Thème Politique/Idéologie

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Demain le Corona des pauvres va nourrir les comptes des riches

Bertrand ROTHE
Qui a cru à "un monde de demain qui ne serait plus comme celui d'hier" ? Macron l'a laissé entendre, dans la panique, puis il s'est ressaisi : le monde de demain sera celui de l'écrasement de ce qui reste de droits acquis, sera à une violence sociale qui, ayant le Covid pour fondement, n'a plus besoin d'alibi. Comment imaginer que des cerveaux formés dans des banques puissent imaginer autre chose que de conserver, ou d'améliorer, le taux de (…)
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Déconfinés mais surtout pas déconditionnés - Pour le plus grand bonheur des capitalistes

IRAE
Depuis une vingtaine d’années je suis ébahie devant les images télévisées de files d’andouilles nocturnes attendant comme le messie de claquer 1000 mille euros pour le prochain iphone qui inondera les magasins dès les jours suivants. De la même manière, les fous se glissant sous le rideau de fer de grandes surfaces en début de soldes et se ruant sur n’importe quel article sont pour moi un sujet de stupéfaction sans fin. Même en période de confinement, le spectacle de kilomètres de véhicules (…)

Brésil : Auschwitz de la "reprise" à l’étude, ou quand l’armée enlève les pères et les mères des travailleurs

Fernando BRITO
Le ministère de l’économie et le gouvernement ont, finalement, un plan pour relancer l’économie après la nouvelle crise du coronavirus. On pourrait bien l’appeler le Plan Auschwitz, en hommage au tristement célèbre camp de concentration (en fait, trois d’entre eux) de l’Allemagne nazie, où sur la porte de fer était écrit "Arbeit macht frei", "le travail libère"(1), en allemand. Exagération ? Lisez ce qui est écrit dans la Folha (quotidien de São Paulo), aujourd’hui le 14 mai (à la fin (…)
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Deux écrans, deux mondes, deux systèmes de production

Dominique MUSELET
Pendant que nous étions enfermés seuls chez nous, nous étions dans une position tout à fait spéciale pour observer la scène du monde à travers les deux écrans que nous avions à notre disposition, l’officiel, la télévision, et l’alternatif, l’ordinateur et Internet. Deux écrans Il faut une solide colonne vertébrale pour garder l’équilibre entre ces deux pôles. A la TV, la parole des puissants est célébrée comme parole d’évangile, quel que soit son niveau de crédibilité, et on dirait même (…)

Allemagne. Le SPD ne veut plus des armes nucléaires étasuniennes

Bruno ODENT
Se désolidarisant de la doctrine offensive de Donald Trump, les sociaux-démocrates allemands plaident le refus du transport et du stationnement de ses bombes. La direction du Parti social-démocrate (SPD) revendique la fin de la « participation » (nukleare Teilhabe) de l’Allemagne au déploiement nucléaire étasunien sur son territoire et revendique un débat au Bundestag sur cette question. Cette « participation » est établie par un dit « contrat de fonctionnement » de l’Otan qui transforme (…)
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Lutte de classes et syndicalisme aux temps du coronavirus !

Jean-Pierre PAGE
« Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de la cour vous rendront noir ou blanc. » Jean de La Fontaine. « Nous émanciper par nous-mêmes et par nos propres efforts. » Fidel Castro. Face à l’épidémie de coronavirus on voudrait nous faire croire que nous n’aurions aucun choix possible. On nous dit, « nous sommes face à un dilemme : est-il préférable de mourir de maladie ou de récession ? », ou encore « Nous sommes en guerre ! » Mais de quel dilemme et de quelle guerre (…)
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Le grand simulacre

Dominique MUSELET
« Gouverner, c’est faire croire » a écrit Machiavel. C’est clairement tout ce que notre société a retenu de ce grand penseur, bien qu’il ait surtout été un grand amoureux de la liberté. Selon lui, pour être autonomes, nous devons vivre dans un État libre, c’est à-dire un État, lui-même libre, où la liberté de chacun se mesure à l’aune de la liberté de tous. De fait, toute la société occidentale repose sur le faux-semblant, la capacité de « faire croire ». Naître dans une telle société est (…)
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Les libérateurs au Drapeau Rouge

Bruno GUIGUE
Célébration de la victoire sur le nazisme, le 8 mai est l’occasion de rappeler qui a payé le prix fort pour nous en débarrasser : l’Union soviétique. De Moscou à Stalingrad, de Stalingrad à Koursk, de Koursk à Berlin, l’Armée rouge a éliminé la machine de guerre hitlérienne. Mais demander simplement qu’on le reconnaisse est sans doute beaucoup trop demander. Admettre que l’armée rouge a libéré le monde de cette folie meurtrière fait partie des aveux dont l’Occident est incapable. Abreuvé des (…)