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Le capitalisme est incompatible avec la survie de la planète

Jean-Jacques REGIBIER

Alors que les études se succèdent pour démontrer la gravité et l’étendue des atteintes à l’environnement, peut-on faire confiance au capitalisme pour réparer ce qu’il a produit ? Non, répondent des scientifiques, militants environnementaux et eurodéputés réunis à Bruxelles par la Gauche Unitaire Européenne (1). Ils proposent d’autres alternatives.

Les mauvaises nouvelles sur le réchauffement climatique et la dégradation de l’environnement s’accumulent à un rythme alarmant depuis le début de l’été sous forme d’une avalanche d’études scientifiques qui aboutissent toutes au même diagnostic : si des mesures drastiques ne sont pas prises très vite à l’échelle mondiale, une partie de la planète risque de devenir invivable dans un délai assez bref. Certaines études concluent même qu’il est déjà trop tard pour redresser la barre.

Florilège non exhaustif de ces chroniques estivales d’une catastrophe planétaire annoncée :

- Dans la revue Nature, le climatologue français Jean Jouzel et un groupe de scientifiques, prévoient que si d’ici 3 ans les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas stabilisées, la planète passera dans un autre type climat aux conséquences « catastrophiques » : recrudescence des décès dus à la chaleur ( certaines régions de France connaitraient des températures supérieures à 50° ), des incendies, accroissement des réfugiés climatiques venant de régions particulièrement touchées comme la Corne de l’Afrique, le Moyen-Orient, le Pakistan ou l’Iran ( on compte déjà actuellement 65 millions de réfugiés climatiques sur la planète ), baisse des rendements agricoles, etc...

- Un rapport établi par plus de 500 scientifiques dans plus de 60 pays, (2) montre que 2016 aura été l’année de tous les records en matière de températures, d’émissions de gaz à effet de serre, de montée des océans et de terres soumises à la sécheresse.

- Selon le climatologue américain Michael Oppenheimer, avec le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris, les chances de réussir à le mettre en œuvre ne dépassent pas 10% ( d’autres chercheurs parlent de 5% de chances.)

- Selon une étude réalisées par les chercheurs du Massachusets Institut of Technology ( MIT ) et de l’Université Loyola Marymount, la chaleur risque de rendre l’Asie du Sud-Est invivable d’ici 2100.

- Une évaluation scientifique effectuée en avril dernier par l’Unesco conclut que si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas réduites très rapidement, les 24 sites coralliens classés au patrimoine mondial auront disparu d’ici à 2100. C’est déjà le cas pour 20% d’entre eux.

- Début juillet, une étude menée par des chercheurs américains et mexicains (3) montre que les espèces de vertébrés reculent de manière massive sur terre, à un rythme inégalé depuis la disparition des dinosaures il y a plus de 60 millions d’années. Les chercheurs parlent de « sixième extinction de masse des animaux » et analysent les conséquences « catastrophiques » de cette « défaunation » aussi bien sur les écosystèmes que sur l’économie et la société en général.

- Selon article de la revue Science Advances, la fonte des glaces du Groenland, région qui se réchauffe deux fois plus vite que le reste de la planète, va s’accélérer dans les prochaines années. Selon l’un des auteurs de cette étude, Bernd Kulessa ( Collège des sciences de l’université britannique de Swansea ), si les glaces devaient disparaître complètement, le niveau des océans monterait de 7 mètres.

Comme pour le confirmer, il y a quelques jours, un méthanier de 300 mètres battant pavillon du groupe Total, franchit le passage du Nord-Est habituellement obstrué par la banquise, sans l’aide d’un brise-glace. Ce rêve de relier l’Atlantique au Pacifique par le Détroit de Bering que caressaient depuis longtemps les pétroliers, mais aussi des états comme la Russie, est désormais une réalité.

- Pour couronner le tout, un institut de recherche international travaillant sur les données fournies par l’ONU (4), nous apprend que depuis la fin du mois de juillet, la planète vit « à crédit », c’est-à-dire que l’humanité a consommé en 7 mois, toutes les ressources que la terre peut produire en une année. Circonstance aggravante : cette date fatidique arrive désormais de plus en plus tôt.

En prime, toujours au chapitre de la consommation, une autre étude nous indique que si tous les habitants du monde voulaient vivre comme un Français, il faudrait trois planètes terre pour assurer leurs besoins.

Le capitalisme responsable

Si toutes ces études se recoupent et se complètent sur les constats, elles s’accordent également sur leurs causes : c’est bien le développement explosif de la production et l’exploitation sans limite des ressources de la planète depuis le début de « l’ère industrielle », qui est la cause de la catastrophe en cours. Le fait que la situation se soit dégradée à très grande vitesse au cours des dernières décennies en est une preuve supplémentaire. Cette accélération est liée directement au développement du capitalisme dans les pays émergents, et plus généralement à l’extension hégémonique de ce mode de production à l’ensemble de la planète. Rappelons que la Chine, premier pays émergent, est aussi le premier pays émetteur de gaz à effet de serre, juste devant les Etats-Unis, première puissance capitaliste mondiale. « La logique de la croissance va vers l’autodestruction du système, voilà ce qui se passe quand on confie la gestion des ressources de l’humanité à des privés », juge le député européen espagnol Xabier Benito ( GUE-GVN .)

C’est également l’avis de Daniel Tanuro qui rappelle que le but du système capitaliste étant de produire de la survaleur, il n’y a pas d’autre solution que de remplacer le travail vivant par du travail mort pour lutter contre la baisse du taux de profit, donc « d’accroître de plus en plus vite la masse des marchandises, ce qui amène à consommer de plus en plus de ressources et d’énergie. » Et l’écosocialiste le répète : « la croissance capitaliste est la cause de la crise écologique, dont le chômage massif permanent est l’autre aspect. » C’est pourquoi, pour Daniel Tanuro, il est indispensable de lier les combats sociaux et environnementaux.

Pas d’illusion non plus à se faire du côté du « capitalisme vert » promu notamment par l’Union européenne au niveau international. Pour Daniel Tanuro qui y a consacré un livre, « capitalisme vert est un oxymore. » Ce que l’on constate aujourd’hui dans les destructions qu’il opère partout sur la planète, c’est bien au contraire sa violence, dit Eleonera Forenza, qui explique par exemple comment le sud de l’Italie est ainsi devenu la décharge du Nord.

Quelles alternatives ?

Une fois reconnu que la voie préconisant la « modernisation » du capitalisme, son « verdissement », est une impasse ( de même que la promotion des valeurs « post-matérialistes » ou « post-classes » qui l’accompagnent ), il faut poser clairement, analyse l’historienne Stefania Barca, que « le capitalisme est le problème, » et pensez la politique a partir de cet axiome, dans des termes nouveaux par rapport à ceux du XXème siècle. « Où est-ce qu’on peut bloquer le capitalisme ? » devient une question politique centrale, explique Dorothée Haussermann, de Ende Gelände, un vaste collectif d’organisations environnementales et de groupes politiques qui concentre ses actions sur le blocage des mines de lignite et de charbon en Allemagne. « Le charbon fait partie du problème du réchauffement climatique, on doit en empêcher la production. Il faut commencer quelque part, c’est à nous de prendre les choses en mains, » explique Dorothée Haussermann.

En matière de changement climatique, ce n’est pas l’information qui nous manque, fait remarquer Rikard Warlenhus ( Left Party, Suède ), mais on a l’impression que changer les choses est au delà de nos possibilités. C’est, pour les raisons que l’on vient de voir, parce qu’au fond, remarque l’eurodéputé Ernest Cornelia ( GUE / Die Linke ), « imaginer la fin du capitalisme est impossible. » Pour lui, la question devient donc : « comment passer du stade actuel à l’étape suivante ? » Cette question est d’autant plus centrale que, comme l’explique Rikard Warlenhus, « les dossiers climatiques ont tendance à nous diviser. » Par exemple, explique Dorothée Häussermann, « le mouvement environnemental peut être conçu comme une menace à l’emploi. » C’est la raison pour laquelle une partie du mouvement syndical est converti au « capitalisme vert », bien qu’il soit évident que le chômage continue à augmenter, ou que de nombreux syndicats soutiennent les énergies fossiles. « Une difficulté à mettre sur le compte de 3 décennies de déclin du mouvement ouvrier », analyse l’historienne Stefana Barca, dont il faut être conscient qu’elle provoque des divisions. C’est pourquoi, ajoute-t-elle, il faut concevoir le combat pour l’environnement comme « une forme de lutte des classes au niveau planétaire entre forces du travail et capital. »

Constatant la vitalité des combats pour l’environnement menés partout dans le monde sous des formes et par des acteurs très différents, les intervenants insistent tous sur la nécessité de promouvoir des articulations entre tous ces mouvements et des acteurs institutionnels quand ils existent ( des villes, des régions, par exemple ), ou des syndicats, des partis, et ce, au niveau mondial. L’objectif est de se situer « à la même échelle d’action que notre adversaire », explique Rikard Warlenhus « parce que le capital dépasse la structure de l’Etat national. »

Le rôle crucial des femmes

De nombreux analystes soulignent également comme un point central, le rôle des femmes dans le combat écologique et social. Il ne s’agit pas de dire qu’il est bien que les femmes y participent à égalité avec les hommes ( l’égalité homme-femme est un leitmotiv consensuel de nos sociétés, en général jamais respecté ), mais bien de repérer l’apport spécifique, déterminant et innovateur des femmes, en tant que femmes, dans les nouvelles formes de combat. La députée italienne Eleonora Forenza ( GUE-GVN ) voit dans les mobilisations qui ont suivi la catastrophe de Seveso en juillet 1976, l’événement fondateur de cet éco-féminisme. « Ce sont les femmes qui ont joué un rôle essentiel en exigeant que soient menées des études médicales, car les femmes enceintes risquaient de donner naissance à des enfants malformés. Ce sont également elles qui ont lancé les premiers appels pour l’IVG en Italie. » ( L’IVG a été légalisé en 1978, mais il est toujours très difficile de la faire appliquer, ndlr.) Cet apport des femmes au combat écologique est également majeur pour Daniel Tanuro qui explique que « la place que le patriarcat donne aux femmes, leur procure une conscience particulière. » Il rappelle que 90% de la production vivrière dans les pays du Sud est assurée par des femmes, faisant d’elles le fer de lance de tous les combats actuels liés à l’agriculture, à la propriété de la terre, aux pollutions ou au climat.

Jean-Jacques Régibier

(1) Colloque au Parlement européen, 27 mars 2017, Bruxelles publiées dans les Proceedings of the Natural Academy of Science ( PNAS )

(3) publié en juillet par l’Agence américaine océanique et atmosphérique ( NOAA ) et L’American Meteorological Society ( AMS ),

(4) Le Global Foodprint Network, Oakland ( Californie )

(5) Daniel Tanuro, L’impossible capitalisme vert , La Découverte.

 http://www.humanite.fr/le-capitalisme-est-incompatible-avec-la-survie-de-la-planete-641025

COMMENTAIRES  

29/08/2017 23:06 par François

Le problème n’est pas d’imaginer des alternatives, mais bien de les implémenter.
J’ai le sentiment que l’immense majorité de la population, celle des pays pauvres, doit se soucier de sa survie (ce qui est normal), et que celle des pays riche ne se soucie que de consommer. Dans ce contexte, faire bouger les lignes c’est mission impossible. J’espère me tromper.

30/08/2017 09:59 par Roland011

Indépendamment de l’article (pas encore lu) le titre m’exaspère !
La planète elle s’en fiche elle n’a pas besoin d’être sauvée (elle va bruler dans 4 milliard d’années)
C’est l’écosystème permettant la vie humaine qu’il est indispensable de ’’sauvée’’ Il serait judicieux que les intervenants sur le sujet stop le "sauvée la planète’’ , trouver autre chose. Ceci dit oui pour préserver l’écosystème.
Cordialement

30/08/2017 11:08 par Geb.

L’analyse m’avait semblée relativement "sérieuse" jusqu’à ce que je lise ça :

Rappelons que la Chine, premier pays émergent, est aussi le premier pays émetteur de gaz à effet de serre, juste devant les Etats-Unis, première puissance capitaliste mondiale

Mettre en parallèle la Chine, pays "communiste" à système d’économie mixte contrôlée, plus d’un milliard trois-cent millions d’habitants et 9 596 961 km2, (Qui est signataire de tous les accords sur l’effet de serre, et qui - comme le dit l’auteur - est un "pays émergeant), avec les USA, 324 millions d’habitants et 9.8 millions de km2, cinq fois moins peuplés et aussi étendus territorialement, est totalement biaisé et antiscientifique.

Le problème "climatique" comme toujours est non pas le développement des populations à leur bénéfice mais bien l’exploitation forcenée des ressources et de ces mêmes populations pour une poignée d’exploiteurs. Et là-dessus l’auteur a parfaitement raison.

https://www.google.com/url?q=https://www.legrandsoir.info/La-Revolution-Energetique-a-Cuba-Renewable-Energy-World.html&sa=U&ved=0ahUKEwi5kpOJvf7VAhWFDxoKHVWQDWkQFggYMAg&client=internal-uds-cse&usg=AFQjCNGnRW5QxgkXIdN9AP5yFtvb_sCXtQ

Voir aussi l’excellente émission sur TV5 du 29 août 2017 sur la manière dont Cuba a géré les catastrophes naturelles depuis plus de 50 ans ainsi que les mesures prises pour protéger ses populations ainsi que son territoire. Et ceci malgré le blocus féroce des USA.

De même mettre en avant la Russie comme premier bénéficiaire de la libération du Passage du Nord Ouest, (Et ainsi émettre une suspicion sur son rôle dans le RC), alors que celle-ci gère ce passage à titre onéreux avec ses brise glaces nucléaires depuis plus de 50 ans, (Et devient donc "perdante" dans l’affaire - C’est un pétrolier Total qui est cité, pas un navire russe), est aussi biaisé complètement. La Russie n’a rien à y gagner directement, (Au contraire la fonte des glaces la contraint a augmenter ses capacités de défense territoriale vers le Nord et la prive de son monopole de passage, mais ce sont les Cartels Occidentaux qui sont gagnants dans l’affaire).

Les seuls qui ont réellement à gagner avec la fonte polaire ce sont les Cartels occidentaux qui forent en Alaska et qui voient dans le Passage du Nord ouest une occasion de gagner encore plus de fric en réduisant les coûts de transport.

On comprend alors mieux pourquoi ils récusent les accords climatiques.

Sans compter les "sources" citées comme le MIT ou l’ULM toutes deux situées aux USA, et un scientifique américain, (Comme si les Russes, ou les Chinois, ou même les Européens, n’avaient pas de Spécialistes, ou d’Universités scientifiques dignes de ce nom), qui me laissent comme un gros doute sur la sincérité de l’auteur ou au minimum sur ses capacités d’analyse.

Ou l’auteur a "raison" complètement, c’est que ce sont les USA et leur forme aigüe de Capitalisme qui empêchent tout progrès dans ce domaine, comme dans la majorité des autres. Plus, ce sont les USA qui CREENT les problèmes au niveau mondial.

Premièrement en détruisant physiquement tout ce qui s’oppose à leur hégémonie, (Qui s’inquiétera du Réchauffement climatique dans des pays comme l’Afghanistan, l’Iraq ou la Libye, pollué à l’Uranium appauvri, renvoyés à l’Age de pierre, par une bande d’allumés psychopathes ?).

Deuxièmement avec le pognon que ce pays de dingues, (Et ses larbins - dont la France), a investi dans l’industrie de la Mort, avec le pognon investi pour réparer ses crimes génocidaires, et avec le pognon investi par ses victimes potentielles pour s’en protéger, on aurait pu installer des frigos sous toute la banquise si on avait voulu et on aurait pu reconstituer la couche d’Ozone en pompant à la main.!!!

Alors pour mon compte et pour l’instant présent, tant que ces malades auront un embryon de pouvoir sur la Planète RIEN ne pourra être fait sinon des emplâtres sur des jambes de bois.

Et ceux qui veulent s’en sortir devraient plutôt focaliser sur comment mettre ces assassins hors d’état de nuire DEFINITIVEMENT plutôt que d’empêcher les vaches de péter ou les paysans de se chauffer au bois. Ou bien de culpabiliser le prolo parce qu’il fait plus de 20° dans son gourbi l’hiver.

Je pense d’ailleurs que les Russes et les Chinois sont en train de s’en occuper financièrement avec la sortie du système/dollar.

Parce que si on attend les bonnes âmes qui comme toujours chez nous prétendent construire les toits avant les fondations de la maison, on sera grillés avant de réaliser qu’il faut se bouger et agir en masse par nous mêmes et taper ou ça fait mal....

Au Portefeuille.

30/08/2017 15:46 par Georges SPORRI

Il faut faire attention avec ses prophéties anxiogènes qui ne sont pas forcément mobilisatrices... Et surtout il faut préconiser les vraies solutions qui ne sont pas écologistes et encore moins décroissantistes.

30/08/2017 17:42 par Assimbonanga

Georges... J’ai pourtant observé que la croissance va de paire avec le réchauffement climatique. Mais sans doute allez-vous m’objecter que c’est simplement une coïncidence ?

30/08/2017 19:08 par Georges SPORRI

Non ce n’est pas une coïncidence, le capitalocène (impact du capitalisme cupide et irresponsable sur la planète) est un vrai problème.
C’est sur les solutions, pas sur les diagnostics, que je réfute les thèses écolos.

30/08/2017 19:29 par Jean-Yves LEBLANC

Je suis totalement d’accord avec l’auteur dans sa condamnation du capitalisme, prédateur de l’homme et de la nature. Mais là s’arrête mon accord, et j’en suis désolé.

1) Il est étonnant qu’un auteur anti-capitaliste ainsi que les nombreuses organisations de gauche qu’il cite puissent se mettre à l’unisson de la "catastrophe climatique". En effet, cet artifice a été créé, promu et est géré à coups de millions de dollars par le système capitaliste mondialisé pour justifier sa prédation. C’est en effet l’outil idéal pour faire accepter aux classes populaires l’austérité généralisée au nom de la survie de la planète : renchérissement de l’énergie, alourdissement des taxes, restriction de la liberté de circulation, normes de plus en plus contraignantes. Outil idéal pour gouverner par la peur. Outil idéal pour empêcher les pays pauvres de se développer et de profiter de leurs ressources naturelles.

2) Il est étonnant que des anti-capitalistes, qui doivent combattre le système et se méfier des média officiels, prennent pour argent comptant la propagande des officines de ce système : "Si toutes ces études se recoupent et se complètent sur les constats, elles s’accordent également sur leurs causes", dit l’auteur. Bien sûr qu’elles s’accordent !
Sur le Vénézuela aussi, toute la presse se recoupe et se complète pour dire que Maduro est un dictateur. Une vraie démarche de gauche consiste à prendre en compte la bataille de l’information, s’informer ailleurs (sur LGS) et faire marcher sa conscience politique.
En matière de climat, "ce n’est pas l’information qui nous manque", rapporte l’auteur. Eh bien si, justement. En climat, comme en politique, il ne faut pas se fier au Monde, Libé, Nature, ni à Jouzel. Jouzel, par exemple est vice-président du GIEC qui est une officine ONUsienne chargée de promouvoir la théorie du réchauffement anthropique en finançant les labos en quête d’argent. Il est l’enfant chéri des médias "mainstream" qui l’invitent en permanence pour pourfendre les "climato-sceptiques". Alors il vaut mieux aller voir
ailleurs : pensée unique.fr, skyfall.fr, climate4you (site en anglais) ou encore Mythes, Mancies et Mathématiques et ensuite faire marcher son propre esprit scientifique.

3) Comme tout un chacun peut le faire, je me livre à cet exercice depuis plusieurs années et, même sans être spécialiste en climat, il n’est pas très difficile d’en arriver à la conclusion que La "catastrophe planétaire annoncée" due au "réchauffement climatique" est une escroquerie. Je suggère simplement aux lecteurs de LGS qui liraient ce commentaire de lire ce que dit Richard Lindzen, scientifique américain, ici :
http://www.skyfall.fr/2017/08/04/croire-que-le-co2-controle-le-climat-cest-a-peu-pres-comme-croire-a-la-magie/
Je suggère aussi d’ouvrir http://www.climate4you.com qui est un site de données scientifiques en anglais et de cliquer sur la première ligne "The big picture". Les deuxième et troisième graphiques montrent l’évolution du climat depuis 400 000 ans par analyse de carottes de glaces polaires. On y voit tout simplement que nous sommes dans une période "interglaciaire". Les quatre précédentes ont toutes été plus chaudes. Et pendant l’essentiel du temps de la période interglaciaire actuelle (qui dure depuis 11000 ans, il a fait plus chaud que maintenant. Et tout cela s’est produit indépendamment du CO2 (quatrième graphique)...

4) " il faut concevoir le combat pour l’environnement comme « une forme de lutte des classes au niveau planétaire entre forces du travail et capital. "
A mon humble avis, c’est le meilleur moyen pour assurer à la fois un victoire totale du capitalisme et un retour en arrière sans précédent des classes populaires. Cela, plus le discours pseudo-féministe qui suit est symptomatique d’une gauche qui a effectivement abandonné le terrain de la lutte anti-capitaliste.

30/08/2017 20:29 par babelouest

@ Georges Spörri

La croissance continue est une aberration, vu les ressources finies de la planète. Il faut se tourner vers autre chose, c’est ce à quoi s’attellent les "décroissants", qui n’ont pas pour but de nous ramener à l’âge de pierre, mais d’arrêter la production de trucs aberrants en quantité extravagante, y compris de pseudo-nourritures auxquelles le nutritif a été enlevé par une production exagérée et artificielle.

Un moyen : DÉTRUIRE le capitalisme, cette machine infernale qui ne profite qu’à une infime minorité, soit un dix-millième de la population mondiale, voire bien moins. A bas la monnaie, à bas la propriété privée tout court. Passons de la société de l’échange, à celle du partage. Là oui, c’est une révolution, une vraie. Même en 1793, même en 1871, ils n’ont pas osé.

30/08/2017 22:34 par macno

climatologue français Jean Jouzel et un groupe de scientifiques, prévoient que si d’ici 3 ans les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas stabilisées, la planète passera dans un autre type climat aux conséquences « catastrophiques » : recrudescence des décès dus à la chaleur (certaines régions de France connaîtraient des températures supérieures à 50° ).

Jean Jouzel (encore lui ! aie !) groupe de scientifiques (re-aie !) gaz à effet de serre (re-re-aie !), si d’ici 3 ans [rien est fait]...,on n’aurait plus que la solution de se suicider ([aie, aie, aie, aie !!!....)
Comme de toute évidence rien ne sera fait en si peu de temps, donc rien ne peut changer sur la totalité de la planète, on est donc tous foutu !
J’ai arrêté là le carnage et ce bien que je sois un partisan de la décroissance (et ce depuis bien longtemps) mais pas avec de mauvais arguments...
Nooon....! Tout n’est pas mauvais dans cet article tout est seulement un peu indigeste.

30/08/2017 23:31 par Georges SPORRI

@Babelouest / Je ne suis bien sûr pas pour la croissance des profits, ni d’ailleurs pour leur décroissance, mais pour leur disparition programmée... Par contre je méprise profondément l’écologisme = secte millénariste petite bourgeoise dirigée par des politiciens tirelires magouilleurs et procéduriers et j’oppose à la décroissance la théorie de MARX = les révolutions éclatent lorsque l’essor des forces productives se heurte aux rapports de production... La "décroissance" est le rêve petit bourgeois d’un capitalisme qui aurait résolu ses contradictions pour ne plus ruiner les petits épiciers cupides + le cauchemar d’une humanité sobre quasi abstinente et frugale qui ne serait pas folle (au sens que donnait TOSQUELLES à ce mot). Alors je dis merde à ces bigots angéliques néo puritains ! Je professe l’anthropocène communiste contre le capitalocène , une industrie libérée de la cupidité abjecte des bourgeois et de l’irresponsabilité des ingénieurs au service du profit.

31/08/2017 01:52 par Dominique

Le capitalisme n’est qu’un outil économique, ce qui implique que ce n’est pas lui qui tue le vivant sur la planète mais notre mode de vie. Par ailleurs, les pays marxistes ne sont jamais arrivés à faire mieux que du capitalisme d’état, ce qui n’a rien d’étonnant quand l’ont comprend qu’ils ont tous été, et sont toujours, productivistes (vive le travail obligatoire) et progressistes (vive le scientisme), et ainsi leur mode de vie est le même : la civilisation industrielle de consommation, et le marxisme ne fait que participer à l’optimisation de cette civilisation vers plus d’efficacité (au nom du productivisme, ils veulent mettre les bourgeois au travail obligatoire).

Toute civilisation suprématiste a 3 mamelles :

1) Le progrès (on rase la forêt pour construire des routes et des villes - le premier mythe de la civilisation date de la Mésopotamie, ils y célèbrent leur fierté d’avoir couper les arbres pour construire des villes. C’est devenu un désert et ça l’est toujours.

2) L’argent et ses inégalités, nécessaires pour construire la civilisation.

3) Le travail obligatoire, nécessaire pour construire la civilisation.

Vu le point 1), une telle civilisation est suprématiste et ne sera jamais durable. Personnellement, l’écologie je m’en tamponne le coquillard, ce que je veux est du durable. Or développer une civilisation durable implique de revenir au local car seule une gestion locale de l’environnement et de ses ressources peut être durable. Cela implique entre autre que si une technologie ne peut pas être développée localement de façon durable, il faut s’en passer car ce n’est pas en construisant des mines et des usines aux 4 coins de la planète (sans parler du "retraitement" des déchets à mains nues par des esclaves asiatiques ou africains) qu’elle le sera.

J’aimerais bien qu’il y ait une autre solution pour faire du durable mais il n’y en a pas. Donc ce sont les écolos des années 60-70 qui avaient raison quand ils disaient que le point de non retour avait déjà été franchi, et certainement pas ceux qui annoncent ce point de non retour pour dans 3 ans. Ils avaient raison car depuis les années 60-70, la fuite en avant de la société industrielle n’a fait que se développer et aujourd’hui comme hier, la majorité des cons-sommateurs sont plus sensibles à l’évangile des temps modernes, la publicité, qu’aux messages rationnels basés sur des faits scientifiques et incontournables. La pub peut se réduire à un message unique : "consommons plus !", c’est plus simple que Mein Kampf et aucune religion ni aucune théorie politique ne peut lutter contre.

Il y aurait pourtant bien un moyen : arrêter la civilisation industrielle en lui coupant les veines, c’est à dire en faisant sauter pylônes électriques, oléoducs et gazoducs de façon globale. Le capitalisme privé et d’état n’y survivrait pas, et nous nous retrouverions dans un état d’équilibre avec le vivant de façon presque instantanée. Le hic est que ceux d’en haut empêchent toute alternative à leur civilisation mortifère de se développer, et que sans alternatives viables et locales, arrêter notre civilisation provoquerait notre perte.

La question est donc comment faire pour les empêcher de nous empêcher de développer des alternatives durables ? Et là encore je revient au local. De telles alternatives - durables - ne peuvent être que locale - durabilité oblige. Il faut donc s’organiser localement pour les construire. C’est aussi sur le plan local que nous pouvons avoir le plus d’influence sur les politiques.

Après c’est comment faire ? Et c’est là que ça se gâte car la majorité des gens sont trop frustrés pour penser de façon rationnelle et ils sont complètement domestiqués par le système. Une des meilleures chansons françaises est "Sois fainéant de Coluche". En effet, le meilleur vaccin contre le travail obligatoire est le travail. Le seul fait que 99% des gens ne s’en aperçoivent pas et acceptent de travailler pour gagner une vie qu’ils ont déjà montre bien qu’ils sont domestiqués.

31/08/2017 08:51 par DPM

@ Jean-Yves,

Discours sur le réchauffement climatique, lutte des classes, acceptation de l’austérité, tout ça je suis plutôt d’accord avec toi.

Cependant, je pense qu’on ne peut nier l’activité humaine comme cause majeure et catalyseur du réchauffement.

Comme on ne peut nier les effets déjà largement constatés.

Comme on ne peut séparer la défense des minorités, la lutte contre le sexisme de la lutte des classes.

Ton discours est le même que l’autre jour.

La lutte des classes n’est en rien antinomique au à l’écologie que du contraire.

Pas d’écologie sans Communisme.

31/08/2017 09:25 par Pour un écofascisme à visage humain

Constat accablant que je partage depuis longtemps. Mais où sont les solutions ? Entre d’une parte l’immense masse des crétins dégénérés qui je lèvera pas le petit doigt par crainte, bêtise et esprit grégaire et la toute petite minorité de dégénérés pervers, la marge de manœuvre est extrêmement faible. Elle ne se place pas sur le plan politique, mais sur le plan méta-politique dont la visée primordiale consiste à amener à soi, la partie du premier groupe qui pourra être sauvée, neutraliser par tous les moyens l’autre. Pour ce qui concerne l’autre partie, proprement cancérigène des hommes politiques, des banquiers, des bureaucrates (pas les fonctionnaires en soi, il en faut !), des journalopes et toutes les vermines qui salissent l’âme du monde pour dire les choses très schématiquement, ceux-là devront purement et simplement être éliminés ! Sans état d’âme. Il en va ainsi du destin de l’Humanité.

31/08/2017 09:52 par Sébastien

Je rejoins totalement le commentaire de Jean-Yves Leblanc. Quand on voit de qui viennent les prophéties apocalyptiques, je réfléchirais à deux fois avant de les relayer sans aucun recul.
Etonnant sur un site comme celui-ci.

31/08/2017 10:05 par Assimbonanga

Georges, que faites-vous de vos déchets ? Que faites-vous de vos objets obsolètes ou en double ? Don à des œuvres ? Brocante ? Vente sur le Bon Coin ? Déchetterie ? Avez-vous la possibilité de les stocker sur votre propriété ou préférez-vous les faire disparaître consciencieusement de votre environnement "pour que ça fasse propre" ?
Cette question pour savoir si vous visualisez la montagne de biens matériels que nous avons produits, consommés et jetés en une vie. Certains objets acquis ne nous servent qu’une saison, le temps d’un engouement passager, pour se faire un peu plaisir. D’autres sont très vite moins intéressants car une nouvelle formule plus pratique ou plus jolie vient d’apparaître sur les étals.

31/08/2017 11:44 par Jean-Yves LEBLANC

Jean Jouzel (encore lui ! aie !) groupe de scientifiques (re-aie !) gaz à effet de serre (re-re-aie !), si d’ici 3 ans [rien est fait]...,on n’aurait plus que la solution de se suicider ([aie, aie, aie, aie !!!....)

Bien vu, macno, même si je ne suis pas d’accord avec votre conclusion.

Par contre je méprise profondément l’écologisme = secte millénariste petite bourgeoise dirigée par des politiciens tirelires magouilleurs et procéduriers

D’accord avec (tout) votre commentaire, Georges SPORRI.

L’écologisme est bien une religion car il se fonde sur des croyances et non sur la connaissance scientifique. Un croyant ne discute plus, ne raisonne plus et devient insensible à toute argumentation logique. Il quitte le monde de la raison.
Ce n’est malheureusement pas une secte car une secte est un groupe limité de croyants. C’est une religion officielle soutenue par tout le système et ses médias. Devant elle, tout le monde s’incline, même le scientifique qui sait que quelques paroles incroyantes lui feront perdre son travail. Cette religion soutenue par le capitalisme mondialisé a réussi le tour de force de s’imposer dans les milieux de gauche radicale qui s’en sont emparés pensant y voir un nouveau front anti-capitaliste.
La religion écologique envoie ses métastases dans les cerveaux des classes moyennes et même des classes populaires en les préparant d’avance, en les faisant consentir, aux régressions imposées par les gouvernements néo-conservateurs. Et cela est d’autant plus efficace que ça porte sur les aspects les plus pratiques de la vie quotidienne : Le "bio" et le "local" justifient la hausse du prix des fruits et légumes tout en ouvrant un nouveau marché juteux. La "transition énergétique" justifie le renchérissement du gaz et de l’électricité tout en combattant l’ex-service public EDF et en assurant les super-profits d’opérateurs privés. La "piétonnisation" des villes en chasse les classses populaires. Les "médecines douces" accompagnent la casse du système de santé, etc ... Ainsi, à suivre cette pente, la gauche finit par se retourner contre les besoins et intérêts vitaux du peuple. De plus, elle se retourne aussi contre la raison, la science et le progrès auxquels elle était historiquement liée et qui sont non seulement l’espoir de l’humanité mais les outils indispensables du socialisme.

31/08/2017 12:55 par Professeur Chitour

@ l’auteur

C’est un article qui a l’ambition de traiter beaucoup de choses en même temps !
D’abord il faut faire la différence entre la consommation énergétique par habitant et la consommation par Etat. Il est vrai que la Chine est le premier pays consommateur d’énergie notamment fossile, mais il aurait été plus complet d’annoncer que le Chinois consomme 5 fois moins d’énergie que l’Américain , près de deux fois moins que l’Européen. On interdit à la Chine de se développer sous pretexte qu’elle consomme beaucoup, n’aurait il pas été plus juste de dire aux pays industrialisés occidentaux de lever le pied en diminuant leur consommation d’énergie, mais comme Bush nous le dit le niveau de vie des Américains ne se discute pas ! la preuve ? l’Irak, la Libye, la Syrie...
Pour le reste les arguments donnés pour combattre le neolibéralisme prédateur ne peuvent pas être percutants que sous l’angle "climatiques" J’ai décroché quand on est passé que je n’ai pas pu suivre : le rôle des femmes dans la résolution des problèmes climatiques
L’auteur est à remercier pour l’effort intellectuel mis ne ouevre pour un sujet aussi complexe
Prof ; Chems Chitour

31/08/2017 14:55 par Assimbonanga

Bien vouloir de pas confondre les écologistes et les opportunistes de l’écologie. Il y aura toujours des gens pour transformer en fric les bonnes idées des pionniers sincères. Désormais, tous les ploucs* FNSEA veulent se convertir au bio, parce que "ça gagne plus". Je me demande si Wauquiez ne va pas devenir le plus grand écologiste du royaume, pour que ses électeurs artisans-commerçants puissent fourguer à leur clientèle de l’isolant mince et des chaudières à granules subventionnés par nos impôts...

*terme affectueux

31/08/2017 18:04 par rouge de honte

C’est très simple : dis-moi combien tu gagnes, et je sais combien tu pollues.
Un euro dépensé, un euro de pollution.
C’est certainement à partir de ce constat qu’il faut trouver des idées.

31/08/2017 19:02 par Feufollet

Lecteur du LGS depuis je ne sais plus combien d’années
Je sais depuis, combien la problématique de la destruction des ressources naturelles
Est honnie et rejetée généralement par les commentateurs
Toujours, on retrouve la même forme du déni de réalité sur le sujet
C’est consternant de lire certains commentaires à charge contre l’écologie
Sous prétexte que EELV par ex. s’est vendue au système et n’est plus crédible
On rejette la problématique en bloc avec des arguments d’un simplisme ridicule
A gauche comme à droite, si un médecin vous trouve un cancer
C’est le médecin qu’il faut éliminer pour résoudre le problème.
N’importe qui, armé ne serait-ce que d’un minimum d’intuition et de bon sens
Peut comprendre que nous n’en avons plus pour longtemps à ce rythme de destruction
Par défaut d’intuition et de bons sens, on sort la grande artillerie
D’une prétendue intelligence pour tirer à boulets rouges sur les lanceurs d’alertes écolos
Quitte à afficher haut et fort ses carences réflexives
Et son parti pris idéologique déplacé et inepte.
Cet article nous informe sur la destinée funeste que nous réserve le capitalisme
Ce constat amer devrait faire l’unanimité chez les anti-capitalistes
Mais les enculeurs de mouches, naturellement,
Trouveront toujours qu’elles ont le cul trop petit

01/09/2017 10:32 par Autrement

Feufollet a raison !

ιλ est consternant de lire certains commentaires à charge contre l’écologie
Sous prétexte que EELV par ex. s’est vendue au système et n’est plus crédible
On rejette la problématique en bloc avec des arguments d’un simplisme ridicule

Il y a la bonne et la mauvaise écologie !
La première est de la politicaille issue de Cohn-Βendit, qui se vautre dans l’UE des lobbies et barbouille de vert le capitalisme prédateur ; la bonne est celle qui se soucie vraiment des besoins humains, de la production de qualité et de l’environnement.
Le productivisme scientiste est désormais largement contredit dans les faits par l’épuisement programmé, tant de la terre que du travailleur.
Le capitalisme fait évidemment argent de tout, y compris du bio (la grande distribution se fait notamment des marges outrancières sur ce qu’elle vend comme tel, sans que cela profite au producteur) ; cela n’empêche pas que le bio, c’est-à-dire une production agricole (élevage compris) saine et permettant au producteur d’en vivre, ainsi qu’au consommateur de l’acheter -, est infiniment supérieur aux produits insipides, frelatés, mensongers, infestés de substances chimiques et de pesticides tueurs d’abeilles (entre autres), et dévastateurs pour la faune et la flore, même des pays qui y avaient jusque-là échappé.
En outre la production bio favorise le développement de coopératives solidaires et le rapport direct du producteur au consommateur, ce qui court-circuite les gros intermédiaires et les spéculateurs encouragés par les magouilles de l’OMC sur les prix. Spéculations largement responsables de la famine en Afrique par exemple.

Le gigantisme de l’agro-alimentaire industrielle telle que la pratique le capitalisme, est une aberration. La production agro-alimentaire à grande échelle, dont on ne peut pas non plus se passer, devrait être totalement repensée dans un cadre écosocialiste (le "bon" écosocialisme, celui qui lutte contre les dévastations anarchiques du capital, et qui planifierait une production et une organisation du marché adaptées aux besoins et à la demande du grand nombre).

D’une manière générale, on ne peut plus penser la production comme ayant pour régulation unique le Marché. Produire en quantité n’importe quoi et n’importe comment, y compris avec obsolescence programmée, pour vendre à tout prix n’importe où et n’importe quand, du moment que cela rapporte (politique "de l’offre" et fausse croissance), cela ne se fait qu’au prix de l’épuisement, comme nous le disions plus haut à la suite de Marx, à la fois de la terre au sens le plus large, et des travailleurs.

01/09/2017 11:36 par Jean-Yves LEBLANC

@ DPM

Cependant, je pense qu’on ne peut nier l’activité humaine comme cause majeure et catalyseur du réchauffement.

Comme on ne peut nier les effets déjà largement constatés.

Eh bien justement, si ! Les lecteurs de LGS sont parfaitement conscients du lavage de cerveau politique que nous font subir les "merdias" officiels. C’est pourquoi ils lisent LGS. Malheureusement, le même lavage de cerveau est effectué sur des sujets "scientifiques" aussi. Mais là, nos amis se font prendre et les mensonges du système deviennent, même pour eux, des réalités "qu’on ne peut nier". Pourquoi ? Parce que, dans ce domaine, malheureusement, la gauche ne fait pas son boulot et les sites alternatifs de gauche ne démontent pas les mensonges scientifiques.
Les graphes dont je préconise la consultation plus haut montrent que au cours des 11000 ans de notre période interglaciaire actuelle (l’Holocène), au moins 11 pics de température supérieurs ou égaux au réchauffement actuel ont eu lieu. Et avec la même pente de 0,6 degré par siècle. Ces 11 pics sont intervenus sans activité humaine et sans gaz carbonique humain. Cela devrait au moins faire réfléchir sur la réalité du "réchauffement sans précédent dû à l’homme" et sur la fameuse "catastrophe climatique". Quant aux effets catastrophe montés en épingle (ours polaires, sécheresses, événements extrêmes, coraux, montée anormale du niveau des mers), ce sont des faux que même les rapports officiels du GIEC démentent. (Les médias qui montent le GIEC en épingle se gardent bien de rapporter ces passages embarrassants de ses rapports)

Ton discours est le même que l’autre jour.

C’est tout à fait exact. L’autre jour, il s’agissait d’un débat sur l’effondement idéologique de la gauche. C’est un sujet clé qui a suscité plus de 150 commentaires. Il s’agissait de savoir si la gauche "radicale" se mettait en pratique du côté du peuple ou du côté du capitalisme. Et l’écologie est justement un terrain qui peut amener la gauche à se battre pour les intérêts du capitalisme

La lutte des classes n’est en rien antinomique à l’écologie que du contraire

D’accord si écologie signifie lutte contre les pollutions ou gestion intelligente des ressources fossiles ou minérales.
Si écologie = lutte contre le réchauffement, alors, si, elle est antinomique à la lutte des classes.
La lutte des classes, c’est la lutte entre le capital et le monde du travail. L’écologie réchauffiste, c’est la lutte de tous (bourgeois et prolos unis) pour la survie contre une catastrophe climatique imaginaire. C’est pourquoi elle est activement soutenue par le système.
De plus, si, comme le font les écologistes, on estime que la période de réchauffement actuelle ( en fait de 1970 à 1998, puisque depuis 1998 les températures n’augmentent plus) est due à "l’activité humaine", le capitalisme pas plus le socialisme n’en est responsable. Le "réchauffisme" n’est donc pas anti-capitaliste mais s’oppose à l’activité humaine, au travail humain, au développement, au progrès, à la satisfaction des besoins des êtres humains. Nombre de commentateurs "décroissants" manifestent ici cette opposition très clairement. Cette écologie là est donc plus encore anti-socialiste qu’anti-capitaliste. Elle vise à une humanité "abstinente et frugale" (formule judicieuse de Georges SPORRI) et se trouve en harmonie avec les politiques d’austérité que le capitalisme veut imposer aux peuples.

01/09/2017 18:36 par Thomas Dubois

Incroyable de lire encore en 2017 de telles inepties, venant de personnes pourtant ayant l’air d’être un minimum censées !!

Réduire et enfermer l’écologie dans sa seule lutte contre le réchauffement climatique est une insulte !

Les pollutions de toutes sortes et les dangers qui nous guettent se multiplient :

Produits chimiques utilisés dans toujours plus de domaines et de pays, nano-particules, multiplications des ondes électromagnétiques de toute sorte et en tout lieu, nucléaire, pollution de l’air, de la terre et de l’eau, plastiques innombrables visibles et invisibles (la quantité de plastique en mer est devenue supérieure à la quantité de plancton ! on parle même de 7ème continent), réduction vertigineuse de la fertilité des sols, réduction de la quantité de limons charriés par les rivières, réduction des quantités de matières premières disponibles (bois, sable, énergie), disparitions d’écosystèmes complets, coraux, espèces de poissons, d’insectes notamment des abeilles.

A trop vouloir défendre notre système capitaliste individualiste, plutôt que de simplement le faire évoluer et profiter de l’intelligence des cerveaux humains et des systèmes informatiques pour faire un peu de planification et penser une société plus saine, collaborative et prudente, sans faire d’obsession sur la croissance.

Nous jouons... nous jouons mais cela n’est pas un jeu !!
A court terme, vous l’aurez compris, il n’y a pas de deuxième planète disponible.
Certains riches l’ont bien compris et veulent un max d’argent pour avoir les moyens de se retrancher sur une île déserte ou tout autre lieu protégé quand le monde sera devenu hors de contrôle...

01/09/2017 21:14 par Feufollet

M. Leblanc
Comme moi, vous avez aussi du lire quelques parts
Que l’ingestion de certains produits alimentaires contaminés
Par des polluants chimiques accidentels ou autorisés
Entraîne déjà une baisse du QI en occident
Sans parler de certaines dégénérescences mentales
Allant jusqu’à l’occlusion mentale
Ceci expliquant peut-être cela

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