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Thème : Alvaro Uribe

Retour sur l’histoire d’un pays dont les médias ont beaucoup parlé mais généralement pour ne rien dire...

Colombie : Cinquante ans de violence

Garry LEECH

[ REPRISE D’ARTICLE PARU SUR RISAL : ] Nous publions ci-dessous une traduction du rapport "Colombia : Fifty Years of Violence", écrit en 1999 par Gary Leech pour le Colombia Journal (anciennement Colombia Report). Si ce texte date déjà de plusieurs années, il donne néanmoins aux lecteurs de nombreuses données sur l’histoire de la Colombie et des éléments de compréhension de la tragique actualité du conflit armé interne.

Introduction La guerre civile en Colombie donne lieu à de graves violations des droits de l'homme qui n'ont cessé d'augmenter de façon spectaculaire depuis vingt ans. Les groupes de défense des droits humains internationaux ont maintes fois rendu les organisations paramilitaires responsables de ces violations. Les forces paramilitaires sont de proches alliées des Forces armées colombiennes. Non seulement elles font la guerre contre les guérillas mais aussi contre toute personne suspectée d'être un de leurs sympathisants (membres des syndicats, représentants paysans, défenseurs des droits humains et activistes religieux). Quelques leaders des forces paramilitaires ont même étendu les paramètres de cette guerre aux toxicomanes, aux alcooliques, aux prostituées, aux petits malfaiteurs et aux sans abris dans une tentative de « nettoyage » de la société colombienne. Au fil des années, plusieurs présidents ont tenté de traiter les problèmes (injustices sociales, politiques et (…) Lire la suite »

La mère d’Ingrid Betancourt à Cuba avec Hugo Chavez.

Chavez à Cuba pour sa première visite depuis que Raul Castro est président.

AP - 8 mars 2008. LA HAVANE - Le président vénézuélien Hugo Chavez était samedi à Cuba, pour sa première visite -surprise- dans l'île depuis que Fidel Castro a transmis le pouvoir à son frère Raul. Il était accompagné de Yolanda Pulecio, la mère de l'otage franco-colombienne des FARC Ingrid Betancourt. La sénatrice colombienne Piedad Cordoba, médiatrice dans la crise des otages aux côtés de Chavez, était également présente, ainsi que le chef de la diplomatie vénézuélienne Nicolas Maduro. Le chef de la diplomatie cubaine Felipe Perez Roque a fait savoir à la presse que le président vénézuélien avait rencontré Raul Castro. Chavez était à La Havane sur le chemin du retour depuis la république dominicaine et le sommet du Groupe de Rio, où avec ses homologues équatorien et colombien, il a été décidé de mettre fin à la crise née de l'incursion colombienne en territoire équatorien pour une opération d'élimination du numéro deux des FARC Raul Reyes. Le gouvernement cubain est (…) Lire la suite »

LES $300 MILLIONS DE CHAVEZ AUX FARC : UNE INVENTION

Greg PALAST

Rédaction : bien que les événements aient évolué depuis la rédaction de cet article de Greg Palast, ce dernier nous donne un petit - tout petit - aperçu de l’étendue de la désinformation, volontaire ou non, à laquelle les grands médias peuvent se livrer. Bonne lecture quand même.

C'est dingue, non ? Le semaine dernière, la Colombie a envahi l'Equateur, a tué un chef de la guérilla dans la jungle, puis a ouvert son ordinateur portable et… devinez ce que les Colombiens ont trouvé ? Un message à Hugo Chavez selon lequel il aurait envoyé 300 millions de dollars aux FARC pour acheter de l'uranium et fabriquer une bombe ! C'est ce que Bush nous raconte. Et il le tient de son copain, l'étrange président d'extrême droite de la Colombie, Alvaro Uribe. Donc : une fois l'acte accompli, la Colombie justifie sa tentative de provoquer une guerre des frontières comme un acte destiné à éliminer la menace d'une Arme de Destruction Massive ! Hum... on a déjà entendu ça, quelque part... La presse étasunienne a repris l'histoire des « 300 millions de dollars de Chavez aux terroristes » en moins de temps qu'il n'aurait fallu au jeune Bush pour sniffer un rail de poudre colombienne. Ce que la presse étasunienne a omis de faire [pas que cette presse là , d'ailleurs - (…) Lire la suite »

La Colombie d’Uribe déstabilise la Nouvelle Amérique Latine

James J. BRITTAIN
Quelques semaines après que l'Equateur et le Venezuela ont appelé le gouvernement Colombien à considérer la nécessité d'une paix et de négociations avec les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie-Armée du Peuple (FARC-AP), l'administration du Président à lvaro Uribe Vélez a lancé un vaste assaut aérien et terrestre contre le mouvement insurrectionnel - non dans les limites des frontières Colombiennes, mais sur le territoire souverain du sol Equatorien. Le 1er mars 2008, l'Etat Colombien, sous la direction d'Uribe, du Vice Président Francisco Santos Calderón, et de son cousin le ministre de la défense Juan Manuel Santos, a mené une action militaire illégale à l'intérieur de l'Equateur, qui aboutit à la mort de Raúl Reyes, Julian Conrado, et quinze autres combattants des FARC-AP. De tels actes démontrent clairement que le Gouvernement Colombien, soutenu par les Etats-unis, nie ouvertement les codes internationaux de bonne conduite, de droit et de justice sociale. L'action du (…) Lire la suite »

Uribe, les Etats-Unis et le camouflet à la France

Danielle BLEITRACH
Il y avait bien des négociateurs français Il est clair que la Colombie et les Etats-Unis ont beaucoup de mal à expliquer qu'il y aurait connivence entre Chavez , Correa et les FARC pour pratiquer le terrorisme international. D'abord parce que d'autres pays étaient impliqués, non seulement la France mais aussi l'Espagne et la Suisse. Nous allons voir jusqu'à quel point. D'autre part, la thèse de la lutte contre le terrorisme international, qui justifierait tout de la part des Etats-Unis, a du mal à passer dans le continent latino-américain. Ce sous-continent ne cesse de subir le terrorisme d'état des Etats-Unis qui, soit directement soit par le biais d'hommes de main qu'ils protègent comme Posada Carriles (*), assassinent des hommes d'Etat, déstabilisent des gouvernements élus et installent des assassins formés à leur école (**). Il faut bien comprendre que ce qui s'est passé en Equateur a soulevé l'indignation générale. En France, les médias aux ordres ont bien tenté de faire (…) Lire la suite »

Pour l’ex-mari d’Ingrid Betancourt, Uribe se livre à un véritable sabotage

Propos recueillis par Isabelle Horlans, le jeudi 6 mars 2008 à 04:00 Selon Fabrice Delloye, le président Alvaro Uribe se comporte en saboteur à des fins personnelles. L'ex-époux d'Ingrid place son dernier espoir dans les Farc. FRANCESOIR. Mardi, le Quai d'Orsay évoque des contacts fréquents, « et jusqu'à sa mort », avec Raul Reyes. Hier, le porte-parole du gouvernement a dit que le numéro deux des Farc n'était « pas récemment » l'interlocuteur de la France. Pouvez-vous éclaircir ce point ? FABRICE DELLOYE. L'un et l'autre ont raison. Laurent Wauquiez parle des émissaires français qui n'avaient pas vu Reyes depuis des mois. Mais le Quai était en contact avec lui. Jamais la France n'a rompu les liens. Et le président Uribe savait parfaitement que notre seul interlocuteur était Raul Reyes ! Vous êtes très en colère… Ce qui est extrêmement choquant, c'est que le 26 février, une réunion à Panama réunit les délégués des pays médiateurs (Espagne, France, Suisse, NDLR) et le (…) Lire la suite »

Morts Colombiens en Equateur (+ dossier sur Uribe)

Richard GOTT
La mort de Raul Reyes et Julian Conrado, deux figures importantes des Forces Révolutionnaires Armées de Colombie (FARC), constitue à l'évidence un coup dur pour l'organisation de guérilla. Elle interrompra aussi le processus de libération des otages détenus par les FARC depuis de nombreuses années dans la jungle, processus qui avançait lentement sous les auspices du président Vénézuélien, Hugo Chavez. L'éventuelle libération de l'ancienne candidate à la présidence Ingrid Betancourt, libération dans laquelle le président français Nicolas Sarkozy s'était personnellement impliqué, parait désormais improbable et de nombreuses personnes pensent qu'elle est mourante. Les espoirs d'une libération imminente de trois sous-traitants de l'armée US s'envolent également. A l'évidence, l'attaque nocturne du camp des dirigeants de la FARC, à environ 3 km à l'intérieur du territoire équatorien, dans la jungle au sud de la rivière Putumayo, était une décision politique prise par le président (…) Lire la suite »

Colombie : le mensonge comme arme de destruction massive

Danielle BLEITRACH

J’avais perçu le coup fourré dans le cadre des négociations autour d’Ingrid Bétancourt. Il faut dire que quand on connaît un peu la région et ce dont est capable cette crapule d’Uribe et jusqu’où peuvent aller les médias dans la désinformation, quand j’avais vu EL PAIS attaquer Nicolas Sarkozy, je m’étais dit "qu’est-ce qu’ils ont à lui reprocher ?" et j’avais émis l’hypothèse que notre agité du bocal s’était, aux yeux des Etats-Unis et de leur chien Uribe, un peu trop engagé aux côtés de Chavez. Vous pouvez relire l’article, tout y est… (1)

El Païs, c'est comme le Monde chez nous : un radis un peu rosé à l'extérieur mais blanc de chez blanc à l'intérieur, tenu en laisse par les USA… Il appartient au groupe de communication PRISA qui rayonne en Amérique latine et singulièrement au Venezuela où ses titres sont dans une opposition virulente au président Chavez. Alors on donne dans l'humanisme de gôche, mais c'est pour mieux mettre en pièces les ennemis du parrain étasunien ou simplement ceux qui tirent sur la laisse. Or notre compulsif médiatique président, tout occupé à faire le beau, toujours à la recherche d'une caméra capable de le prendre sous le meilleur angle, jouait les zorros dans le sauvetage d'Ingrid Betancourt. Il s'était engagé dans des négociations qui effectivement devaient permettre la libération d'Ingrid Bétancourt. Sans doute sans demander aux Etats-Unis s'ils étaient d'accord. Ceux-ci avaient d'autres projets. Envisager une pacification de la région n'était pas dans leur plan de déstabilisation (…) Lire la suite »

Le président colombien Uribe confirme les craintes des syndicats

Dan KOVALIK
affiche http://www.killercoke.org contre l'assassinat des syndicalistes chez Coca-Cola Colombie (NDT : ou en parodiant Le Monde « L'assassinat de syndicalistes, une industrie prospère en Colombie ») La semaine dernière, l'AFL-CIO (Fédération Américaine du Travail - Rassemblement des Organisations Industrielles) a envoyé une délégation de syndicalistes comprenant des représentants de l'Union des Ouvriers de l'Acier (USW) en mission d'information en Colombie, Amérique du Sud - le pays le plus dangereux au monde pour les syndicalistes. Environ 2.300 d'entre eux ont été tués en Colombie depuis 1991 ; 470 depuis que le président actuel, Alvaro Uribe, a pris ses fonctions en 2002. Cinq ont déjà été tués cette année. Je représentais I'USW dans cette délégation lorsqu'elle enquêtait auprès des syndicalistes, des représentants colombiens au Congrès, de l'OIT (Organisation Internationale du Travail), de la Cour Constitutionnelle Colombienne, du Procureur Général Mario Iguaran, et du (…) Lire la suite »

Le Bon, La Brute et le Truand : A propos de la couverture médiatique de la visite d’Alvaro Uribe en France

Romain MIGUS
28 janvier 2008. La récente visite du président colombien en France a donné lieu à une couverture médiatique qui s'inscrit dans la droite ligne de ce que l'écrivain uruguayen Eduardo Galeano nomme "le monde à l'envers". Le scénario de base, la libération des Otages retenus par la Force Armée Révolutionnaire de Colombie (FARC), tel qu'il est présenté par les entreprises de communication françaises font ressurgir chez le lecteur français, tous les schémas et stéréotypes simplistes du wild, wild West des westerns hollywoodiens : des bandits ont pris en otage des fermiers innocents et leurs familles, heureusement le shérif du coin s'apprête à les libérer. Les bandits dans ce type de film, dont l'orientation politique est à peine voilée, c'est généralement les indiens ou les mexicains, bref ce sont des brutes. Le shérif, quant à lui, est l'archétype du citoyen étasunien dominant : blanc, libéral et désintéressé, entièrement dévoué à la défense du Bien, c'est le Bon. Généralement, le (…) Lire la suite »