Thème Culture/Société/Sports

VIE CHERE : Sous-consommation, surconsommation et classes sociales.

Christian DELARUE
La question de la consommation mérite d’être rapportée à des enjeux de classes sociales. Les sous prolétaires et les prolétaires n’ont pas le même regard que les petit-bourgeois et la bourgeoisie. Si la vision classiste en terme de sentiment subjectif d’appartenance ayant pour base la classe ouvrière a fortement déclinée il n’est demeure pas moi que la conflictualité de classe perdure et même se développe. La bourgeoisie conçue comme seule classe objectivement et subjectivement dominante (…)

Technologie et société de contrainte

Dominique
Loin du tumulte des bourses, les multinationales s’apprêtent à prendre le pouvoir sur l’ensemble de l’humanité. L’engineering de l’humain doit leur permettre de devenir des dieux, et ainsi, de nous faire subir tout ce que nous faisons aujourd’hui subir à la nature. Les états pèsent de moins en moins face aux moyens des corporations multinationales. Les technologies convergentes devraient permettre à ces corporations de prendre définitivement le pouvoir. Le fer de lance de cette offensive (…)

La vie en pire...

Yvette GUEVARA
Tandis que TNS-Sofres fait un sondage crucial sur l’utilisation des petits noms par les couples français, et que le monde souffre et se décompose, moi, petite étrangère aux prétentions pompeuses d’intello du dimanche, j’ai détourne dangereusement mon intérêt de cette enquête de la plus haute importance et par la même des autres affaires capiteux du moment : le yo-yo boursier, l’imminente arrivée du bébé Elysée, l’attentat du jour, les financements occultes, la taxe sodas, la Grèce, la (…)

Melancholia et Lars von Trier

Rosa LLORENS
Melancholia poursuit l’analyse de l’idéologie de notre société américanisée, de façon toujours aussi cohérente, et formellement novatrice. Comme Manderley était la suite de Dogville, Melancholia est la suite d’Antichrist : la même problématique, sous un angle différent. Dogville analysait l’idéologie puritaine anglo-saxonne sous l’aspect religieux (le protestantisme comme renoncement au christianisme, religion d’amour, et retour au dieu vindicatif et violent de l’Ancien Testament), tandis (…)
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Le Sain dans la manipulation sémantique-connotative de l’idéologie

Camille Loty MALEBRANCHE
L’idéologie est un agent métamorphique du langage qui, par elle, manipulé et instrumentalisé, fait de certains vocables du code collectif des normes sociales, une nature parallèle à la nature au sein de la culture, une véritable métanature culturelle établie pour la société. Car la culture crée et instaure le sens social comme une seconde nature signifiante, parallèle à la nature. CLM Le sain, le pathologique, le malsain sont parmi les termes les plus abusivement et les plus violemment (…)

Les civilisations meurent-elles par suicide ?

Fethi GHARBI
"Quand une civilisation arrive à relever des défis, elle croît. Sinon elle décline. Les civilisations meurent par suicide, non par meurtre" Arnold Joseph Toynbee Si l’on s’en tient à la vision de Toynbee, l’histoire se présente comme l’essor et la chute des civilisations et non comme les péripéties vécues par des État-nations ou des groupes ethniques. Pour définir une civilisation, le culturel l’emporte sur tous les autres critères. Toynbee considère que la "civilisation occidentale" (…)

Empire et Dénaturation humaine monstrueuse…

Camille Loty MALEBRANCHE
Il n’y a pas d’empire neutre ou inoffensif, l’empire, tout empire, est, par essence et non par accident, fatalement monstrueux, tératogène et agresseur. Le bellicisme n’est donc pas contingence dans le fonctionnement d’un empire mais sa nécessité mécaniste, en tant que la violence est immanente à la nature de la puissance conquérante impériale, émanation naturelle de ses fondements logiques. CLM J’appelle empire, tout système de politique socio-économique d’un État, d’un groupe d’États (…)
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Le mythe de la transformation individuelle

Emrah KAYNAK
Peut-on se changer soi sans changer le monde ? « Vouloir corriger les défauts du caractère d’un homme par des sermons de morale n’est pas moins chimérique que de forcer un chêne à donner des abricots ». Arthur Schopenhauer De Zénon à Epicure, du christianisme au bouddhisme, il n’est pas d’école éthique qui ne développe un art de vie prescriptif pour faire face à l’adversité du monde. Peut-on croire après Marx et Freud qu’il est possible de sculpter sa personnalité à sa guise par un (…)

L’échange, le partage et la double-pensée

Caleb IRRI
L’échange et le partage sont les deux seuls moyens dont dispose l’homme pour vivre en société. Ces deux notions, bien que contradictoires (quand le fruit du labeur d’un homme est partagé, il ne peut être en même temps échangé, et réciproquement), parviennent cependant à coexister en l’homme, au prix parfois d’une sorte de schizophrénie dont il ne peut sortir indemne. La première de ces deux notions, l’échange, est le moyen retenu par l’homme dans le cadre de sa vie professionnelle, tandis (…)

La révolution du portable : les dangers de l’addiction

Chems Eddine CHITOUR
« La science a fait des hommes des dieux avant qu’ils ne deviennent des hommes. » Jean Rostand (Pensée d’un biologiste) Un pavé dans la mare le 31 mai, l’OMS publie une étude concernant les dangers potentiels du portable. Cette organisation, on s’en souvient, a été discréditée lourdement dans l’affaire de la grippe aviaire et précédemment dans son rôle de caisse de résonnance de l’Aiea dans l’affaire de Tchernobyl où le drame a été minimisé sur instruction. Comment alors comprendre ce (…)

Sous le soleil exactement

José CAMARENA
Pour ce qui est des relations sexuelles en général et de la jouissance en particulier, l’ignorance continue de régner, malgré les avancées de la science et la diffusion la plus large des connaissances via l’éducation et le boum des moyens de communication. Ainsi, beaucoup en sont encore à penser que la femme n’atteindrait la jouissance qu’à se faire pénétrer dans la quasi-douleur d’un engin hors-norme et, les hommes, qu’à ressentir l’explosion, tout aussi aux limites de la douleur, d’une (…)

Sur deux ménisques et Jean Degros

Bernard GENSANE
Au début des années soixante-dix, plusieurs sociologues ont développé la thèse selon laquelle il y avait quelque chose d’intrinsèquement fasciste dans le sport de compétition. On sait l’utilisation que les pays totalitaires ont fait du sport. Mais l’on sait également que les fondateurs du sport de compétition en pays capitaliste furent, le plus souvent, des gens de droite ou d’extrême droite. Pensons au baron Pierre de Coubertin qui modernisa les Jeux Olympiques, à Henri Desgranges, (…)