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Thème : Syrie

Nos cris d’indignation à propos du siège de Ghouta sonnent creux car nous ne ferons rien pour sauver les civils. (The Independent)

Robert FISK

Comment pouvons-nous protester alors que nous ne faisons rien contre l’opposition islamiste armée à Assad (je ne parle pas ici de l’EI) ou que nous n’essayons même pas d’organiser notre propre cessez-le-feu, même avec l’aide de la Russie ? Après tout, cela fait des années que nous armons ces gens-là.

Voilà, ci-dessous quelques cruelles réalités à propos du siège de la Ghouta qui ont été enterrées sous de vrais décombres couverts de vrai sang, ainsi que sous d’hypocrites manifestations apocalyptiques d’horreur occidentales. C’est Sergey Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, qui a énoncé la première et la plus importante de ces réalités en déclarant lundi que Moscou et le gouvernement syrien « pourraient faire bénéficier [la Ghouta] de l’expérience acquise lors de la libération d’Alep ». Cette simple phrase – qu’on peut traduire par « il faut tirer les leçons d’Alep » – a été considérée par les rares personnes qui y ont prêté attention, comme un avertissement que la Ghouta allait être détruite. Mais pendant de nombreux mois, les Russes et les Syriens, ont tout tenté pour faire sortir les civils syriens de d’Alep-Est avant de la reprendre ; après que les troupes syriennes ont énormément progressé dans la banlieue, il y a eu, en effet, un exode des innocents et des (…) Lire la suite »
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Réveillons-nous, ils sont devenus fous !

Michel RAIMBAUD

Depuis maintenant sept ans, la Syrie est en guerre. Ce pays aimable, tolérant, hautement civilisé que même ses détracteurs ne pouvaient s’empêcher de trouver beau et attachant est d’ores et déjà confronté à un formidable défi, celui de l’après-guerre. Les assaillants barbares venus de cent pays, atlantistes comme islamistes, se sont acharnés à vouloir en détruire les richesses, les infrastructures, les capacités, les monuments, les beautés naturelles afin de le rayer de la carte. Ils ont aussi et surtout tenté de broyer le peuple syrien, d’effacer sa mémoire et son identité afin de l’anéantir.

Avec la complicité d’une soi-disant « communauté internationale » en trompe-l’œil, ils s’emploient maintenant à le priver, autant qu’il sera possible, de toute perspective d’avenir, en lui volant ses droits imprescriptibles : disposer de lui-même, décider, sans ingérence étrangère, de son destin et de son régime politique. Sans pudeur et sans vergogne, les mêmes assaillants ne cachent pas leurs velléités de replacer l’avenir, notamment constitutionnel, de la Syrie sous « tutelle onusienne », c’est-à-dire sous mandat, autant dire sous le joug colonial. Afin d’effacer l’empreinte géographique d’une Syrie mère de la civilisation (y compris la nôtre), peut-il y avoir un moyen plus efficace que de disperser un peuple et surtout de briser un Etat qui a commis le crime de lèse-majesté ? En effet, au final, l’entreprise est destinée à faire de ce qui fut jadis une grande Syrie un archipel de mini-entités, et de son peuple une mosaïque tribalisée ayant vocation à être vaporisée en une (…) Lire la suite »

« Nous aurions pu éviter la montée de Daech »

Pieter Van Ostaeyen
Mohsen Abdelmoumen : Dans votre livre « Staat van terreur, De jihadistische revolutie » vous évoquez entre autres le printemps arabe et la genèse du conflit en Syrie avec l’émergence de différents groupes terroristes. Pourquoi, d’après vous, ceux qui ont profité du chaos qui a prévalu après le printemps arabe sont-ils les groupes terroristes ? Dr. Pieter Van Ostaeyen : Dans les pays qui sont sortis des révolutions arabes dans le chaos absolu (Libye, Syrie), les groupes djihadistes ont profité de l’absence totale de contrôle par un gouvernement central et ont utilisé l’anarchie et le chaos pour constituer un réseau de soutien. En Syrie, on ne peut nier le fait que des djihadistes de longue date et bien connus ont été libérés des prisons d’al-Assad. Rappelez-vous qu’Assad a toujours dit qu’il combattait les terroristes, pas les rebelles. Ces djihadistes ont rapidement pris la tête de la rébellion avec pour conséquence la situation actuelle. Vous avez écrit “The role of Belgian (…) Lire la suite »

Les Etats-Unis resteront indéfiniment en Syrie selon le Pentagone

Nancy A. YOUSSEF

Le Pentagone prévoit de maintenir indéfiniment certaines forces américaines en Syrie, même après la fin officielle d’une guerre contre le groupe extrémiste Daech, pour participer à ce qu’il décrit comme des opérations antiterroristes en cours, ont déclaré des responsables.

WASHINGTON – Le Pentagone prévoit de maintenir indéfiniment une partie des forces étasuniennes en Syrie, même après la fin officielle d’une guerre contre le groupe extrémiste islamiste Daech, pour participer à ce qu’il décrit comme des opérations antiterroristes en cours, ont déclaré des responsables. Il y a environ 2 000 soldats étasuniens en Syrie et un nombre indéterminé de prestataires qui les assistent. Le mois dernier, l’armée des États-Unis a retiré 400 marines de Syrie, où ses forces sont entrées pour la première fois à l’automne 2016. Plus tôt cette semaine, les fonctionnaires ont dévoilé les plans d’un engagement à durée indéterminée, connu sous le nom de présence « conditionnelle ». C’est la même approche que celle adoptée par l’administration Trump en Afghanistan. « Les États-Unis maintiendront une présence militaire basée sur les besoins en Syrie pour combattre la menace de l’incertitude liée au terrorisme, empêcher la résurgence de Daech et stabiliser les zones (…) Lire la suite »

SYRIE : l’après DAECH une situation encore plus explosive ?

SEPH
L’année 2017 a vu l’armée syrienne et ses alliés reconquérir la presque totalité du territoire occupé par Daesh (cf : carte ci-dessous). Mais une douche froide vient saper les espoirs projetés par cette victoire : le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson a déclaré, mercredi 17 janvier 2018, que la défaite de Daech ne mettra pas fin à la présence militaire américaine en Syrie. L’armée US s’est solidement implantée à l’est de la Syrie (entre l’Euphrate et la frontière irakienne ( zone jaune) grâce à des accords avec Daech. Pour conquérir ce territoire la coalition militaire dite "anti-Daech" sous le commandement des États-Unis a introduit : 2800 GI + 1300 membres de l'OTAN en Syrie. La coalition US a constitué une milice appelé Force Démocratique Syrienne ( FDS ) composée pour moitié de Kurdes syriens du YPG/PKK et l'autre moitié étant des anciens de Daech recyclés . La milice kurde syrienne YPG est la branche armée du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), le (…) Lire la suite »

L’armée syrienne est-elle tombée dans un piège tendu par les Etats-Unis ? 

Moon of Alabama
Hier soir, la force américaine qui occupe illégalement le nord-est de la Syrie a attaqué un groupe de soldats alliées au gouvernement syrien et leur soutien russe. L'incident s'est produit au nord-est de la ville de Deir Ezzor, à l'est de l'Euphrate. Les États-Unis affirment qu'ils ont tué une centaine de soldats syriens qui auraient attaqué leurs forces par procuration pour tenter de reprendre des champs pétrolifères. L'Euphrate sépare les zones du sud-ouest sous contrôle du gouvernement syrien de celles du nord-est de l'Euphrate sous occupation américaine. Mais plusieurs endroits autour de Manbij, Raqqa et Deir Ezzor ne font pas partie de ces zones et sont sous le contrôle de l'autre camp. Les États-Unis affirment qu'il y a un accord sur une « ligne de démarcation » le long de l'Euphrate. Le gouvernement syrien affime que non. Une petite zone de l’autre côté de l'Euphrate, au nord-est de Deir Ezzor, a été reprise il y a plusieurs mois par les forces du gouvernement syrien. (…) Lire la suite »

Syrie - Les Turcs attaquent Afrin, les Américains se plantent, les Kurdes sont encore dans le mauvais camp

Moon of Alabama
Après l'échec des négociations entre la Russie/Syrie et les Kurdes d'Afrin, la partie russe a conclu un accord avec la Turquie. Maintenant la Turquie attaque Afrin pendant que tout le monde regarde ailleurs. La principale raison de ce développement est la décision des Etats-Unis d’occuper le nord-est de la Syrie avec l'aide du YPG/PKK kurde. La stratégie d'occupation s’avère déjà être un échec. Les Kurdes ont fait le mauvais choix. Ils sortiront perdants du jeu. Nous nous sommes trompés en prédisant que les menaces turques d’attaquer la zone nord-ouest d’Afrin contrôlée par les Kurdes étaient des menaces creuses : La menace n'est pas sérieuse : ... Afrin est sous la protection formelle des forces russes et syriennes. Le vrai danger pour la Turquie n'est pas Afrin, mais le protectorat kurde beaucoup plus large que les États-Unis ont officiellement annoncé dans le nord-est de la Syrie. Les menaces turques et le bruit de l'artillerie ont couvert les protestations de la Syrie (…) Lire la suite »

Syrie – L’énorme quantité de propagande en faveur d’Al-Qaïda annonce le succès de l’armée syrienne

Moon of Alabama
Le succès des opérations en cours du gouvernement syrien contre Al-Qaïda dans le gouvernorat d’Idleb peut être mesuré par le volume de la propagande américaine contre elles. On a assisté à la même opération lorsqu’Alep a été libéré du contrôle d'Al-Qaïda. Il y a clairement des médias, des organisations (non)gouvernementales et des politiciens américains pour préférer le régime takfiri d’al-Qaïda en Syrie au contrôle du gouvernement laïque légitime. Selon les différents courants de cette propagande, à Idleb il y aurait plein d'hôpitaux, de boulangeries et de petits enfants bombardés par les méchants Iraniens et Russes, mais aucun combattant takfiri en vue. Amnesty International, dont on connait la célèbre supplique : « OTAN, NE LAISSE PAS LE PROGRÈS S’ARRÊTER » en Afghanistan, est de nouveau aux avant-postes : Amnesty International @amnesty - 15h41 - 12 jan 2018 Nous sommes révoltés par les attaques contre des civils dans le gouvernorat d'Idleb qui accueille des milliers de (…) Lire la suite »

Syrie-Hezbollah, cauchemar de l’impérialisme

Bruno GUIGUE
« La guerre, disait Clausewitz, met fin par le sang à une divergence d’intérêts ». Contrairement à une idée reçue, les USA et leurs alliés n’ont pas tenté d’abattre la Syrie pour s’emparer de ses hydrocarbures. Les projets gaziers du Qatar expliquent peut-être son engagement au côté des insurgés, mais ils n’ont pas suffi à nourrir un conflit d’une telle ampleur. La rage destructrice des parrains de cette guerre meurtrière n’était pas davantage motivée par la défense des “droits de l’homme”. Seuls les esprits crédules ont pu croire de telles sornettes, accréditées il est vrai par un déluge de propagande sans précédent. La véritable raison de cette guerre par procuration n’est ni économique ni idéologique. Déployant des moyens colossaux, l’impérialisme avait un autre objectif, beaucoup plus ambitieux : il entendait conjurer une menace stratégique. En détruisant la Syrie, Washington espérait liquider le seul Etat arabe qui soit resté debout face à Israël, et qui appuie sans réserve (…) Lire la suite »
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Syrie - Les États-Unis jettent l’éponge - La Résistance se recentre sur Israël

Moon of Alabama
Cet article du New Yorker est remarquable de par son titre arrogant et les mensonges qu’il contient. Tout cela est peut-être nécessaire pour détourner l’attention du vrai message du papier - les États-Unis sont obligés de renoncer à leurs projets en Syrie : Trump va laisser Assad rester jusqu'en 2021 alors que Poutine déclare la victoire en Syrie. L'Administration Trump est maintenant prête à accepter le maintien du président Bachar al-Assad au pouvoir jusqu' à la prochaine élection présidentielle prévue en Syrie en 2021, selon des officiels américains et européens. Cette décision vient contredire et annuler les nombreuses déclarations précédentes des États-Unis selon lesquelles Assad devrait démissionner dans le cadre du processus de paix. ... L'Administration Trump dit qu'elle veut toujours un processus politique qui envisage le départ d'Assad. Mais elle a conclu qu'il faudra peut-être attendre jusqu'en 2021, lorsque les prochaines élections auront lieu, pour y parvenir. (…) Lire la suite »