Le bilan des Népalais morts sur les chantiers de la Coupe du monde au Qatar a été revu à la hausse. Une délégation internationale de défense des travailleurs est attendue lundi à Doha. Le pays tarde à ratifier les conventions internationales.
Tian Yu travaillait plus de douze heures par jour, six jours par semaine. Pour faire des heures supplémentaires, elle restait à son poste de travail, au lieu d’aller manger. Jusqu’au jour où elle s’est jetée par la fenêtre du quatrième étage.
Alain Brossat s’inscrit, ces dernières années, dans une tradition de pensée qui cherche à revaloriser le schéma hégélien de la dialectique maître-esclave . Cette démarche est renforcée dans son dernier ouvrage Les serviteurs sont fatigués dans lequel il se donne pour objectif principal de comprendre avec ce type de relation, la dynamique du monde contemporain marqué par des oppressions de toutes sortes. La relation maître-serviteur, dans sa persistance, devient dans ce cas un principe d’intelligibilité politique de notre époque. L’enjeu serait la pertinence de cette relation, historiquement liée à des systèmes pré-modernes, dans une époque dominée par le capitalisme.
A Goodland, le président se serre la ceinture, les banquiers sont responsabilisés et les écosystèmes préservés. Ce pays existe, fractionné en plusieurs initiatives à travers le monde. Reste à les réunir avance le Britannique Andrew Simms.
Didier Lombard, ex-PDG de FT, a été mis en examen pour harcèlement moral dans l’enquête sur la vague de suicides dans son entreprise. C’est le moment de republier sur le sujet un article du Grand Soir datant de 2009 et toujours d’actualité.
Après les stages à rallonge et les formations non rémunérées, après le service civique obligatoire et la réforme des retraites, l’Angleterre fait mieux que la France pour offrir un autre futur à nos enfants : l’esclavagisme. Il n’y a malheureusement pas d’autre terme envisageable, car le fait d’obliger des gens à travailler sans négocier ni même recevoir de salaire correspond à sa définition.
Nous donnons à lire ici un tract du M’PEP (Mouvement Politique d’Eduction Populaire) dont le propos est parfois atypique sur le fond et agréable par sa forme : « Les retraités travaillent, mais ils n’ont pas d’emploi ! Ils travaillent à rendre la vie plus douce aux autres, à leur famille, leur voisinage, dans les associations. Ils réinvestissent leur qualification professionnelle et sociale sous des formes différentes, non-marchandes.
C’est un travail émancipé, un embryon de contrôle des citoyens sur l’économie. Leur pension est un salaire à vie, inaliénable, sans contreparties. L’enjeu de la bataille des retraites c’est aussi celui du travail libéré de l’exploitation et des nuisances. L’activité des retraités préfigure un socialisme du XXIe siècle, sans « marché du travail », sans salariat, sans employeurs qui exploitent… ».
Le Grand Soir.