Auteur Fidel CASTRO

Chavez, Evo et Obama

Fidel CASTRO
(1ère partie) Je fais une pause dans les tâches qui occupent tout mon temps ces jours-ci pour dire quelques mots au sujet de la soixante-sixième session de l’Assemblée générale des Nations Unies qui offre une occasion singulière à la science politique. Cette réunion annuelle demande un gros effort et constitue une dure épreuve pour ceux qui occupent les plus hautes responsabilités politiques dans bien des pays. Quant aux amateurs de cet art, qui ne sont pas peu nombreux dans la mesure où (…)

Les mensonges et les non-dits dans la mort de Ben Laden

Fidel CASTRO
Les gars triés sur le volet et rigoureusement entraînés pour des missions spéciales qui ont exécuté ben Laden n’ont pas agi pour leur compte : ils répondaient aux ordres de l’administration étasunienne, dont on sait que le président peut même communiquer avec un soldat au combat. Quelques heures après cette action réalisé à AbbottÄ bÄ d, siège de la plus prestigieuse école militaire du Pakistan et d’importantes unité de combat, la Maison-Blanche a offert à l’opinion mondiale une version (…)

L’assassinat d’Oussama Ben Laden

Fidel CASTRO
Ceux qui s’occupent de ces thèmes savent que notre peuple s’est solidarisé, dès le 11 septembre 2001, avec celui des États-Unis et qu’il a offert sa modeste coopération médicale aux victimes du brutal attentat commis contre les Tours jumelles de New York. Nous avons offert aussitôt les pistes aériennes de notre pays aux avions étasuniens qui n’auraient pas su où atterrir par suite du chaos régnant dans les premières heures de l’attentat. Nul n’ignore la position historique de la (…)

Libye : un incendie qui peut tout embraser

Fidel CASTRO
On peut être d’accord ou non avec les idées politiques du Kadhafi, mais nul n’a le droit de contester l’existence de la Libye comme État indépendant et membre des Nations Unies. Le monde n’a pas encore atteint ce qui constitue aujourd’hui à mon avis une condition sine qua non de la survie de notre espèce : l’accès de tous les peuples aux ressources matérielles de cette planète, la seule de notre système solaire à réunir les facteurs les plus élémentaires de la vie que nous connaissons. (…)

Le Nord turbide et brutal.

Fidel CASTRO
J’étais en train de lire nombre de documents et de livres pour tenir ma promesse de poursuivre mes Réflexions du 14 avril sur la Bataille de Playa Girón quand j’ai jeté un coup d’oeil sur les nouvelles fraîches d’hier, qui sont abondantes, comme chaque jour, et dont on peut accumuler des montagnes n’importe quelle semaine, depuis le séisme au Japon jusqu’à la victoire d’Ollanta Humala sur Keiko, la fille d’Alberto Fujimori, l’ancien président péruvien. Le Pérou est un gros exportateur (…)

Discours prononcé par Fidel Castro le 16 avril 1961

Fidel CASTRO
Discours prononcé par Fidel Castro Ruz, Président de la République de Cuba, en rendant les honneurs funèbres aux victimes des bombardements en divers points de la République effectués le 23 et le 12, face au Cimetière Colomb, le 16 avril 1961. Camarades de l’Armée Rebelle et des Milices Nationales Révolutionnaires, Cubains, C’est la deuxième fois que nous nous réunissons en ce lieu. La première fois, ce fut au moment de cet acte de sabotage qui coûta la vie à pratiquement une centaine (…)

Le mieux et le plus intelligent

Fidel CASTRO
(nouvelle traduction mise en ligne 7/4/2011) Hier, pour des motifs d’espace et de temps, je n’ai dit mot du discours sur la guerre de Libye que Barack Obama a prononcé le lundi 28. Je disposais d’une copie de la version officielle distribuée à la presse par le gouvernement étasunien. J’avais souligné certaines choses. Je l’ai révisé et je me suis convaincu qu’il ne valait guère la peine de trop dépenser de papier à ça. Je me suis rappelé ce que m’avait raconté Carter - quand il nous a (…)

La guerre fasciste de l’OTAN

Fidel CASTRO
Pas besoin d’être voyant pour savoir que ce que j’avais prévu avec une précision rigoureuse dans trois Réflexions publiées sur le site CubaDebate entre le 21 février et le 3 mars : « Le plan de l’OTAN est d’occuper la Libye », « La danse macabre du cynisme » et « La guerre inévitable de l’OTAN », allait se passer. Même les dirigeants fascistes de l’Allemagne et de l’Italie ne furent pas aussi impudents lors de la guerre civile espagnole de 1936, un épisode dont beaucoup se seront sans (…)

Entre l’émigration et le crime

Fidel CASTRO
Les Latino-Américains ne sont pas des criminels nés et ils n’ont pas inventé les drogues. Les Aztèques, les Mayas et d’autres groupes humains précolombiens du Mexique et d’Amérique centrale étaient d’excellents agriculteurs et ne cultivaient pas la coca. Les Quechuas et les Aymaras produisaient des aliments nutritifs sur des terrasses parfaitement alignées qui suivaient les courbes de niveau des Andes. Ils cultivaient le quinoa, une céréale riche en protéines, et la pomme de terre sur la (…)

Les vraies visées de "l’alliance entre égaux"

Fidel CASTRO
La journée d’hier a été longue. Dès midi, j’ai suivi les péripéties d’Obama au Chili, comme je l’avais fait hier avec ses aventures à Rio de Janeiro, une ville qui a brillamment défié et battu Chicago comme candidate aux Jeux olympiques de 2016, à une époque où le nouveau président des États-Unis et Prix Nobel de la paix paraissait un disciple de Martin Luther King. Nul ne savait quand il arriverait à Santiago-du-Chili. ni ce qu’il y ferait un président des États-Unis dont l’un de ses (…)

"Les chaussons me serrent"

Fidel CASTRO
Tandis que les réacteurs sinistrés lancent de la fumée radioactive sur le Japon et que des avions au profil monstrueux et des sous-marins atomiques déversent leurs charges meurtrières télécommandées sur la Libye, un pays nord-africain d’à peine six millions d’habitants, Barack Obama racontait aux Chiliens une comptine semblable à celles que j’écoutais quand j’avais quatre ans : « Les chaussons me serrent, les chaussettes me tiennent chaud, et le baiser que tu m’as donné, je l’emporte en mon (…)

L’Alliance égalitaire

Fidel CASTRO
Samedi soir, 19 mars, après un succulent banquet, les dirigeants de l’OTAN ont ordonné d’attaquer la Libye. Il coule de source que rien ne pouvait advenir sans que les États-Unis ne réclament de jouer leur rôle incontournable de chef suprême. Et c’est depuis le Q.G. de cette institution en Europe qu’un officier supérieur a fait savoir que l’opération « Aube de l’Odyssée » démarrait. L’opinion publique mondiale était bouleversée par la tragédie du Japon où le nombre de victimes du séisme, (…)