Thème Algérie

Nous sommes non-voyants mais seriez-vous aveugles ?

Salim METREF
Sur cette belle esplanade qui fait face à la mer, en contrebas de ce quartier populaire, je me déplace avec précaution. L’air matinal de la Méditerranée est revigorant et le beau temps permet de flâner dans ce lieu mythique aux rues grouillantes de monde. J’entends, sur la plage, les rires de quelques enfants qui osent se rincer le visage avec cette eau froide, purificatrice et bienfaitrice. La cohue matinale des marchands ambulants qui parfois me bousculent, m’amuse et je sens au large (…)

Ubu sur la manne énergétique ?

Habiba CHABOU
Au début des années 2000, le ministre russe des Affaires étrangères, Igor Ivanov (1998-2004), déclarait « nous avons deux alliés, le pétrole et le gaz » procédant tout à la fois au décollage économique du pays et à une multiplication par six de la rente énergétique avec pour conséquence l’augmentation des réserves de la Banque fédérale et le désendettement de la Fédération de Russie, deuxième producteur mondial de pétrole derrière l’Arabie Saoudite et premier producteur et exportateur de gaz (…)

Les Andalous comprennent le signal

M. SAADOUNE
Que faire d’une information comme l’accroissement du nombre de marines basés en Andalousie en préposition pour une éventuelle intervention dans un pays d’Afrique du Nord ? Tout et n’importe quoi ! Les médias marocains ont tenté, en 2013, d’en faire vulgairement un moyen de marquer un « point » contre le voisin : cette force a été mise en place en prévision d’une crise grave en Algérie. Bien entendu, il y a eu une source au Pentagone pour mettre tout le monde sur un pied d’égalité : le champ (…)

Moscou alerte Alger

Ikram GHIOUA
Un vaste complot se dessine contre l’Algérie, avertit Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères de la Russie. En visite éclair en Tunisie, il y a quelques jours, le ministre russe des Affaires étrangères, Serguei Lavrov, a soutenu lors de sa visite, il y a quelques jours à Tunis, que des « parties étrangères » veulent mettre l’Algérie à feu et à sang à travers la commercialisation d’un printemps algérien. Sans les nommer, le diplomate russe a ajouté que ces mêmes parties « ont (…)

Saadani, un Frankenstein enfanté par le vide politique du FLN

Omar CHAALAL
La politique des boutoirs et des rogne-pieds dans la maréchalerie du FLN et image le niveau de l’élite politique algérienne. En serrant nos rangs notre société démocrate et indépendante va se construire hors du marteau et l’enclume du maréchal et loin des chahuts des 220 démocrates gadgets soudés au parlement. Si par malheur, les boutoirs du maréchal contribuent pour arrêter notre marche vers la démocratie, la liberté et le progrès, les jeunes vont aller vers la lutte non-violente pour (…)

Zone Trouble

M. SAADOUNE
En Libye, l’annonce d’un coup d’Etat par un ex-général a beau être qualifiée de « sans substance » par l’ambassadrice américaine à Tripoli, elle n’en est pas moins révélatrice de la déliquescence générale d’un pays où tout semble se mettre en place pour une nouvelle intervention. Le fameux « service après-vente » demandé par le ministre nigérien des Affaires étrangères aux Occidentaux qui ont fait tomber Kadhafi. S’il est difficile de connaître le poids du général Khalifa Haftar - il (…)

L’Algérie dans la ligne de mire US

François CHARLES
Il y a déjà plusieurs mois que les Etats-Unis, après avoir classé l’Algérie comme "pays à risque pour la sécurité des diplomates", ont implanté des installations militaires avec contingents de marines, à la pointe sud de l’Espagne, sans cacher le moins du monde leurs intentions interventionnistes vers le nord de l’Afrique. Sachant par ailleurs, que les Etats-Unis visent désormais la région frontalière située entre le sud tunisien et l’Algérie : "Signe que les Etats-Unis sont décidés à (…)

Le 52eme anniversaire du drame de « Charonne ».

Ait Benali BOUBEKEUR
Vers la fin de la guerre d’Algérie, l’OAS (organisation armée secrète) frappe partout. En effet, pour que l’Algérie reste française, le lobby colonial ne lésine pas sur les moyens. Le but est bien entendu de déstabiliser tous les acteurs cherchant à résoudre le conflit algérien, vieux de sept ans. Bien que les deux gouvernements, le GPRA (gouvernement provisoire de la République algérienne) et le gouvernement français, aient du mal à s’entendre sur des accords consensuels, les dirigeants de (…)

El Mouradia n’est ni une auberge qui cherche un concierge ni une écurie à louer

Omar CHAALAL
Le nombre 13 a ses raisons d'être. Il indique exactement le nombre d'années de gouvernance de Boumediene et de Bendjedid. Il sourit et dit "Jamais deux sans trois ! Il me semble que le maximum d'années de gouvernance en Algérie ne peut pas dépasser les 13 ans". Pour appuyer cet argument, il rappelle à son papa les belles paroles du diplomate professionnel. Papa rappelle-toi bien de mon analyse ! La période de gouvernance de Bouteflika de 1999 à son dernier (…)

Holland : ce papillon qui bouge ses ailes à Paris cause une tempête à Alger

Omar CHAALAL
Est-ce que nos politiciens ont une hauteur de vue et une vision de respect pour ceux qui sont morts pour que l'Algérie soit libre et indépendante ? Non, puisque les fronts des dirigeants politiques ne reflètent plus le Front de Libération National. Cette idée est bien dite par Honoré de Balzac dans son œuvre, la maison du Chat-qui-pelote « Son front, ridé par une contrariété violente, avait quelque chose de fatal. Le front n'est-il pas ce qui se trouve de plus prophétique en (…)

Algérie : L’élection présidentielle d’avril 2014 : l’improbable alternance.

Ait Benali BOUBEKEUR
C’est désormais officiel : l’élection présidentielle aura bien lieu en avril 2014. Encore une fois, pour préserver la façade démocratique, le régime algérien fixe officiellement la date du scrutin présidentiel pour le 17 avril 2014. En effet, c’est bien en vertu de l’article 133 de la constitution que le chef de l’État convoque le corps électoral. Mais, une fois qu’on s’est servi de la constitution pour une mission précise, celle-ci est hélas vite remisée aussitôt au placard. De toute (…)

Retour sur l’ascension de Houari Boumediene.

Ait Benali BOUBEKEUR
À l’issue de la réunion du CNRA (conseil national de la révolution algérienne), tenue du 16 décembre 1959 au 18 janvier 1960, les congressistes unifient le commandement militaire sous la houlette de Houari Boumediene. Bien que le CNRA ait pris soin, au préalable, de créer le comité interministériel de la guerre (CIG), dirigé par les 3B (Belkacem Krim, Boussouf Abdelhafid et Bentobbal Lakhdar), force est de reconnaitre que l’EMG (état-major général) constitue, dès sa création, le vrai centre (…)