8 septembre 2002
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Pour sauver la planète, mangeons les pauvres (ou les Confessions d’un riche après le sommet de Johannesburg)
Viktor DEDAJ
Je hais les pauvres. Vous aussi, non ? Comme je vous comprends.
De notoriété publique, les pauvres sont sales et sentent mauvais. Tout petit déjà , j’en avais acquis la certitude lorsqu’un jour ma mère rappela à l’ordre la nourrice africaine qui n’avait pas stérilisé correctement mon biberon. C’est vous dire si ça ne date pas d’hier.
Depuis le sommet de Johannesburg, et grâce à l’extraordinaire travail des média occidentaux, j’ai désormais une raison de plus de les haïr : ils polluent la (…)

