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Thème : Bresil

Brésil : Lula s’adresse au Peuple

Christian RODRIGUEZ
Alors qu’on lui propose une résidence surveillée à la place de la prison, Lula a déclaré : « Au Peuple Brésilien, Je n'échangerai pas ma dignité pour ma Liberté. Tout ce que les procureurs de Lava Jato devraient faire réellement est de présenter des excuses au peuple brésilien, aux millions de chômeurs et à ma famille, pour tout le mal qu'ils ont fait à la démocratie, à la Justice et au pays. Je veux qu'il écrivent que je n'accepte pas de marchander, ni mes droits ni ma liberté. J'ai déjà démontré que les accusations qu'ils ont faites contre moi sont fausses. Ce sont eux et pas moi qui sont pris au piège des mensonges qu'ils ont raconté au Brésil et au Monde. Compte tenu des arbitraires commis par les procureurs et Sergio Moro, il appartient maintenant à la Cour Suprême de corriger le méfait, afin qu'il y ait une justice indépendante et impartiale, comme cela est dû à chaque citoyen. J'ai pleinement conscience des décisions que j'ai prises dans ce processus et je ne (…) Lire la suite »

Bacurau ou la révolte du peuple

Rosa LLORENS
Les films récompensés ces dernières années à Cannes laissent souvent peu de souvenirs, difficile surtout de se rappeler de quoi ils parlent. On devrait donc accueillir avec enthousiasme un film présentant un enjeu clair et actuel (non, pas le climat, ou indirectement) comme Bacurau, de Kleber Mendonça Filho. Mais les critiques négatives ont l'avantage de mettre l'accent justement sur les points forts du film, son ancrage historique et culturel brésilien, et la réalité politique et économique actuelle, qui définit une nouvelle féodalité. Critikat s'obstine à mettre le film sous le patronage d'un John Carpenter, auteur de films d'horreur et de science-fiction, ce qui lui permet de décréter que Bacurau est « un sous-Carpenter » ; mais ce n'était pas le propos de Mendonça, et sa filiation est tout sauf étasunienne. Le film renvoie clairement à deux autres traditions cinématographiques. La première, c'est Les sept Samouraïs de Kurosawa (1954) : une communauté paysanne menacée par (…) Lire la suite »

Le prisonnier du Sud Global

Rafael POCH de FELIU

Pourquoi et comment Lula est devenu le prisonnier politique le plus important du monde. Julian Assange est le plus important dissident occidental en prison. Eduard Snowden, le principal exilé. Luiz Inácio Lula da Silva est le prisonnier du Sud Global par excellence. Noam Chomsky a qualifié Lula de « prisonnier politique le plus important du monde » et de « figure extraordinaire du XXIe siècle » et a comparé son emprisonnement à celui du fondateur du Parti communiste italien, Antonio Gramsci (1891-1937), pourquoi ces titres ?

Sous Lula, le Brésil est passé de l’inexistence dans la sphère internationale à être certainement le pays le plus respecté au monde. Lula a rendu digne la majorité sociale de son pays qui ne comptait pour rien. En 2010, le Programme alimentaire mondial de l’ONU lui a décerné le titre de « Champion du monde dans la lutte contre la faim ». Après huit ans au pouvoir, il a sorti des millions de Brésiliens de la pauvreté et a quitté son poste avec un niveau d’approbation sans précédent. Lula a été capital dans l’intégration indépendante prometteuse de l’Amérique latine, qui a impliqué Chávez, Morales, les Kirchner et d’autres, et parmi eux il était le plus respecté et pas seulement pour le poids spécifique de son énorme pays. Avec Lula le BRIC’s (Brésil, Russie, Inde, Chine et autres) est né comme un concept dans lequel le Brésil a mis la première lettre. Eh bien, ce personnage est en prison depuis un an et demi, après avoir été condamné à douze ans et onze mois de prison dans une (…) Lire la suite »

La réponse du président cubain aux mensonges de Donald Trump et du « mini-Trump » Bolsonaro

Raúl Antonio CAPOTE, Yisell Rodríguez MILAN

Le président cubain Miguel Diaz-Canel Bermudez, a qualifié l’actuel hôte de la Maison-Blanche Donald Trump et le « mini-Trump » brésilien Bolsonaro de « deux menteurs pathologiques de plus en plus isolés », après avoir entendu leurs discours ce mardi à la 74e session de l'Assemblée générale des Nations-Unies.

Sous l'étiquette #SomosCuba, utilisée comme appel et un symbole de l'unité nationale autour du projet révolutionnaire, le président a publié une série de messages dans lesquels il a appelé Trump « L'Empereur des États-Unis » avant de décrire les références dans son discours à Cuba et au Venezuela comme « mensongères, calomnieuses, des accusations diffamatoires et inadmissibles ». « Son échec face à Cuba et au Venezuela suscite son arrogance impériale et il tente de justifier sa défaite par de faux arguments. #Cuba donnera la réponse digne et énergique qu'il mérite », a souligné le président en reprenant les propos du ministre cubain des Relations extérieures à cette tribune internationale. « Cuba rejette énergiquement les calomnies de Bolsonaro au sujet de notre coopération médicale internationale », a-t-il écrit dans un autre Tweet où, en outre, il reprend le message publié sur son compte Twitter depuis New York par le ministre des Relations extérieures Bruno Rodriguez (…) Lire la suite »

Bolsonaro et la bataille pour l’avenir du Brésil : un entretien avec Elias Jabbour

Fiona EDWARDS
L'élection de l'homme politique d'extrême droite Jair Bolsonaro à l'élection présidentielle brésilienne de l'an dernier a provoqué une onde de choc en Amérique latine et dans le monde entier. Quel a été l'impact des huit premiers mois du mandat de Bolsonaro ? J'ai interviewé Elias Jabbour, professeur à l'Université d'Etat de Rio de Janeiro et membre du Comité central du Parti communiste du Brésil (PCdoB) pour connaître son point de vue sur les grandes luttes qui ont lieu actuellement au Brésil. Quel a été l'impact des huit premiers mois du mandat de Bolsonaro sur le Brésil et sur la vie des Brésiliens ? Jabbour : L'impact a été très important. Jusqu'à présent, Bolsonaro n'a pas de programme pour réduire les taux de chômage élevés au Brésil. Les mouvements sociaux, les syndicats et la pensée critique sont soumis à d'énormes pressions. L'économie est en récession technique depuis le dernier trimestre. La violence policière est de plus en plus fréquente. Le Brésil est (…) Lire la suite »

Les vraies raisons de l’absence de Mélenchon aux Amfis d’été à Toulouse

Maxime VIVAS

Un qui est dépité, c’est moi ! Jean-Luc Mélenchon sera à Curitaba (Brésil) dimanche alors qu’il était annoncé à Toulouse (Macronie), sur mes terres.

Je l’attendais avec, dans une main, un exemplaire de « La rue était noire de jaune », le livre qu’il a préfacé(1), dans l’autre un pot de confiture de mes pruniers, dans l’autre une photo de lui au restaurant le Bateau Lavoir à Toulouse en 2017, dans l’autre une petite boîte rigolote qui fait « Venezuelââââ » puis « Mexi-i-icôôôô » et Brâââzîîîîl » quand on la renverse, dans l’autre, hé, ho ! je n’ai que deux mains (environ). Je devine les journalistes encore plus dépités que moi. Dame ! Ils avaient déjà la trame de leurs articles : « L’air fatigué, mal remis des élections européennes, reprise en main de LFI, bien décidé à montrer que le patron c’est lui, leader maximo(2), discours offensif, il s’en prend à, il fustige, il éructe, il verrouille… ». Tout ça est à poubelliser pour préparer un truc rapide sur Quattennens qu’on n’ose pas encore appeler Poil de Carotte ou Le Rouillé (mais ça viendra : ces gens-là, ça ose tout, comme disait Michel Audiard). Bon, il ne sera pas là, (…) Lire la suite »
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Point par point, les irrégularités commises par le juge Moro et le procureur Dallagnol dans le procès contre l’ex-président Lula. (Brasil247)

Rede Brasil Atual
L'échange de messages entre l'ancien juge et actuel ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Sergio Moro, le procureur Deltan Dallagnol, responsable de la Lava Jato, et d'autres membres de l'opération, ont confirmé les soupà§ons et les critiques selon lesquels l'ancien juge avait également agi comme enquêteur, bien qu'il fut juge dans ces affaires. Les conversations révélées par le site internet The Intercept Brazil figurent mettent en évidence la combinaison d'actions, des réclamations concernant le retard dans la réalisation de nouvelles opérations, des conseils et des astuces sur la faà§on dont l'équipe spéciale de la Lava Jato devait procéder. The Intercept a révélé que même le procureur avait des doutes sur les accusations de corruption à la Petrobras quelques heures avant la dénonciation de l'affaire du triplex de Guarujà¡. Et que le Ministère Public Fédéral a agi pour empêcher l'interview de l'ancien président Luiz Inà¡cio Lula da Silva avant les élections, de (…) Lire la suite »
Où les médias découvrent ce que nous disions il y a un an

Lula a bien été victime d’un complot politico-judiciaire

legrandsoir

On va y revenir dans les heures et/ou les jours qui viennent.
Mais d’ores et déjà, alors que les médias installés, payants et subventionnés découvrent tout juste (juin 2019) que l’ex-président brésilien Lula a été victime d’un complot, il est bon (et agréable) de rappeler que Le Grand Soir disait exactement ça, il y a un an ou plus, dans des articles documentés qu’on peut relire aujourd’hui sans rougir.
Voici quelques liens choisis.
LGS

Janvier 2018 https://www.legrandsoir.info/manifeste-une-election-sans-lula-serait-frauduleuse.html https://www.legrandsoir.info/traduction-integrale-du-discours-prononce-par-lula-le-07-avril-2018-avant-de-se-rendre-a-la-police.html Avril 2018 : https://www.legrandsoir.info/bresil-hors-jeu-de-lula-hors-jeu-democratique.html Avril 2018 https://www.legrandsoir.info/lula-et-le-crime-de-la-gauche.html Avril 2018 (ici est détaillée la personnalité du juge Sergio Moro) https://www.legrandsoir.info/bresil-urgent-la-democratie-assassinee.html Avril 2018 https://www.legrandsoir.info/declaration-de-lula-samedi-7-avril-2018-a-l-occasion-de-la-messe-celebree-en-hommage-a-sa-defunte-epouse-granma.html Lire la suite »

Michel Temer : du coup d’État institutionnel à la prison

Jérôme DUVAL

L’ex-président Michel Temer, arrivé au pouvoir au terme d’un coup d’État institutionnel, a été arrêté jeudi 21 mars et placé en détention préventive pour corruption. Il n’y séjournera que quatre jours malgré de graves accusations. Cette arrestation, bienvenue pour le gouvernement Bolsonaro en chute libre dans les sondages, est l’occasion de revenir sur la présidence du chef de l’État le plus impopulaire de l’histoire du Brésil.

Moins de trois mois après avoir quitté le pouvoir, l’ex-président Michel Temer a été arrêté jeudi 21 mars à son domicile à Sao Paulo sur ordre du juge Marcelo Bretas, de même que son collaborateur et ancien ministre des mines et de l’énergie, Moreira Franco. Escortés par des agents de la police fédérale jusqu’à l’aéroport, il a été transféré à Rio de Janeiro et placé en détention préventive. Après avoir siégé durant des décennies à la Chambre des députés, Michel Temer est arrivé au pouvoir en août 2016 suite à la destitution brutale de la présidente Dilma Rousseff. Il fait toujours l’objet d’une dizaine d’enquêtes pour corruption et est soupçonné d’être « le chef d’une organisation criminelle » qui aurait détourné jusqu’à 1,8 milliard de réais (environ 415 millions d’euros), dans le cadre du plus grand scandale de corruption de l’histoire du Brésil, le « Lava Jato » (« Lavage express »). Michel Temer a notamment été arrêté pour avoir perçu un pot-de-vin d’un million de reais en (…) Lire la suite »

Le texte de la demande d’asile de Battisti en Bolivie

Tlaxcala

Voici le texte (traduit et suivi de l’original en espagnol) de la demande d’asile déposée le 21 décembre dernier par Cesare Battisti peu après son arrivée en Bolivie, dont le ministre de l’Intérieur Romero a affirmé, après son expulsion vers l’Italie le 13 janvier, qu’elle avait été rejetée le 26 décembre et qu’en conséquence il avait été remis à la police italienne. Nous nous permettons d’émettre des doutes sur la réalité de ce rejet en bonne et due forme, le ministre n’en ayant pas fourni des preuves. À ce jour, l’opération s’apparente à un kidnapping dans le style des « extraordinary renditions » commises par la CIA à travers le monde après le 11 septembre, et à l’enlèvement d’Illich Ramirez Sanchez, dit Carlos, par les services de Charles Pasqua au Soudan, en 1994. Nous avons conservé le style de l’original en espagnol, corrigeant simplement les fautes de frappe.
Tlaxcala

Messieurs du Secrétariat Technique de la COMMISSION NATIONALE DES RÉFUGIÉS Objet : DEMANDE DE RECONNAISSANCE DE LA CONDITION DE RÉFUGIÉ Messieurs, Mon nom est Cesare Battisti, né le 18 décembre 1954 à Cisterna Di Latina, Italie, au sein d’une famille communiste (mon grand-père fut l’un des fondateurs du Parti Communiste Italien). A la fin de mes études secondaires j’ai pris conscience de ce que le Parti Communiste Italien était partie prenante dans le partage de pouvoir et la corruption généralisée dans l’État italien, à cette époque. Début 1970, quand le parti expulse les intellectuels gauchistes, je rejoins d’abord une organisation de gauche appelée Lotta Continua. Durant cette période, j’ai été arrêté au cours d’actions dites « d’expropriation prolétarienne », pour financer l’organisation et la publication du journal Lotta Continua, avec un tirage quotidien de 50 000 exemplaires jusqu’en 1975. Entre temps l’ancienne organisation Potere Operaio (Pouvoir Ouvrier, intimement (…) Lire la suite »