lesquelles les États-Unis mettent en danger leurs partenaires kurdes sur le terrain, avec des conséquences potentielles imprévisibles pour la Syrie – et, surtout, nuisent gravement à la crédibilité du pays. Certains préviennent que le conflit syrien s’intensifie au moment même où les braises étaient en train de refroidir. Certaines de ces critiques sont peut-être fondées. Parce que la Turquie est vengeresse. Elle a longtemps voulu franchir la frontière vers le (…) Lire la suite »
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Washington n’a plus que peu d’influence sur la situation

« Compromis ou génocide ». L’accord du siècle de Poutine se déploie rapidement en Syrie

Tyler DURDEN

Depuis que Trump a annoncé le retrait des troupes US et qu’Erdogan a lancé son offensive contre les Kurdes dans le nord-est de la Syrie, les événements s’enchaînent à une vitesse folle. Damas et les Kurdes ont passé un accord et l’armée syrienne se déploie le long des lignes de front. Le rôle de Moscou dans tout ça ?

La diplomatie russe s’active en coulisses et pourrait tirer les marrons du feu. (IGA) « Poutine capitalise sur la retraite chaotique des États-Unis et la brutalité turque envers les Kurdes pour affirmer le leadership de la Russie« , a commenté l’expert Joshua Landis à partir d’une récente interview de Vladimir Poutine. « Il souligne comment la Russie s’est tenue aux côtés de son alliée assiégée, la Syrie, alors que les États-Unis ont abandonné leurs deux alliés, les Kurdes et les Turcs« , a ajouté Landis. Poutine a déclaré dans l’interview : « La Syrie doit être libérée de toute présence militaire étrangère. Et l’intégrité territoriale de la République arabe syrienne doit être complètement rétablie« . Compte tenu de la rapidité avec laquelle se déroulent les événements de ce week-end, avec des armées turques et syriennes s’engageant sur les lignes de front, le rôle de la Russie dans toute cette histoire reste la plus grande inconnue. Mais que savons-nous à ce stade ? Il y a (…) Lire la suite »

Le Kurdistan : L’enjeu est-il là ?

Michel TAUPIN

En 1920, le traité de Sèvres prévoyait la création d’un État kurde sur les restes de l’Empire ottoman détruit, comme pour les autres peuples de la région. Mais ce n’est pas ce qui s’est passé.

Le traité de Lausanne de 1923, divise le Moyen-Orient en plusieurs pays qui ne prennent pas en compte le droit des Kurdes à disposer de leurs terres, des terres fertiles riches en pétrole et en eau, drainées par de très nombreuses rivières issues de la naissance du Tigre et de l'Euphrate. Qui souhaiterait s'en défaire ? Pas la Turquie en tout cas (où la répression est la plus forte et constante ; comme pour l'Europe, le PKK y est considéré comme une entité terroriste, et son dirigeant historique Abdullah Ocalan est en prison depuis 1999), pas l'Iran non plus (bien qu'il y ait une province iranienne, autonomie de jure, appelée Kurdistan), ni l'Irak (qui a négocié une forme d'autonomie, de facto et de jure, du Kurdistan irakien), ni la Syrie (confrontée à une autonomie kurde de facto) qui sont les pays sur lesquels la région du Kurdistan s'étend et qui couvre environ 500 000 km2 (à peu près la superficie de la France) pour une population d'à peu près 40 millions d'habitants. Pour (…) Lire la suite »
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Syrie : Allocution de Walid al-Mouallem devant la 74ème session de l’Assemblée générale de l’ONU

Walid AL-MOUALLEM

Avant-propos prudent (car échaudé) du Grand Soir.
A quoi cela sert-il aux dirigeants de ce monde de se rencontrer à l’ONU si nous ne savons pas ce qu’ils disent, ou si nous ne le savons que par le prisme déformant et tronqué de nos médias qui nous disent ce qu’il faut penser de paroles qu’ils n’ont pas portées à notre connaissance ?
Nous avons déjà dit ici que, en temps de guerre, donner la parole à un seul protagoniste, ce n’est pas de l’information, mais de la communication.
Bref, ci-dessous, LGS informe en "donnant à lire".
LGS

Mardi 1er octobre 2019 « Bien sûr que certains gouvernements ont nui à la Syrie et causé du tort à son peuple. Cependant, nous ne traiterons personne selon une logique de haine ou de vengeance, mais plutôt en partant des intérêts de notre pays et de notre peuple, de notre volonté d'instaurer la paix, la stabilité et la prospérité en Syrie et dans la région ». [Extrait choisi ; NdT]. Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Nous nous réunissons aujourd’hui à un moment où l’image du Monde paraît très sombre étant donné que les bases sur lesquelles reposait l’organisation des relations internationales politique, économique, juridique et sécuritaire sont exposées à un danger sans précédent depuis la création de cette organisation ; que les conflits et les menaces à la paix et à la sécurité internationales s’intensifient ; que les probabilités de la guerre l’emportent sur celles de la paix ; que l’équilibre de l’économie mondiale se dirige vers l’inconnu ; que la violation (…) Lire la suite »

Le livre de Michel Raimbaud sur la Syrie fracasse les mensonges

Jacques-Marie BOURGET

Impossible de parler de la Syrie sans être accusé d'être le complice attardé de Gengis Khan. Pourtant l'ancien diplomate Michel Raimbaud, dans une étude (avec distance et humeur) sur l'accumulation des mensonges qui sont tombés sur ce pays comme autant d'autres bombes, réussit à exprimer sa rage tranquille de façon lumineuse.

Soyons sûr que le mot « gauche » ne désigne plus rien qu’un chevron tordu, une pièce de bois quittant le droit pour le tordu. Car, pour ce qui est de l’idéologie ou de l’engagement politique, trouver un peu de gauche est aussi difficile que de la douceur dans un LBD. La preuve que le vocable est mort, c’est qu’au Parlement européen des députés de « gauche » viennent de voter un texte qui impose l’équivalence entre le nazisme est le communisme. La prochaine étape, c’est l’adoption d’une autre fantasmagorie appelant à l’interdiction de l’exposition de tout symbole ou emblème communiste dans l’ensemble de l’Europe. Très difficile dans cette ambiance de révision – par décrets – de l’histoire, d’évoquer le destin de la Syrie. Sans risquer la corde, le peloton ou pour le moins un stage de rééducation démocratique que le Parlement de Bruxelles ne va pas manquer de rendre obligatoire. Pourtant peu de mots pertinents ont été écrits sur le drame syrien. Je veux dire des phrases qui relèvent (…) Lire la suite »

Le terrorisme économique britannique, étasunien et européen contre la Syrie

Kevork Almasian
Hier, mercredi 4 juillet, le Royaume-Uni a saisi un pétrolier iranien se dirigeant vers la Méditerranée, via Gibraltar, à destination du peuple syrien [*], au motif qu'il violait les sanctions imposées par l'Union européenne ; lesquelles sanctions visent à paralyser économiquement la Syrie. Aujourd’hui, le gouvernement de Gibraltar a déclaré avoir des "motifs raisonnables" portant à croire que le navire, saisi à l'est de ce territoire britannique, transportait du pétrole brut à la raffinerie de Banyas en Syrie. Et la télévision nationale iranienne a annoncé que l’ambassadeur britannique à Téhéran avait été convoqué pour « saisie illégale » du pétrolier transportant du pétrole iranien. Ainsi, devant l’échec de la guerre sur la Syrie commencée à la mode dudit « printemps arabe », suivie d’une campagne médiatique du camp ennemi visant à déclencher une guerre par procuration, puis de l’envoi de dizaines de milliers de terroristes étrangers pour mettre à genoux le gouvernement de (…) Lire la suite »

Syrie / ONU : Les « Casques blancs » sont périmés, voici venu le temps des « Blouses blanches »…

Bachar AL-JAAFARI
Ce 25 juin, alors que nous écoutions le communiqué du délégué permanent de la Syrie devant le Conseil de sécurité réuni, une fois de plus, pour discuter de la situation humanitaire à Idleb, un citoyen syrien publiait sur sa page cette [vidéo] avec le commentaire suivant rédigé en français : « Le masque est tombé, voilà qui sont l'icône et l'idole des gauchistes européens et les chouchous des médias occidentaux ! Après avoir incendié les champs de blé des paysans syriens, des miliciens kurdes dansent pour exprimer leur joie !! Ce blé qui nourrit le peuple syrien, le blé qui n'est pas une arme de destruction massive ! Le blé qui n'est pas pro 'régime' ! C'est le vrai visage de ces milices séparatistes qui sont présentées dans les médias occidentaux comme 'progressistes' qui luttent pour la liberté et l'autonomie. Un visage revanchard, traître et criminel. La scène se passe à Hassakeh, nord-est de la Syrie » [1]. Mis à part le fait que ces séparatistes, comme tant d’autres, (…) Lire la suite »

Mettre fin aux souffrances des Syriens commence par admettre certaines vérités…

Bachar AL-JAAFARI
À la demande de la Belgique, de l’Allemagne, du Koweït et des États-Unis, le Conseil de sécurité de l'ONU s'est réuni mardi 18 juin dans l’après-midi pour une réunion décidée à la hâte afin de discuter de la situation « spécialement dangereuse » à Idleb [*]. Pour mémoire, ci-dessous la traduction intégrale de l’intervention du délégué permanent de la Syrie aux Nations Unis, le Docteur Bachar al-Jaafari [NdT]. * * * Merci Monsieur le Président, La tenue de cette réunion du Conseil de sécurité arrive au bon moment vu qu’elle nous offre l’opportunité, ainsi qu’à d’autres États, de vous brosser le tableau des attaques lancées par les groupes terroristes armés, [rassemblés] à Idleb, sur les villes et les villages voisins, notamment le Rif d’Alep, les Rifs du nord de Hama et de Lattaquié. Parlant d’attaques, je vous signale que la dernière en date est le massacre commis il y a deux jours au sud d'Alep, dans le village de Doueihi ; un crime ayant fait 12 morts et plus de 16 (…) Lire la suite »

La Syrie, ses alliés… et la gestion du conflit (New Orient News)

Ghaleb KANDIL

À ceux qui ont péremptoirement prétendu que Bachar al-Assad a gagné la guerre, mais n’a pas gagné la paix ou encore, qu’il n’a pas gagné la guerre, la Russie ou l’Iran l’ayant forcé à accepter certains compromis, cet article de Monsieur Ghaleb Kandil tend à nous démontrer que s’il est vrai que « les États n’ont pas d’amis ; ils n’ont que des intérêts », le mérite du Président syrien et de son équipe est d’avoir défendu leur pays en créant un modèle relationnel donnant la priorité aux intérêts communs et à la compréhension des particularités de chacun. [NdT].

La machinerie de l’agression coloniale a inlassablement travaillé à promouvoir des vagues de scepticisme destinées à semer le doute quant aux rôles tenus par la Russie et l’Iran en soutien de l’État syrien dans son combat contre les gangs du terrorisme et du takfirisme, outils de la guerre par procuration dirigée par les États-Unis, en partenariat avec les pays de l'OTAN, les pays du « Golfe » et une coalition politique internationale initialement formée par plus de 80 gouvernements. En effet, c’est dès la première Conférence de Genève [Juin 2012] que les planificateurs américains ont cherché à démanteler la coalition adverse, opposée à la guerre, regroupant la Chine, la Russie, l’Iran et quelques gouvernements résistant à l’hégémonie américaine. C’est aussi dès les premières années de l’agression américano-sioniste qu’ils ont cherché à diaboliser l’implication de la Russie et de l’Iran dans la défense de la Syrie et le soutien économique, financier et militaire accordé à sa (…) Lire la suite »