Auteur Viktor DEDAJ

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Quinze jours avec Donald Trump, et ce que j’ai appris (car le reste, je le connaissais déjà)

Viktor DEDAJ
Décidément, le charlatanisme assumé des journalistes ne finira jamais de m’étonner. Hier encore, les médias nous expliquaient que Clinton allait gagner – et même largement. Aujourd’hui, les mêmes nous expliquent pourquoi Trump a gagné. En 24h, ils ont compris ce qu’ils n’avaient pas compris pendant un an. Trop forts. Quant à moi, au début des primaires aux Etats-Unis, j’avais fait un pari. A l’époque, on ne savait pas encore qui seraient les candidats respectifs du Parti Démocrate et du (…)

En Afrique, ça m’étonnerait que le Burkini fasse eau (parlons peu mais parlons bien)

Viktor DEDAJ
Quand je ne sais plus quoi faire de mon temps de cerveau disponible, j’essaie de le remplir avec des trucs. Parfois je me mets en mode « auteur de science-fiction » (ou de spéculative-fiction, si vous préférez) : je pars d’un prémisse et... j’essaie d’imaginer la suite. Exemple : et si Cuba - avec Fidel, la Révolution et tout - avait été un pays de 300 millions d’habitants (au lieu de 11 millions) et les Etats-Unis une petite île des Caraïbes ? J’imagine alors une armée d’un million (…)
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Le Brexit et l’Europe fantasmée de la gauche.

Viktor DEDAJ
Ce matin, toutes les bourses sont en berne. Tous les assassins économiques sont déçus. Tous les va-t-en guerre sont en colère. Tous les escrocs et incompétents montent au créneau et s’arrachent les micros pour dénoncer un « saut vers l’inconnu »... Ainsi donc, à la question « voulez-vous que la Grande-Bretagne sorte de l’UE ? », une majorité de Britanniques a répondu « oui ». Aussitôt, les commentaires prévus et prévisibles se sont répandus dans les médias. Première préoccupation (…)
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#PanamaPapers : le « journalisme d’investigation » du Ctrl+F

Viktor DEDAJ
Vous souvenez-vous de la première fois où vous avez réussi à lacer vos chaussures sans assistance ? Peut-être pas, mais vous avez sûrement sautillé sur place avec fierté, abordé tout adulte présent dans le périmètre pour lui faire constater de visu l’exploit. Plus débrouillard, vous auriez sans doute appelé un huissier pour immortaliser ce grand moment. Et même si les versions divergent, les Anciens qui ont connu cet épisode sont unanimes au moins sur un point : vous étiez drôlement mignon. (…)

"Le rapprochement est une victoire cubaine, une déculottée pour les Etats-Unis"

Viktor DEDAJ
Voilà un peu plus d’un an que Cuba et les Etats-Unis ont amorcé un rapprochement diplomatique historique après l’imposition d’un embargo sur la petite île des Caraïbes par Kennedy en 1962. Les deux pays ont même rouvert officiellement leurs ambassades respectives. La France aussi cherche à se rapprocher de l’île. Après une visite très médiatisée à Cuba en mai 2015, François Hollande a reçu Raul Castro à l’Elysée début de cette année. Comment expliquer ce revirement diplomatique à l’égard (…)
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Le communiqué de l’Elysée que vous ne lirez pas

Viktor DEDAJ
Suite aux événements tragiques d’hier, il a été décidé que la France réexaminera sa stratégie et politique étrangère. 1) Considérant les soutiens de certains pays avec les mouvements terroristes, soit par leur création à des fins géostratégiques douteuses, soit par leur financement, soit par une complaisance à leur égard, la France révisera ses relations avec les Etats-Unis, le Qatar, l’Arabie-Saoudite, Israël et la Turquie. 2) Considérant le rôle actif joué par la France elle-même dans (…)

« SIN EMBARGO » - Paroles cubaines sur le blocus (et le reste aussi) - 13/13 - Ricardo Alarcon

Viktor DEDAJ
Carnet de bord. Extrait. Parmi les dirigeants cubains, j’ai toujours eu un faible pour Ricardo Alarcon. Probablement parce que c’est par lui que j’ai « accroché » Cuba, grâce à ses articles en anglais à une époque où je ne comprenais pas l’espagnol (il parle anglais couramment, ainsi que le français). Au moment de cette interview, Ricardo Alarcon est encore Président de l’Assemblée Nationale du Poder Popular (Pouvoir Populaire). Le siège du Poder Popular (organe du pouvoir à Cuba) me (…)

« SIN EMBARGO » - Paroles cubaines sur le blocus (et le reste aussi) - 12/13 - Hôpital OncoPédiatrique de la Havane

Viktor DEDAJ
Carnet de bord. Extrait Ca y’est, le voilà qui remet ça. Le petit papy qui conduit la voiture qui me sert de moyen de locomotion à Santa Clara recommence à radoter sur la situation dans son pays. Il parle avec une gouaille qu’il m’est difficile de suivre mais je comprends qu’il n’est pas content. J’ai pris l’habitude de le laisser vider son sac (car à part ça, il est sympa). Cet après-midi, je dois me rendre au bureau local du Ministère de l’Intérieur pour effectuer une démarche (…)

« SIN EMBARGO » - Paroles cubaines sur le blocus (et le reste aussi) - 11/13 - Paula Andrea

Viktor DEDAJ
Carnet de bord. Extrait. Souvenirs. Ca fait quelques minutes que Pedro observe mes allers-retours d’un regard attentif. Il faut dire que - phénomène rare - je me balade en short (vous ai-je déjà dit qu’il faisait chaud à Cuba ?). Certes, le spectacle que je lui offre doit valoir son pesant d’ananas, mais Pedro, chirurgien de son état, a aussi tendance à voir un sujet d’étude passionnant dans chaque bipède qui passe devant lui. Apparemment, ce sont mes jambes qui attirent son attention. Je (…)

« SIN EMBARGO » - Paroles cubaines sur le blocus (et le reste aussi) - 10/13 - « Ernesto »

Viktor DEDAJ
Carnet de bord. Extrait. Ernesto, je le connais depuis 20 ans. Dernier d’une fratrie du huit, le voilà devenu un grand gaillard. Il parle toujours posément, toujours avec son air mi-doux, mi-rêveur. Il me raconte sa vie, ses amours. Il me demande des nouvelles de « là-bas ». Sans interrompre la conversation, il prend ma tension. Il faut s’y habituer, car c’est très cubain. T’es là à papoter, ou en plein milieu d’une partie de dominos, et soudain tu te retrouves avec un machin qui ressemble (…)

« SIN EMBARGO » - Paroles cubaines sur le blocus (et le reste aussi) - 9/13 - Jardin Organoponico.

Viktor DEDAJ
Carnet de bord. Extrait. Il ne fait toujours pas bon de se balader en plein après-midi sous ce soleil. Un guichet à l’entrée, fait de planches et de la taille d’un kiosque à journaux, est équipé d’une veille balance et de quelques pages de journaux apparemment destinées à emballer les produits. La moitié du terrain est couverte de rangées de salades si denses et d’un vert si éclatant qu’on aurait presque envie de se coucher dessus. L’autre moitié est occupée par des rangées de plantes que (…)

« SIN EMBARGO » - Paroles cubaines sur le blocus (et le reste aussi) - 8/13 - Victor Casau

Viktor DEDAJ
Carnet de bord. Extrait. Sur la place centrale de Santa Clara, quelques jeunes étudiants m’accostent pour engager la conversation. Ils m’offrent des cigarettes locales (des Populars) qui m’arrachent la gorge. Je leur offre les miennes qu’ils trouvent cools. La conversation roule sur la vie là-bas, la vie ici, les études. Quelques policiers sont présents à l’autre bout de la place. Les jeunes les regardent avec défiance. Je leur demande s’il y a un problème. L’un d’entre eux me répond, en (…)