19 

Demain le Corona des pauvres va nourrir les comptes des riches

Qui a cru à "un monde de demain qui ne serait plus comme celui d'hier" ? Macron l'a laissé entendre, dans la panique, puis il s'est ressaisi : le monde de demain sera celui de l'écrasement de ce qui reste de droits acquis, sera à une violence sociale qui, ayant le Covid pour fondement, n'a plus besoin d'alibi. Comment imaginer que des cerveaux formés dans des banques puissent imaginer autre chose que de conserver, ou d'améliorer, le taux de profit...

On ne sait plus à combien chiffrera réellement la douloureuse : 6 000 milliards rien que pour l’Europe ? 10 000 milliards ? On ne sait pas ! La pompe à phynance turbine trop vite. Face à sa calculatrice tout le monde n’a pas le génie de Glenn Gould face à son clavier. On se trompe sans cesse de chiffres et on joue faux. Trois zéros de plus c’est quoi ? Le pourboire ?

Pour tout simplifier les unités changent. Comme en 2008 on se remet à calculer en trilliards l’équivalent de mille milliards. Pour la seule Europe donc, la BCE a décidé d’acheter 750 milliards de bons du trésor. Ce qui fera passer à 1 100 milliards ses achats d’ici à décembre [1], la Commission y est allée de sa poche de 450 milliards auquel il faut ajouter 1 100 milliards [2] « d’aides aux entreprises » chez nos voisins germains (600 milliards pour les grandes entreprises et 357 milliards d’euros pour la banque d’investissement publique allemande).

Notre gouvernement s’est montré un peu plus pingre, un petit 300 milliards, à quoi il faut ajouter 7 milliards pour Air France, quelques autres milliards pour Renault et la SNCF sans oublier ceux qui vont continuer à dégringoler de la tirelire pour rassurer les marchés.

Schizophrène ou plaintif

Devant ce feu d’artifice, cette orgie financière, Le Point applaudit. Alors qu’en mars l’hebdomadaire de François Pinault accrochait le lecteur avec une couverture vitriolée : « Comment la CGT ruine la France », aujourd’hui il se réjouit que « la BCE sort le bazooka avec 750 milliards d’Euros ». On vient de s’endetter de 750 milliards d’euros et l’hebdomadaire est content ! Ose-t’on supposer que cette allégresse vient de ce que tous ces zéros, à l’infini, ne vont pas tomber dans la poche d’un gilet jaune ?

D’autres, comme Challenge, se plaignent pour exiger plus : « la France est à la traîne dans la course aux milliards ». Dans l’article, Elie Cohen, comme le Monsieur Plus de Balhsein, estime que ce n’est pas assez. 112 milliards ce n’est pas suffisant ! Est-ce bien le même Elie Cohen qui il y a quelques mois, affirmait que la France était incapable de financer nos retraites avec une barre placée à 13 milliards d’euros ?

D’un seul coup, et pour la seconde fois depuis 2008 et la crise des subprimes, c’est open bar pour sauver le « Nouveau Monde »Mais qui va payer ?

C’est nous qu’on va payer.

Évidemment pour ne pas casser la reprise, qu’il sait difficile mais qu’il souhaite la plus massive possible, Gérard Darmanin, ministre de « l’Action » et des Comptes publics, affirme sur France Inter que tous ces milliards ne nous coûterons rien : « pour ne pas démoraliser les Français... augmenter les impôts, ce n’est pas notre choix ».

Mais d’un autre côté, à bas bruit, les journalistes et autres économistes de garde invitent ceux qui le peuvent à faire des réserves et ceux qui sont dans le rouge le quinze du mois à se préparer à un monde plus dur. Le 2 mai deux journalistes du Monde nous préviennent « qu’il n’y a pas d’argent magique [3] ».

Le lecteur attentif comprend vite comment le Système va s’y prendre pour étrangler sans un cri. Premier, mais pas des moindres à tomber le masque, le gouverneur de la Banque de France rappelle dans le « JDD » que « dans la durée, il faudra rembourser cet argent... nous devrons également, sans freiner la reprise à court terme, traiter ensuite ce qui était déjà notre problème avant la crise : pour le même modèle social que nos voisins européens, nous dépensons beaucoup plus. Donc il faudra viser une gestion plus efficace [4] ».

Une gestion plus efficace ? Fermer de nouveaux des lits d’hôpitaux. Christophe Lannelongue le responsable de l’ARS d’Alsace Moselle, cœur de la chaudière du Corona avait juste un peu d’avance sur les réformes lorsqu’il demandait le 4 avril, la suppression de 598 postes la fermeture de 174 lits.

Encore dans le JDD, 60 « personnalités » de la droite libérale sont très porches du discours du patron de la Banque de France en signant « Libérons la société pour sortir de la crise ». En exergue le journal cite « La maîtrise de nos finances publiques s’impose comme un impératif moral ». On dirait du Kant !

L’institut Montaigne (une boite à mauvaises idées très proche d’Emmanuel Macron) n’est pas en reste, dans une note intitulée « Rebondir face au Covid-19 : l’enjeu du temps de travail ». Bertrand Martinot nous propose « une nécessaire augmentation de la durée moyenne du travail ». L’ouvrier de notre bonheur nous aligne « neuf propositions pour adapter le temps de travail en contexte de crise ».

Cette note propose pèle mêle : des « formules de rémunérations différées », c’est à dire d’« inciter à l’accroissement du temps de travail sans pour autant que la rémunération supplémentaire ne soit versée immédiatement », de « supprimer le jeudi de l’Ascension comme jour férié », de « supprimer la première semaine des vacances scolaires de la Toussaint en 2020 ».

On se demande où habite ce gonze : ce « spécialiste de l’économie du travail » présenté sur la plaquette de pub de Montaigne comme « un des meilleurs », ce qui nous laisse inquiet pour les autres. Cet économiste, peu économe de la sueur des autres, semble convaincu que les élèves et les enseignants se tournent les pouces depuis deux mois. Peut-être ce savant pousse-t-il l’économie jusqu’à se priver de l’achat d’un poste de télévision, d’une radio, ou d’un abonnement à “ Là-bas si j’y suis ” ?

A défaut de connaitre le monde réel il pourrait alors en apercevoir quelques images. Sur ces neuf propositions cinq visent spécifiquement les fonctionnaires, pouvait-il en être autrement ? Ces paresseux sans imagination, ceux qui viennent de vider nos poubelles pleines de Covid et de sauver les vies dans les hôpitaux, doivent se mettre au travail. Le drôle n’a même entendu la demande de notre président de « sortir des sentiers battus, des idéologies ».

Dans « Mieux Vivre Votre Argent », un site Internet, un normalien, agrégé, prof de fac, ancien de l’Essec (il a dû avoir une enfance difficile), Olivier Babeau, annonce sans retenue que « les Français peuvent éviter la hausse des impôts, à condition que l’État fasse enfin les profondes réformes structurelles qu’il repousse depuis si longtemps. La crise actuelle pourrait-elle servir d’électrochoc à cet égard ? On peut le souhaiter ».

Si par un tôt matin, dans la brume froide vous apercevez par le trou d’une palissade un pousseur de brouette, ne cherchez pas, c’est Babeau qui participe aux réformes structurelles, il montre l’exemple.

Ne croyez pas que l’hôpital, applaudi chaque soir, sera épargné. Dans un article du 1 avril, Mediapart [5] nous annonce, qu’aux ordres de l’Élysée, des têtes pensantes d’une filiale de la Caisse des Dépôts et Consignation, réfléchissent à la fin du premier épisode hospitalier et à sa suite. On change de héros, finis les soignants combattants, l’avenir est aux start-ups, et à l’ouverture, plus grande encore, au privé.

Après avoir lu le rapport, Pierre-André Juven, exemplaire sociologue, conclut, « ce document n’est pas seulement la marque d’une volonté d’étendre l’emprise du privé au sein de l’hôpital public, il traduit la conception technophile, néolibérale et paternaliste qu’une grande partie des acteurs administratifs et des responsables politiques ont de la santé ».

Vous aurez compris que, dès la crise passée, la relance effectuée, les bénéfices assurés, les fonds de pension rassurés, le rythme des « réformes » va reprendre voire s’accélérer. On connait le couplet et le refrain depuis Margaret Thatcher « Il n’y a pas d’alternative ». Le retour à l’anormal est prévu, il faut juste rattraper le retard. Demain sera « le même, en un peu pire » prédit, Michel Houellebecq, notre sinistre analyste.

« D’une manière générale, l’État dispose de trois leviers pour se financer »

On pouvait espérer une évolution puisqu’un Macron acculé avait évoqué pour demain un « monde différent ». D’autres stratégies sont possibles. Dans la précipitation il n’en est rien, le néolibéralisme revigoré au Covid garde la main sur notre sort. L’article du Monde cité plus haut en est une preuve de plus.

Rédigé en mode faux cul il commence par préciser « d’une manière générale (il faut comprendre pour toutes les personnes censées), l’État dispose de trois leviers pour se financer : – faire des coupes budgétaires ; – augmenter les impôts ; – s’endetter », puis ils expliquent avec beaucoup de pédagogie les avantages et les inconvénients de chacun des choix pour envisager, à la toute fin qu’il serait possible d’annuler la dette.

Mais là ils abandonnent le style direct pour évoquer cette monstruosité sortie de têtes loufoques : « plusieurs économistes ont émis l’idée d’annuler purement et simplement les dettes des États ». Faute de pioches, les travailleurs du Monde, ne creusent pas beaucoup plus l’hypothèse.

Également peu surprenant, dans cette trousse de secouriste, il n’est jamais envisagé de faire financer la dette directement par la Banque Centrale comme cela se pratique aux EU et en Grande Bretagne, deux pays qui n’éprouvent pas de nostalgie pour l’URSS.

Évidement dans quasiment aucun de ces articles il n’est envisagé de revenir sur la suppression de l’ISF. Pour faire payer un peu plus les riches le problème a définitivement été définitivement réglé par Darmanin sur France Inter : « Ce ne serait pas envisageable de remettre un ISF que nous avons supprimé il y a deux ans et qui a apporté ses preuves (sic). Aucun pays autour de nous ne l’a, il n’y a aucune raison de le remettre aujourd’hui. ». To be or not to be, les riches doivent rester riches.

Il ne nous reste plus qu’à imaginer les techniques mises en œuvre pour nous faire avaler la cigüe.

La faim de mois

La technique est éprouvée. Marx en avait décrit le principe au milieu du XIXe et l’avait appelé « l’armée de réserve ». Les chômeurs sont là pour tétaniser ceux qui ont encore un travail. Le jésuite et économiste hétérodoxe Gaël Giraud l’explique avec ses mots : « l’angoisse du chômage risque de servir d’épouvantail pour reconduire le monde d’hier ».

L’armée est en cours de constitution, son recrutement a commencé et pour ceux qui ont encore un travail les chiffres sont alarmants. En mars le chômage a bondi de 7,1%. Les statistiques à venir seront encore plus effrayantes. A ces nouvelles recrues s’ajoutent les 12 millions de chômeurs partiels qui risquent d’être sacrifiés.

Comme à chaque dois les plus précaires sont et seront les premiers touchés. L’étranglement du quinze du mois passe au premier. Plus d’espoir, il faut juste leur garder la tête hors de l’eau. Par crainte d’émeutes, annoncées par la DGSI, l’État colmate. Il devient dame de charité et augmente son aide alimentaire avant d’installer dans nos rues des camions de soupe populaire.

Nos petits-enfants pris en otage

Il va donc falloir faire des économies, et vite. Pour justifier cette nouvelle érection de la guillotine sociale, beaucoup d’économistes nous affirment qu’ils « souhaitent protéger nos enfants ». Impossible de laisser des dettes à nos chères petites têtes brunes ou blondes.

« Moralement impossible » crient ensemble les journalistes du Monde et les signataires de cette incroyable tribune du JDD : « Nous le devons à nos enfants : si les services publics sont un bien commun, il est de notre responsabilité de les leur léguer que libérés d’une dette qui les menace ».

Ce chantage est vieux comme Adam Smith. Juste avant la crise, devant une infirmière qui demandait plus de moyens, Emmanuel Macron répondait d’un direct : « C’est vos enfants qui payent quand ce n’est pas vous ! ».

La règle d’or du macronisme, « Bénéfices privés, pertes publiques », remplace plus que jamais « Liberté Égalité Fraternité ».

Bertrand Rothé

Notes

[1] https://www.la-croix.com/Economie/Monde/Coronavirus-milliards-endiguer-crise-2020-04-16-1201089772

[2] https://www.lefigaro.fr/conjoncture/en-allemagne-un-plan-de-soutien-geant-de-1100-milliards-d-euros-contre-le-virus-20200325

[3] https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2020/04/23/coronavirus-d-ou-viennent-tous-ces-milliards-des-plans-de-relance_6037543_4355770.html

[4] https://www.banque-france.fr/intervention/le-journal-du-dimanche-cette-bataille-nous-la-gagnerons-tous-ensemble

[5] https://www.mediapart.fr/journal/france/010420/hopital-public-la-note-explosive-de-la-caisse-des-depots

COMMENTAIRES  

19/05/2020 22:14 par irae

Qui a cru à "un monde de demain qui ne serait plus comme celui d’hier" ? 

Les mêmes qui ont cru au ni de gauche ni de droite, au renouvellement de la vie politique, à la startup necheun, au make our planet great again, au rien ne sera plus comme avant de décembre 2018, et à la réinvention permanente d’un type complètement coincé dans son costard 3 pièces bien propre sur lui et incapable de la moindre créativité.
Et ils ont été faits majoritaires à l’assemblée avec l’aide appuyée de la propagande des medias privés et "publics". En même temps quoi de plus facile que de convaincre un public déjà conquis (l’amour rend aveugle), lavage de cerveau médiatique encore.
Il est à craindre que le mariage ne leur rende pas la vue en 2022.

20/05/2020 04:35 par barbe

Il y a un quatrième levier pour financer l état. Que la puissance publique reprenne la création monétaire, sans plus aller chercher la monnaie dans les marchés financiers. Qui dictent par leurs chiens le coût social.
Mince ce serait la fin des usuriers et des accapareurs.

20/05/2020 10:14 par Assimbonanga

Qui gagne aux élections ? Les candidats qui promettent des baisses d’impôts. Et de "charges". Donc, on s’achemine vers une baisse des recettes publiques. Ce qui a été mis en place par le CNR est presque totalement détruit. Tant que des candidats continueront d’évacuer la possibilité d’une réforme fiscale, on ne pourra pas croire que LR, ou RN ou LRem ont changé.
La comm’ de Macron c’est de comparer les salaires des infirmières françaises avec celles des autres pays. Est-ce le bon réflexe ? Compare-t-on la même chose ?
En France, par le moyen des cotisations, on a deux salaires : le net et le différé. Est-ce que les autres pays ont le même système ?
Que veut faire Macron ? Suivre la promesse de M le Pen, à savoir supprimer les cotisations patronales pour augmenter le salaire net ?
Attention, il y a de l’entourloupe dans l’air ! S’il n’y a plus de cotisations, il faut ensuite payer, et fort cher, des assurances privées. C’est l’américanisation du monde ! L’hôpital a besoin d’embauches, d’ouvrir des lits, d’honorer les congès et les RTT en retard et de supprimer la T2A et d’une revalorisation de tout le personnel, pas juste quelques catégories soignantes pour en faire encore un groupe privilégié et désolidarisé des autres.
C’est comme cette prime aux enseignants opportunistes qui ont accueilli des petits groupes d’élèves dans le quartier résidentiel autour de l’hôpital. Ils ne se sont pas "pris les mains dans la tête" en télé-enseignement depuis chez eux avec leur propre ordinateur et à partir à la recherche des décrocheurs, eux. Cette prime distinctive est profondément inégalitaire, du Blanquer, du Stanislas ( pardon pour le radotage apparent mais c’est important), du fayottage.
Blanquer, Manu et Brigitte, c’est l’école catho dans toute sa splendeur avec tous ses vices cachées dans l’apparence de la "bienveillance", mais juste l’apparence, si trompeuse pour les crédules.

20/05/2020 10:24 par jean duchêne

tous ces constats désespérants sur la situation à venir - aussi incontestables soient-ils - commencent à me fatiguer. J’attends de lire des propositions d’action concrètes, des programmes politiques pour changer le cours des choses. Constat nécessaire, certes, mais programme de lutte indispensable.

20/05/2020 10:29 par Gege

Le tableau que vous dressez est noir , mais réaliste. Sans tomber dans un optimisme béa li y manque une petite musique. Les crises qu’elles soient sanitaires ou autres agissent comme révélateur , accélérateur .

Révélateur des dysfonctionnement génèrés par le capitalisme financier globalisé , délocalisation au nom de l’accumulation du profit , de la production de biens essentiels engendrant des pénuries ou tout simplement des manques . Diminution des dépenses publiques d’intérêt général et donc destruction des services publics , laissant la place au privé s’adressant à des clients , consommateurs , n’ayant que faire de l’intérêt général commun , n’ayant pas pour vocation de prendre la place occupée par le service du public .

Accelerateur de la prise de conscience d’un nombre toujours plus grand de citoyens , que de profonds changements sont urgents et indispensables. On le constate avec l’écologie, mais également avec l’annulation de la « dette » . Pour faire référence à « l’hegemonie culturelle » d’Atonio Gramsci , pour un nombre toujours plus grand de nos concitoyens, le monde tel qu’il est , ne va plus forcément de soi .

20/05/2020 18:45 par Assimbonanga

Eurêka. J’apprends qu’en Allemagne les cotisations sociales sont beaucoup plus importantes et c’est pourquoi les Allemands s’en sortent mieux au niveau du corona. Et que c’est accepté. Voilà une bonne chose à savoir !
https://www.youtube.com/watch?v=kAPw4JoBp9M

21/05/2020 08:27 par NV

Si si, j’y ai cru quand ils ont dit que le monde de demain ne serait pas comme celui d’hier. Commençant à pas trop mal les connaitre, j’ai simultanément traduit comme ça : "le monde de demain ne sera pas comme celui d’hier, il sera bien pire".
L’occasion est trop belle pour eux de faire passer la crise qui s’annonçait depuis des années comme une conséquence directe du COVID 19.
Macron faisant allusion au CNR est une insulte. Ce triste sire, pas si intelligent que ça en fait, a essayé de réhabiliter Pétain en Novembre 2018, mais ça, c’est déjà oublié, la plupart des français sont inertes, ils ne percutent pas.

Le plus marrant dans tout ça (enfin, façon de parler), c’est qu’en 2022, lorsque l’épouvantail le Pen sera ressorti, Macron repassera, ses députés aussi. Ceux qui auront voté utile vous sortiront : ce n’est pas pour Macron qu’on a voté, mais contre le Pen ! (et sur le bulletin de vote, c’était écrit quoi ???)
Ils ont une autoroute devant eux, les français, en majorité, ne veulent pas des Insoumis, ils veulent du chacun pour soi à condition qu’en cas de pépin, on vienne les secourir.

21/05/2020 08:43 par NV

@jean duchêne
Il aurait suffit d’acheter le programme des Insoumis pour 2,00 euros ou consulter leur site où tout est détaillé via des fiches, y compris le repavillonement de la flotte marchande (pour vous dire que ça va assez loin).

21/05/2020 17:01 par irae

Cher jean duchene
N’emboitez pas les pas de ce fumeux économiste ultra-neolib qui accuse la FI de ne JAMAIS faire de propositions. Car à l’écoute sur rtl/lci entendre de j. denormandie affirmer crânement que le Projeeeeet macronien était de supprimer les clivages gauche droite, c’est à dire, écouter les propositions intéressantes d’où qu’elles viennent (sans qu’un seul journaliste sourcille) on se dit qu’au mieux ils sont sourds.
Pour qui prend la peine de lire ou écouter autre chose que les medias de propagande gouvernementale, on sait que ces charmants députés lrem appellent Mme Fiat "bac moins 2" et rejettent mécaniquement la moindre des propositions de la FI pour mieux se les réapproprier quand ça leur chante. Penser que d’une cervelle de moineau comme celle de claire opetit pourrait sortir quelque chose quelle illusion.
Faites donc un petit tour sur leurs sites on peut être pour ou contre leurs propositions mais depuis 2012 la FI est le mouvement qui produit le plus de propositions politiques dans tous les domaines.

22/05/2020 07:23 par carlito

Bonjour,
Le rabotage des acquis sociaux est une constante du Merdef depuis 1948 après leurs beaux-jours à eux sous Pétain.

la chose s’accélère à chaque crise, s’accompagne de plus en plus du délitement des espaces de liberté
la particularité de la dernière (Cor-19) est la lumière crue démasquant encore une fois l’imposture Union Européenne néo-libérale, néo-coloniale, culpabilisant les peuples (surtout du Sud) tout en ir-responsabilisant leurs "représentants" forcément non-coupables car obéïssant aux ukases Bruxellois.
Fatalitas, TINA, pensée unique, Mass-merdia
Le néo-pétainisme relooké start-up régnant en France gràce à ses Radio-Paris pour tous n’a pas brillé ; mais n’a rien appris. Une position de faiblesse, passagère ou pas ?

Je souhaite évidement que le populisme de Gauche (social et égalitaire) mène cette lutte... sans ambiguité.

Sortir des traités, sortir de l’Euro en sont les pré-réquisites.

22/05/2020 09:09 par Assimbonanga

La France Insoumise a préconisé 11 mesures d’urgence dans la "crise" du coronavirus. J’avoue n’avoir pas eu le courage de les lire. Présentation, couleurs de la page ? Trop long ? Blocage personnel ? Peur d’être déçue ?

Sont-elles toutes faisables, justes , réalistes ?

Elles sont là : Coronavirus : les 11 mesures d’urgence proposées par la France insoumise

Les avez-vous lues ? S’il fallait n’en retenir que la moitié, ce serait lesquelles ?

22/05/2020 13:25 par MARC
22/05/2020 13:56 par legrandsoir

un tout petit pays au grand coeur

Celui qui a vendu Julian Assange en échange d’un plat de lentilles du FMI ?

22/05/2020 15:09 par NV

Lenin Moreno a trahi le peuple équatorien (une sorte de Tsipras Sud-américain, quoi). Je confirme que l’Équateur est un petit pays au grand cœur.

22/05/2020 18:38 par ozerfil

Excellente comparaison entre Tsipras et Moreno : de beaux traîtres !!

22/05/2020 20:15 par kokkino

@assibonanga. Concernant les cotisations maladies qui seraient supérieures en Allemagne par rapport à la France il me paraît qu’il y a erreur. Sous réserve de vérification détaillée elle sont en Allemagne de 15% (salariés + patrons). En France le patron verse 13% et formellement le salarié...rien ! Mais c’est sans tenir compte de la CSG versée par les bénéficiaires d’un revenu d’activité (donc les salariés) et égale à 9% environ. Ce qui rapporté aux salaires fait beaucoup plus qu’en Allemagne. Il est vrai que la CSG finance un peu plus que la maladie...

22/05/2020 20:36 par sergio

Le bal des faux-culs a commencé, et comme toujours, sans nous (les premiers concernés ?, apparemment pas) alors qu’il aurait fallu – au minimum – une consultation nationale, du genre referendum, (et en "urgence absolue", pour reprendre leur terminologie de guerrière). L’un des chefs de la secte macroniste, ferrand, a décidé avec l’aval de ses comparses, dont le gourou en chef macron, d’imposer à nouveau une consultation électorale, (prévue le 26 juin) dans la foulée du 1er tour des élections municipales. Après avoir joué à fond la carte de la peur (c’est l’une des plus efficaces), ils organisent (?) le second tour des élections municipales, et dans le cas présent, il ne s’agit pas du tout d’improvisation, mais bel et bien d’un acte volontaire (pour ne pas dire ultra-volontariste), pesé et soupesé moult fois (avec tout le cynisme que cela requiert, bien entendu).
Nous vivons deux évènements exceptionnels, le premier avec *le tapage médiatique que cela requérait pour en faire une opération de pure propagande, la pandémie de coronavirus-19 (reprise à fond par l’OMS, organisation mondiale de santé, qui comme chacun sait, est majoritairement subventionnée par des capitaux issus des plus puissants groupes pharmaceutiques mondiaux – surtout étasuniens et allemands, (mais trump n’est pas à une contradiction près !). Dans l’ordre stratégique, la pandémie de coronavirus-19, avait pour seule fonction (en dehors du caractère purement médicale) d’escamoter aux yeux du public mondial, la méga crise systémique, **la pire (et dans la continuation de la pseudo-crise immobilière de 2008, celle dite des ***"subprime mortgage crisis") depuis la crise économique de 1929, due au krach boursier !, les gouvernants du monde entier (et en particulier les économies du bloc américano-occidental) échappe grâce ce stratagème, à rendre des comptes immédiats à leurs opinions publiques, sur leur gestion plus que douteuse, et très certainement catastrophiques (la crise des "subprimes mortgage" (en anglais "subprime mortgage crisis") en ait la principale cause (mais pas que…), mais la réalité fera à nouveau son apparition, malgré les cachoteries des uns et des autres, et ça fera très mal, très mal !
*pas un jour, sans que ce tapage médiatique gouvernemental, ne fut repris par tous les médias aux ordres, et deux fois plutôt qu’une !
**plus de 25% de chômeurs supplémentaires en Amérique du nord, et le pourcentage de nouveaux pauvres c’est envolé ! A quand les émeutes de la faim, les révoltes et les suicides dus à la misère ?
***papiers pourris

23/05/2020 10:51 par irae

formellement le salarié...rien

Non mais là faut arrêter les psychothropes et revoyer bien votre bulletin de salaire, prenez une loupe au besoin, vous verrez un brut et un net, si je vous jure. Et à part ça ca va les éléphants roses ?

24/05/2020 09:06 par irae

J’irai même plus loin, le salarié paye tout. Ni évasion (fraude) fiscale possible comme les riches, ni optimisation fiscale bien sûr et comme à la vitesse de la concurrence de dumping fiscal que se livrent, notamment, les Etats-membres, bientôt la fiscalité des entreprises égalera zéro, multinationales et possédants ne payent au final rien ou des miettes pour amuser la galerie. Mieux si on considère toutes les aides cir (crédit impôt recherche) cice (crédit impôt compétitivité "emploi" qu’il serait plus judicieux de remplacer par dividendes) par dizaines de milliards, sans contre-partie, que nous leur payons encore nous nous nous et seulement nous avec nos impôts, les consommations contraintes de produits de pacotille qui font leur fortune, le seul qui paye toujours et pour tout au final, d’une manière ou d’une autre c’est le salarié.

(Commentaires désactivés)