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Les dangers du réchauffement dû au méthane sont sidérants

Le monstre méthane rugit

Jamail DAHR

Durant une récente randonné au Washington State’s Olympic Park, je me suis émerveillé de la délicate géométrie des feuilles de fougère recouvertes de givre. Les structures cristallines blanches semblaient pousser des feuilles vertes, les recouvrant dans un écrin gelé de beauté temporaire.

Progressant plus haut dans les montagnes, je m’arrêtait pour manger et boire un café chaud tout en regardant par dessus une vallée le paysage montagneux enneigé, estimant une chute gelée pour une possible ascension dans le futur. C’est alors que je commençai à me demander durant combien d’hivers supplémentaire elle continuerait de se former.

La disparité de la beauté devant moi ne trouvait pas de réconciliation avec me pensées troublés sur la planète.. J’avais collecté des données et conduit des interview pour des articles sur les rejets de méthane dans l’Arctique durant des semaines, et la réflexions sur ces informations durant les vacances m’avais mené à la dépression. Aller à la montagne m’avait aidé, mais aussi provoqué de grosses inquiétudes pour notre futur collectif.

Considérer la possibilité que les humains ont altéré l’atmosphère de la Terre si drastiquement au point de mettre nos propres vies en danger semble, au moins émotionnellement, insondable. Etant donné la taille de la planète on pourrait penser, logiquement, que ce n’est même pas possible. Mais les majestueux pics enneigés près desquels je vis pourraient ne plus avoir de glaciers (et même de neige) durant ma vie d’après certains des scientifiques que j’ai interviewés.

Paul Beckwith, un climatologue et météorologue professeur à l’Université d’Ottawa, Canada, est un ingénieur et physicien qui effectue des recherches sur les changements brusque du climat à la foi pour le présent et sur les archives paléoclimatologiques du passé ancien.

"Mon point de vue est que notre climat est dans la première étape d’un changement soudain qui, non maitrisé, va mener à une augmentation de la température de 5 à 6° Celsius en une décennie ou deux", m’a dit Beckwith. "Evidement un tel changement du système climatique va avoir des effets sans précédent sur la santé et le bien être de chaque plante et animal de notre planète".

Une Planète vraiment différente

De vaste quantités de méthane sont gelées dans l’Arctique. Ce n’est pas une information récent que la banquise arctique est en train de fondre rapidement et qu’elle va vraisemblablement disparaître pour de courte période durant l’été à partir de l’année prochaine. Perde cette glace signifie le rejet dans l’atmosphère de plus grande quantité de méthane précédemment stocké.

De plus, gisant dans les fonds marin des marges continentales arctiques et dans le permafrost arctique il y a des hydrates de méthanes, souvent décrit comme du gaz entouré de glace. En mars 2010, un rapport dans la revue Science indiquait que cette quantité équivalait entre 1000 et 10 000 gigatonnes de dioxyde de carbone.

Par comparison les humains ont rejeté approximativement 1475 gigatonnes de dioxyde de carbone depuis l’année 1850.

Beckwith avertit que perdre la banquise arctique va créer une situation qui "représentera une planète très différente, avec une température moyenne bien plus élevée où la neige et la glace dans l’hémisphère nord deviendra très rare voire même disparaitra durant toute l’année".

En des termes plus simples, ce qu’un monde sans glaces arctiques signifie quand il commencera à réchauffer la planète : Moins d’effet d’albédo sur les eaux arctiques signifie que plus de radiations solaires vont être absorbées au lieu d’âtre reflétées (l’albédo de la glace est de 60%, celui de la neige de 90%). Cela va chauffer ces eaux et ensuite la planète entière. Cet effet a le potentiel de changer le climat mondial, modifiant les vents et peut-être même la position du courant-jet. Les courant-jets polaires sont des rivières de vents rapide positionnés dans la haute atmosphère qui poussent les masses d’airs froide et chaude autour de la planète, ce qui joue un rôle crucial pour déterminé le climat de notre planète.

"Ce qui arrive dans l’Arctique ne reste pas dans l’Arctique" explique Beckwith. "Le réchauffement rapide de l’Arctique par rapport au reste de la planète (5 à 8 fois la moyenne mondiale) fait diminuer le gradient de température entre l’Arctique et l’équateur.

Cette diminution de gradient est en train de perturber le courant-jet, menant a une réchauffement accéléré de l’Arctique, formant une boucle de rétroaction incontrôlée qui cause alors le rejet de plus de méthane dans l’Arctique.

Sur terre, cela a déjà commencé. Dans la péninsule de Yamal en Sibérie, de mystérieux trous dans le sol ont attiré l’attention international avant qu’ils ne deviennent plus si mystérieux quand des chercheurs russe ont détecté des quantités significative de méthane à l’intérieur. Maintenant la même zone fait le nouveau l’actualité car des chercheurs ont détecté une augmentation des émissions de méthane venant de la décongélation du permafrost.

"Plus les concentrations de méthane dans l’Arctique causé par le réchauffement accéléré à la foi dans l’atmosphère et l’océan augmenteront, plus le courant-jet sera perturbé" dit Beckwith. "La physique démontre que cela va continuer à augmenter la fréquence, l’intensité et la durée des épisodes climatiques extrêmes tels que des pluies torrentielles menant à des inondations étendues dans certaines régions et des sècheresses dans d’autres. Il n’est pas besoin d’ajouter que cela cause d’énormes pertes économiques et constitue une grave menace pour notre sécurité alimentaire globale. C’est pourquoi on peut considérer que l’Arctique est le Talon d’Achile de notre système climatique".

Des chercheurs de l’US Navy ont prédit une période libre de glace dans l’Océan Arctique durant l’été 2016. (NDT : avant les prévision était entre 2050 et 2100). Le scientifique britannique John Nissen, président du Artice methane Emergency Group, indique que si la mer libre de glace passe le "point de non retour" et que "l’effet rétroactif de méthane" se fait sentir nous serons dans un "été d’urgence planétaire immédiat".

Pourquoi devrions nous être si concerné par le méthane alors que les discutions sur la perturbation du climat semblent se concentrer sur les niveaux de dioxyde de carbone ?

Pour l’atmosphère le méthane est une gaz à effet de serre qui sur une courte période de temps est plus destructeur de que le dioxyde de carbone. Quand il commence à chauffer la planète le méthane est 23 fois puissant que le dioxyde de carbone, par molécule, sur une échelle de temps de 100 ans, et 105 fois plus puissant sur une échelle de temps de 20 ans (NDT : la différence s’explique car le méthane ne reste que 12 ans l’atmosphère contre 100 ans pour le dioxyde de carbone) et le permafrost arctique (terrestre et maritime) est rempli de cette substance.

Selon une étude publié dans Nature Geoscience, deux fois plus de méthane que ce que l’on pensait précédemment a été relâché du Plateau continental est sibérien, une zone de 2 millions de kilomètres carrés près des côtes de Sibérie. Cette récente étude montre qu’au moins 17 millions de tonnes de méthane sont relâchés dans l’atmosphère chaque année alors qu’une étude de 2010 avait trouvé seulement 7 millions de tonnes annuelle dans l’atmosphère.

Pour avoir une meilleure compréhension des implication du réchauffement Arctique j’ai interviewé certains des scientifiques conduisant les études les plus avancés sur le méthane arctique.

Le Dr Leonid Yurganov est maitre de recherche scientifique au département de physique à l’Université du Maryland et ses recherches actuelles sont en connexion avec des capteurs de la composition atmosphérique et des niveaux de méthane de l’Arctique. Il est coauteur d’une étude à paraître qui montre comment le récent réchauffement arctique a stimulé les réflexions sur les rejets de méthane du fond marin et déclenché une nouvelle boucle de rétroaction positive. En utilisant des détecteurs son équipe a détecté un accroissement à long terme du méthane sur de vastes étendues de l’Arctique.

Yurganov avertit des conséquences d’un réchauffement rapide de l’Arctique.

"La différence de température entre les pôle et l’équateur pousse nos courant d’air de l’ouest vers l’est" déclare il." Si la différence diminue le transport d’ouest en est ralentira et les courant nord-sud deviendront plus fort. Cela résultera dans de fréquent changement de la météo aux latitudes moyennes".

Bien que Yurganov n’avait pas parlé "d’une rapide et immédiate libération de méthane depuis les hydrates de méthanes" a ce moment il alerta sur ce qui allait arriver quand cela se déclencherait.

"Une augmentation du méthane influencera la température de l’air près de la surface" dit il. Cela accélèrera le réchauffement de l’Arctique et changera le climat partout dans le monde".

Yurganov n’anticipe pas un effondrement global immédiat durant une décennie. De son point de vue la banquise arctique estivale continuera à diminue de façon régulière mais la fréquence des évènements climatiques extrêmes et l’augmentation du niveau de la mer continuera d’accélérer. "les gens devront s’adapter au changement climatique et à se préparer à un déclin dans leur niveau de vie cause par celui-ci" avertit-il.

Yurganov voit une réduction de la population au moyen d’un enfant unique par couple comme une des solutions à notre situation délicate.

"La dépopulation, cela résoudra tout les problèmes", dit il. "La Terre avec une plus petite population globale, deux fois moins, émettra moins de dioxyde de carbone".

Un autre scientifique qui a étudié les rejets de méthane dans l’Arctique à par contre des nouvelles beaucoup plus inquiétantes.

Le spectre imminent d’un soudain rejet de méthane.

Natalia Shakhova est professeur à l’Université d’Alaska de Fairbank - International Arctic Research Center, où elle étudie le Plateau continental sibérien arctique oriental (ESAS). Shakhova pense que nous devrions être concerné par ses résultats sur l’ESAS car cette zone diffère significativement pour les émissions de méthane des autres régions du monde.

L’ESAS est le plus grand plateau continental du monde, s’entendant sur plus de 2 millions de kilomètres carrés, soit 8% des plateaux continentaux. Shakhova pense qu’il renferme 10 à 15% des réserves mondiales d’hydrates de méthane.

"Ces émissions ont tendance à ne pas être graduelles (c’est à dire qu’elles sont soudaine et massives) pour plusieurs raisons" déclare-t-elle.

Cela signifie que les émissions de méthane depuis les hydrates de méthanes peuvent "changer de magnitude en quelques minutes" et cela ne sera pas "calme, graduel et contrôlé". Nous pouvons nous attendre a des rejets irréguliers de méthane qui seront difficile a mesurer.

Elle explique que la transition d’état physique du méthane depuis le permafrost (terrestre ou l’ESAS), "n’est pas graduel. Quand il change d’état physique c’est relativement court. La différence entre les deux états est comme la différence entre une vanne ouverte et une vanne fermé. Ce type de rejet est comme l’ouverture d’un gazoduc sous pression".

Ces rejet immédiat de méthane sur l’ESAS peuvent être déclenché à tout moment par un évènement sismique ou tectoniques, l’affaissement de sédiment causé par la fonte des hydrates de méthanes ou par exemple le glissement de sédiment causé par la fonte du permafrost. L’ESAS est particulièrement enclin à ces évènements car il est trois fois moins profond que la moyenne des plateaux continentaux mondiaux".

"Cela signifie que la probabilité que le méthane dissout dans l’eau s’échappe dans l’atmosphère est 3 à 10 fois plus élevé que n’importe ou ailleurs" dit Shakhova. Dans l’ESAS le méthane st principalement transporté sous forme de bulle. Les bulles de méthane remontent à la surface à la vitesse de 10 à 40 cm/s, cela signifie qu’il lui faut seulement quelques minute pour atteindre la surface et s’échapper dans l’atmosphère".

En incluant tout ces facteurs Shakhova estime que le réservoir de méthane de l’ESAS est supérieur à 180 gigatonnes, elles ajoute que "ce rôle va s’accroitre avec le temps".

Une étude publiée dans la revue Nature en Juillet 2013 confirme ce dont nous a avertit Shakhova : qu’une éruption soudaine de 50 gigatonnes depuis les hydrates de méthane de l’est sibérien est "hautement probable à tout moment". Cela serait l’équivalent d’au moins 1000 gigatonnes de dioxyde de carbone. (Rappelons que les humains ont rejeté 1475 gigatones de dioxyde de carbone depuis 1850).

Même le relativement prudent GIEC a lancé un avertissement sur un tel scénario : "La possibilité d’un changement climatique soudain, avec des conséquences potentiellement catastrophiques, ne peut être écarté. Une boucle de rétroaction positive provoqué par le réchauffement peut causer l’émission de dioxyde de carbone ou de méthane depuis la biosphère terrestre ou des océans".

Durant les deux dernier siècles, la quantité de méthane dans l’atmosphère a augmenté de 0,7 parties par million à 1,7 parties par million. L’introduction de telles quantités de méthane dans l’atmosphère peut, craignent certains scientifiques, augmenter inévitablement la température globale de 4 à 6° Celsius.

Certains scientifiques que j’ai interrogés avertissent de conséquences encore pire.

Implications globales

Ira Leifer, scientifique de l’Université de Santa Barbara, Californie, et auteur de plusieurs études sur le méthane arctique déclare que les scientifiques ont appris que les émissions de méthane de l’Arctique sont déjà plus élevée que ce que l’on pensait et dit : " le réchauffement de l’Arctique est clair".

Les dangers du réchauffement dû au méthane sont sidérants selon Leifer.

"La quantité de méthane stocké dans le permafrost est énorme, même si une petite fraction est relâché dans l’atmosphère sur une duré de quelques décennies il mènera à une augmentation dramatique à l’échelle mondiale" avertit elle. De plus il peut mener à une rétroaction positive où les océan relâcheront plus de méthane ce qui réchauffera l’Arctique encore plus menant à plus de rejet de méthane. Pire ce réchauffement se répandra lentement aux basses latitudes, ce qui contribuera a augmenter le réchauffement arctique.

Tout comme Beckwith, Yurganov et Shakhova l’ont noté Leifer avertit qu’un réchauffement de l’Arctique à des implications mondiales.

Le climat de la Terre est contrôlé par trois cellules : tropicale, tempérée et polaire. Une diminution de la différence de température entre les pôles et l’équateur entraine une expansion de la cellule tropicale qui entrainera la désertification de certaines zones et plus d’inondations dans d’autres. Pendant ce temps la météo polaire s’étend comme on a pu le voir aux Etats-Unis durant les derniers hivers.
Bien que les humains puissent s’adapter a ces nouvelles fluctuations du climat, l’agriculture et les écosystème ne le peuvent pas.

Comme Shakhova, Leifer a exprimer ses inquiétude au sujet de l’ESAS.

"Le potentiel est là pour que les émission de méthane augmentent avec le réchauffement des océans". Il confirme aussi les récentes études sur les émissions de méthane dans l’Arctique, y compris la découverte de gaz à des centaines de kilomètres des côtes. Cela signifie que le méthane ne peut venir de sources terrestres ; Leifer en a conclu que cela confirme une origine marine.

Cela signifie que le fond de l’océan a déjà commencé à rejeter du méthane très loin des côtes. Beckwith note que les rejets croissant de méthane dans l’Arctique et le massif impact qu’il aura sur le système climatique planétaire signifie : "une perturbation continuelle de la météo et du climat".

"L’accélération de ces processus va vraisemblablement mener à un changement brutal changement climatique partant d’un Océan arctique froid, couvert de neige et de glace à une Océan arctique libre de glace. L’état final sera de 5 à 6° Celsius plus chaud et ce changement peut arrivé en une ou deux décennies, comme l’indique les archives géologiques".

L’arrivée de l’océan Arctique libre de glace n’est qu’une question de temps et sera probablement avant 2020, considérant le déclin exponentiel de la banquise estivale qui a été déterminé par le Pan-Arctic Ice Ocean Modeling and Assimilation System, corroboré par les mesures du Cryosat et modélisé par le Naval Graduate School Regional Climate Models.

Beckwith pense que le premier océan libre de glace durera seulement quelques semaines voir un mois la première fois puis s’étendra à durant mois quelques années plus tard.

En attendant le GIEC n’a pas encore traité les émissions de méthanes arctique comme une boucle de rétroaction incontrôlée, pas plus que les médias mainstream.

"Alors l’augmentation du réchauffement arctique à cause de l’effondrement de l’albédo produira tout au long de l’année un océan Arctique libre de glaces d’ici à une à deux décennies complétant le passage vers un climat bien plus chaud". dit il.

Ensuite Beckwith, comme Shakhova, avertit d’une émission de 50 gigatonne de méthane soudaine et craint que ce ne soit seulement une question de temps avant que cela n’arrive.

J’ai demandé à Leifer si il croit que nous avons déjà déclenché une augmentation rapide des température globale pouvant mener au type de changement brutal de climat dont Beckwith parle.

Récemment, il a été annoncé que 2014 est l’année la plus chaude jamais mesurée" répond il. "Une grosse partie de la chaleur absorbé par le système climatique durant la dernière décennie a été absorbée par les océans et quand elle reviendra dans l’atmosphère nous verrons une augmentation très rapide des températures moyennes".

Une autre "Grande Extinction" ?

L’extinction de masse du Permien qui date de 250 millions d’années est aussi relié au méthane, en fait ce gaz est semble il ce qui a causé l’extinction d’approximativement 95% des espèces de la planète. (NDT : en image cela donne ça).

Aussi connue comme la "Grande Extinction" elle fut déclenché par une arrivé massive de lave dans une zone de Sibérie qui mena à une augmentation des températures globales de 6° Celsius. Ce qui déclencha la fonte du méthane gelé au fond des mers le relâchant dans l’atmosphère il augmenta encore plus les températures. Cela se produisit sur une période de 80 000 ans. (NDT : on a aussi connaissance d’un événement de rejet massif de méthane il y 55 millions d’années ayant entrainé une augmentation de la température de 5° Celsius, une récente étude montre qu’elle se sera produite en seulement 13 ans !)

(NDT 2 : on peut aussi mentionner la chute du taux d’oxygène de 30% à 10%, à comparer avec les 21% actuels).

Nous sommes déjà dans ce que les scientifiques considèrent comme la sixième extinction massive dans l’histoire planétaire, avec entre 150 et 200 espèces s’éteignant quotidiennement, un taux 1000 fois plus élevé que le taux naturel d’extinction. Cet événement est déjà comparable, voir même excède, l’intensité et la vitesse de l’extinction de masse du Permien. La différence c’est que la notre est causé par l’homme. (Et elle ne prendra probablement pas 80 000 ans, elle depuis quelques siècles et elle gagne de la vitesse de manière non linéaire).

Il est possible que par dessus les vastes quantités de dioxyde de carbone issu des énergie fossiles qui continuent d’entrer dans l’atmosphère en quantité record chaque année, une augmentation des rejets de méthane peut être le signal du commencement d’une sorte de processus menant à Une Grande Extinction.

Certains scientifique craignent que la situation soit déjà si sérieuse et que la rétroaction soit telle que nous soyons déjà en train de causer notre propre extinction. Pire encore certains sont convaincu que cela peut arriver bien plus rapidement qu’on ne le pense généralement, au cours des prochaines décennies, ou comme le pense Beckwith encore plus tôt que cela.

De retour dans l’Olympic National Park, quand je revenais de ma randonnée, j’ai rencontré une petite harde de wapiti. Je les ais regardé et ils m’ont regardés avant de retraité lentement dans la forêt. En continuant mon chemin je me suis demandé comment il s’adaptaient a ce qu’il arrive à la planète. Leur habitat change dramatiquement, comme leurs sources d’eau et de nourriture. Approchant de mon point de départ, je m’émerveillais devant des arbres couverts de mousse et me demandais comment le magnifique paysage naturel de l’Olympic National Park réagira si le climat est brutalement modifié. Les Montagnes Olympiques abritent la troisième plus grande concentration de glacier des 48 états et les perdent rapidement. Et avec au moins quatre espèce déjà en danger vivant dans le parc l’impact est déjà visible et il est assuré d’empirer.

J’en vient a me demander comment l’humanité va répondre, mais je me dis que le fait que la boucle de rétroaction du méthane arctique est déjà bien en route, seulement une réponse internationale d’urgence pour cesser immédiatement toutes les émissions de dioxyde de carbone peut seulement légèrement atténuer la crise, et encore la plupart des action des gouvernement mondiaux sont risibles.

Naturellement pour terminer je dois me demander : Qu’est-ce que je fais ?

Comment vas tu ?

NDT : Parmi les effets du réchauffement climatique l’auteur de ne mentionne pas qu’avec une telle hausse des températures cela entraine l’augmentation du niveau de la mer avec fonte totale des glaces (voir la carte).

Peut on encore faire quelque chose ? On peut au moins essayer c’est toujours mieux que de ne rien faire. Quand tout semblait perdu au début des années 1990 les cubains ne se sont pas rendu et ils ont survécu. Les kurdes de Kobané étaient encerclés, pire qu’à Stalingrad car pas d’immense Union Soviétique pour les ravitailler à l’arrière, jute un gouvernement turc hostile et pourtant ils ont gagné. Il faut bien sur sortir des énergies carbonées le plus vite possible pour ne pas encore aggravé la crise. Il faut aussi qu’on impose l’intérêt général au lieu de l’intérêt d’un petit nombre de riches qui pillent tout en laissant le reste dans la misère et la guerre.

 http://www.truth-out.org/news/item/28490-the-methane-monster-roars

COMMENTAIRES  

09/10/2015 21:21 par Lionel

Article alarmiste s’il en est ...
Mais je ne comprends pas vraiment l’objectif.
Mettre en garde l’Humanité pour ce que l’on sait parfaitement depuis plusieurs décennies ?
Le méthane est issu de la fermentation anaérobie des matières organiques.
Le constat qui est fait ne parle que d’événements à venir ( probables mais sur un laps de temps inconnu entre demain ou le prochain siècle ) et fait l’impasse sur notre quotidien.
L’industrie agricole est un émetteur considérable de méthane, les élevages sont réputés ( d’où l’intérêt pour - entre autres - une Ferme des Mille Vaches et les dérogations pour la densification des élevages porcins, le lisier de porc... mmm ! ) mais il y a aussi les sols asphyxiés par des siècles de labours, les sols inondés...
Puis vient la question qui dérange un peu : nos déchets. Combien de stations d’épuration à travers le monde ? De stockages de boues ? Combien de fosses septiques dysfonctionnant ? Combien de sites de décharges non contrôlées et industrielles à ciel ouvert.
Une décharge se trouvant au Sud de Paris, désormais fermée, une des plus grandes de France, renferme sur 20 ha en une montagne de 100 m de haut combien de millions de tonnes de déchets fermentés émettant du méthane à chaque seconde ?
Et la question qui tue ( seulement les Croissansistes... ) ce sont les barrages qui non seulement assurent une régulation de production électrique avec le nucléaire, mais ont tous été bâtis sur des vallées de forêts, parfois immenses - la tristement célèbre Vallée des Trois-Gorges, en Chine ) et dont ces inimaginables quantités de bois et autres végétaux ont été noyés.
Qui n’a jamais observé les bulles qui montent du fond du lac ?
Ça aussi c’est permanent !
Alors oui, il faut avoir peur et se motiver, mais faisons face à maintenant et tout de suite à des questions dont les conséquences sont la fonte de l’arctique et du permafrost !!!
Cet article me semble prendre la question à l’envers, il fait un peu Candide.
PS : a-t-on déjà tenté de quantifier nos émissions de méthane ? Pourquoi ?

10/10/2015 08:23 par macno

« Nous sommes déjà dans ce que les scientifiques considèrent (etc...) »
Non !
Le réchauffement climatique anthropique (d’origine humaine) n’est pas prouvé car il se trouve que depuis une quinzaine d’années il s’est arrêté.
Mais j’arrêterai là car c’est un sujet scientifique très complexe et tous les scientifiques ne sont pas, loin s’en faut, unanimes sur ce sujet.
Le GIEC s’est en grande partie disqualifié, mais cela ne signifie pas pour autant qu’il ne détienne pas une part de vérité.
On n’a pas le droit de faire un article sur un sujet pour le moins hautement scientifique sans présenter thèse et anti-thèse...
L’auteur n’utilise pas le conditionnel mais le futur, impliquant en cela que la "chose" est acquise car démontrée scientifiquement et unanimement adoptée...circulez ! Il n’y a plus rien à débattre !
Article aussi catastrophique qu’un film hollywoodien, donc aussi inutile et même dangereux : "puisque nous ne pouvons rien changer, à quoi bon nous faire du soucis !"
Et quant à la conclusion (du Traducteur je suppose) :
« Il faut aussi qu’on impose l’intérêt général au lieu de l’intérêt d’un petit nombre de riches qui pillent tout en laissant le reste dans la misère et la guerre ».
Ça, pour sûr que c’est ben vrai !
Mais si on n’a qu’une ou deux décennies devant nous, autant dire rien, tout comme l’expose cet article pour rétablir cet équilibre de "l’intérêt général", chose qui n’a jamais existé, ben on est fichtrement mal barré !
Ce n’est pas un article, c’est un tract pseudo scientifique...

10/10/2015 10:12 par legrandsoir

Vos certitudes méritent d’être saluées...

10/10/2015 11:00 par Sinsé

Merci pour votre commentaire " le Grand Soir ", face à ces commentaires pas vraiment utile, si ce n’est que d’affirmer le " sauve qui peut " intellectuel très " in " par les temps qui courent ... Ca rassure ... Ben voyons
.
Pour ceusses n’ayant pas des oeillerres , un p’tit récapitulatif des articles sur le sujet de ces dernières années qui vous feront appréhender celui-ci un peu plus sérieusement ... ( que ces commentaires qui fleurissent des la parution d’un article ( toujours sur le sujet )que ce soit ici et ailleurs ) dénué d’un minimum de logique tendance négationnistes sur le " Changement climatique " )

https://frama.link/AEd2vu5P

10/10/2015 11:13 par Roger

Ce qui est intéressant dans cet article, c’est la mise en lumière d’un certain nombre de boucles rétroactives avérées ou potentielles. Or cela signifie que nous ne sommes pas en face de phénomènes linéaires mais exponentiels.
Le GIEC, dont je ne vois pas ce qui a pu disqualifier l’ensemble des travaux, reste très prudent et n’a fait qu’évoquer la possibilité d’une accélération significative des effets du court-circuitage par les hommes des grands cycles de régulation de l’écosystème planétaire. Cet article à le mérite de mettre en lumière que la "bifurcation" est probablement plus proche qu’on ne le pense.
Ceci dit quand on voit à l’oeuvre la logique de l’économie politique capitaliste, il n’ y a aucune chance d’infléchir à temps les courbes évolutives (qu’elles soient linéaires ou exponentielles !).
Alors mieux vaut se préparer à de grandes adaptations individuelles et collectives, qui de toute façon nous serons imposées par les faits...
(oui...je sais...je me suis levé pessimiste ce matin !)

10/10/2015 11:58 par macno

@ Le Grand Soir
« Vos certitudes méritent d’être saluées... »
Est-ce ironique ?
Hé non, si vous m’avez bien lu, je n’ai pas de certitudes, c’est là le drame. Mais avons nous le droit d’en avoir tant les inter-actions sidérales, oserai-je dire sont énormes notamment avec le soleil, mais pas que...
Par contre cet article en a des tonnes de certitudes.
Durant des millions d’années, la Terre n’a pas eu besoin de la présence de l’homme pour faire ses "caprices" climatiques, elle ne va pas se gêner maintenant que ce gros bout d’amibe est présent sur elle pour les continuer (qui a dit "gros bout d’amibe toi-même ?")...
Mettre en avant le "réchauffement climatique" dans tous les problèmes écologiques, c’est à la limite criminel : les gens se sentent désarmés face un tel problème ou plutôt face aux solutions qui ne sont pas adaptées à leurs "petits bras", et le risque est grand de les voir démissionner, baisser leurs petits bras.
L’énergie carbonée règne en Maître Absolu depuis la maîtrise du feu. Faites la liste de tout ce qu’on dépend d’elle. Elle est pratiquement impossible à faire tant elle est gigantesque, car elle intervient dans tous les instants de "la vie moderne"...
C’est sur les solutions contre les multiples pollutions engendrées par les énergies "fossiles" qu’il faudrait se mobiliser. L’agriculture biologique par exemple. Mais beaucoup ne pourront faire autrement que d’aller chercher leurs produits bio ...en bagnole, quand ce ne sera pas le producteur lui-même qui n’aura eu comme solution pour le travail de sa terre que celle d’un tracteur...
Je trouve assez curieux de parler de ces "1475 gigatonnes de dioxyde de carbone" rejetés depuis l’année 1850 (au 1er janvier ?) par l’Humanité, autrement dit CO2 ou gaz carbonique, qui soit dit en passant, ne participaient en aucune manière à l’effet de serre, et comment diable avoir pu calculer cette entité ? Les incendies de forêts qui n’étaient pas contrôlés sont inclus dans ce chiffre ?
« La dépopulation, cela résoudra tout les problèmes", dit il. "La Terre avec une plus petite population globale, deux fois moins, émettra moins de dioxyde de carbone. »
Il y en a qui pense à "ça" depuis longtemps, avec des solutions radicales pas vraiment scientifiques...
« Récemment, il a été annoncé que 2014 est l’année la plus chaude jamais mesurée »
Rien que cette phrase démolit tout l’article car une année n’a aucune signification à l’échelle du temps/climatique. Cette phrase tend à prouver que son auteur veut...trop prouver, et qu’on est alors loin d’une analyse objective et scientifique.
Je n’ai pas d’éléments suffisants pour juger du fond de cet article, mais dans sa forme je le trouve plus que curieux, et à l’utilité au moins très contestable...

10/10/2015 13:10 par macno

@ Roger
Le GIEC, parlons en.
Instinctivement je n’aime pas son éternel représentant médiatique dont je ne me souviens pas du nom, mais ce n’est pas un argument.
Et puis ce tapage fait autour de cette "histoire" par trop d’ "Officiels" m’a rendu extrêmement méfiant : il pue la manipulation et la diversion. Il y a trop d’autres sujets qui eux sont bien dissimulés par le Système, sous un épais tapis médiatique...De toute façon il est trop tard la durée de vie dans la stratosphère du CO2 étant (de mémoire) de cent ans...
J’aime tout particulièrement Vincent Courtillot, voici ce qu’il pense du GIEC, "les erreurs du GIEC" :
http://www.dailymotion.com/video/xanv0e_rechauffement-climatique-les-erreur_tech
Il est loin d’être le seul : "Pensée unique"
http://www.pensee-unique.fr/paroles.html
François Gervais : climat : « le réchauffement s’est arrêté depuis 15 ans » (ce qu’a admis le GIEC) :
http://www.enviro2b.com/2013/10/01/climat-il-faut-sattendre-baisse-temperatures/
Il y a cet article/dossier:Les Caniculs-bénis : une nouvelle hystérie religieuse au service de l’Ordre Mondial ?
http://www.liberterre.fr/gaiasophia/gaia-climats/generaux/caniculs.html
« (...)cet effet de serre anthropogénique déjà ancien serait plutôt bénéfique, en empêchant le climat de s’engager dans une nouvelle glaciation… En effet, l’Holocène, la période interglaciaire que nous vivons, dure déjà depuis 10 000 ans : or c’est la durée des trois précédentes. »
source :http://www.glaciers-climat.com/les-causes-des-glaciations.html
C’est pourquoi il semble bien me rappeler que les prédictions des années 1980, parlaient elles...que nous allions vers un refroidissement climatique, certainement une période glacière !
Isolez vos baraques !
Ce n’est pas un sujet évident, alors de là à se gorger de certitudes...

10/10/2015 15:51 par alexis

Merci au GS de publier des articles sur ce sujet ; même si c’est pas très souvent

@Macno :

- Les seules personnes qui prennent Courtillot au sérieux dans ce domaine, c’est Courtillot et les quelques zouaves qui ont publié avec lui. Mais c’est vrai que Courtillot se prend TRES au sérieux, donc ça compense.

- Le réchauffement ne s’est pas arrêté, et (comme sur les autres arguments)il ne suffit pas de répéter 1000 fois un mensonge pour qu’il devienne un vérité (par contre, ça aide à y croire soit meme à le faire croire au public). Faites l’effort de regarder aussi les données originales quand elles sont reprises par un site climatosceptique. C’est un exercice surprenant.

- quand vous dites que le climat a toujours varié, ouais à l’échelle géologique, mais depuis le début de la civilisation humaine, grosso modo il y a 10 000 ans, il est très stable.

- Qu’est ce que ça veut dire ’le co2... ne participaient en aucune manière à l’effet de serre, Le CO2 n’absorbe plus dans l’infrarouge maintenant ?Vous devriez publier votre découverte dans Nature, et si c’est vrai vous recevrez un prix Nobel pour avoir contredit 150 ans de spectroscopie, de la pseudo science bricolée par des guignols comme John Tyndall ouSvante Arrhenius, sans compter des naifs comme John Von Neuman qui y ont cru.

- le blog ’pensée unique’ est un ramassis de tout et de n’importe quoi. Il contient certes des critiques de l’alarmisme intéressantes et plutot bienvenues (comme le livre de Pascal Acot, si on lui enlève la postface de Pierre Lévy qui est assez idiote (deux auteurs du GS au fait, lévy fait des très bons article sur d’autres sujets)) mais la majorité du contenu est du grand n’importe quoi et les positions des auteurs se contredisent complètement entre elles. (par ex. Acot ne critique pas le travail du GIEC contrairement aux autres bouquins, mais son utilisation politique)

- 1er exemple du séireux du blog pensée unique, qui cite Le Livre de Gervais, l’innocencence du carbone, il est critqué ici par un spécialiste
http://www.clubdesargonautes.org/livresetpublications/breon.php

- 2e exemple du sérieux du blog pensée unique, le livre écrit par les charlatans belges (climat 15 vérités qui dérangent) une critique pédagogique et détaillée de ce livre est disponible au téléchargement ici :
http://arxiv.org/pdf/1404.1783v1.pdf

Bon, c’était ma BA du samedi après-midi. De toutes façons, ça sert sans doute à rien de discuter de ça. On aura un hiver nucléaire à cause des politiques guerrières cinglése à la Hollande/BHL, ça réglera le problème une fois pour toute.

10/10/2015 18:14 par Maxime Vivas

Merci au GS de publier des articles sur ce sujet ; même si c’est pas très souvent

Peut-être parce que nous en recevons peu. Pas assez ?

10/10/2015 19:48 par Sinsé

Il est vrai que des articles intéressants non propaganda en frenchie sont très rares ... Déjà un constat depuis quelques années, pour à peine un article en français, il y en a 5 en english ...

La dernière Une climat : c’était il y a cinq ans

En passant ...

le « moment oh merde ! » par Marlowe HOOD

Aucun ralentissement dans le réchauffement climatique depuis 1998
" Il était ainsi admis que la hausse de la température mondiale était de 0,05 °C par décennie depuis 1998, contre + 0,12 °C en moyenne par décennie depuis 1951.

Cet apparent décalage entre hausse des températures et concentration de GES avait donné du grain à moudre aux « climatosceptiques » qui contestent la part des activités humaines dans le réchauffement accéléré de la Terre. "

10/10/2015 19:59 par Sinsé

Ah, j’avais oublié celui-ci à propos de la #Cop21 :

Les négociations sur le climat s’enfoncent dans le brouillard

10/10/2015 22:24 par Feufollet

Naïf, moi qui croyait qu’à LGS
Ses lecteurs et commentateurs
Etaient tous doués d’un moindre sens de la perception sur les réalités écologiques
Surpris, de lire des commentaires dignes du pire négationnisme
Déficit cognitif ? Déficit intuitif ? Déficit intellectuel ? Doutes feints ?
Tout à la fois mon cher Watson.
Troubles neuro-sensibles ? Indispositions intestinales ? Indigestions cérébrales ?
Tout à la fois mon cher Watson.

10/10/2015 22:47 par macno

@ alexis
Votre intervention est très intéressante.
J’ai pu notamment assister à une "passe d’armes" entre Jean Jouzel un des rapporteurs du GIEC et François Gervais rapporteur critique du Giec, à C dans l’air ; j’ai trouvé ce dernier plus convaincant. Je suis depuis assez longtemps ce que dit Vincent Courtillot, notamment sa conférence sur "les erreurs du GIEC", mais pas que...
Il ne nie pas un certain réchauffement, relativise son ampleur et sa source principale supposée anthropique. J’ai écouté ce qu’il a dit d’un débat qui a eu lieu sur ce sujet (de mémoire je n’ai plus aucune référence, cause suicide d’un disque dur) entre scientifiques, ainsi que la conclusion qui en était ressortie. J’avais trouvé sa présentation de ce débat très saine, ai appris que le débat avait été serein et qu’il était très loin d’être clos...Il était beaucoup moins clos que ce que vous semblez prétendre.
Le portrait que vous faites de Courtillot me surprend et d’une certaine manière m’inquiète par la caricature que vous en faites. Mais il se peut que de par vos connaissances vous êtes plus qualifié que moi pour porter une appréciation...
Je n’ai pu forger le mien de jugement, qu’avec des connaissances restreintes de profane, désolé.
Ce sont beaucoup d’aspects politiques de cette "histoire" qui m’ont poussé vers le "climato-scepticisme" (il serait trop long d’en faire la liste), mais cela ne m’empêche pas pour autant d’être ouvert à des avis différents voire opposés. Je refuse toute certitude sur ce, et même sur tous sujets, tant que je n’ai pas acquis une intime conviction, ce qui n’est encore pas mon cas.
Juste un dernier mot. Je trouve assez surprenant alors que le signal d’alarme au minimum sur la pollution due aux hydrocarbure a été tiré par les écologistes depuis au moins une cinquantaine d’années, que d’un seul coup il y ait "panique à bord" sur le vaisseau-terrestre...Dans les années 70/80 vous étiez bon à enfermer si vous étiez un de ces "cinglés d’Écologistes", et encore maintenant...
Alors, qu’elle fonde cette banquise !
De toute façon il est trop tard pour y remédier. La pollution c’est comme la gangrène, quand une plaie n’est pas soignée à temps faut amputer. À ma connaissance on n’a pas de planète de rechange...
Et puis, on arrive même pas à cesser d’empoisonner la Terre avec les pesticides et de jouer aux apprentis sorciers avec les atomes, pour ne parler que de ces seules inqualifiables inconséquences humaines dont la liste est effarante, alors si on commençait déjà par ce qui est à notre portée, ça ne serait peut-être pas plus con ?
Je suis d’accord avec vous sur « l’hiver « nucléaire », on l’a frôlé au moins par deux fois au Moyen Orient, et rien ne dit que les conneries soient terminées.

11/10/2015 00:34 par Xavier de Gaye

Cet article est incomplet et oublie de mentionner que les tsunamis et les tremblements de terre sont aussi les conséquences du réchauffement climatique comme l’a souligné le président de la République Française, François Hollande, tout récemment dans son discours à l’assemblée générale de l’ONU. On attend d’ailleurs avec impatience une publication sur ces nouvelles découvertes qui concernent le domaine de la tectonique des plaques. Voir le deuxième paragraphe de ce discours sur le site de l’Elysée à

http://www.elysee.fr/declarations/article/intervention-devant-l-assemblee-generale-de-l-organisation-des-nations-unies/

Jamail DAHR écrit dans cet article, "La physique démontre que cela va continuer à augmenter la fréquence, l’intensité et la durée des épisodes climatiques extrêmes". Allez donc consulter ce site de la NOAA qui publie l’historique des cyclones (appelés "hurricanes" en anglais) dans l’Atlantique Nord pour le vérifier par vous même. En 2013 pas de cyclone majeur et seulement 2 cyclones de faible intensité au lieu des 6,2 attendus en moyenne, en 2014, 2 majeurs et 6 au total, et en 2015 au mois de septembre un cyclone a fini sa course en tout début de mois et un autre démarré la sienne dans les derniers jours du mois, mais autrement rien, un mois très calme qui est pourtant celui où l’activité des cyclones est la plus forte dans l’Atlantique Nord.

http://www.aoml.noaa.gov/hrd/tcfaq/E11.html

Mais peut-être est-ce un mauvais conseil que je vous donne, vous risquez de devenir un climato-sceptique et Newsweek pose la question de savoir si les climato-sceptiques devraient être poursuivis par la justice dans un article intitulé "Should Climate Change Deniers Be Prosecuted ?" à

http://www.newsweek.com/should-climate-change-deniers-be-prosecuted-378652

11/10/2015 10:02 par MLB

Bizarrement, alors que l’article mentionne un changement radical à court terme avec +5 à 6°, aucune mention n’est faite de l’impact sur l’antarctique…

11/10/2015 10:13 par christophe

Sceptiques ou non la question n’est pas là, mais plutôt d’évaluer la part de l’individuel et du collectif. Eliminer la moitié des populations pour polluer moins (ce ne serait plus assez avant longtemps) ou intervenir sur les causes : relocaliser les productions et réduire la pression du capitalisme mondialisé et financier nous apporterait une chance d’un sortir progressivement et de vivre mieux. Un consensus de scientifiques semblent penser (voir détails et sources dans Naomi Klein...) que si les bonnes mesures pouvaient être prises au plus tard en 2017 (peu de chance) l’on pourrait survivre avec un niveau de consommation similaire à celui des années 70 (pas si mal).

11/10/2015 10:42 par macno

Je n’avais pas vu !
« Surpris, de lire des commentaires dignes du pire négationnisme »
Merci Feufollet, une appréciation d’une telle hauteur de vue me manquait...
"Négationnisme" c’est beau comme du Ornella Guyet et percutant comme du conspiracywatch à la sauce Rudy Reichstadt.
C’est donc à vous que je dédie le débat lors de la Séance du 13 mars 2007 coordonnée par Vincent Courtillot de l’Académie des sciences, Institut de Physique du Globe de Paris, Professeur à l’Université Denis Diderot [et accessoirement chef des négationnistes] & Bernard Tissot de l’Académie des sciences, Directeur général honoraire de l’Institut français du pétrole.
Désolé si ce débat date un peu, pas le temps d’en chercher un autre, mais il est ici possible ici de juger ce "dangereux négationniste" (Courtillot) ; c’est à se demander comment il se fait que de vrais scientifiques se soient déplacés pour ce débat...
Polémique à l’Académie :
http://www.dailymotion.com/video/xaqalr
Je le redis quand même, pour qu’il n’y ait pas de malentendus, je n’ai pas de certitudes, mais j’estime que Courtillot et ceux qui comme lui doutent, méritent d’être écoutés et non vulgairement brocardés.

11/10/2015 11:33 par Xavier de Gaye

@Sinsé
@Feufollet

Vous qualifiez certains des commentaires de négationnistes. Selon wikipedia, le négationnisme "est régulièrement employé pour désigner la négation, la contestation ou la minimisation d’autres faits historiques qu’on pourrait aussi qualifier de crimes contre l’humanité".

https://fr.wikipedia.org/wiki/Négationnisme

Or le réchauffement climatique n’est pas un fait historique (mais il pourrait certainement l’être dans 1984, le roman de George Orwell, où l’histoire est sans cesse ré-écrite).

Le négationnisme est réprimé pénalement dans de nombreux pays dont la France. Vous souhaitez donc peut-être que l’on limite la liberté d’expression des personnes qui expriment des doutes sur le réchauffement climatique. Dites-donc, celà ne doit pas être très facile à vivre pour un lecteur de LGS.

11/10/2015 14:12 par Dominique

Derrière le réchauffement climatique il y a la pollution globale causée par notre mode de vie. Sur la polémique du réchauffement climatique, de nombreuses sources en anglais mentionne le fait que les climato-sceptiques sont largement minoritaires et que leurs recherches sont financées par les multinationales qui tirent profit de la gabegie actuelle.

Quand à séparer la pollution privée de la pollution industrielle, désolé je ne marche pas. Les industriels polluent, mais dans bien des cas ils ont fait plus d’efforts que les prolos qui se rendent à leur travail dans des monstres d’une tonne qui transportent 100 kilos et qui polluent comme des monstres d’une tonne. Donc, que chacun balaie devant sa porte.

Quand aux conférences précédentes sur le climat, le principal problème est qu’aucun instrument économique contraignant n’a été implémenté. Nous vivons dans un monde gouverné par l’argent et polluer la biosphère et l’atmosphère ne coûte rien. Tant que cela sera le cas, nous continuerons à scier la branche sur laquelle nous sommes assis, ceci jusqu’au moment où notre environnement sera tellement pollué que nous serons tous morts. Le succès de la conférence de Paris se mesurera donc au fait de savoir si oui ou non le principe du pollueur payeur sera mis en pratique à travers des instruments économiques suffisamment dissuasifs pour que privés comme industriels comprennent que leur intérêts bien compris réside dans une transition rapide vers une société sans rejet de carbone dans l’atmosphère.

Un autre problème est que ce même principe du pollueur payeur devrait être appliqué à toutes les autres sources de pollutions... Nous voyons ici l’effet le plus néfaste du faux débat entretenu par les climatos-sceptiques : en se focalisant sur le seul réchauffement climatique, une seule source de pollution agit comme l’arbre qui cache la forêt et empêche tout véritable débat de fond.

11/10/2015 16:59 par macno

@ Dominique,

Nous voyons ici l’effet le plus néfaste du faux débat entretenu par les climato-sceptiques : en se focalisant sur le seul réchauffement climatique, une seule source de pollution agit comme l’arbre qui cache la forêt et empêche tout véritable débat de fond.

Pour une fois je ne suis pas du tout d’accord sur un point essentiel de ton raisonnement : ce ne sont pas les "climato-sceptiques" qui se focalisent sur le réchauffement climatique, c’est bien évidemment l’inverse ; à longueurs de médias on n’arrête pas de faire référence au "réchauffement climatique" et là je suis d’accord avec toi, on oublie la "forêt" des autres "véritables débats de fond"....
Beaucoup de climato-sceptiques insistent sur les autres problèmes liés à l’activité humaine et les dégradations qu’elle entraîne sur notre écosystème. La liste serait trop longue à faire maintenant, mais tu la connais....
Revenons à cet article qui "charge la mule" avec le méthane, sujet d’ailleurs que je connaissais ; mais "la charge" de ce qu’un être humain peut porter de problèmes n’est pas infinie et cet article lui met dessus un sacré gros paquet auquel il n’a pas prise, auquel il ne peut pas avoir de réponse : "alors stop ! n’en jetez plus la cour est pleine !"...
On pourrit notre environnement de multiples manières et celle par les hydrocarbures, par le carbone n’est pas des moindres et elle est loin d’être la seule...
Un simple exemple, en cas de réchauffement climatique un sol sans humus aux engrais chimiques, réagit beaucoup moins bien voire très mal par rapport à un sol cultivé en biologie avec des graines adaptées à un certain manque d’eau...Arrêter ou diminuer la culture du maïs ne serait pas stupide non plus en cas de réchauffement, car il faudrait s’y préparer.
Et on fait quoi contre les pesticides qui dégradent les sols ? On fait plaisir à la FNSEA : "plus tard, on verra plus tard"
Et qu’est ce qui est proposé pour ralentir l’usage du diesel ?
Mettre tous les camions sur rail ?
Que nenni !
On va taxer celui-ci comme l’essence...
Crédible, vous avez dit crédible ?
Les réunions à grand renfort d’effets d’annonce contre le réchauffement ne sont que de sinistres foires...

11/10/2015 22:14 par Feufollet

Mais quel délire dans le déni de la destruction écologique
Stupéfiant !! La tête dans le sable médiatique et économique
Nos trolls de service nous servent leur aveuglement pour nous éclairer
Ils ne voient pas encore le déclin de la Planète
Ou feignent de ne pas le voir
Et surtout voudraient bien l’ignorer
Leurs propos sont dépourvus d’intelligence visionnaire
Ils ont mission rémunérée, sinon, ils n’oseraient pas
Il n’y a pas de sots métiers disait le dicton
Mais maintenant, les trolls rémunérés contredise cet ancestral dicton
Non mais, c’est pas Fox News ici. Ou bien quoi ?
Vade rétro satanas

12/10/2015 08:14 par macno

@ Feufollet
« Ils ont mission rémunérée(...)les trolls rémunérés »
Damned, je suis découvert !
Qu’est ce que vous croyez, j’ai des frais moi, et une famille à nourrir !
Fallait m’offrir plus, et ne pas être si radin !
Sérieux est-ce que vous savez lire pour bien analyser mes commentaires, j’en doute...
Le « doute », tiens parlons en !
Mais connaissez vous ce terme et/ou fait-il seulement partie de votre vocabulaire ?

12/10/2015 11:27 par Sinsé

@ Feufollet : :-D

@ MLB : https://frama.link/oqqitzzs

12/10/2015 11:36 par Sinsé
12/10/2015 12:03 par Dominique

@ macno

Je suis le premier à avoir généralisé en disant les climatos-sceptiques. Si certains peuvent être sincère et relèvent qu’il faut élargir le débat aux autres sources de pollution, ils sont généralement ignorés des grands médias qui ne donnent la parole qu’aux plus polémiques d’entre eux. Mais même dans le cas de ceux qui relèvent le fait d’élargir le débat, je trouve qu’ils devraient adopter le principe de précaution et au lieu d’entretenir un faux débat, se focaliser sur le débat plus large qui concerne la pollution généralisée induite par notre mode de vie.

Et dans ce contexte, si parler du méthane est "charger la mule" et dépasser ce qu’un être humain peut assumer, si je suis ton raisonnement, élargir le raisonnement aux autres sources de pollution consiste à noyer la mule. Dure réalité où changer le monde oblige de le changer avec les gens comme ils sont. Brassens le disait à sa façon : "Il y a trop de cons.". W. Reich a beaucoup écrit là-dessus et pour lui, notre société est une fabrique de frustrés, et un être humain frustré est incapable de raisonner de façon rationnelle. Il préfère en lui le petit homme mesquin et égoïste au grand homme altruiste et humaniste. Il fuit ses responsabilités.

Face à un tel contexte l’exemple de Cuba et de Fidel Caastro est très instructif. Dans le contexte de la Cuba sous domination US des années 50 - entre autre très anticommuniste, Castro a su s’allier avec tous les courants politiques qui étaient pour l’indépendance de l’île, qu’ils soient de gauche ou de droite. Le résultat nous le connaissons tous, la révolution a triomphé, et Cuba a pu se débarrasser des mafias étrangères qui la gangrénait et de sa bourgeoisie compradore. Pour paraphraser le Che, il nous faudrait 10 Cuba, 100 Cuba.

12/10/2015 12:23 par Maxime Vivas

Castro a su s’allier avec tous les courants politiques qui étaient pour l’indépendance de l’île, qu’ils soient de gauche ou de droite.

La droite avait filé à Miami, je crois, comme nos collabos filèrent à Sigmaringen.

12/10/2015 16:59 par Feufollet

C’est à désespérer de certains genres
De plus il n’est pas payé, il dispense son aveuglement gratuitement
Bon, on ne peut l’en empêcher
Mettons nous d’accord Macno
La terre est plate. Ok ?

12/10/2015 21:38 par mandrin

se n’est pas la semaine du lauréats des Gérard...?

12/10/2015 23:20 par Feufollet

Merci de m’attribuer le Gérard d’or
C’est le prix à payer quand on s’engage
Ceux qui l’attribuent sont au dessus de la mêlée
Face au naufrage écologique
Ils sont au dessus la mêlée
C’est très aristocratique, c’est beau
Mais ça ne dit rien

13/10/2015 02:04 par Lionel

Plutôt d’accord avec Feufollet, même si les choses me semblent pouvoir être dites autrement...
Je pense sans être "négationniste" ou "climatosceptique" que le réchauffement est l’arbre qui cache la forêt.
Oui nous sommes dans une période exceptionnelle d’extinction des espèces ( et pas uniquement l’ours polaire ou le tigre... ), oui la stérilisation généralisée des sols agricoles nous laisse voir un sacré problème d’alimentation de la planète, oui nous avons de plus en plus fait le tour des médicaments efficients...
Et même si ce foutu réchauffement n’est pas d’origine entropique, qu’est-ce que ça change au fait qu’il est réel, que la montée des eaux aussi est une réalité pour ceux qui la subissent.
Alors discuter de la couleur du cheval blanc et qui a commencé de l’œuf ou de la poule, franchement, c’est pas sérieux.
Et je ne parle pas de l’aspect nostalgique de ce qui n’est plus.
Ce que je regrette le plus c’est une certaine attitude d’une gauche ( quasi toute ) qui s’obstine à minimiser la question en parlant de Progrès, en invoquant tous les prétextes pour affirmer qu’au fond c’est un peu inévitable, l’emploi, le "bien-être" de ceux qui ne peuvent pas s’offrir une voiture, sans même tenter d’imaginer qu’il existe à travers le monde un tas de gens sans voiture et... heureux.
Je fais partie des paysans heureux et conscient de ce qui va m’empêcher des vous filer de quoi survivre, la chimie des bananeraies, la disparition des insectes ( pas que les abeilles ) donc des oiseaux prédateurs qui laissent le champ libre aux ravageurs, me contraignant peut-être un jour à quitter les cultures naturelles, sans le moindre intrant.
Personne n’a relevé ce dont je parlais à propos des barrages hydro-électriques et le reste et ça fait partie des questions que l’on peut résoudre tout de suite.
Le Japon du jour au lendemain s’est retrouvé sans énergie nucléaire, il l’est toujours à ce jour et que je sache leur économie ne me semble pas avoir été beaucoup impactée....

13/10/2015 09:09 par macno

Mais je suis entièrement d’accord avec Lionel sauf sur un point, presque de détail, mais je vais y revenir.
Il y en a qui ont un sacré déficit de compréhension, d’analyse de texte...et c’est dommage quand il s’agit d’aborder des sujets "pointus". Mais on fait ce qu’on peut...
J’ai résumé ma position dans une phrase (mais pas la seule) de mes commentaires :
« je n’ai pas de certitudes, c’est là le drame », cherchez bien il y en a plein d’autres !
« Ce n’est pas un sujet évident, alors de là à se gorger de certitudes... »
« Je refuse toute certitude sur ce, et même sur tous sujets, tant que je n’ai pas acquis une intime conviction, »
Ce qui est la base même, je pense, enfin je dirai maintenant je pensais de l’esprit du Grand Soir car je commence à avoir de sérieux doutes tant le degré zéro à peine digne de Ornella Guyet ou de Rudy Reichstadt. est entrain semble-t-il d’être atteint. Mais j’espère encore me tromper.
Il y en a au moins quelques uns qui dégagent d’autres analyses :
Dominique (merci au fait !) :« Si certains peuvent être sincères et relèvent qu’il faut élargir le débat aux autres sources de pollution, ils sont généralement ignorés des grands médias qui ne donnent la parole qu’aux plus polémiques d’entre eux. ».
Le fond du problème il est là !
Peut-on faire des "grandes messes" à tire larigot, en réunissant tous les États de la planète alors qu’on n’est même pas foutus de mettre les camions sur rail ? Mais c’est se foutre de la gueule des gens ! Mais ça aussi je l’ai dit !
Je suis d’accord avec Lionel sauf sur un point dont on peut sans problème discuter :
« Et même si ce foutu réchauffement n’est pas d’origine entropique, qu’est-ce que ça change au fait qu’il est réel (...) »
C’est parfaitement le cadre de ma position que j’essaie d’expliquer depuis le début. Mon avis est que ça peut changer beaucoup de choses, car le "réchauffement climatique" bouffe le cerveau des gens....
Par exemple, ils vont, s’ils en ont les moyens, se payer une voiture électrique, et leur "conscience" sera tranquille, ils auront "fait quelque chose pour la planète". C’est dérisoire, car ils pourrons continuer leurs consommations de merde le cœur à l’aise !
Ce qu’il y a de faramineux, c’est que tous les scientifiques ne sont pas d’accord sur l’origine d’un réchauffement que personne ne nie, mais au Grand Soir des esprits apparemment "supérieurs" ont leurs certitudes, et en plus ils mordent !
Chapeau les mecs !
Dans le débat à l’Académie des Sciences dont j’ai proposé le lien de vidéos, une Scientifique émet l’idée d’une corrélation entre le solaire et l’activité humaine. C’est une hypothèse à envisager...
Ma réaction envers cet article est de dire qu’à la limite on n’a pas le droit, dans l’état actuel de nos connaissances j’insiste, de ne prendre en compte qu’un seul élément du problème...
Je suis à la campagne, adversaire de l’électricité...nucléaire, et partisan de la décroissance bien avant que des bobos aient inventé ce terme. Je me casse le cul avec un chauffage à plaquette (bois déchiqueté) car il ne suffit pas de presser sur un bouton. Pour charger le silo, c’est à la pelle que tout l’hiver je dois m’atteler...Quand avant ce n’était pas 2 à 3 poêles à bois à rallumer tous les matins...ça réveille !
C’est pour me situer.
Il n’y a plus une seule hirondelle. Quand on est arrivé il y a 25 ans, il fallait prendre un parapluie pour passer sous leurs nids sous peine de recevoir sur la tête des cadeaux odorants et tenaces.
Les abeilles ont de gros soucis.
Mais tout le monde s’en fout !
Et ce ne sont que de minuscules échantillons de toutes les catastrophes que l’être humain (pas de majuscules exprès !) génère à l’échelle du globe...
Réunions sur le réchauffement du climat ben voyons..., et pour faire quoi ?
Du bourrage de mous, de l’esbroufe, du film/catastrophe à l’américaine, comme d’habitude !
Comme l’est un peu cet article...
Alors, dire que j’ai la colère concernant certains commentaires du niveau de la "platitude terrestre", c’est un euphémisme...
Il y en a qui servent très très mal le Grand Soir...

13/10/2015 23:39 par xav

Le monstre rugit.
Grrrr....

Savez-vous pourquoi l’auteur cite l’avant dernier rapport du giec et point le dernier ?

 :-)

parce que le dernier rapport n’en parle plus, le monstre est parti !

Des chercheurs de l’US Navy ont prédit une période libre de glace dans l’Océan Arctique durant l’été 2016. (NDT : avant les prévision était entre 2050 et 2100)

Ce qui est intéressant c’est de voir les défenseurs de la thèse climato antropique croire que nous sommes tous amnésiques et que les militaires défendent les mêmes intérêts que les 99%.

Moi je dois mon scepticisme à Al Gore, merci mec !
Lui annonçait en 2006 la fin de la banquise pour 2013,tout comme la BBC ici

Une fois de plus Gore racontait des conneries. Ce qui ne surprendra guère les lecteurs du GS.

Les commentaires sont bien plus intéressants que l’article. On perçoit toujours autant les sentiments dans la discussion, Cela rend les échanges stériles me semble-t-il.

@LGS et moi qui croyait que c’était votre ligne éditoriale qui vous limitait à publier sur votre site ce qu’on peut lire en long et en large partout ailleurs à propos des monstres climatiques qui rugissent de partout.

Je préfère lire chez vous des nouvelles sur la terre, les graines, les paysans que l’on ne voit malheureusement pas ailleurs.

merci pour votre travail

14/10/2015 19:33 par Le moine obscur

Macro
Je vous comprends parfaitement car j’ai le même problème. Je suis contre les certitudes absolues surtout venant d’une race aussi imparfaite et conne que la race humaine. Bien malhonnête et de mauvaise foi est selon moi celui qui dit maîtriser à 100 % les causes des changements climatiques et autres. Et il est vrai qu’il est curieux de voir certains puissants se préoccuper soudainement de changement climatique au point d’en faire des films coûteux et des documentaires de propagande. Il y a là anguille sous roche dans un monde gangrené par le capitalisme. Donc que ces gros capitalistes aient produit des films à très gros budget écologique comme "le jour d’après" par exemple me laisse perplexe. Je ne sais pas ce qu’ils visent et c’est cela qui m’inquiète. Et ceux qui vous attaquent que font ils concrètement pour la nature ? Bref pour un sujet complexe il faut discuter calmement et tout envisager.

15/10/2015 13:55 par Xavier de Gaye

Autre source d’inquiétude, aujourd’hui on ne parle plus de "réchauffement climatique" mais de "changement climatique" ou encore "dérèglement climatique". A mon avis, ce glissement sémantique reflète le changement observé dans la courbe de la température globale de la terre qui montre qu’il y a un ralentissement très important de l’accroissement des températures depuis 15 ans (voir la figure 3 du document [1] "Prévision décennale" en anglais du Met office, le Met office est l’homologue de Météo France en Grande Bretagne). Les médias, hommes politiques et écologistes ne mentionnent jamais ce ralentissement. Les scientifiques connaissent parfaitement ce phénomène et d’ailleurs le Met Office publie plusieurs documents à ce sujet (voir les liens sous la figure) pour tenter de l’expliquer, mais en avez-vous déja entendu parler ?

D’autre part les tenants du "changement climatique", puisqu’il faut l’appeler comme ça maintenant, ont systématiquement pour cible privilégiée le consommateur c’est-à-dire le citoyen. La loi du 11 mars 2013 [2] institue un bonus/malus sur le chauffage des ménages (y compris le chauffage électrique alors que l’électricité en France est produite par des centrales nucléaires ou des barrages).

Et cette mise à l’index du citoyen, on la retrouve par example dans un des commentaires de Dominique (à la date du 11/10/2015 à 14:12), je cite :

Quand à séparer la pollution privée de la pollution industrielle, désolé je ne marche pas. Les industriels polluent, mais dans bien des cas ils ont fait plus d’efforts que les prolos qui se rendent à leur travail dans des monstres d’une tonne qui transportent 100 kilos et qui polluent comme des monstres d’une tonne.

Attribuer une virginité écologique aux industriels c’est quand même fort de café, quelques jours après les révélations sur le scandale Volkswagen. Et donc si je comprends bien, le prolo est responsable non seulement du chômage puisqu’il impose un code du travail qui pénalise ces pauvres entreprises qui ne peuvent pas embaucher, mais en plus c’est à cause de lui que le climat change. Pourtant je croyais qu’on avait réglé ce problème du prolo dans les années 90 avec Reagan et la chute de l’Union Soviétique et le matraquage anti-communiste qui a suivi pendant plusieurs années.

[1] http://www.metoffice.gov.uk/research/climate/seasonal-to-decadal/long-range/decadal-fc
[2] http://www.legifrance.gouv.fr/affichLoiPubliee.do?idDocument=JORFDOLE000026459244&type=general

15/10/2015 17:59 par Al

Les négationnistes climatiques sont généralement les mêmes personnes et cultures qui appuyèrent George Bush dans son attaque à l’Irak. La différence est que dans le cas climatique, dire "ooops, me me suis trompé" n’adviendra pas après la destruction d’un pays, mais la destruction de la civilisation.

15/10/2015 18:45 par Roger

Bien vu, Xavier !

16/10/2015 09:14 par macno

«  Les négationnistes climatiques sont généralement les mêmes personnes et cultures qui appuyèrent George Bush dans son attaque à l’Irak  »
@ Al
Tant qu’à patauger dans l’absurde, il aurait fallu ajouter, conspirationnistes, complotistes, et antisémites climatiques pour être complet dans un amalgame que je qualifierai sans hésitation de pourri...
Il il a très certainement des néoconservateurs ainsi que des lobbies pétroliers dans tous ceux qui combattent la notion de réchauffement climatique anthropique, mais ce n’est pas et ne pourra jamais être un argument scientifique...
Ne vous viendrait-il jamais à l’idée que des scientifiques et des écologistes purs et durs pourraient être assez honnêtes pour analyser sereinement un sujet et ce quelques soient les conclusions auxquelles ils sont amenés à aboutir, même si elles ne leur plaisent pas ?
La notion de "réchauffement climatique anthropique" était pourtant si pratique en tant qu’argument écologiste...
Mais de plus en plus (d’après ce que j’entends autour de moi), les gens sont préoccupés par la pollution...et, coïncidence troublante, on parle actuellement moins du "réchauffement climatique" que de la pollution du diesel...
GIEC, signifie littéralement Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, et non pas indépendant, la nuance est de taille.
Rien que ça devrait donner sérieusement à réfléchir...
Depuis pas mal de temps déjà, certains avançaient l’idée que le coupable de ce "méfait" climatique était le soleil, cela semblerait se confirmer : https://www.youtube.com/watch?v=y3MYKWEPnus

16/10/2015 19:20 par macno

Dernier épisode qui va certainement faire du bruit :
Philippe Verdier, le chef du service météo de France 2 évincé par l’Elysée ? « Tout à fait possible » pour son livre "climat investigation" :
http://www.agenceinfolibre.fr/philippe-verdier-le-chef-du-service-meteo-de-france-2-evince-par-lelysee-tout-a-fait-possible/
Faut pas toucher au réchauffement climatique...

16/10/2015 21:56 par macno

Il y a vraiment quelque chose qui ne tourne pas rond dans cette histoire de réchauffement climatique, et en l’occurrence dans l’histoire de Philippe Verdier. Elle est caractéristique de l’état du journalisme en France :
http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/10/12/climat-les-mises-en-cause-erronees-de-philippe-verdier_4787865_4355770.html
Gary Dagorn journaliste au Monde se permet de faire un "papier" non pas sur le fait que Philippe Verdier a été écarté de son poste à France 2, mais se permet en quelques lignes seulement (sur un sujet aussi complexe que celui du "réchauffement"), de commettre une analyse qui détruit point par point le livre et les arguments de Verdier...
Que Verdier ait raison ou pas n’est pas le problème...
Ce qui aurait du être la préoccupation première d’un vrai journaliste était que la liberté d’opinion d’un autre journaliste ne pouvait sous aucun prétexte être entravée puisqu’elle s’exerçait hors de sa fonction sur la Chaîne...
Mais les "chiens de garde" veillent...
C’est dire si le sujet du réchauffement est "sensible" et qu’il faut suivre impérativement la version officielle...
Vous avez dit Liberté de la Presse ?
(à suivre)

17/10/2015 12:16 par Xavier de Gaye

A noter que dans cet article du Monde cité par macno, la courbe des températures à la fin de l’article s’arrête en 2000, comme par hasard juste au moment où démarre un ralentissement important (1) de l’accroissement des températures.

(1) Voir la figure 3 du document intitulé Prévision décennale du Met Office où les courbes observées (en noir) montrent ce ralentissement. Plus précisément, le Met office parle de "recent slowdown in surface temperature warming" qui peut se traduire pas "ralentissement récent du réchauffement".

23/10/2015 00:20 par Sinsé

En passant .... A propos de la #Coop21 :

" ...Globalement, on constate que ce sont principalement des entreprises publiques ou parapubliques qui ont mis la main à la poche pour la COP21 : La Poste arrive de loin en tête des sponsors avec une contribution de 3 millions d’euros, devant le STIF (transports franciliens), Renault, puis ERDF et sa maison mère EDF. En bas de classement, les contributions de Puma (85 000 euros), Axa ou de Google, Accor et L’Oréal paraissent modestes à l’égard de la publicité qui leur est offerte. Au 30 juin 2015, on en arrivait péniblement à la somme totale de 17 millions d’euros apportés par le secteur privé ou semi-public à la COP21, soit à peu près 10% du budget affiché de l’événement.

La grande majorité des contributions des sponsors de la COP étant en nature, et les conventions n’ayant pas été rendues publiques malgré nos demandes répétées, difficile de savoir à quoi correspondent exactement ces montants (défiscalisés à 60%) "

Lire l’article ...

29/10/2015 12:37 par Sinsé

En fait ma langue avait fourchée lors de mon premier com : ne pas lire " négationniste climatique" mais " négationAIRE climatique "

Ceci dit, en passant ... A propos du méthane, ça s’accélère hyper grave et beaucoup plus vite que prévue d’apres une derniere étude de l’ université de Boulder ( De très bon docs videos d’ailleurs sur le changement climatique et ses conséquence de certaines études de cette université pour les curieux )

( Pour les non anglophones, à traduire avec par exemple ça plutôt que Googol )
Ancient Permafrost Quickly Transforms to Carbon Dioxide upon Thaw

Bonne continuation à tous

29/10/2015 12:48 par Sinsé

Toujours en passant, l’incidence des feux et de la déforestation en Indonésie sur le climat ( toujours en anglais ) :

This Could Be the Worst Climate Crisis in the World Right Now

J’oubliais, pour nos amis négationAIREs du changement climatique ( En frenchie ... :-) ) :
Climatosceptiques : la science, le doute et le déni

02/11/2015 00:26 par Sinsé

Un ch’tit dernier pour la route ...

" ENFIN ! Merci à Marc Laimé pour cette prose qui rejoint vraiment ma pensée ... Que ça fait du bien bordel !http://www.eauxglacees.com/spip.php... "

09/11/2015 22:42 par Sinsé
07/12/2015 19:06 par Dominique

@ Xavier de Gaye

Il ne faut pas essayer de me faire dire ce que je n’ai jamais dit. Quand je parle des industriels, je n’ai pas dit tous les industriels et je ne les ai pas non plus traité de vierges. Je sais aussi que certains sont vraiment de grands pollueurs, comme par exemple les pétroliers, lesquels ne se gênent pas pour détruire les écosystèmes de régions entières, voir de pays entiers, ce qui n’a jamais empêché les automobilistes d’en redemander. Ils se conduisent ainsi (sans jeu de mot) comme de véritables toxicomanes.

Je sais que je prêche dans le désert. Je précise quand même que je ne suis pas pour une interdiction des automobiles, mais pour lui appliquer le principe du polluer-payeur, ce sur l’ensemble de la filière. Il faudrait de plus étendre ce principe du pollueur-payeur à l’ensemble des biens produits par notre société de consommation. Ici, je ne suis pas en train de parler de nouvelles taxes, mais simplement de dire que les industriels doivent être forcés de considérer la Terre comme un chiotte public lausannois (celles et ceux qui ont déjà eu la dégoutante expérience d’utiliser un chiotte public à Lausanne me comprendront), et qu’il faut les forcer à laisser cet endroit aussi propre qu’ils l’ont trouvé, et ceci avec effet rétroactif et sur l’ensemble des filières, du premier coup de pioche nécessaire à l’extraction des matières premières au recyclage total de leurs produits et déchets. Pour que cela puisse fonctionner, il faudrait que les individuEs soient prêts à montrer l’exemple, ce qui est loin d’être le cas, il n’y a qu’à regarder les colonnes de détritus de toutes sortes qui suivent presque n’importe qu’elle route.

20/09/2016 01:38 par T 34
20/09/2016 17:06 par babelouest

En revanche, le pôle sud est de plus en plus pris par les glaces : qui en parle ?

20/09/2016 22:10 par T 34

Au Pôle sud c’est parce qu’il y a plus de fonte de la calotte polaire donc plus d’eau douce dans la mer et cette eau gèle plus facilement que l’eau salé.

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