RSS SyndicationTwitterFacebook
Rechercher

Les pousse au crime à l’œuvre

Depuis 48 heures on assiste à un déchaînement anti-gilets jaunes qui prend une allure d’hallali. Haro sur ces moins que rien, ces séditieux, ces barbares qui empêchent le pays de tourner en rond. Même des anciens ministres, ô combien responsables, appellent à faire feu sur les manifestants, à tirer dans le tas. Que d’idioties peut-on entendre ici et là. Que d’irresponsabilité de la part de ceux qui dirigent le pays, censés être la voix du peuple. Ces gens sont incapables de piger la situation, d’y faire face avec modernité et intelligence. Arc-boutés sur leurs certitudes, ils dénient aux autres le droit de contester, de proposer, d’arbitrer. Leur seule et unique réponse consiste à produire de nouvelles lois répressives, de dresser les gens entre eux, de diviser le pays et organiser le chaos. Ils ne résisteront pas devant l’ampleur de la vague transformatrice. Ils sont trop amateurs et de mauvais amateurs.

Regardez l’affaire de la cagnotte solidaire. Crime de lèse-majesté. Tous les censeurs gouvernementaux y vont de leur indignation. Solidarité matérielle avec un des nôtres ? Ça les dérange. Ils haïssent la solidarité, le partage, l’amitié. Pas un mot pour dénoncer les violences policières qui multiplient les victimes, pas un mot de condamnation de toutes les violences. En boucle ils se félicitent des charges de la police et ils en redemandent. Quelle honte ! Des gens qui devraient donner un exemple positif s’enfoncent dans la médiocrité. Ironie du sort, les hâbleurs du nouveau monde nous ressassent des litanies de l’ancien monde proche du XIXe siècle. Quel contraste.

Les séditieux ne sont pas en jaune, ils sont dans les salons gouvernementaux, quelquefois sous les ors de la république. Leur attitude ressemble plus à des apprentis -sorciers autoritaires, dictatoriaux qu’à des défenseurs de la République et du peuple souverain. Leur volonté de nous entraîner dans le cycle violence/répression/violence/répression doit être esquivé. Plus que jamais notre force doit être l’IPP (insurrection pacifique populaire). Notre victoire est au bout de nos manifestations. Tous unis, on vaincra.

Illustration : titre de l’Obs qui a franchement tourné casaque (LGS)

URL de cet article 34379
   
Le Krach parfait
Ignacio RAMONET
Crise du siècle et refondation de l’avenir Le capitalisme connaît en moyenne une crise grave tous les dix ans. Mais un séisme économique d’une aussi forte intensité que celui de l’« automne noir » 2008, il ne s’en produit qu’un seul par siècle. Aucun autre cependant, avant celui-ci, n’avait conjugué une somme de menaces croisées aussi alarmantes. Tout le système financier - banques, bourses, caisses d’épargne, agences de notation, normes comptables - a craqué. Et une doctrine a fait (…)
Agrandir | voir bibliographie

 

"La seule et unique raison pour laquelle certaines parties de la classe dirigeante n’aiment pas Trump, ce n’est pas parce qu’il ne défend pas leurs intérêts (il le fait), mais parce qu’il gère mal les événements et les récits d’une manière qui expose à la vue de tous la laideur de l’empire."

Caitlin Johnstone

© Copy Left Le Grand Soir - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir

Contacts | Qui sommes-nous ? | Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas | Bernard Gensane
Le saviez-vous ? Le Grand Soir a vu le jour en 2002.