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Colombie : attentat contre un candidat à la présidence

Le candidat à la présidentielle d’une coalition de partis et de mouvements de gauche appelée Colombia Humana, Gustavo Petro, a été hier victime d’un attentat à Cúcuta, ville située à la frontière vénézuélienne. Sa voiture a reçu des tirs et le blindage lui a sauvé la vie.

Le candidat en incombe la responsabilité à la mairie de la ville et à des agents de police en tant qu’organisateurs. C’est une nouvelle preuve du sens de la démocratie en Colombie. Déjà 2 candidats de l’opposition à Santos ont été victimes d’attentats.

C’est un étrange comportement que celui des personnalités politiques françaises. Tandis, qu’en chœur, elles exigent des garanties démocratiques sur le processus électoral en cours au Venezuela, aucune ne s’insurge contre cette tentative d’assassinat.

Pas la moindre réaction sur le processus démocratique en Colombie, pas la moindre condamnation, silence total et assourdissant !

Comme s’il était légitime, d’un côté, de vouloir renverser le régime de Maduro par la voie insurrectionnelle et d’un autre, d’approuver par omission l’exercice de la violence à l’encontre d’un candidat tout aussi légitime à une élection.

Quelque chose est pourri au royaume de France !

Christian RODRIGUEZ

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"De toutes les ironies exprimées par la politique étrangère américaine, notre position vis-à -vis de Cuba est la plus paradoxale. Une forte dégradation de la situation économique a provoqué une poussée du nombre de Cubains entrant illégalement aux Etats-Unis.

Nous faisons tout ce que nous pouvons pour détériorer la situation économique et ainsi accroître le flux. Nous encourageons également cet exode en accordant aux Cubains, qui arrivent illégalement ou qui s’approchent par voie de mer, un statut de résident et une assistance pour s’installer.

Dans le même temps, nous n’avons pas respecté les quotas de visas pour les Cubains désireux d’immigrer aux Etats-Unis [...] quand Castro tente d’empêcher des cubains malheureux de quitter leur pays infortuné, nous l’accusons de violer des droits de l’homme. Mais quand il menace d’ouvrir grand les portes si nous continuons à accueillir sans limites des cubains sans visas - y compris ceux qui ont commis des actes de violence pour aboutir à leurs fins - nous brandissons des menaces imprécises mais aux conséquences terribles. "

Jay Taylor, responsable de la section des intérêts américains à Cuba entre 1987 et 1990, in "Playing into Castro’s hands", the Guardian, Londres, 9 août 1994.

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