Thème Histoire

Sarkozy et les fantômes de mai 68

Diana JOHNSTONE
Rédaction : un texte - qui date de Juin 2007 - pour commémorer un si joli mois de Mai. Bernard Kouchner : Toubib médiatique de "l’intervention humanitaire" Dans le dernier grand discours de sa campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy lança une étrange attaque contre Mai 1968. "Mai 68 nous avait imposé le relativisme intellectuel et moral," déclara-t-il. Les héritiers de Mai 1968 avaient imposé l’idée que tout se valait, qu’il n’y avait donc désormais aucune différence entre le bien et (…)

Mai 68 mondain contre mai 68 social

Gérard FILOCHE
Les commémorations officielles des 40 ans de mai 68 doivent beaucoup à Nicolas Sarkozy. En affirmant qu’il voulait « liquider mai 68 » celui-ci a en effet réveillé une envie de vérité sur ce que fut la plus grande grève générale de l’histoire de France et peut-être du monde. Après tout, vouloir en liquider le souvenir, c’est le meilleur hommage à lui rendre : cela prouve que 40 ans après, mai 68 est encore présent au point qu’il obsède encore l’actuel président, la droite, le patronat, ses (…)

Mon Mai 68

Bernard GENSANE
Il n’y a pas de raison ! J’ai eu vingt ans la nuit des barricades. Alors j’ai le droit de raconter Mai 68 comme je l’ai vécu, et surtout comme je m’en souviens. Dans ces cas-là , captatio benevolentiae oblige, il faut une bonne accroche. Alors je vais partir des trois pages consacrées par Paris Match (numéro du 13 mars) aux anciens de Mai 68. Ces pages figurent sous la rubrique " culturematch " (sic). On y voit tout d’abord une photo d’anciens et récents combattants : Patrick (…)

Jeudi Investigation : Rumeur, intox : les nouvelles guerres de l’info

DIVERS
Les coulisses de ce reportage (point de vue de ReOpen911) . En juillet dernier, l’association ReOpen911 est contactée par un journaliste de l’agence TAC qui produit des reportages pour la télévision. Deux membres de notre association le rencontrent pendant 2 heures. Ce journaliste, Stéphane Malterre, précise qu’il travaille pour Jeudi Investigation (Canal+) sur un sujet traitant des médias alternatifs, en particulier sur Internet. Il précise qu’il souhaite également comprendre pourquoi les (…)

Sarkozy sur le chemin de Rome à Riyad

Nicole DELATTRE
Si le discours romain de notre président de la République « une, indivisible et laïque » commence à susciter les réactions scandalisées qu’il mérite pour diverses raisons, celui de Riad se situe à un cran supérieur dans l’éloge des religions ; car cette fois-ci, il ne s’agit pas du christianisme et des « liens privilégiés » que la France sarkozienne entend désormais entretenir avec le Saint Siège romain, mais de toutes les religions « du Livre » et principalement de l’islam. Il est (…)

Du Président de la République française, Chanoine de Latran.

COMAGUER, Jean BAUBEROT
Difficile de ne pas donner son appréciation sur un personnage qui, outre le fait qu’il occupe le sommet de l’Etat et qu’il dispose du droit de déclencher le feu nucléaire, parait absorber la lumière des projecteurs et les flashes de appareils photos au point de s’en nourrir comme s’il absorbait des vitamines ou des amphétamines. Mais ce serait rester à la surface clinquante d’un personnage dont l’idéologie, quand elle s’exprime, est inquiétante. Certes s’agi-il d’une idéologie rudimentaire (…)

Mai 68 : Histoire sans fin

Gérard FILOCHE
Nicolas Sarkozy accuse mai 68 d’avoir « imposé le relativisme intellectuel et moral », « liquidé l’école de Jules Ferry », « introduit le cynisme dans la société et dans la politique » et « abaissé le niveau moral de la politique ». Il aime à dire que « Les héritiers de ceux qui, en mai 68, criaient " CRS = SS " prennent systématiquement le parti des voyous, des casseurs et des fraudeurs contre la police », avant d’ajouter : « Je veux tourner la page de mai 68 une bonne fois pour (…)
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11/09 : La forme et le fond

Pin Pon
"Complotistes fous", "malades mentaux", "adeptes de Thierry Meyssan", et même "négationnistes acharnés" selon l’hebdomadaire Marianne. C’est ainsi que sont désignés les gens qui doutent. Les gens qui, fidèles aux principes inculqués par l’école de la République raisonnent de manière critique. Le fait Historique qui fondamentalement va modeler nos avenirs au sein de l’Humanité, ne saurait donc pas être débattu dans nos médias qui masquent mal la censure, sous un manteau de dédains qui (…)
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11-Septembre : réponse à Nathalie Bastin de l’ESISC

Yves DUCOURNEAU
Madame Bastin, Messieurs, Votre note d’analyse du 13 décembre 2007 intitulée "Le révisionnisme post 9/11" (1) illustre bien la difficulté qu’ont les experts du terrorisme "naturel" à étudier le terrorisme "fabriqué" . On parle de terrorisme fabriqué (ou de terrorisme sous fausse bannière) lorsqu’une première équipe, qui commet véritablement l’attentat, en fait porter la responsabilité à une autre, qui n’y participe pas forcément. Typiquement, la première (…)
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Le dernier poilu.

Nadine ROSA-ROSSO
Lundi, je penserai à ces résistants d’avant l’heure, ceux qui n’ont jamais acquis ce titre parce qu’ils sont morts inconnus dans la boue, ces poilus français qui parlaient à Fritz, ces soldats bavarois ou bretons qui mouraient côte à côte en maudissant les riches. Lazare Ponticelli , dernier poilu survivant de la première guerre mondiale, s’est éteint mercredi 12 mars à l’âge de 110 ans. Un "hommage national" sera rendu lundi matin, 17 mars, au lendemain du cinquième anniversaire du début (…)

40 ans après, que nous reste-t-il de mai 68 ?

MPEP
Nicolas Sarkozy, dans un discours prononcé le 29 avril à Bercy, veut tourner la page de mai 68. Quelques extraits : « La morale, après mai 68, on ne pouvait plus en parler […]. Pour la première fois depuis des décennies, la morale a été au coeur d’une campagne présidentielle. » « Mai 68 nous avait imposé le relativisme intellectuel et moral. Les héritiers de mai 68 avaient imposé l’idée que tout se valait, qu’il n’y avait aucune différence entre le bien et le mal, entre le vrai et le (…)

Pourquoi Sarkozy devait attendre que Lazare Ponticelli soit mort

Michel COLLON
Lundi, Nicolas Sarkozy rendra officiellement hommage à Lazare Ponticelli, dernier soldat survivant de la guerre 14 - 18. Pourquoi fallait-il attendre qu’il soit mort et ne puisse plus répondre ? Parce que s’il arrivait aujourd’hui en France, immigré pauvre et sans papiers, il serait reconduit à la frontière entre deux gendarmes. Parce que Lazare Ponticelli dénonçait l’absurdité de cette guerre que lui avaient imposée les Sarkozy de l’époque. « Tous ces jeunes tués, je ne peux pas les (…)