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Crever en paix, à l’air pur et en zone humide.

Tir de barrage

LGS a reçu cet article qui est un commentaire paru dans l’édition du 25/11/14 du mensuel Bastille-République-Nations.

Nous le soumettons au débat, en complément de ceux que nous avons publiés sur le sujet et qui se distinguaient par une autre approche.
LGS

Le projet de barrage qui devait être édifié à Sivens (Tarn) est suspendu après la mort d’un jeune manifestant, consécutive à un tir de grenade par les forces de gendarmerie.

Le décès d’un homme impose la retenue. Valide-t-il pour autant la cause que celui-ci entendait défendre ?
Le projet de barrage qui devait être édifié à Sivens (Tarn) est suspendu après la mort d’un jeune manifestant, consécutive à un tir de grenade par les forces de gendarmerie.

Le décès d’un homme impose la retenue. Valide-t-il pour autant la cause que celui-ci entendait défendre ?

Suffit-il désormais d’exciper d’un martyr pour gagner une bataille ? Et si, par malheur, les ouvriers de Florange ou de Good Year avaient déploré une victime dans leurs rangs, les pouvoirs publics eussent-ils organisé dare-dare le sauvetage de leurs usines respectives ?

On en doute, tant l’émotion médiatique semble à géométrie variable. Et tant pis pour les habitants pro-barrage qui ont défilé par milliers à Albi le 15 novembre. L’empathie ne paraît décidément pas analogue, selon que l’on défend l’environnement ou son outil de travail. Si les sanglots n’ont pas manqué pour Rémi Fraisse, on cherche en vain les larmes publiques quand un agriculteur, qui n’arrive plus à vivre de son labeur, met fin à ses jours. Ce qui se produit dans le pays une fois tous les deux jours. Ainsi va la France officielle de 2014 : on honore plus celui qui se consacre à la défense des renoncules que celui qui travaille à nourrir la population.

Le propos n’est ici nullement d’évaluer la pertinence de Sivens en particulier. Mais de pointer un constat : le barrage a vu se dresser contre lui les mêmes opposants que ceux qui tentent de faire capoter ici l’aéroport de Notre-Dame des Landes, là la ligne à grande vitesse entre Lyon et Turin, ou, en tous lieux, la prospection de gaz de schiste.

Chaque dossier en lui-même peut être bon ou mauvais, en fonction des besoins et du contexte. Mais tel n’est nullement le souci des militants environnementalistes (et l’on n’évoque pas ici les « casseurs » cagoulés) qui courent d’un bout à l’autre de l’Hexagone (voire viennent de plus loin), dès lors qu’une « zone humide », une fleur sauvage, ou une adorable bestiole sont à préserver. Et ils ne manquent jamais de solliciter l’appui de la Commission européenne. Cette dernière vient d’ailleurs obligeamment d’entamer une enquête sur place, et pourrait déclencher incessamment une procédure d’infraction contre la France, sur la base de deux directives de protection de l’environnement.

Précisément, le cri de ralliement des activistes est, dans tous les cas de figure : « on doit respecter et défendre la nature ». Le pire est qu’aujourd’hui, une telle assertion paraît raisonnable, voire « évidente ». Or elle signe en réalité la quintessence d’une formidable régression anthropologique. Ce « prière de laisser la nature dans l’état où vous l’avez trouvée » réfère à un « âge d’or » où l’homme aurait vécu « en harmonie avec la nature » ; ou bien appelle de ses vœux un tel horizon. C’est pourtant le propre des sociétés humaines que de relever les défis infinis de la connaissance, de la maîtrise, et de la transformation de la matière.

Au tamis des pressions idéologiques environnementales actuelles, quel grand projet d’équipement de ce dernier demi-siècle aurait pu être réalisé ? Ni les centrales nucléaires, évidemment, ni probablement aucun barrage hydroélectrique, ni aucune extraction minière, ni l’aéroport de Roissy, ni une ligne TGV… Depuis quelques semaines, la pression idéologique monte sous forme d’un véritable tir de barrage. Se multiplient ainsi articles, tribunes, reportages, documentaires et interviews qui nous le répètent à satiété : il nous faut vivre plus sobrement, plus lentement, et abandonner nos rêves criminels de croissance.

En réalité, même si les dirigeants nationaux et de l’UE continuent de jurer qu’ils vont œuvrer pour ranimer l’activité économique, ils savent pertinemment – parce qu’ils en sont responsables – que le système est devenu incapable de générer une croissance significative, et ne continue à enrichir les oligarques que par l’économie financière, prédatrice d’emplois industriels et agricoles.

Dès lors, ledit système secrète une idéologie qui tourne cette incapacité en ode à l’ascétisme (« l’être plutôt que l’avoir »), et, dans une ruse digne d’Orwell, nomme cette régression progrès. Cerise (bio) sur le gâteau, il fait scander cette admirable mélodie par ceux qui se croient ses adversaires.

Sidérurgistes de Florange et agriculteurs du Tarn pourront donc crever en paix : à l’air pur et en zone humide.

VANESSA IKONOMOFF, journaliste à BRN.
Source : BRN. Information et abonnements : www.brn-presse.fr

COMMENTAIRES  

16/12/2014 23:19 par Calame Julia

"Crever en paix, à l’air pur et en zone humide".
Cela ne doit pas être votre cas de vivre à l’air pur, près d’une zone humide et constater chaque jour des
espèces qui disparaissent parce qu’une zone humide communique avec une autre et une autre encore !
Donc nature et Florange même combat : un haut-fourneau qui s’éteint en entraîne un autre.
Une zone humide qu’on asphyxie entraînera l’asphyxie d’une autre, etc.
Mais bon, je ne vais pas vous casser le moral parce que pour ce qui est de la réflexion...

16/12/2014 23:39 par Dwaabala

Le secteur tertiaire représente en France 80% du PIB et 75% de la population active.
Le secteur industriel 19% du PIB et 22% des actifs.
Le secteur agricole 2% du PIB et 3% des actifs.
(BNPParibas)
Le terrain économique et social est tout-à-fait favorable à la floraison de tous les délires, parmi lesquels celui contre lequel se dresse cet article.

16/12/2014 23:45 par erwin

Un article d’un autre temps qui relève entièrement de croyances et de lieux communs.
Je ne pense pas être le mieux armé pour le faire, mais je vais quand même réfuter point par point ce torchon qui fait penser, et l’analogie n’est pas choisie au hasard, aux critiques les plus grossières de la pensée communiste.

- Si j’ai bien compris les anti-barrage condamnent les agriculteurs au chômage, voire au suicide. Pourtant, le type d’agriculture que promeut ce genre d’ouvrage est très peu créateur d’emploi comparé à une agriculture paysanne sur des surfaces raisonnables avec une maîtrise plus localisée de l’irrigation. Autrement dit la construction de plusieurs ouvrages de petite taille bien moins destructeurs en termes environnementaux, accompagnée d’une politique d’incitation à des pratiques agricoles écologiquement acceptables, serait non seulement un progrès du point de vue de la santé publique mais également en termes d’emplois agricoles, qui plus est des emplois qui donnent un sens au métier d’agriculteur, contrairement au productivisme qui les pousse à la course au litre de lait ou au quintal de blé dégueulasse payé au lance-pierre par des intermédiaires qui s’en mettent plein les poches, et donc...au suicide. Donc un barrage de cette dimension ne crée pas d’emplois, il en détruit.

- l’auteur cite des grands chantiers donnant lieu à contestation en prévenant qu’il ne cherche pas à juger de leur pertinence, mais c’est justement en les examinant de près qu’on se rend compte qu’il s’agît de projets délirants ne servant les intérêts que de leurs promoteurs au détriment de l’environnement mais aussi des populations (locales et nationales car évidemment les travaux sont en partie payés par nos impôts alors que les bénéfices...)

- relevons au passage les éléments de langages visant à réduire la contestation écologiste à "la défense des renoncules", à préserver "une « zone humide », une fleur sauvage, ou une adorable bestiole", sans parler des "casseurs cagoulés" (vous avez dit criminalisation de la contestation ?). On a affaire ici à une rhétorique médiatique classique visant à discréditer un mouvement sur la forme et par des poncifs grossiers de type "ils veulent retourner vivre dans les cavernes"

- et justement çà ne loupe pas, on en vient à l’éternel discours du "progrès" érigé en absolu inquestionnable (une définition possible du divin) auquel on oppose des écolos farfelus nostalgiques d’un passé imaginaire et qui voudraient détruire des millénaires de maîtrise de la nature par l’être humain. A cela il faut répondre deux choses :
-l’histoire des catastrophes naturelles et industrielles montre qu’une transformation imprudente de la nature entraîne non seulement des dégâts sur le long terme mais augmente également les risques liés aux aléas. Notons par exemple que ces dernières années la centrale nucléaire du Tricastin a failli par deux fois nous gratifier d’un tchernobyl maison. On pourrait aussi parler de Fukushima, des tornades aux Etats-Unis, des catastrophes de Vajon et Malpasset (d’accord c’est un peu ancien), de Xynthia, de Nargis en Birmanie (quand on rase la mangrove il n’y a plus rien pour arrêter un raz-de-marée et affaiblir un ouragan) et si j’avais le temps et la place je pourrais en citer des centaines (je pèse mes mots) d’autres
-quel écologiste parle de "laisser la nature dans l’état où [on l’a] trouvée" ? Qui se "réfère à un âge d’or" ? Cette vision relève d’une méconnaissance profonde des différentes pensées alternatives à la croissance économique infinie et à la destruction des espèces et des ressources qui est son corrolaire. L’auteur de cet article lira notamment avec grand profit les travaux des agroécologistes, qui ne parlent en aucun cas d’un retour à une situation antérieure mais bien au contraire du passage à une agriculture moderne prenant en compte, certes, des savoirs anciens qui furent complètement abandonnés par la "révolution silencieuse", mais aussi les avancées d’une recherche qui depuis le début du XXe siècle progresse à pas de géant dans l’ombre des grands instituts acquis à l’agriculture productiviste. Et ce n’est pas tout : l’agroécologie est également une sociologie de l’agriculture, prenant en compte les données socio-culturelles locales en partant du postulat qu’une même recette ne peut s’appliquer invariablement en tout endroit de la planète. Bref il est faux de prétendre que la pensée écologiste rejette le progrès technique et scientifique, elle ne fait qu’affirmer que la bonne attitude consiste à examiner toute "avancée", toute découverte, avant de l’utiliser et de le faire uniquement à bon escient. Il est également faux de prétendre qu’elle est déconnectée des réalités sociales : au contraire il paraît évident que la pensée de gauche de nos jours ne peut opposer les préoccupations sociales et écologiques sans tomber dans une impasse idéologique.

Le lecteur averti doit avoir le réflèxe d’adopter une attitude extrêmement méfiante envers tout propos visant à opposer des luttes pourtant tournées contre un même ennemi.

De Sivens à Florange, tous unis contre le grand capital !

17/12/2014 09:16 par Maxime Vivas

Merci de votre contribution, mais ce qui suit n’était pas nécessaire :

mais je vais quand même réfuter point par point ce torchon qui fait penser, ...

Que le débat nous épargne les mots blessants et les attaques ab hominem, SVP.

17/12/2014 01:09 par Tom

There is no alternative !
L’être humain est né pour détruire la planète et exploiter son prochain
Heureusement qu’il y a ce genre d’article rempli de cliché et de parallèles boiteux pour nous le rappeler. Digne des meilleurs titres des vendeurs de temps de cerveaux disponibles. Le Monde ou Le Figaro n’aurait pas fait mieux.

Comparer la lutte des ouvrier-e-s de Florange à celle des exploiteurs de la FNSEA, ce "syndicat" mené par les grosses entreprises agricoles, ces empoisonneurs subventionnés, pour rendre ces derniers sympathiques aux yeux de l’opinion publique, fallait oser.

Quand la FNSEA manifeste, même violemment, la police se tient à carreau et ne lui balance pas des coups de matraque ni des grenades. L’Etat ne la poursuit pas devant les tribunaux.

Les ouvriers de Florange ou d’ailleurs, les paysans de Via Campesina ou de la Confédération paysanne, comme les activistes des ZAD subissent, eux , dans leur luttes légitimes, les foudres de la répression étatique

Bref, l’article masque la lutte des classe en tentant de réconcilier exploiteurs et exploités afin de légitimer la direction productiviste de notre société. Et en essayant de diviser le peuple entre "gentils travailleurs" et "méchants écologistes", il consolide aussi le pouvoir économique et politique. Un beau travail de propagande

17/12/2014 13:49 par Aveline

Pertinente question.
Effectivement, et particulièrement dans le cas de Sivens, une méconnaissance des réalités locales + une ignorance avérée de l’écologie scientifique + une vision dogmatique + une couche d’opportunisme politique conduisent à salir, injurier, menacer et condamner une agriculture raisonnable qui nourrit des familles. Sans parler des poissons et autres éléments de biodiversité qui crèveront aussi.

17/12/2014 16:53 par DePassage

Je remercie erwin d’avoir pris de son temps personnel pour composer un commentaire intelligent et argumenté face à un article, que dis-je, face à une « rognure de coton OGM » qui n’est qu’amalgames de provocations, de mots blessants et d’attaques ab hominem n’incitant pas au débat, pas plus que le moralisme à deux balles de Maxime Vivas…

17/12/2014 18:55 par legrandsoir

pas plus que le moralisme à deux balles de Maxime Vivas…

C’est pas du moralisme, c’est (un peu) notre charte qu’on essaie (tant bien que mal) de faire appliquer en le rappelant (parfois) aux commentateurs - qui en tiennent compte (ou pas).

17/12/2014 17:19 par gérard

erwin a tout dit et excellemment bien, et je m’associe au terme de « torchon » qu’il a employé, car l’auteure ne connaît manifestement rien à son sujet. L’agriculture en général et l’agro-écologie en particulier qui a quelques dizaines de milliers d’années d’ancienneté derrière elle mériterait peut-être quelques bribes de connaissances de sa part, non ?
Son article est du même style que "refuser l’énergie nucléaire mais c’est revenir à la bougie !".
En relisant cet article, je m’aperçois même que le terme de torchon est faible :
« Si les sanglots n’ont pas manqué pour Rémi Fraisse, on cherche en vain les larmes publiques quand un agriculteur, qui n’arrive plus à vivre de son labeur, met fin à ses jours. »Quel qualificatif peut-on porter à ce style d’amalgame ?
C’est justement contre "ça" que les agro-écologistes se battent, contre le système qui pousse au suicide nombre d’agriculteurs entraînés dans la spirale infernale rentabilité/investissements/dettes.
Et si on écoutait le point de vue de la Confédération Paysanne :
http://www.confederationpaysanne.fr/actu.php?id=2815&PHPSESSID=a1499b6e13e

17/12/2014 17:38 par Christophe

Projet de barrage suspendu ne veut pas dire projet abandonné.
Ce recul provisoire dit bien que des victoires sont possibles mais qu’elles ont un prix.
Une politique socialiste n’a de gauche que ce que l’habitude et l’aveuglement lui accorde.
Les socialistes au niveau local ne valent pas mieux que les éléphants nationaux.
Car s’il y avait de l’esprit de gauche chez les élus locaux, elle se manifesterait par une aide à développer des projets de citoyenneté, des projets d’opposition à l’agression socialiste néolibérale nationale.

17/12/2014 18:38 par gérard

« Suffit-il désormais d’exciper d’un martyr pour gagner une bataille. »
Je trouve l’utilisation ici du verbe "exciper de" déjà pour le moins pédante, le sens y est assez ambiguë, il est mal utilisé et pour ne pas qualifier le fond de la phrase d’exécrable, quand apparaît à la fin la notion de "gagner une bataille"..., insinuant en cela, que la mort de Rémi Fraisse serait instrumentalisée (par qui ?) et que nous serions en guerre !

« Et si, par malheur, les ouvriers de Florange ou de Good Year avaient déploré une victime dans leurs rangs, les pouvoirs publics eussent-ils organisé dare-dare le sauvetage de leurs usines respectives ? »
Le subjonctif "eussent" utilisé ici me semble inapproprié (et encore pédant), le conditionnel "auraient" me siérait beaucoup plus.
Non, décidément, même dans sa forme cet article dérape.

17/12/2014 19:39 par erwin

Par contre

le moralisme à deux balles de Maxime Vivas

je n’adhère pas.

Il n’a pas la même appréciation que nous de ce qui peut être traité de torchon mais on se calme c’est Maxime quand même, et il a tout publié malgré ses réticences.

On a tous nos sensibilités et j’avoue qu’après avoir envoyé mon commentaire j’ai hésité à écrire au GS pour leur demander de supprimer la virulence du début. Et puis je me suis dit qu’en fait non car à mon humble avis les intentions qui transparaissent derrière cet article ne font pas de son auteur un "contributeur du site" comme énoncé dans la charte.

D’autant que ladite charte précise également que ne seront pas publiés "les rapporteurs des clichés habituels véhiculés par les médias dominants"...hem...

17/12/2014 21:16 par Dwaabala

Les oiseaux, les prairies les arbres dans un parc travaillé par des moines, quelques jeunes femmes aussi, et des savants, des musiciens, et des concours de poésie, oh ! non pas des joutes primées, mais du babil et des ruisseaux au murmure argentin, et des soupirs dans les feuillages, le bouton d’or devient si rare, il te faudra gagner ta vie, finies les fleurs, finies les filles, sois sérieux, sois responsable, sois efficace, ah ! ah ! et oublie tout, les oiseaux, les prairies, les arbres, et les amours sans lendemain, les images du paradis, et gratte, gratte à t’emporter les doigts, gratte la paroi des caves !

17/12/2014 23:18 par Taliondachille

Alors, Vanessa, on a rien à répondre ? Pouvez-vous nous fournir une copie de vos articles relatant chaque suicide d’agriculteur depuis 10 ans ? Où sont vos 3000 pamphlets ? Vous êtes la honte du métier de journaliste et contrairement à ce que dit Gérard, vous connaissez très bien le sujet, les chiens de garde connaissent leur travail : pour être sûr de son mensonge il faut connaître la vérité.
Je ne dirais pas le fond de ma pensée, Maxime me tomberais dessus...

18/12/2014 11:10 par Maxime Vivas

Vous êtes la honte du métier de journaliste

Allez, évitez ce type d’affirmation ou prouvez là. Personnellement, la honte du métier de journaliste, je la vois en mille autres médias. Tenez, un exemple : chez tous ceux qui sont maintenant obligés de dire que 5 Cubains sont libérés par Obama alors qu’ils n’avaient jamais dit qu’ils étaient en prison. Chez tous ceux qui nous apprennent que les Etats-uniens vont pouvoir désormais voyager à Cuba sans avoir jamais dit que leur pays l’interdisait.
Et, bien sûr, dans toute cette classe politico-médiatique qui se voit contournée sur sa gauche par Obama.

18/12/2014 21:20 par Feufollet

C’est pas tous les jours que LGS publie un texte pour lecteurs du FN
Ce texte est la pire des compilations d’imbécilités
Celles Qu’on ne lis pas ordinairement chez nous
C’est pire ! C’est la propagation de l’ineptie
Merci de transmettre à son auteur
La plus grande honte qu’il me procure

19/12/2014 08:45 par gérard

@ Feufollet
Non, faut pas exagérer, ce texte ne s’adresse pas à un "lecteur FN", mais plus précisément à tous ceux qui sont adeptes de la sacro-sainte secte « des-adorateurs-du-progrès-qui-peut-tout-résoudre », des centrales nucléaires et j’en passe, au nom d’un réalisme social de la conservation des Emplois des travailleurs. Il y en a donc "un peu" à Gauche....
Pour faire "l’avocat du diable", je dirai, par expérience, que c’est souvent par ignorance qu’ils fonctionnent.
Je précise le "par expérience", car combien de fois j’ai pu me rendre compte que chez énormément d’agriculteurs le terme d’écologie est presque une insulte (quant à celui de décroissance !) par inquiétude, de l’inconnu car ils n’en connaissent pas même les rudiments, et car ils se savent prisonniers économiquement parlant du Système.
La reconversion en "biologie" n’est pas une sinécure et il leur faudrait une TRÈS forte politique nationale d’aides et d’accompagnements pour :
- leur faire retrouver les connaissances perdues d’avant en gros 1950 et acquérir les nouvelles,
- les soutenir sur le plan économique pour supporter la transition. Un simple "petit" exemple, les machines agricoles ne sont pas toutes identiques en "traditionnel" et en "biologie"et elles valent la peau du ...!.
Mais il y aurait tant et tant de choses à dire, car il faut bien être conscient du fait que ce sont deux conceptions complètement différentes du rapport de l’Être Humain avec la Nature.
Mais si j’ai dit tout le mal que je pensais de cet article, j’ajouterai aussi que c’était très instructif de l’avoir passé.

19/12/2014 19:17 par Dominique

Je vais en rajouter une couche. Nous connaissons tous ce merveilleux morceau traditionnel "Mon beau sapin". Je ne parlerai pas ici des versions que l’on trouve sur Youtube, qui toutes transforment un morceau fait pour faire la fête en quelque chose se rapprochant d’une marche militaire.

Dans notre lancée, et non content de jouer ce morceau sur un tempo de valse lente (andante en 3/4), nous pouvons chanter sa version pour les parents :

Ma belle voiture, reine d’la chaussée
Que j’aime tes volutes.
Quand tout partout tu me mènes,
Accompagnée de ton fumet,
Ma belle voiture reine d’la chaussée
Tu gardes ton remugle.

Toi qu’un lobby planta chez nous
Au saint anniversaire,
Jolie voiture comme ils dégoûtent
Et tes boulons et toute ta rouille
Toi qu’un lobby planta chez nous
Toute puante de tes bielles.

Ma belle voiture tes gris fumets
Et leur fidèle nuage
De la folie universelle,
De la destruction et de la guerre,
Ma belle voiture tes gris fumets
M’offrent la dure image.

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