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Thème : Déstablisation/Subversion

CUBA / ÉTATS-UNIS : L’Armée Pacifique des blouses blanches cubaines dans le collimateur des États-Unis

Patricio Montesinos
La prestigieuse Armée Pacifique des Blouses Blanches, comme l'appellent dans de nombreux coins du monde, ceux qui admirent les travailleurs cubains de la santé, est la cible permanente d'attaques incessantes de la part de Washington, pour tenter de saper l'une des plus grandes réalisations de la Grande "petite île des Caraïbes". Dès le triomphe de la Révolution, le 1er Janvier 1959, les Etats-Unis ont volé à Cuba la moitié de ses médecins, forçant la nation des Caraïbes à créer ce qui est maintenant des écoles de médecine (ELAM) reconnues par toute l'Amérique Latine et par le monde entier, et où d'ailleurs viennent étudier de jeunes nord-américains. La formation des professionnels de la santé sur l'île repose sur des principes d'humanisme fondamental et sur la solidarité. Outre sa qualification scientifique de niveau très élevé devenue célèbre, et totalement gratuite, elle est confrontée au mercantilisme qui prévaut actuellement dans le monde avec la détresse et les souffrances (…) Lire la suite »
Le concept de liberté a été corrompu : liberté oui, mais économique

Le complot contre les complotistes

Ernesto Bustos

La violence terroriste est malheureusement présente dans beaucoup de pays et régions du monde. La guerre aussi, la promesse de la paix mondiale semble tout aussi utopique que la faculté du capitalisme globalisé au service de l’humanité, du partage des richesses ou du développement et la prospérité des nations.

Le modèle occidental qui pourtant s’auto-proclame comme le meilleur des mondes possible a ce jour est un échec total pour la majorité des populations mondiales. S’il est vrai que notre histoire contemporaine est pire encore, alors que nous sortons tout juste de siècles d’esclavage intercontinentaux qui se justifiait simplement par le gain et le lucre, par le racisme et la religion, la fin des empires coloniaux sont tout de même un propret. La Révolution Française de 1789 et la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen qui s’en suivait ont bouleversées le cour de l’histoire en imprégnant nos sociétés a venir d’une conscience humaniste et d’éthique morale. Aujourd’hui cela semble évident mais ce ne l’était pas forcément au Moyen Age et auparavant, quand aucune doctrine ne contemplais des droits pour personne, sauf pour les puissants qui régnaient férocement a coups d’épée, meurtres et soumission d’autrui. Cette révolution malgré ces contradictions, certainement (…) Lire la suite »

La déstabilisation au Venezuela suit le même schéma qu’au Chili en 1972 (El Telégrafo)

Maurice LEMOINE

Le journaliste Maurice Lemoine a publié un livre au sujet des stratégies putschistes mises en place dans divers pays latino-américains : « Les enfants cachés du général Pinochet : Précis de coups d’Etat modernes et autres tentatives de déstabilisation ». Il analyse les techniques utilisées par les médias conservateurs dans le but d’influencer les opinions publiques et légitimer la déstabilisation.

Vous avez fait des recherches sur les coups d’Etat en Amérique latine et vous considérez qu’il y a des similitudes avec ce qui se passe aujourd’hui dans certains pays dirigés par des gouvernements progressistes. Quarante ans après, quelles sont ces similitudes ? Je me trouvais à Caracas le 11 avril 2002, lors du coup d’Etat contre le président Hugo Chavez, et j’étais à des points stratégiques comme le pont Llaguno, ce qui m’a permis d’être un des premiers à pouvoir expliquer ce qui s’est réellement passé ce jour-là, photographies à l’appui. Je me trouvais aussi en Bolivie en 2008 lors de la tentative de déstabilisation du gouvernement d’Evo Morales et je connais aussi bien les cas du Honduras -ce qui est arrivé au président Manuel Zelaya [1]- et de l’Equateur [2]. C’est ce qui m’a poussé à écrire un livre sur les « coups d’Etat light » (Les enfants cachés du général Pinochet, 2015 [3]), mais j’ai pensé que pour pouvoir mieux comprendre notre actualité il fallait d’abord étudier (…) Lire la suite »

Ornella Guyet : L’archétype de la désinformation

ANTICONS - Observatoire du néo-conservatisme
Ornella Guyet se déclare “journaliste spécialiste des réseaux d’extrême droite”. Sous le pseudonyme de « Marie-Anne Boutoleau » et par l’intermédiaire du site Indymedia Paris, elle s’est fait connaître par des campagnes de diffamation et d’injures à l’encontre de nombreuses personnalités de gauche qu’elle associe aux « fascistes ». Parmi la longue liste des offensés, nous retrouvons François Ruffin, Pierre Carles, Michel Collon, Frédéric Lordon, Hervé Kempf, Alain Gresh, ou encore Noam Chomsky. L’expression "confusionnisme" fait désormais partie de la novlangue d’Ornella Guyet et de nombreux groupuscules qui se réclament de la lutte antifasciste. Afin d’amalgamer la lutte contre néolibéralisme et impérialisme à l’extrême droite, ces “activistes” n’ont jamais eu le moindre scrupule pour employer des arguments fallacieux habituellement utilisés par les propagandistes du néocolonialisme qui se doivent de justifier une guerre tout les six mois. Via son site Confusionnisme.info, (…) Lire la suite »

La stratégie du chaos des néocons touche l’Europe (Consortium News)

Robert PARRY

Le chaos des réfugiés qui se développe en Europe, aujourd’hui – médiatisé par les photos poignantes du petit Aylan Kurdi dont le corps a échoué sur une plage de Turquie – est né des ambitions démesurées des néocons américains (conservateurs américains) et leurs acolytes les libéraux interventionnistes qui ont décidé de transformer le Moyen Orient et d’autres parties du monde par la stratégie du « changement de régime ».

Au lieu des mirifiques promesses de « promotion de la démocratie » et de « droits de l’homme », ces « anti-réalistes » n’ont fait que répandre la mort, la destruction et la déstabilisation à travers le Moyen Orient et certaines régions d’Afrique, puis, aujourd’hui, en Ukraine et au cœur de l’Europe. Cependant, comme ces forces néocons contrôlent toujours le « Discours Officiel », leurs théories, comme le fait qu’il n’y a pas assez de « changements de régime », bénéficient toujours la Une des médias. Par exemple, Fred Hiatt, éditorialiste néocon du Washington Post, a accusé les « réalistes » d’être responsables de la cascade de catastrophes. Hiatt les a accusés, eux et le président Barack Obama, de ne pas être intervenus plus agressivement en Syrie dans le but de renverser le président Bachar al-Assad, depuis longtemps candidat des néocons au « changement de régime ». En réalité, on peut faire remonter cette explosion accélérée de souffrances humaines à l’influence sans égale (…) Lire la suite »
Le Venezuela à l’approche d’élections à haut risque

Comment a été fabriquée la star de l’opposition vénézuélienne : Leopoldo Lopez

Roberto Lovato

​Dirigeant du parti d’opposition de droite Voluntad Popular (Volonté populaire) au Venezuela, Leopoldo López a été condamné jeudi 10 septembre 2015 à treize ans et neuf mois de prison par le Tribunal de justice de Caracas. M. Lopez​ purgera sa peine dans le complexe carcéral de Ramo Verde situé dans la capitale où il​ était détenu depuis le 18 février 2014 à la suite des violences de rue, les « Guarimbas » (Lire « Venezuela : la fabrique de la terreur »),​ qui avaient, à partir du 12 février 2014 à Caracas, frappé le pays et provoqué sur ​l’ensemble du territoire la mort de quarante-trois personnes, ainsi que des centaines de blessés et de nombreux dégâts matériels. Le fondateur de Voluntad Popular était accusé d’être le principal instigateur de ces événements. Le jugement du 10 septembre le rend ​coupable de « commission de délits d’incendie volontaire, d’incitation au trouble à l’ordre public, d’atteintes à la propriété publique et d’association de malfaiteurs ». Qui est Leopoldo López ? Mémoire des luttes publie ci-dessous​ le portrait que lui a récemment consacré l’influente revue américaine Foreign Policy.

Près de dix-huit mois se sont écoulés depuis les manifestations qui ont touché Caracas, et la presse américaine n’a pas caché depuis sa sympathie pour Leopoldo Lopez, 44 ans, dirigé incarcéré de l’opposition radicale vénézuélienne. Il a été dépeint comme la synthèse de Nelson Mandela, Gandhi et, son grand oncle éloigné, Simon Bolivar, dans sa façon très directe et charismatique de faire de la politique. Newsweek a détaillé ses « yeux marrons scintillants et ses pommettes saillantes » et a fait de Lopez « un révolutionnaire qui a tout pour lui ». Le New York Times a publié une photo de lui, la tête haute, le poing levé, faisant face à une foule de manifestants en colère. Il lui a même accordé une plate-forme dans sa page d’éditos. A New York, lors de la session des Nations Unies de septembre, des manifestants se sont rassemblés pour afficher leur soutien à Lopez, et le président Barack Obama l’a intégré à la liste des prisonniers politiques victimes d’Etats répressifs, tels que la (…) Lire la suite »

Venezuela. Eloge de l’inobjectivité

Jean ORTIZ

Les chroniques Latines de Jean Ortiz portent un regard loin des clichés sur les luttes de libération du continent sud-américains... Toujours un oeil vif sur l'Espagne et les enjeux sous-jacents du quotidien...

Mes positionnements sur le Venezuela me valent les propos agressifs répétés d’abonnés au marquage à la culotte, qui prennent sans doute plaisir à me lire régulièrement. Je respecte leur curiosité intellectuelle, leur fidélité à mes blogs et l’amour contrarié qu’ils me témoignent. J’en suis flatté... s’ils me couvraient de louanges... Pour ces distributeurs de labels, je ne serais pas « objectif », mot valise s’il en est... J’en conviens, je le leur concède, j’acquiesce, j’abonde dans leur sens : je ne suis pas objectif, pour la bonne et simple raison que l’objectivité n’existe pas, pas plus que la neutralité. Il n’y a que des points de vue (j’allais ajouter, horreur absolue : « de classe »), et l’honnêteté consiste à dire de quel point de vue l’on parle, l’on se situe. De la confrontation des points de vue peut naître une relative objectivité, lorsque les médias, l’édition, les cours au lycée, à la fac, les manuels scolaires... expriment et garantissent le pluralisme des idées, (…) Lire la suite »
L’opération « Sortie » se met en place, et la solidarité gronde peu.

Venezuela : Le crime se prépare

Jean ORTIZ

Le crime se prépare, comme en 1973 au Chili de l’Unité Populaire. La campagne de discrédit, de déstabilisation, contre Caracas, s’accélère avec le déchaînement, l’activisme, des vraies droites, des fausses gauches, et des médias « libres » internationaux.

Pour le chef d’orchestre, les Etats-Unis, il faut reprendre la main en Amérique latine, notamment afin de mettre en place les Zones de libre-échange transatlantique et transpacifique, vastes entreprises de recolonisation. Cela passe par le renversement, « électoral » et/ou insurrectionnel de la révolution vénézuélienne, pièce maîtresse du puzzle émancipateur continental, et dont la chute provoquerait, selon le gouvernement étatsunien, des « effets domino », des réactions en chaîne. Caracas est en effet l’architecte du système souverain d’intégration continentale, insupportable pour les intérêts géoéconomiques de Washington, dans une région qu’il dominait sans partage depuis le 19ième siécle et la « doctrine Monroe » (1823). « L’empire » voudrait en finir avec les « restes du chavisme » : Petrocaribe, l’Alba, l’Unasur, la Celac, les président(e)s Correa, Kichner, Dilma, Morales et Maduro, ces empêcheurs d’impérialiser en rond. Le crime se prépare contre Caracas, la nouvelle (…) Lire la suite »
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Démocratisation des élections : la lutte entre l’ancien et le nouveau au Venezuela et en Amérique Latine

Thierry DERONNE

On savait la droite vénézuélienne divisée entre courants “accumulation de forces” (tendance Enrique Capriles Radonski) et “coup d’État” (tendance Maria Corina Machado). Voici qu’elle se déchire sur les élections législatives qui auront lieu en 2015. Pourquoi ? Tout comme son adversaire le Parti Socialiste Unifié du Venezuela, elle va organiser des primaires dans quelques semaines (1). Sauf que les deux camps ont suivi des méthodes diamétralement opposées.

Du côté de la droite (regroupée dans la MUD, Mesa de la Unidad Democrática), chacun des aspirants-candidats aux primaires du 17 mai devait réunir 1 % des signatures du registre électoral, payer 150.000 bolivars soit 26 fois le salaire minimum, et ne disposait que d’une semaine pour ce faire (du 10 au 17 mars). Conséquence, on ne trouve parmi les 110 candidats retenus que très peu de citoyens de base et… beaucoup d’entrepreneurs privés (comme Braulio Jatar Alonso, Luis Alberto Silva, Franciovy Hernández, Ylidio Abreu, Vestalia San Pedro ou Isaac Pérez). « Comment un producteur, un employé, un professeur universitaire ou un syndicaliste auraient-ils pu réunir toutes ces signatures et 150 mille bolivars en une semaine ? Serait-ce que les gens ne travaillent pas ? » s’insurge Claudio Fermin, membre de la MUD, ex-maire de Caracas et dirigeant du parti Acción Democrática. En outre, les militants de base ne pourront s’exprimer que dans 38 des 87 circonscriptions que compte le pays. Le (…) Lire la suite »

Les enfants cachés du général Pinochet - Précis de coups d’Etat modernes et autres tentatives de déstabilisation

Maurice LEMOINE
Le 15 septembre 1970, onze jours après l'élection de Salvador Allende, le président Richard Nixon, en 15 minutes lors d'une réunion avec Henry Kissinger, ordonne à la CIA de « faire crier » l'économie chilienne. Le 11 septembre 1973, Allende est renversé… En 1985, Ronald Reagan déclare que le Nicaragua sandiniste « est une menace pour les Etats-Unis » et, le 1er mai, annonce un embargo total, similaire à celui imposé à Cuba. Depuis le Honduras et le Costa Rica, la « contra », organisée et financée par la CIA, sème la mort au Nicaragua. Après le coup d’Etat manqué de 2002, la déstabilisation économique et la tentative de renversement du président Nicolás Maduro menée depuis février 2014… ...le 9 mars 2015, Barack Obama déclare « l’urgence nationale » face à « l’inhabituelle et extraordinaire menace » que représente… le Venezuela « pour la sécurité nationale et la politique extérieure des Etats-Unis ». * * * Depuis la fin 1998, en Amérique latine, une vague de chefs d’Etat de (…) Lire la suite »