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Thème : Conditions de travail/Exploitation

Morts en Interim : halte à l’hécatombe !

Secretariat à la Communication Syndicat CGT Randstad France
Lettre ouverte à : Monsieur François ROUX Délégué Général de Prism ‘emploi Messieurs, Mesdames du Conseil d’Administration, Suite à notre action du 15 octobre à Dunkerque, pour E-XI-GER l’arrêt d’urgence de l’Hécatombe des Travailleurs Intérimaires par Accidents du Travail et notamment chez ArcelorMittal sur le site de Grande-Synthe, le Syndicat CGT Groupe Randstad France vous interpelle très fortement afin qu’à votre tour, vous exigiez de la part de vos 600 Entreprises de Travail Temporaire adhérentes, le retrait immédiat des salariés intérimaires du groupe ArcelorMittal ! En effet, nous considérerions comme une faute inexcusable le fait qu’une Entreprise de Travail Temporaire adhérente à Prism‘emploi, délègue de nouveau, chez ArcelorMittal Grande-Synthe, des salariés intérimaires sur des postes exposés à des risques et qui auraient été retirés pour ces mêmes motifs très précis par une autre E.T.T. 4 MORTS (dont 3 Travailleurs Précaires) par A.T et ce depuis seulement (…) Lire la suite »
Le Pouvoir PS met le paquet dans l’enquête

Les tribunaux diront bientôt aux prolos d’Air France le prix faramineux d’une chemise de DRH

Vincent MORET

L’enquête sur les incidents à Air France, lundi, à Roissy, avance. Selon une information du Parisien. 26 salariés ont déjà été identifiés ou sont en cours d’identification.

Pourquoi limiter à 26 ? A 26 lampistes. Selon un sondage exclusif ELABE BFM-TV (Chaîne qui a condamné en boucle les salariés d’Air France), les Français se déclarent à 75% "choqués" par les scènes de violence qui ont éclaté à la suite du CCE d'Air France. Parmi eux, les gens de la droite, du PS, tous les PDG, tous les DRH, les gros actionnaires et les gogos chauffés par les médias et par le gouvernement. Reste un quart qui n’est pas choqué. Un autre sondage donne plus de 33 % des Français qui ne sont pas choqués (Ils n’ont pas la télé ?). Que ceux-là votent à gauche pour les régionales et ça ira. On attend le sondage de BFM-TV sur le salaire 2014 du PDG d’Air-France-KLM, M. de Juniac : 600 000 euros de rémunération fixe, plus 45 000 euros de salaire variable. On attend le sondage demandant à un échantillon représentatif ce qu'il pense du sens du dialogue et du courage des dirigeants d'Air France interpellés par une salariée. Voir ou revoir : (…) Lire la suite »
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Le code du travail est obèse

Charles HOAREAU

Tant que c’était les patrons qui le disaient on pouvait avoir des doutes, mais là si ce sont des « socialistes » comme Robert Badinter et Antoine Lyon-Caen qui l’affirment on ne peut qu’approuver.

Et quand Dominique Seux, l’incontournable éditorialiste de France Inter qui nous explique gentiment tous les matins en quoi la lutte des classes et toutes celles et tous ceux qui y croient sont dépassés, quand Dominique Seux donc, le journaliste du MEDEF, donne raison à ces brillants hommes de « gauche » on ne peut que se réjouir du consensus enfin trouvé pour le bien du pays et de ses masses laborieuses, euh pardon, de ses collaborateurs enthousiastes. 3000 pages pour le code du travail c’est beaucoup trop : il faut réduire. D’autant que ça économisera du papier et donc des arbres. La modernisation et la simplification au service de l’environnement, voilà une idée qu’elle est bonne ! Elle est tellement bonne que Rouge Midi a décidé de participer lui aussi à ce nécessaire choc de simplification et d’apporter ses propositions en ce sens. Lectrices et lecteurs à vous de dire. Le code du travail actuel est divisé en 8 parties : La partie I est consacrée aux relations (…) Lire la suite »

Colombie : « Glencore doit assumer sa responsabilité sociale »

Sara KASME

Le regard déterminé, les mots qui fusent, clairs. Igor Diaz Lopez, coordinateur international du réseau syndical au sein de Glencore, directeur du syndicat colombien Carbosintra et ouvrier à Cerrejón, se trouve en Suisse pour une dizaine de jours. L’agenda du syndicaliste colombien est chargé. Lundi, à Genève (1), il participera à une conférence qui rendra publics les résultats d’un rapport de deux ONG sur les pratiques de Glencore (2), laquelle possède pour un tiers la mine de Cerrejón. Le 6 mai, à Berne, en compagnie d’une délégation internationale, il présentera au parlement les violations de droits du travail qu’il impute à Glencore. Avant de faire entendre directement ses critiques devant l’Assemblée générale de Glencore qui se tiendra le lendemain à Zoug. Interview.

Quelles sont les conditions de travail dans la mine de Cerrejón ? Nous dénonçons l’augmentation de la sous-traitance dans la politique d’embauche de l’entreprise. Sur les 12 000 travailleurs, 7 000 sont sous-traités à d’autres entreprises. Or, selon la loi colombienne, l’emploi ne peut être externalisé que s’il remplit une mission secondaire. L’extraction du charbon étant l’activité principale de Cerrejón, celle-ci ne peut pas être sous-traitée. La législation n’est donc pas respectée. Ces travailleurs-là appartiennent pour la plupart à des communautés en situation de précarité. Beaucoup acceptent cet emploi en espérant ensuite accéder à un contrat fixe. La différence salariale entre les ouvriers de la sous-traitance et les autres passent du simple au triple. Leurs contrats sont temporaires et ils ne jouissent pas des mêmes droits syndicaux. Pour palier cette injustice, le syndicat a mis en adéquation ses statuts pour inclure les travailleurs de la sous-traitance. Aujourd’hui, (…) Lire la suite »

Le PS invente le CDI à durée déterminée

Chien Guevara
Dans un entretien à l’Obs, le 22 octobre dernier, le premier ministre Manuel Valls prétendait vouloir « agir » sur les « inégalités importantes » entre les salariés « très protégés » en CDI et les salariés précaires en CDD et en intérim, évoquant un « contrat de travail unique ». pour vaincre « la peur de l’embauche ». Parmi ses demandes répétées d'assouplissement du contrat de travail, le patronat souhaitait, en effet, la mise en place du "contrat de projet". Ce nouveau contrat – "qui prendrait fin automatiquement une fois le projet réalisé" - viendrait remplacer le CDI pour mettre un terme à "la peur de l'embauche" des patrons. Et la peur du chômage ? Ça n’existe pas ? Le CDI est bien dans le collimateur des libéraux de droite comme de gauche et du patronat. Jugé « hyperprotecteur » pour les salariés et comme un frein aux licenciements et donc aux embauches par les patrons. C’est bien l’idée qu’essaient de nous vendre le Medef et, avec lui, l’aile droitisée du Parti (…) Lire la suite »

Éduquer et former, sous la dictature du marché du travail

Nico HIRTT

Le discours dominant sur l’éducation considère celle-ci comme un « capital humain », dont le développement serait profitable à la fois aux individus (employabilité) et aux sociétés (croissance économique). Ce discours idéologique a pour fonction principale de justifier une adéquation fine de l’école aux évolutions du marché du travail. Or, l’étude des documents les plus récents de l’OCDE et de l’Union européenne révèle que cette évolution engendre, non pas un développement quantitatif ou qualitatif de l’enseignement, mais sa polarisation et son repli sur les « compétences » de base.

Le dogme du « capital humain » Depuis le sommet de Lisbonne en 2000, la vision européenne de l’éducation est dominée par une conception qui la réduit à un instrument des politiques économiques. On entendra encore sporadiquement que les systèmes d’éducation doivent « assurer l’épanouissement personnel » des citoyens, « tout en promouvant les valeurs démocratiques, la cohésion sociale, la citoyenneté active et le dialogue interculturel » (Conseil européen, 2012b, p. 393/5). Mais pour le reste, il n’est plus question que du « rôle de premier plan » de l’éducation et de la formation « en tant que moteur essentiel de la croissance et de la compétitivité » ou encore du « rôle essentiel que jouent les investissements dans le capital humain pour (...) préparer une reprise créatrice d’emplois » (Conseil européen, 2013, p. 1). On aurait pu croire que l’éclatement de la « bulle internet » en 2000-2001, qui a vu le NASDAQ perdre 60% de sa valeur en une année, puis la Grande Récession de (…) Lire la suite »

Ici, c’est un bagne, il faut le faire savoir !

5 ULs CGT du Bassin Minier (62)

LA QUESTION DES TRAVAILLEURS LOW-COST DIT SALARIES DETACHES

Synthèse UL CGT de Béthune : « Ils veulent nous appauvrir pour faire plus de fric ! » « Ici, c’est un bagne, il faut le faire savoir ! » telle est la réaction d’un salarié d’une entreprise française de TP, à l’entrée du chantier du terminal méthanier de Dunkerque, bloquée par des syndicalistes CGT. Depuis des mois, les média, arme de propagande du capital, ne cessent de nous interpeller sur les conditions des travailleurs détachés au Qatar par les multinationales du BTP, dont plusieurs ont leur siège ici en France. « Scandaleuses, déplorables, inhumaines, esclavage moderne »… sont les termes employés pour décrire ce que vivent les philippins, bengalis, pakistanais… qui construisent les stades, les hôtels et les routes, pour satisfaire la mégalomanie de la théocratie qatarienne qui a acheté à coup de millions, les voix qui lui ont permis de sortir vainqueur du chapeau de la FIFA. Doha que certains voulaient déjà présenter comme la 8ème merveille du monde (avec des dollars (…) Lire la suite »

Un enfant est mort sur les chaines de production de l’iPhone 5C

Pierric MARISSAL

L’ONG China Labor watch lance une alerte et un appel à l’aide concernant un nombre anormalement élevé de morts chez un sous-traitant d’Apple ces derniers temps. Parmi les victimes, Shi Zhaokun, un ado de 15 ans.

Apple l’avait promis, tout en mettant en cause ses sous-traitants : fini les enfants dans ses usines, de meilleurs salaires et des conditions de travail plus sûres… Mais l’ONG China Labor Watch a repéré sur une courte période plusieurs morts suspectes parmi les ouvriers de Pegatron, qui construit les batteries des téléphones et tablettes de la marque à la pomme. Des composants qui réclament de manipuler des produits chimiques extrêmement dangereux, qui peuvent mener à une hécatombe lorsque les travailleurs sont mal formés, que des équipements de protection manquent et que les conditions de travail sont trop précaires. Et les salariés de Pegatron triment 12 heures par jour sur les chaînes de montage, pour répondre aux exigences d’Apple. L’usine ne s’arrête pas, les ouvriers œuvrent de jour comme de nuit et n’ont le droit de changer de poste que tous les trois mois. Parmi les victimes, un enfant de quinze ans, Shi Zhaokun, engagé en toute illégalité pour travailler sur l’iPhone 5C. (…) Lire la suite »

France : à quand L’Egalité guidant le peuple ?

Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF)

À lire les quelques articles qui paraissent sur ce sujet, la France serait peu inégalitaire au vu de la plupart des autres pays riches. D’après les rédacteurs de ces articles, « son système de redistribution maintient la plus grande masse des individus dans une fenêtre relativement réduite de niveaux de vie, allant de 875 à 3 125 euros par mois pour 80 % des personnes ».

Pour autant, les riches sont toujours plus riches et les pauvres sont toujours de plus en plus pauvres. [1] En 2010 le niveau de vie moyen annuel des 10 % des plus riches était sept fois supérieur à celui des 10 % des plus pauvres et avec l’approfondissement de la crise et des plans sociaux cet écart a considérablement progressé. En ce qui concerne les plus hauts revenus ils ont progressé beaucoup plus vite que ceux de la plupart des salariés. Entre 2 000 et 2010, les plus pauvres ont gagné 33 euros par mois, les plus riches 746 euros, soit une hausse de 5,3 % d’un côté et de 19 % de l’autre. Depuis 2008, la situation n’a fait que de se dégrader : le niveau de vie des plus démunis diminue et entre 2008 et 2010, ils ont perdu 22 euros par mois alors que les plus riches en ont gagné 128. Depuis 2010, la tendance s’est poursuivie pour passer d’une situation de hausse des inégalités tirées par les plus riches à une croissance des écarts liée aussi à un décrochage par le bas. (…) Lire la suite »

Bangladesh : la griffe des marques sur les usines de la mort

Lina SANKARI

Les manifestations se succèdent après l’effondrement d’un immeuble abritant plusieurs ateliers de textile qui a causé la mort de 381 personnes et en a blessé des milliers d’autres. Quelque 15 000 ouvriers défilaient hier à nouveau à Dacca.

Des centaines de portraits de disparus étaient de nouveau brandis, hier, dans les rues de la périphérie de Dacca. Des centaines de portraits comme autant d’interpellations. Ce n’est pourtant pas faute de savoir qui porte une responsabilité dans le drame survenu mercredi dernier, avec l’effondrement de l’immeuble illégal Rana Plaza dans la capitale bangladaise qui aurait causé la mort d’au moins 381 ouvriers (sur 3 000) et fait des milliers de blessés graves, des femmes dans leur immense majorité. Soit la pire catastrophe humaine et industrielle de la jeune histoire du Bangladesh. En quittant leurs chaînes de travail, hier, les 15 000 ouvriers réclamaient la peine de mort pour les propriétaires de l’immeuble abritant les entreprises de confection sous-traitantes de grandes marques occidentales, à l’instar de l’espagnole Mango et de la britannique Primark, seules enseignes à avoir confirmé les commandes passées aux ateliers du Rana Plaza. « Ils ont bloqué des routes en chantant (…) Lire la suite »