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Thème : Alvaro Uribe

Les véritables raisons de l’intervention nord-américaine en Colombie, par Doug Stokes - Zmag.

[ Concernant la Colombie et l'utilisation de la théorie de la guerre à la drogue comme prétexte, John Waghelstein, éminent spécialiste nord-américain de la contre-insurrection, avait relevé l'utilité d'insister sur la drogue pour faire accepter l'interventionnisme nord-américain aux publics appropriés. Il expliquait que le prétexte de la guerre à la drogue permet « d'induire dans l'esprit du public [nord-]américain et au Congrès l'idée selon laquelle l'existence d'un lien avec la drogue implique la nécessité de soutenir la lutte contre les guérillas, contre les narcoterroristes de notre hémisphère ». Une fois le lien fait entre les guérillas et la drogue, « le Congrès pourra difficilement s'opposer à un soutien à nos alliés, sous la forme d'entraînements, de conseillers et d'une assistance en matière sécurité, ce qui est nécessaire à la mise en oeuvre de notre politique » contre-insurrectionnelle, tandis que « ces groupes d'universitaires ou de gens d'Eglise » qui ont « soutenu (…) Lire la suite »

« La Colombie vit un coup d’Etat permanent »

Benito PEREZ
Le Courrier de Genève, samedi 10 Décembre 2005. SALE GUERRE Alvaro Uribe a annoncé qu'il briguera, en mai prochain, un second mandat présidentiel. Il se présente désormais comme l'homme qui a désarmé les paramilitaires. Avec les ONG, Nicolas Joxe dénonce une sinistre « farce » et parle d'enracinement de ces milices subordonnées à l'armée. C'est désormais officiel. Le président colombien briguera un second mandat lors des élections de mai 2006. Plébiscité par les sondages, porté à bout de bras par Washington, Alvaro Uribe ne doute pas un instant de sa bonne étoile. N'a-t-il pas fait chuter les statistiques de la violence et repoussé la guérilla dans la jungle ? Pour son nouveau mandat, celui qui se faisait appeler « Main dure » veut être porteur de paix. Sa politique de démobilisation des paramilitaires, appuyée, depuis cet été, par une loi d'amnistie, en attesterait. Ce tableau idyllique fait pourtant tousser plus d'un Colombien. A l'ombre du régime, loin des écrans TV, (…) Lire la suite »