Auteur Caleb IRRI

Pour que les indignés deviennent des engagés !

Caleb IRRI
S’il y a bien une chose dont nous sommes tous certains, c’est que le monde ne tourne pas rond : les indignés se font chaque jour un peu plus nombreux, et il apparaît aujourd’hui clairement que les choses ne vont pas en s’arrangeant. Mais s’il ne fait désormais aucun doute que le nombre d’indignés dépasse largement le nombre de "satisfaits" , rien n’indique quela force du nombre suffise à inverser la tendance : malgré les nombreuses actions menées ici ou là en Europe, elles ne (…)

Jusqu’où la crise peut-elle nous mener ?

Caleb IRRI
Malgré les efforts que nos politiques déploient actuellement pour nous amadouer, la réponse qui sera apportée à la question que je me posais il y a peu ne fait aucun doute : les pauvres, une fois encore, devront payer. Malgré quelques annonces concernant de nouveaux impôts pour les riches ou la participation "volontaire" des banques aux frais de "gestion de crise" , il apparaît que ce qui nous attend maintenant fera passer le recul de l’âge légale de départ à la retraite (…)

Et c’est qui qui va payer ?

Caleb IRRI
Cela faisait bien longtemps que tout le monde savait comment les choses allaient tourner : à force de vivre au dessus de ses moyens, l’Europe et les Etats-Unis sont passés du stade de débiteurs à celui de surendettés. S’il s’agissait d’un simple particulier ou même d’une entreprise, la situation se réglerait rapidement par un dépôt de bilan, avec saisie des biens du responsable et mise sous tutelle de ses revenus, voire une procédure judiciaire au cas où le (ou les) responsable (s) (…)

Le "choc des civilisations", une prédiction autoréalisatrice ?

Caleb IRRI
L’horrible tuerie qui s’est déroulée en Norvège il y a peu exprime bien la tournure que sont en train de prendre les évènements : face à l’auto-réalisation du terrorisme islamiste se met en place son opposé, le terrorisme d’extrême-droite, comme pour exacerber les peurs et les haines des hommes à qui le "choc des civilisations" a permis de séparer le monde en deux identités distinctes, les "gentils" et les "méchants" . Cette manière de voir, qui se fonde en (…)

Et pendant qu’on sauve les banques, on laisse crever les Africains.

Caleb IRRI
La crise financière qui nous accable est déjà un scandale en elle-même : les excès de ceux-là mêmes qui nous y ont plongé continuent, pendant que les peuples ont déjà commencé à rembourser la facture pour eux. Mais le plus gros scandale n’est peut-être pas celui-là : à quelques milliers de kilomètres de là , des millions d’êtres humains sont en train de mourir de faim, sans que la communauté internationale ne trouve rien d’autre à faire que de constater son échec. Pourtant, et au delà (…)

Pour qui roulent les politiques ?

Caleb IRRI
Cela faisait quelques jours que je voulais écrire un papier sur la crise financière. La tension montait, les bourses chutaient, les résultats des fameux stress-tests allaient tomber, et des réunions importantes allaient se tenir... enfin des réponses, espérai-je secrètement, et après nous serons à quoi nous en tenir... et puis il y a eu le ’pré-accord’ entre l’Allemagne et la France d’abord, et ensuite la conférence de presse accordée par monsieur Sarkozy : les bourses remontaient, la Grèce (…)

Le choix de la crise

Caleb IRRI
La crise économique mondiale, amorcée en 2007 et soi-disant réglée de main de maître par la classe dirigeante, ne devait pas durer longtemps : les gouvernements de tous les pays avaient réussi, faut-il le rappeler, à enrayer un mouvement capable d’entrainer la planète vers un véritable cataclysme, car il fallait réagir fort et sans délai… il n’y avait pas le choix ! On a fait alors payer la note aux peuples des générations actuelles et futures en créant une dette fantastique, et les bourses (…)

L’illusion de la transparence.

Caleb IRRI
Face à l’effondrement économique inévitable de la "zone euro" , nos bons dirigeants nous refont aujourd’hui - et sans complexe - le coup de la "transparence" . En effet, les échanges mondialisés d’aujourd’hui sont tous plus ou moins noyés dans d’obscures salles de marché, ici ou là , à l’abri de tous les regards, anonymes et multiples, enfermés dans les disques durs de chambres de compensation ou des paradis fiscaux, et le tout sans aucune possibilité de savoir qui fait (…)

L’échange, le partage et la double-pensée

Caleb IRRI
L’échange et le partage sont les deux seuls moyens dont dispose l’homme pour vivre en société. Ces deux notions, bien que contradictoires (quand le fruit du labeur d’un homme est partagé, il ne peut être en même temps échangé, et réciproquement), parviennent cependant à coexister en l’homme, au prix parfois d’une sorte de schizophrénie dont il ne peut sortir indemne. La première de ces deux notions, l’échange, est le moyen retenu par l’homme dans le cadre de sa vie professionnelle, tandis (…)

Et si la guerre avait déjà commencé ?

Caleb IRRI
Pour qu’une guerre ait lieu, il faut qu’il y ait deux camps opposés. Il faut également des tiers impliqués, des combats, des victimes, et deux idéologies qui s’affrontent. Depuis le 11 septembre 2001, tous ces éléments sont réunis, et l’invasion de l’Afghanistan puis de l’Irak se trouvent être "de facto" le début de l’invasion du « Monde Arabe », invasion qui n’a jamais cessé depuis. Si vous regardez les cartes du Maghreb et du Moyen-Orientd’aujourd’hui, vous constaterez par (…)

Pour que les révolutions ne meurent pas, ajoutons la réflexion à l’action.

Caleb IRRI
Pour que les révolutions ne meurent pas, ajoutons la réflexion à l’action.On le voit bien ces derniers temps, la déception laisse place, peu à peu et à mesure que les sacrifices demandés aux peuples augmentent, à la colère. Cette colère qui monte sourdement, tranquillement, en chacun de nous et chacun dans son coin, un peu comme ça vient. Les « indignés », de quelque nationalité qu’ils soient, comprennent que quelque chose ne va pas, et sentent plus ou moins consciemment qu’un unique ennemi (…)

Et si nous admettions nous être trompés ?

Caleb IRRI
Le capitalisme me fascine : le pouvoir de l’argent est tel qu’il fait perdre la raison à tous, que vous soyez pauvres ou riches, de gauche ou de droite, blanc ou noir, juif ou musulman. Vous en avez envie, et si vous n’en avez pas envie vous en avez besoin. Impossible de s’en passer, impossible d’y résister, il vous en faut, ne serait-ce que pour survivre. Plus on s’en approche, plus on en devient dépendant. D’ailleurs, les analogies avec la drogue sont nombreuses, et il est bien certain que (…)