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Thème : Déstablisation/Subversion

Vous vous souvenez que le Venezuela et la Bolivie avaient expulsé la DEA de leurs pays en l’accusant d’espionnage ? Apparemment ils avaient raison… (CEPR)

Stephan Lefebvre
Dans leurs récent article publié dans The Intercept au sujet des activités d’espionnage réalisées par le gouvernement des Etats-Unis, Ryan Devereaux, Glenn Greenwald et Laura Poitras examinent et publient des documents filtrés qui paraisent prouver que le gouvernement des Etats-Unis a utilisé l’Administration pour le Contrôle des drogues (DEA, en anglais) dans le but de prêter main forte à l’Agence Nationale de Sécurité (NSA, en anglais) afin d’espionner des citoyens étatsuniens ainsi que d’autres personnes dans des pays étrangers. Ceci est présenté dans le but de montrer que la NSA a assisté la DEA dans l’effort réalisé afin de capturer des narcotrafiquants, mais les documents filtrés font aussi référence à « une vibrante relation de double-voie pour l’échange d’information » entre les deux agences de renseignement, ce qui implique que la DEA partage ses informations avec la NSA pour contribuer à des activités d’espionnage qui sortent du cadre tu trafic de drogue. Ceci pourrait (…) Lire la suite »

Lettre ouverte au sujet de Cuba (La Jornada)

Pablo Gonzales Casanova

Lettre ouverte de Pablo Gonzales Casanova à monsieur John D. Rockefeler, directeur honoraire de la Société des Amériques et aux distinguées personnes du secteur privé qui ont envoyé une lettre au Président Obama pour « soutenir la société civile cubaine » :

Nous avons lu avec une grande attention votre sollicitude au Président Obama. Nous sommes surpris par votre indiscutable changement de politique envers la petite île et son grand peuple. Pendant plus de 50 ans, vous avez pris toutes les mesures, ouvertement ou de façon masquée, pour faire échouer son projet d’Indépendance et de Liberté. Aujourd’hui vous voyez la possibilité d‘atteindre avec des politiques différentes les mêmes objectifs qu’auparavant, et vous argumentez pour les appliquer avec la même émotion que vous mettez en « défense de vos valeurs et de vos intérêts ». Les mesures que vous exaltez révèlent, pourtant, beaucoup d’erreurs et d’auto tromperies en croyant (et certains d’entre vous croient) que vous allez impulser « l’indépendance économique de Cuba », ses « droits individuels » et ses « droits humains », quand, en réalité il s’agit d’un pays que vous n’avez pas pu vaincre malgré les terribles actions, secrètes ou cachées, que vous avez réalisées contre lui, et de (…) Lire la suite »
« Nous avons un plus gros carnet de chèques que le gouvernement »

Venezuela : un complot contre le président révélé au grand jour

Agence de presse Xinhua

Les autorités vénézuéliennes ont découvert un complot fomenté par les leaders de l’opposition, des investisseurs internationaux et des officiels soutenus par le Département d’Etat américain visant à assassiner le président Nicolas Maduro et à prendre le contrôle du pays.

Lors d’une conférence de presse, le maire socialiste de Caracas, Jorge Rodriguez, a dénoncé le « stratagème complexe » visant à assassiner M. Maduro et faire sombrer le pays dans la violence afin de justifier une intervention militaire étrangère. Selon M. Rodriguez, le stratagème a été financé par « un fonds de plusieurs millions de dollars » qui a soutenu diverses actions contre le gouvernement depuis le mois de février sous la direction du banquier vénézuélien Eligio Cedeno, un fugitif recherché par la justice au Venezuela. Le maire a également accusé la politicienne de droite Maria Corina Machado d’être derrière la tentative de coup d’Etat. Plusieurs courriels incriminants la lieraient directement au complot. Dans un courriel, Mme Machado mentionne Kevin Whitaker, l’ambassadeur des Etats-Unis en Colombie, avant d’indiquer que les Etats-Unis ont confirmé leur soutien à l’opposition politique et que de nouvelles mesures devaient être prises. « Nous avons un plus gros (…) Lire la suite »

Une radio anti-cubaine émet depuis Issoudun (France)

José FORT
On savait le gouvernement français capable d’interdire le survol de l’Hexagone à l’avion présidentiel bolivien à la demande de Washington fantasmant sur la présence à bord d’Edward Snowden. Cette fois, on apprend qu’une radio anti gouvernementale cubaine « Radio Republica », porte voix d’un groupe établi à Miami (« Directoire démocratique cubain », financé par la « Fondation nationale pour la démocratie » qui a pris le relais de la CIA) émet depuis le sol français. Plus précisément depuis le centre émetteur de radio en ondes courtes d’Issoudun dans l’Indre, géré par TDF. Ce trafic des ondes a lieu dans la discrétion la plus absolue. Le député André Chassaigne vient d’interpeller la ministre de la Culture et de la communication, Mm Aurèlie Filipetti sur « la légalité de l’émission d’une radio étrangère à partir d’un émetteur TDF ». En attendant la réponse, il n’est pas interdit ou plutôt il est recommandé de poser quelques questions. Le « directoire démocratique cubain » et sa (…) Lire la suite »

Réflexions sur l’Ukraine et le changement de régime (Berkeley Daily Planet)

Michael PARENTI
Plus de 83 % des électeurs de Crimée ont récemment participé au référendum pour le rattachement à la Russie. Parmi eux, une majorité écrasante (plus de 93 %) a voté en faveur de la séparation d’avec l’Ukraine et pour être de nouveau rattaché à la Russie. (1) Il faut garder à l’esprit que la Crimée ne se serait jamais engagée dans une telle action, et la Russie ne l’aurait pas soutenue, si l’Ukraine n’avait pas été en proie à des forces perturbatrices soutenant un « changement de régime ». Il faut préciser que le « changement de régime » est aujourd’hui une forme d’action visant à rendre impossible pour un gouvernement de continuer à gouverner. Nous avons vu et revu ce chaos organisé et ces perturbations sans fin dans divers autres pays. (2) Des groupes bien organisés sont financés et équipés par des intérêts occidentaux extérieurs. Des ultra-nationalistes et des mercenaires se mêlent à la foule des protestataires et s’emparent de la direction et de la planification des (…) Lire la suite »

Le peuple et la démocratie

Ahmed HALFAOUI

De quoi parle-t-on quand nous évoquons le concept de démocratie ?

Ne cherchons pas à trouver la réponse du côté de ceux qui en parlent le plus et qui en ont fait leur leitmotiv. Ils ne vous en diront rien. Ils se suffiront de vous servir des généralités sur le droit à la liberté d'expression et sur celui du libre choix des dirigeants. Quant aux conditions qui permettraient à de tels droits de s'exercer, dans leur plénitude, elles ne figurent nulle part dans le discours. C'est dans ce contexte que la démocratie est chantée et figure au premier plan des arguments des uns et des autres, dans un monde où les problèmes sociaux s'amoncellent et dont les causes sont connues. Sans que la démocratie existante, y compris dans les pays où elle ne souffre d'aucune contestation, soit remise en doute dans sa capacité à servir de levier au développementsocial. Ainsi va le monde. Ceux qui ont les moyens de communication, donc le droit de s'exprimer et ceux qui ont les moyens de faire de la politique, donc le droit de peser dans le choix des dirigeants, sont (…) Lire la suite »

Venezuela : médias et terrorisme

Luis BRITTO GARCIA
Note : On a rappellé récemment le rôle de médias locaux et de puissances occidentales dans le génocide du Rwanda. En abril 2002 les médias privés vénézuéliens ont co-organisé un coup d’État sanglant qui substitua brièvement le président élu Hugo Chavez par le chef du patronat. Les évènements récents montrent que ces médias, hégémoniques au Venezuela, et relayés par les médias internationaux, continuent à justifier la violence d’une opposition et à la conforter dans son refus d’accepter les résultats d’élections favorables à la révolution. L’auteur de cette étude, Luis Britto García (Caracas, 9 octobre 1940) est un écrivain vénézuélien. Professeur universitaire, essayiste, dramaturge. Parmi une soixantaine de titres, on lui doit “Rajatabla” (Prix "Casa de las Américas" 1970) et “Abrapalabra” (Prix "Casa de las Américas" 1969). T.D., Caracas 13 avril 2014. Venezuela : médias et terrorisme Chaque fois que l’on traite du thème de la liberté d’expression au Venezuela, l’on devrait (…) Lire la suite »

Venezuela, comment renverser un gouvernement en cinq étapes

RT
Les temps de la guerre "corps à corps" n'étant pas efficace, de nouvelles méthodes ont surgi pour prendre le pouvoir. "La nature de la guerre au XXIe siècle a changé," nous révèle le politologue Gene Sharp (1), qui rappelle que "nous nous combattons avec des armes psychologiques, sociales, économiques et politiques". Ce sont les armes qui sont utilisées actuellement pour renverser les gouvernements sans avoir recours aux armes conventionnelles. Sharp est l'auteur d'un essai polémique intitulé " De la dictature à la démocratie " qui décrit 198 méthodes pour destituer les gouvernements au moyen de ce qui est connu comme "un coups d'Etat doux ". Ces coups d'Etat seraient réalisés au moyen d'une série de mesures qui vont de l'affaiblissement du gouvernement à la fracture institutionnelle. Ce serait le cas de ce qui arrive au Venezuela et selon certains experts, provoquée par l'opposition. Le renversement de gouvernements en cinq phases Les " coups d'Etat doux " se (…) Lire la suite »
J’étais leader du mouvement estudiantin et la CIA m’a recruté.

Raúl Capote, cubain, ex-agent double de la CIA et les "coups d’Etat doux"

Revista Chávez Vive

23 mars 2014 – Raúl Capote est cubain. Mais pas n’importe quel cubain. Dans sa jeunesse il a été recruté par l’Agence Centrale de Renseignement (CIA) des États-Unis. Ils lui ont offert de grosses sommes d’argent pour conspirer contre Cuba. Seulement voilà, il s’est produit quelque chose d’inattendu par la CIA. Capote en réalité travaillait pour la Sécurité Nationale Cubaine. Dés lors, il devint agent double. Voici son interview exclusive, pour Chavez vive qui s’est déroulée à la Havane.

Comment s’est déroulé ton recrutement ? Cela a commencé par un processus qui s’est déroulé sur de longues années, dont plusieurs années de préparation et de recrutement. J’étais leader d’un mouvement de jeunesse à Cuba, duquel à un moment est née une organisation, l’Association Culturelle des Frères Saiz, une association de jeunes créateurs, des jeunes peintres, des écrivains, des artistes. Je travaillais dans une ville du Sud de Cuba, Cienfuegos, qui avait une caractéristique fort intéressante pour l’ennemi, dans cette ville un important pôle industriel était en construction à ce moment-là. Une centrale électrique était en construction, la seule pour Cuba, et il y avait beaucoup de jeunes gens qui travaillaient au chantier. En plus c’était une ville qui comptait beaucoup d’ingénieurs nouvellement diplômés en Union Soviétique. Nous étions à fin des années 80, alors qu’il y avait tout ce processus de la Perestroïka. Beaucoup d’ingénieurs cubains qui revenaient à Cuba à l’époque, (…) Lire la suite »
La rhétorique de John Kerry est déconnectée de la réalité sur le terrain, où la vie continue - même sur les barricades

La vérité sur le Venezuela : une révolte des classes aisées, pas une « campagne de terreur » (The Guardian)

Mark WEISBROT
Les images forgent la réalité et octroient un pouvoir à télévision et aux vidéos et même aux photos qui peuvent s'enfoncer profondément dans la conscience des gens sans même qu'ils s'en rendent compte. Moi aussi j'ai pensé que j'étais à l'abri de ces représentations répétitives du Venezuela comme un état défaillant pris dans les affres d'une révolte populaire. Mais je ne m'attendais pas à ce que j'ai vu à Caracas ce mois-ci : combien peu de la vie quotidienne semble être affectée par les manifestations et combien la normalité prévalait dans la grande majorité de la ville. Moi aussi, j'avais été happé par les images des médias. De grands médias ont déjà indiqué que les pauvres du Venezuela n'ont pas rejoint les protestations de l'opposition de droite, mais c'est un euphémisme : ce ne sont pas seulement les pauvres qui s'abstiennent - à Caracas, c'est pratiquement tout le monde à l'exception de quelques zones riches comme Altamira, où de petits groupes de manifestants se livrent à (…) Lire la suite »