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Thème : Alvaro Uribe

Tensions entre la Colombie et le Venezuela

Alvaro Uribe : la séance des adieux

Atilio BORON
Pion inconditionnel de l'Empire, Alvaro Uribe fait ses adieux à la Présidence de la Colombie en se livrant à une nouvelle provocation : il accuse le Venezuela de permettre que les FARC organisent des camps sur son territoire. Jamais les deux pieds dans le même sabot, le Département d'État des USA soutient aussitôt et sans la moindre réserve cette accusation formulée par Bogota devant l'OEA, encouragé par le soi-disant caractère « irréfutable » des preuves avancées par Uribe qui accuse le gouvernement de Hugo Chávez de permettre l'installation de camps des FARC ainsi que la réalisation de divers programmes d'entraînement militaire qui concernerait des effectifs d'environ 1.500 hommes de la guérilla sur le territoire du Venezuela. Le porte-parole du Département d'État, Philip Crowley, a déclaré, avec une remarquable insolence, que « le Venezuela s'est comporté d'une façon particulièrement funeste et insolente avec son voisin » et il a menacé : si ce pays « ne coopère pas, les (…) Lire la suite »

Alvaro Uribe, aux origines du narcotrafic et du paramilitarisme en Colombie, de 1974 à nos jours

PANTUANA TV
Un document vidéo de 18 minutes : http://www.dailymotion.com/video/xcwy8f_alvaro-uribe-narcotrafic-et-paramil_news "Le Narcotrafiquant N° 82, à lvaro Uribe Vélez, Président de la Colombie" Un livre de Sergio Camargo - édition française : Universo Latino (année 2009) Sergio Camargo est journaliste et écrivain, il est l'auteur de nombreux articles sur la réalité latino-américaine, et directeur de la revue « Universo Latino ». PANTUANA TV : http://www.dailymotion.com/pantuana Plus d'informations sur la Colombie : http://lionel.mesnard.free.fr Lire la suite »

Washington, Madrid, Bogota : Les complots de la Troïka

Hernando CALVO OSPINA
Selon des sources parfaitement crédibles à Bogota, le président Alvaro Uribe se propose de terminer son mandat en beauté en s'installant au coeur d'une campagne médiatique internationale. Il s'emploie déjà à remettre à plusieurs Commissions rogatoires internationales, en Europe et en Amérique Latine, de soi-disant « preuves » afin que l'on enquête sur des Colombiens et des ressortissants de ces mêmes pays, en raison de leurs prétendus liens avec des « groupes terroristes » c'est à dire avec les guérillas colombiennes, et ceci, dans le but de les faire extrader. Mais ce ne serait là qu'une partie de la stratégie, car l'objectif principal est de « démontrer » que les activités politiques et de solidarité de ces personnes se font avec la complicité des gouvernements du Venezuela et de Cuba. C'est Washington qui tire les ficelles de cette stratégie, avec le soutien sans faille du gouvernement espagnol. Une nouvelle campagne massive de discrédit contre les gouvernements de Caracas (…) Lire la suite »
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Ingrid Betancourt : le monologue du Président Sarkozy.

James PETRAS

Le Président français Sarkozy est apparu en deux occasions au centre des médias de masse pour faire part de sa détermination à faire libérer la franco-combienne Ingrid Betancourt retenue en captivité par le mouvement de la guérilla colombienne des Forces Armées Révolutionnaires de l’Armée Populaire de Colombie (FARC-EP). Suite au succès des négociations menées par Hugo Chávez entre décembre et janvier derniers, lesquelles avaient permis la libération de quatre otages par les FARC, Sarkozy a déclaré être déterminé à obtenir la libération d’Ingrid, et être même prêt à s’impliquer directement, quitte à se rendre lui-même dans la jungle colombienne et à escalader ses montagnes.

Une fois loin des feux des caméras, Sarkozy a chargé son Ministre des Affaires Extérieures, Bernard Kouchner, d'aller négocier avec les FARC, un téléphone portable de longue portée en main. De par ses antécedents de partisan enthousiaste de la guerre d'Irak (c'est ce pays qu'il avait choisi comme destination pour son premier voyage officiel en tant que ministre des Affaires Etrangères, manifestant du même coup son soutien aux troupes états-uniennes), de soutien inconditionnel depuis toujours de la guerre que mène Israël contre les palestiniens (y compris la guerre-génocide menée contre Gaza), et de par le rôle qu'il avait joué en tant que haut représentant des Nations-Unies au Kosovo dans les années 90 (lors de l'épuration ethnique de 200 000 serbes), il n'avait pas vraiment le profil d'un interlocuteur fiable pour négocier avec les FARC. Kouchner s'est néanmoins mis en contact par téléphone avec l'un des principaux dirigeants et négociateurs des FARC, Raul Reyes, en coordination (…) Lire la suite »

Colombie : le président Uribe extrade ses témoins gênants...

Benito PEREZ

Alvaro Uribe est un politicien diablement habile. En extradant mardi vers les Etats-Unis les principaux chefs paramilitaires « démobilisés », le président colombien a réalisé un coup de maître.D’un unique geste, il a mis le masque de l’intransigeance et ravi son allié du Nord... tout en éloignant plusieurs témoins gênants. Ceux-là mêmes qui distillent depuis des mois les révélations sur les liens entre pouvoir, narcotrafic et assassinats politiques, au point de faire vaciller le chef de l’Etat. Chapeau l’artiste !

Aux Etats-Unis, Salvatore Mancuso et consorts - accusés de centaines de massacres, de plus de 15000 assassinats et de davantage encore de disparitions forcées - ne pourront être inquiétés que pour des délits liés à la drogue. Et quoi qu'en dise M. Uribe, les extradés ne risquent pas de recevoir beaucoup de visites de juges colombiens enquêtant sur les massacres (et encore moins des parties civiles). Le coût des déplacements, la dispersion des extradés sur quatre Etats et les freins procéduraux devraient refroidir les ardeurs. Qu'on en juge : la justice colombienne n'a toujours pas obtenu les pièces de la condamnation aux Etats-Unis de Chiquita pour financement des « paras ». Dans l'autre sens, le procès l'an dernier de la société Drummond, devant une cour US, avait été torpillé par le refus de Bogota d'expédier certains documents... Le message de M. Uribe aux « paras » demeurés au pays est clair : ceux qui ne sont pas satisfaits de leur sort et qui bavardent encourent (…) Lire la suite »
"un officier militaire a pris la petite fille par les cheveux et lui a tranché la gorge avec une machette"...

La propagande et les droits humains en Colombie

Garry LEECH
Cela se répète immanquablement. Lorsque des paysans colombiens sont assassinés le gouvernement accuse immédiatement les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC) et les médias dominants, aussi bien en Colombie qu'aux États-Unis, font fidèlement écho à ces accusations. Le plus souvent des preuves apparaissent postérieurement qui montrent que les responsables du crime sont l'armée colombienne ou ses alliés paramilitaires. Cependant, les médias dominants ne rendent généralement pas compte des nouveaux éléments avec la même vigueur qu'ils avaient montrée pour rapporter la responsabilité des FARC dans l'information de départ - dans le meilleur des cas, c'est-à -dire s'ils rendent compte des nouveaux développements. En conséquence, la campagne de propagande du gouvernement colombien a réussi à créer l'impression dans bien des esprits que les FARC sont les responsables de la majorité des violations des droits humains alors que les chiffres publiés par les organisations de défense (…) Lire la suite »
"Les média étaient notre arme secrète"

Amérique latine : la démocratie attaquée

John PILGER

Au-delà du bruit et de la fureur de sa conquête de l’Irak et de sa campagne contre l’Iran, la première puissance mondiale mène une guerre discrète sur un autre continent, l’Amérique latine. En ayant recours à des intermédiaires, Washington vise à restaurer et renforcer le contrôle politique d’un groupe de privilégiés qui prétendent appartenir aux classes moyennes, à détourner la responsabilité des massacres et trafics de drogue du régime psychotique colombien et ses maffieux, et d’écraser les espoirs de la majorité pauvre d’Amérique latine qui ont été soulevés par les gouvernements réformistes du Venezuela, de l’Equateur et de la Bolivie.

En Colombie, le principal champ de bataille, la véritable nature de la lutte, une lutte de classes, est brouillée par les FARC qui se livrent aux enlèvements et trafics de drogue, fournissant ainsi des arguments à ceux qui tentent de salir l'image de tous ceux qui ont marqué l'histoire épique de la rébellion en Amérique latine par leur opposition au proto-fascisme du régime de Bush. « On ne combat pas le terrorisme par le terrorisme, » a déclaré le Président Hugo Chavez lorsque les avions de guerre US écrasèrent sous leurs bombes des milliers de civils afghans, après les attentats du 11 septembre. C'est ainsi qu'il devint l'homme à abattre. Pourtant, comme tous les sondages le confirment, il ne faisait qu'exprimer l'opinion de la grande majorité des gens qui ont compris que la « guerre contre le terrorisme » était en réalité une croisade pour la domination. Pratiquement le seul chef d'Etat à oser défier Bush, Chavez fût déclaré un ennemi, et son projet d'une social-démocratie (…) Lire la suite »
Colombie

Le Ministère public colombien ordonne l’arrestation du cousin du président Uribe pour parapolitique

DIVERS

Mario Uribe Escobar, cousin du président à lvaro Uribe Vélez, a reçu un mandat d’arrestation du Ministère public Général pour son lien présumé avec des chefs des Auto-défenses Unies de Colombie (AUC), une organisation paramilitaire hypothétiquement démobilisée et qui est accusée de la disparition de 15 000 colombiens.

Le Ministère public de la Colombie a ordonné la mise en examen de l'ex président du Congrès Mario Uribe Escobar, cousin du mandataire de ce pays, à lvaro Uribe Vélez, à l'occasion de recherches concernant ses liens présumés avec des groupes paramilitaires d'extrême droite et pour irrégularités dans l'achat de terres à ces organisations. Devant l'ordre de détention, l'avocat d'Uribe Escobar, José del Carmen Ortega, a annoncé à une radio colombienne que l'ex parlementaire est entré dans l'ambassade du Costa Rica à Bogota pour demander asile, contrairement à ses déclarations initiales qui disaient qu'ils se serait volontairement livré. Ramiro Marin, un trésorier délégué de la Cours Suprême de Justice (CSJ), est le responsable de l'ordre d'arrestation. Ce tribunal est le même qui, fin septembre 2007, a accusé Uribe Escobar, alors sénateur, pour complicité en vue de commettre un délit. Un communiqué du Ministère public Général publié ce mardi détaille que la mesure contre le (…) Lire la suite »

Alvaro Uribe, seigneur des ombres.

Luis Hernandez NAVARRO

La Colombienne Virginia Vallejo est une femme hors du commun. Née en 1949, d’une remarquable beauté, elle a été présentatrice de télévision, mannequin, actrice et reporter. En juillet 2006, un avion de la DEA (Drug Enforcement Administration) est allé la chercher dans son pays pour qu’elle témoigne aux Etats-Unis au procès des frères Rodriguez Orejuela. Elle était aussi un témoin clé dans l’assassinat d’un candidat présidentiel et le massacre du Palais de Justice.

Plus célèbre pour sa vie amoureuse que pour ses qualités professionnelles, Virginia a été une vraie diva. Courtisée par des hommes de pouvoir et d'argent, elle tomba profondément amoureuse en 1982 d'un autre personnage singulier : le narcotraficant Pablo Escobar, chef du cartel de Medellà­n. Celui-ci fut son amant pendant plus de cinq ans. Dans la tièdeur de l'intimité, la présentatrice de télé eut connaissance de la vie et des oeuvres de son chef de groupe bien aimé. Et elle y découvrit aussi l'activité de nombre de ses amis, hommes politiques importants compris. Pablo Escobar mort, elle garda le silence pendant 20 ans. Jusqu'à ce qu'en 2007, elle publie Amando a Pablo, un livre qui fait scandale, non en raison des aventures sentimentales qu'elle y narre, mais parce qu'il présente une radiographie des liens entre drogue et politique en Colombie. Exilée à Miami, elle déclara l'an dernier au journal El Paà­s que "l'état narco rêvé par Escobar en Colombie est plus actuel que (…) Lire la suite »
Colombie ; Tibet

Sur la mort de Raul Reyes et ses camarades ; le bouddhisme tibétain par l’image

COMAGUER

Un mois après l’assassinat sur le territoire équatorien de la colonne des FARC venue négocier un échange de prisonniers avec une délégation du gouvernement français il est possible de reconstituer assez précisément, à partir de l’enquête menée par l’armée équatorienne, l’opération militaire telle qu’elle s’est déroulée dans la nuit du 29 février au Premier Mars 2008.

La délégation française est conduite officiellement par DANIEL PARFAIT, diplomate et Directeur du département Amérique Latine et caraïbes au Ministère des Affaires Etrangères et NOEL SAEZ ancien consul de France à Bogota, qui passe pour un agent de la DGSE. DANIEL PARFAIT est également le compagnon d'ASTRID BETANCOURT, soeur d'INGRID. Il se peut qu'ils soient accompagnés de MANUEL CHURRASCO SANDOVAL mais cette présence est niée par la diplomatie française. Cette dénégation est normale : un « homme de l'ombre » doit y rester. La délégation s'est rendue dans la province équatorienne de SUCUMBIOS frontalière de la Colombie en attendant que soit fixé précisément le rendez-vous avec la colonne REYES. Tout en conservant un caractère confidentiel ces préparatifs sont nécessairement connus des trois gouvernements directement concernés : Equateur, France et Colombie. La colonne REYES établit son campement sur le sol équatorien à environ 1800 m de la frontière à proximité du Rio (…) Lire la suite »