« Elle s’est ceinte d’explosifs et elle éclate ! Va-t-elle mourir ? S’est-elle suicidée ? Non, non. C’est la manière de Gaza d’annoncer son imprescriptible droit à la Vie. » (1) Mahmoud Darwich
Qui sont les instigateurs des manifestations à Gaza contre le Hamas ?
Le 10 février 2025, l'Autorité palestinienne avait décrété la fin des allocations aux familles des prisonniers et tués par l' Etat d'Israël. Il va de soi qu' une telle mesure vise à affaiblir la résistance en Cisjordanie. Il n'est pas inutile de souligner que ce décret répond à une demande de longue date faite par les Etats-Unis.
La nomination en 2024 d'un nouveau premier ministre par Mahmoud Abbas sous la pression des pays occidentaux fut accueillie par une forte opposition du Hamas, du Jihad islamique palestinien et du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP, marxiste), en des termes sans équivoque : « former un nouveau gouvernement sans consensus national va aggraver les divisions. » (2)
Dans un (…)Lire la suite »
Le 20 février 2019, lors du dîner organisé par le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), le chef de l’État français, Emmanuel Macron s’est engagé à intégrer dans les textes de référence une nouvelle définition de l’antisémitisme élargie à l’antisionisme tout en affirmant que : « l’antisionisme est une des formes modernes de l’antisémitisme ». (1)
Six ans plus tard, à l'initiative du Collectif Nous vivrons, dans un appel édité dans une tribune du Monde du 21 mars 2025, signé par des personnalités éminentes, la même idée refait surface dans les termes suivants : « pour que l’antisionisme ne serve plus de prétexte à l’antisémitisme, c’est à la République de protéger les juifs en intégrant dans sa loi l’antisionisme comme nouvelle forme d’antisémitisme. » (2)
Ces éminentes personnalités n'omettent pas de préciser qu'elles sont « pour la coexistence de deux Etats démocratiques. » (2)
Entre parenthèses et sans mettre en doute leur souhait de l'existence de (…)Lire la suite »
Un Etat au-dessus des lois pour un peuple élu
« Il y a des morts qui sommeillent dans des chambres que vous bâtirez.Des morts qui visitent leur passé dans les lieux que vous démolissez. Des morts qui passent sur les ponts que vous construirez. » (Mahmoud Darwich)
(13/03/2025) Mohamed el Bachir
Un calcul cynique
Pour introduire le sujet et afin que la vie de la population de Gaza et de Cisjordanie devient un réel qui parle sans besoin de commentaire ni d'image, le nombre me paraît un instrument utile et efficace.
Dans ce qui suit, je me soumets à la propagande qui sous-entend que l'histoire du peuple palestinien a commencé le 7 octobre 2023. Et donc les nombres qui vont parler sont nés à partir de cette date.
Depuis le 7 octobre 2023, le peuple palestinien a perdu à Gaza et en Cisjordanie environ 50 000 civils sur une population de 5,4 millions d'habitants, enfants, femmes et hommes tués par les armes à feu ou enterrés sous les décombres d'immeubles détruits par des (…)Lire la suite »
« Enfants, notre mère nous disait : entre résister contre cent ennemis et être entouré de faux amis, il faut choisir la première option. »
(25/02/2025) Mohamed El Bachir
Gaza : après le génocide, la déportation ?
L’objectif de l’Administration étasunienne d’expulser la population palestinienne de Gaza et de faire de cette bande côtière une « Riviera » après avoir été le théâtre d’un génocide ressemble a un scénario de science fiction imaginé par un fou... Pourtant, ce projet est en parfaite harmonie avec la définition que donne Karl Rove, ancien conseiller du président George W. Bush (2001-2006), du rôle des Etats-Unis dans le monde. Ci-dessous un extrait de ce rôle :
« nous américains , nous sommes maintenant un Empire et lorsque nous agissons, nous créons notre propre réalité. Et pendant que vous étudiez studieusement cette réalité, nous ne perdons pas de temps, nous agissons et nous créons d’autres réalités nouvelles qu’il vous est loisible d’analyser... C’est ainsi que (…)Lire la suite »
Avant propos
Le 29 octobre 2024, le président français a tenu un long discours au parlement marocain en présence de tous les députés. Dans la première partie de son discours, Emmanuel Macron a convoqué des artistes peintres, des poètes pour romancer la colonisation passée du Maghreb jusqu’au point d’inviter un corsaire de Salé. Et pour rendre présent le passé, il a invité des arabes de service, écrivains et bouffons, encadrés par des sionistes politiques français tels Jacques Attali, Pierre Assouline et l’intellectuel faussaire B.H. Lévy. Et en faisant référence au poème d'Aragon, le Fou d'Elsa, Emmanuel Macron ne s’était pas rendu compte qu’il a « réinventé le passé pour voir la beauté de l'avenir. »
Il insista longuement sur l’objectif de sa venue, à savoir, écrire un livre avec les autorités marocaines où les affaires financières occupent la place essentielle. Je me permets d’écrire la préface de ce livre. Mais avant de l’écrire, il est nécessaire de rappeler que ce 29 (…)Lire la suite »
L'existence de l'Etat d'Israël s'appuie sur un objectif stratégique immuable : morceler les Etats arabes de l'Irak jusqu'au Maghreb. Une stratégie définie en 1982 par l'ancien fonctionnaire du ministère israélien des Affaires Etrangères, Oded Yinon, dans un article intitulé “ Stratégie pour Israël dans les années 80 ”, paru dans Kivunim (Orientations), Revue publiée par le Département de l’Organisation Sioniste mondiale. (1)
Les exemples de l'Irak, la Syrie, le Liban, la Lybie, le Soudan illustrent de manière éclatante cette stratégie où les Etats occidentaux avec à leur tête l'impérialisme étasuniens ont apporté et apportent leurs contributions militaires drapées sous l'étendard des droits humains et de la responsabilité de protéger. Cette strétégie, toujours d'actualité, a pour but ultime l'avènement du Royaume d'Israël du Nil à l'Euphrate.
Cette expansion coloniale s'appuie sur deux méthodes. La première définie par l'ancien ambassadeur français en Syrie Michel Rimbaud sous (…)Lire la suite »
A la mémoire de Hassan Nasrallah : le combattant du siècle (1)
Shoah : un crime contre l'humanité du XXe siècle devenu l'alibi d'un génocide du XXIe siècle
La Shoah, (catastrophe, anéantissement), fut l'entreprise d'extermination systématique, menée par l'Allemagne nazie contre le peuple juif pendant la Seconde Guerre mondiale. Une entreprise inhumaine qui a fait disparaître de cinq à six millions de Juifs. Cette vérité aurait dû servir comme repère pour empêcher d'autres crimes contre l'humanité comme par exemple, la Nakba dont est victime le peuple palestinien... Le génocide des Tutsis au Rwanda...
Hélas, Les exemples ne manquent pas.
L'événement qui s'est déroulé le 7 octobre 2023 en Palestine occupée est qualifié de génocide par la puissance occupante et ses alliés occidentaux. Il ne s'agit nullement de polémiquer sur le terme utilisé pour qualifier cet acte du 7 octobre mais souligner la responsabilité des dirigeants occidentaux qui, en permettant à l'Etat d'Israël de (…)Lire la suite »
« Les Etats-unis et l’Etat israélien ne sont pas dans le système international, ils sont au-dessus. Surplombant les nations, ils sont prêts à être les porteurs de la Loi. » (1)
Résister
Puisque certains mots ne peuvent plus voler d'olivier en olivier sans être pourchassés...épiés.
Puisque ils ne peuvent plus se promener sans être interrogés...Déshabillés.
Puisque, de peur d'être mal compris, ils chuchotent...
Je parle des mots qui, en file indienne et avec sagesse, suivent le couple (peuple palestinien ; Etat d'Israël).
Bien sûr, en évoquant ce couple, la raison s’impose. Aussi, les mots ne peuvent pas en parler sans faire un voyage dans le passé. C’est ainsi que sur le chemin du retour, ils rencontrent : déclaration, Balfour, accords, Sykes-Picot, colonialisme, partage, territoires, foyer national, sionisme, terre, peuple, mythe, guerre, existence...Dieu. (2)
Pour faire court, on ne peut pas disserter sur ce couple avec justesse sans ce retour dans le passé. Car un (…)Lire la suite »
Benjamin Netanyahou : démocrate en Occident, terroriste au Proche-Orient
« Un monde qui s’achète et se vend, grimpe ou chute au grès des taux du dollar
Et de l’once d’or qui grimpent ou chutent au grès de la variation du prix du sang oriental.
Non...Beyrouth est la boussole du combattant. » (1)
Je n'ai comme arme que ma modeste parole pour dénoncer l'injustice. Ici et ailleurs. Mais face à l'imposture habillée de cynisme et de perversion des puissants, cette parole a été étouffée par la colère. Impuissant, je ne peux regarder les images de Gaza. Je ne lis plus les témoignages de ceux et celles qui agissent avec humanité à Gaza pour apporter secours. Vieux, il ne me reste plus que la colère tout en ressassant ce qui était prévisible.
Et je persiste : ce que vit le peuple palestinien est inscrit dans la nature même du sionisme politique.
Dommage collatéral d'un Etat qui ne fait que se défendre face aux terrorisme ? Génocide ? Crime de guerre ? Crime contre l'humanité ? (…)Lire la suite »
Pour introduire le sujet, il m'a paru judicieux de rappeler une scène vue à l'Assemblée nationale : un jeune devant une urne, la main droite tendue, et des électeurs impassibles le frôlant sans lui serrer la main tout en mettant le bulletin dans l'urne. J'ai vite compris : le jeune est membre du Rassemblement national (RN) et les électeurs, des défenseurs de la République. Cette scène m'a choqué !
Elle m'a rappelé une scène que relate George Orwell dans son livre Pourquoi j'écris : « J'étais venu ici pour tirer sur des fascistes ; mais un homme en train d'empêcher son pantalon de tomber n'est pas un fasciste, c'est de toute évidence un semblable, un homme comme vous, et vous n'avez aucune envie de lui tirer dessus. » (1) Une scène vécue par le narrateur en pleine guerre d'Espagne.
Les députés qui ont refusé de tendre la main au jeune homme ont prouvé qu'ils ne sont pas à la hauteur de la crise politique qui secouent la société française. Comme le dit un proverbe africain : (…)Lire la suite »