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Thème : Déstablisation/Subversion

Venezuela : La fabrique de la terreur

Romain MIGUS
Commençons par une situation imaginaire. Imaginons une manifestation, disons à Nantes contre l'aéroport de Notre Dame des Landes. Alors que la manifestation se termine, les partis politiques et associations qui l'ont convoqué ne la dissolvent pas. Des groupes radicaux prennent le relais et commencent à construire des barricades. Ils sont aidés pour cela par les services de la ville. Une pluie de cocktails Molotov, de pierres et de pavés s'abat sur les CRS. Une partie du CHU, et la totalité de l'Université sont réduits en cendres. Soudain, les CRS sont attaqués à balles réelles. Plusieurs d'entre eux décèderont. Ajoutons que la manifestation est financée par la Russie de Poutine et que dans les groupes radicaux se trouvent plusieurs membres du Hezbollah libanais. Alors que le gouvernement utilise toute une panoplie de moyens démocratiques pour enrayer la violence, tous les media internationaux soutiennent cette situation insurrectionnelle et accusent François Hollande d'être le (…) Lire la suite »

Des droites au look de gauches

Raul ZIBECHI
Les récentes manifestations de masses générées par les droites dans les pays les plus divers, montre leur capacité à s’approprier les symboles qu’auparavant elles dédaignaient, semant la confusion dans les rangs des gauches. Le 17 février 2003, Patrick Tyler réfléchissait à ce qui se produisait dans les rues du monde dans une chronique du New York Times. « Les énormes manifestations contre la guerre dans le monde entier cette fin de semaine sont un rappel qu’il existe toujours deux superpuissances sur la planète : les États-Unis et l’opinion publique mondiale. » “Regarde autour de toi et tu verras un monde en ébullition” écrivait l’éditeur étasunien Tom Engelhardt, éditeur du site TomDispatch. En effet, 10 ans après le célèbre article du Times, qui fit le tour du monde lors du mouvement contre la guerre, il n’y a quasiment pas un recoin de la planète qui ne soit en ébullition, en particulier depuis la crise de 2008. On peut énumérer le Printemps Arabe qui a mis en déroute des (…) Lire la suite »

Les dessous des protestations étudiantes au Venezuela (La Jornada)

Luis Hernandez NAVARRO

…ou comment sont fomentées les révolutions de couleurs dans les pays opposés aux intérêts de Washington.

Lorent Saleh est un jeune vénézuélien de 25 ans, excellent orateur, qui a fait des études de commerce international. C'est un des leaders de la coalition qui cherche à faire tomber le président Nicolas Maduro. Il dirige l'organisation Opération Liberté, pour qui le castro-communisme cubain est le principal ennemi du Venezuela. Lorent a commencé son combat contre la révolution bolivarienne en 2007. Il n’a pas lâché prise depuis. Il a organisé des grèves de la faim, tout comme des campagnes comme celle appelée « Chavez ment » (1). Même si il a abandonné les bancs de l’université depuis plusieurs années, il se présente toujours comme un leader étudiant. Et, bien qu’il n’ait pas d’emploi connu, il voyage à travers toute l’Amérique latine pour essayer d’isoler le gouvernement de Maduro. Le jeune Saleh a de bons amis dans plusieurs pays. En Colombie, par exemple, il est protégé et aidé par l’Alliance nationaliste pour la liberté et Troisième force, des mouvements néonazis (El (…) Lire la suite »

Indymedia Paris et les "antifas" soumis au détecteur de mensonge

ANTICONS : Observatoire du néo-conservatisme

Depuis quelques années nous avons vu fleurir de nombreux groupuscules se réclamant de la lutte antifasciste. Mais s’agit-il d’une protestation de bonne foi ? Ces activistes sont- ils les dignes héritiers de l’antifasciste historique, celui issu de la coalition de partis de gauche à l’origine de la formation du Front populaire qui, sous l’occupation, résista à l’Allemagne nazie et au régime de la collaboration ? Quelles sont leurs sources ? Leur raisonnement tient-il debout ? Qui se cache derrière ?

I- L’alerte antifasciste : décryptage d’une manipulation L’alerte (pseudo)-antifasciste s’apparente à une chasse aux sorcières maccarthyste, déguisée en combat contre le racisme. Elle est menée par quelques publications aux méthodes insidieuses et bien rodées (voir la propagande néoconservatrice déguisée en gauche progressiste). Derrière une façade pétrie d’idéaux et de symbolique d’inspiration libertaire, il s’agit pourtant bien d’outils de propagande néoconservatrice, donc raciste et guerrière. Le procédé utilisé par de faux antifascistes mais vrais néoconservateurs est simple : une campagne médiatique haineuse contre une personne ou un groupe, avec pour seuls arguments l‘amalgame, l’insinuation et le procès. Par le biais d’un tract ou d’un article infamant, ces soi-disant défenseurs des libertés tentent, par exemple de faire annuler une conférence si elle sort de la ligne éditoriale des néoconservateurs. Exemples d’alertes : Alerte antifasciste paris.indymedia ou encore (…) Lire la suite »
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Comment l’Occident fabrique les mouvements d’opposition

Andre VLTCHEK

Venezuela, Ukraine, Syrie, Thaïlande : des édifices publics ravagés, saccagés, violence, morts... Les gouvernements paraissent désarmés, trop craintifs pour intervenir. Que se passe-t-il ? Les gouvernements du monde démocratiquement élus sont-ils en train de devenir illégitimes à mesure que l’Occident crée puis soutient des mouvements d’opposition violents et conçus pour déstabiliser tout Etat qui se dresse debout contre sa volonté de contrôler totalement la planète ?

Ils lèvent la voix et intimident ceux qui veulent voter en faveur du gouvernement modéré et progressiste actuellement à la tête de la Thaïlande. Il n’y a pourtant aucun contentieux concernant le processus électoral – le vote est généralement libre, comme en attestent aussi bien les observateurs internationaux que les membres de la Commission électorale. La liberté, la légitimité et la transparence, voilà les vrais enjeux. J’ai quitté Bangkok, et alors que je suis dans l’avion, une pensée me hante : beaucoup de lieux sur lesquels j’ai écrit dernièrement vivent une situation similaire à la Thaïlande. Ceux qui sont élus démocratiquement, les progressistes les plus fervents, tous ces gouvernements à travers le monde sont sous le feu nourri d’attaques menées par des voyous, des bandits, des éléments antisociaux, voire carrément des terroristes. Je l’ai vu à la frontière turco-syrienne, j’ai entendu des récits de plusieurs autochtones, dans la ville turque de Hatay, ainsi que dans la (…) Lire la suite »

Venezuela, théorie de Coups d’États « Doux » : une pratique paramilitaire de violence et terreur (Alizo Rojo)

Rubèn Ramos
Dans cette troisième et dernière partie des trois articles sur le Venezuela et le “golpe” qui prend d’assaut son processus de transformation révolutionnaire, je m’intéresserai à Gene Sharp, sa “lutte non violente”, comme il aime qualifier sa contrefaçon d’action politique. A ses disciples, qui ont fait avec lui, de la « non violence » exactement le contraire, une stratégie pour la violence et la destruction avec financements d’institutions de sédition et de terreur comme l’Agence Internationale pour le développement des EU (USAID), la Fondation pour le développement de la Démocratie (NED), l’institut International Républicain (IRI), l’institut International Démocrate (NDI), Freedom House, et aussi le Congrès des EU à travers l’« Institut des États-Unis pour la Paix » (USIP). Je m’occuperai également de OTPOR (Résistance) une ONG qui a surgi en Serbie à la fin du siècle passé et « alma mater » d’autres ONG directement liées avec les processus séditieux des dites « révolutions de (…) Lire la suite »

Venezuela : la jeunesse d’un changement d’époque

Íñigo Errejón

Au Venezuela, lorsqu’une minorité de casseurs nostalgiques de l’apartheid réagit violemment à l’accession d’une majorité de jeunes d’origine populaire, de peau brune ou noire, aux études universitaires, les grands médias occidentaux annoncent la “révolte de la jeunesse”.

Des photos de répression brutale contre des étudiants chiliens sont affublées de la légende “Venezuela” pour faire croire à un régime répressif. Mais si le lendemain la majorité de la jeunesse vénézuélienne descend pacifiquement dans la rue pour refuser la violence des commandos d’extrême-droite et si la majorité des gouvernements latino-américains défend le gouvernement bolivarien face aux tentatives de déstabilisation, les agences (AFP, AP, Reuters) ne voient rien, n’entendent rien. C’est ainsi que depuis quatorze ans, des millions de lecteurs, auditeurs, téléspectateurs restent enchaînés au fond de la Caverne de Platon, à quelques années-lumières des dynamiques politiques de l’Amérique Latine actuelle. Thierry Deronne. Caracas. Venezuela infos, 16 février 2014 Caracas, le 15 février 2014. Mobilisation pacifique de la jeunesse contre la violence de l’extrême-droite. Image invisible dans les grands médias. La deuxième Enquête Nationale sur la Jeunesse Vénézuélienne, (…) Lire la suite »
Le problème n’est pas Maduro, c’est le pétrole

Venezuela : la tentative de coup d’état se poursuit

Anne WOLFF

Les actes violents se poursuivent aujourd’hui au Venezuela. Le bilan actuel est de trois morts, 66 blessés et de nombreux dégâts matériels. Alors que – comme d’habitude – les chiens de garde médiatiques mènent une campagne de presse contre le gouvernement et le peuple bolivariens du Venezuela. Le but de la manœuvre est de susciter les prémisses d’une guerre civile qui servirait de prétexte à une intervention de l’Empire du Nord pour rétablir l’ordre dans le pays, un de plus dans ce monde qui serait victime des atrocités fratricide d’une guerre civile fomentée de l’extérieur.

Les visages de l'opposition extraits du reportage photo du Correo del Orinico Le Venezuela étant une cible privilégiée de par son double caractère de pays riches de ressources naturelles et de mauvais exemples pour ceux qui voudraient dominer le spectre complet, la planète et ses habitants. Depuis l’élection de Maduro, le coup d’état permanent s’était manifesté à travers une opération à grande échelle de déstabilisation économique, le détournement par millions de tonnes de produits de bases, la pratique de marges bénéficiaires atteignant les 1000%, la spéculation monétaire, et dans une guerre psychologique qui passe par la désinformation, utilisant des images de manifestations en Égypte ou du tournage d’un film sur les bandes violentes pour illustrer les articles stigmatisant une police brutale ou le climat d’insécurité qui règne dans le pays. Il existe également des groupes de gauchistes armés, prônant la révolution par les armes et l’éradication du capitalisme par (…) Lire la suite »

Désarroi de la France neocon

Philippe GRASSET

On sait que Le Grand Journal (LGJ pour les initiés) de Canal Plus est notre meilleure référence pour mesurer la bassesse en cours de cette époque.

Car il n’y a “nulle part ailleurs” où les choses sont plus basses qu’en France, à Paris plus précisément, par rapport à ce qu’est la France et ce que devrait être la France.

En général, le LGJ est intéressant seulement d’une façon indirecte, par antithèse et selon le principe de l’inversion, en montrant avec une sorte de jubilation presque indécente ce qui est détestable et bas dans la France d’aujourd’hui, c’est-à-dire la futilité de l’esprit qui pose au sérieux, le refus d’affronter les vrais symptômes de la Grande Crise d’effondrement du Système, le parisianisme, le côté bouffon qu’a introduit le nouveau présentateur Antoine de Caunes qui est talentueux dans ce domaine, le côté si l’on veut "Bouffes parisiennes" que nous signalions le 7 novembre 2011 pour le cas US, – mais la chose vaut pour tout le bloc BAO [1] : « [U]ne sorte d’esprit d’autodérision, d’irresponsabilité, de ridicule affiché presque comme une vertu qui serait celle de la dissolution des mœurs civiques et de la psychologie. Jacques Bainville saisit bien cela lorsqu’il décrit la France de l’immédiat avant-1870, plongée dans les “folies Offenbach”, elle-même (la France) symbolisée (…) Lire la suite »

Syrie : L’arnaque au grand jour

Chérif ABDEDAIM

Chaque jour qui passe nous apporte son lot de vérités. Le cas irakien n’a pas servi d’exemple en matière de mensonges pour terrasser un pays et assassiner plus d’un million de civils. Les armes de destruction massive avaient servi comme prétexte, et puis, une fois le crime commis et le pays dévasté, on n’en parle plus.

Les auteurs du crime qui devraient être jugés se la coulent douce avec la complicité de la CPI qui ne jette son dévolu que sur les pauvres Africains récalcitrants au nouveau désordre mondial. Cela dit, après l'assassinat de Saddam Hussein, Kadhafi était également sur la liste du plan B des chacals de la CIA. Cette fois-ci, c'était au tueur à gages Sarkozy d'accomplir la sale besogne. A l'époque on avait anesthésié les foules à coup de propagande en prétextant que Kadhafi bombardait son peuple. Malheureusement, et malgré les appels répétés des altermondialistes, considérés comme des complotistes, l'on s'aperçoit, une fois encore, que l'opinion a été manipulée et que la situation est irréversible. Dans un récent article, le journaliste italien Tony Cartalucci revient sur la supercherie de l'Observatoire syrien pour les droits de l'homme (OSDH) qui est devenu une référence pour la « prestituée » occidentale afin de détruire la Syrie. « La seule source d'information pour le torrent (…) Lire la suite »