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Thème : Globalisation/Mondialisation

Chronologie de la Globalisation

Raynal et Jean-Hénoch Trouillot
Le nouvel ordre mondial ou mondialisation, est le maillon d'une chaine de l'exploitation que la classe dominante d'un petit groupe de pays déploie sur la planète depuis la fin du 15e siècle jusqu'au 20e siècle. Le nouvel ordre mondial dont parlent les pays impérialistes est une étape dans l'entreprise économique qui sort de loin. Pour bien le cerner, il faut faire un retour en arrière historique, ce qui va nous permettre de voir que depuis le 16è siècle, chaque étape importante charrie son propre ordre mondial. En cinq siècles, l'humanité a subi cinq (5) nouveaux ordres mondiaux ; Le premier ordre mondial (16e siècle -18e siècle : 1500 - 1815) Capitalisme marchand (1500-1785) Renaissance : éclatement du système féodal européen et émergence du système capitaliste dans un contexte de guerre, de tueries, d'exécutions ; ballottage entre des pratiques religieuses et politiques dite de l'Inquisition d'une part et des pratiques de sorcellerie et scientifiques d'autre part. Recherche (…) Lire la suite »

La Tiers-Mondialisation de la planète - Bernard Conte

La Tiers-Mondialisation de la planète, c'est le laminage des classes moyennes et la polarisation riches-pauvres de l'ensemble des sociétés, les ramenant toutes à l'état du Tiers-monde d'avant les « miracles ». On peut diversement décrire ce phénomène : « prolétarisation des classes moyennes », « classes moyennes à la dérive », « déclassement »… Bernard Conte analyse le caractère universel de cette transformation sociale comme résultat des politiques économiques néolibérales mises en oeuvre depuis le milieu des années 1970. Le libéralisme régulé des « Trente Glorieuses » fonctionnait sur la base redistributive du compromis fordiste au Nord et du clientélisme nationaliste au Sud. Puis la crise des années 1970 et l'implosion du bloc soviétique changèrent la donne et le capitalisme s'orienta vers la financiarisation et la dérégulation. Dans un premier temps, le monétarisme inspira les ajustements structurels : la désinflation compétitive au Nord et les programmes du consensus de (…) Lire la suite »

La fin de la pauvreté, vraiment ?

Damien MILLET
La sortie en France du film « The end of poverty ? » de Philippe Diaz, le 6 décembre, est un évènement majeur pour qui veut mettre en perspective la crise économique et financière actuelle avec cinq siècles de mondialisation. Commencée en 1492 avec l'arrivée des Espagnols en Amérique, cette globalisation a vu au fil des ans l'appropriation mondiale des terres de manière illégitime par les empires européens (espagnol, hollandais, anglais, français…) et l'exploitation effrénée tant des êtres humains que des ressources naturelles du Sud. Le système capitaliste, qui commençait à se développer, a utilisé cette main d'oeuvre quasi-gratuite et ces richesses volées aux peuples du Sud pour financer la révolution industrielle du 19e siècle. A partir des années 1850, les puissances dominantes (Europe, Amérique du Nord, Japon) ont imposé la monoculture à leurs colonies et ont brisé net toutes leurs industries, comme celle du textile en Indonésie ou en Inde, rendant toutes ces colonies (…) Lire la suite »

Emancipation : Le dévoilement des dominations globales

Christian DELARUE
Dans le maêlstom des dominations multiples écrasants la majorité des humains il importe de pointer les dominations globales des dominations sectorielles. Ces dernières ne sont pas qualitativement négligeables ou secondaires. Simplement elles frappent pas les mêmes individus. Il s'agit du sexisme, du racisme, du classisme, de l'emprise excessive du religieux sur l'Etat et la société, des résidus de relations coloniales (postcolonialisme),etc. S'agissant des dominations globales deux ordres de dévoilement critiques apparaissent : les dispositifs abstraits (Jean-Marie VINCENT) et derrière eux la classe dominante (Monique et Michel PINCON-CHARLOT). Ce dévoilement se poursuit de façon complémentaire avec la notion de peuple-classe (Christian DELARUE). Dernière question : La fonction critique et rassembleuse de la notion de peuple-classe peut-elle en outre nommer le sujet porteur du projet altermondialiste ? 1 - Dévoilement vers le haut. * Les dispositifs abstraits sont de nature (…) Lire la suite »

De l’homme du Néandertal à la mondialisation

Fethi GHARBI
Depuis cinq siècles on assiste à une expansion extraordinaire des ethnies européennes qui avaleront par différents moyens (génocides , colonisation...) des continents entiers : Amérique. Australie, Asie, Afrique... Ce qui se passe depuis quelques centaines d'années nous rappelle ces temps immémoriaux où l'homo sapiens a progressivement envahi le moyen orient et l'europe d'est en ouest faisant disparaître de la surface de la Terre l'homme du Néandertal. En 10 000 ans les néandertaliens vont progressivement « lâcher du terrain » pour finalement disparaître et laisser sapiens maître des lieux. Depuis sa découverte au 19ème siècle, Néandertal a été affublé d'une infériorité intellectuelle, adaptative et culturelle, mais les nombreuses investigations archéologiques démontrent le contraire.. tout comme l'Homo sapiens, Néandertal fabrique des outils ou inhume ses morts : . Son inadaptation est un mythe : il a vécu sous des climats très froids, dépensant jusqu'à 5 000 calories par jour. (…) Lire la suite »
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Jean Ziegler : la Haine de l’Occident

« La mémoire du Sud ressurgit ; elle attise la haine de l’Occident »

Jean ZIEGLER

Dans « La Haine de l’Occident », le sociologue Jean Ziegler se fait l’interprète du ressentiment des peuples du Sud à l’égard d’un Nord « aveugle et dominateur ».
Ce livre, personne d’autre n’aurait pu l’écrire. Intellectuel suisse versé aux luttes du Sud, davantage écouté à Alger et Porto Alegre qu’à Genève ou Berne, fréquentant les arcanes de l’ONU depuis près d’un demi-siècle, Jean Ziegler seul pouvait dresser le constat implacable qui préside à La Haine de l’Occident (1) : loin de se combler, le fossé entre le Nord et l’immense majorité des habitants de la planète se creuse inexorablement. Fossé économique bien connu, certes, mais surtout fossé intellectuel, sensible, humain, politique. Face à un Sud devenu acteur global, bien décidé à achever la décolonisation, le sociologue dépeint un Occident arrogant, incapable de reconnaître ses torts passés et présents. La folle épopée bolivienne d’Evo Morales servant de modèle paroxystique au rejet de ce (néo)colonialisme et de son dernier avatar, le capitalisme globalisé. S’il n’évite pas quelques imprécisions, La Haine de l’Occident a le mérite d’offrir une analyse originale - entre histoire et sociologie - aux crispations de la société internationale. Un phénomène à la fois salutaire - dans sa dimension émancipatrice - et dangereux - tant il participe au blocage absolu des Nations Unies.

PROPOS RECUEILLIS PAR BENITO PEREZ POUR LE COURRIER En quoi La Haine de l'Occident que vous décrivez diffère-t-elle de l'anti-occidentalisme qui guida dès les années 1950 le mouvement des non-alignés et la décolonisation ? Jean Ziegler : L'anticolonialisme des années 1950-1960 était une libération territoriale. Le combat opposait une puissance occupante et un peuple occupé. Aujourd'hui, le sujet collectif est le Sud ; paradoxalement, l'unité tricontinentale s'est réalisée sous l'effet du capitalisme de la jungle. A la lutte contre l'occupant s'est substitué un rejet du système de domination globalisé. Quand Sartre disait : « Pour aimer les hommes, il faut haïr ce qui les opprime », tout est dans le « ce ». La réaction n'est pas dirigée contre un groupe d'hommes ou des individus mais contre les mécanismes de l'oppression. C'est la différence entre la haine que j'appelle raisonnée et la haine pathologique véhiculée par certains groupes comme al-Qaida. Quels sont les ressorts de (…) Lire la suite »

La Stratégie du Choc

Naomi KLEIN
Qu'y a-t-il de commun entre le coup d'état de Pinochet au Chili en 1973, le massacre de la place Tiananmen en 1989, l'effondrement de l'Union soviétique, le naufrage de l'épopée Solidarnösc en Pologne, les difficultés rencontrées par Mandela dans l'Afrique du Sud post-apartheid, les attentats du 11 septembre, la guerre en Irak, le tsunami qui dévasta les côtes du Sri-Lanka en 2004, le cyclone Katrina, l'année suivante, la pratique de la torture partout et en tous lieux - Abou Ghraib ou Guantanamo, aujourd' hui ? Tous ces moments de notre histoire récente, répond Naomi Klein, ont partie liée avec l'avènement d'un 'capitalisme du désastre'. Approfondissant la réflexion entamée avec son best-seller, No logo Naomi Klein dénonce, ici, documents à l'appui, l'existence, depuis plus d'un demi-siècle, de stratégies concertées pour assurer la prise de contrôle de la planète par les multiples tenants d'un ultralibéralisme qui a systématiquement mis à contribution crises, désastres ou (…) Lire la suite »

Textiles et capital globalisé : l’environnement pris en otage.

Jean BATOU
solidaritéS, 19 décembre 2007. Il est aujourd'hui possible d'acheter des vêtements au kilo à des prix comparables à ceux des produits agricoles de base. Cette évolution se traduit par une explosion de la consommation de textiles à l'échelle mondiale, en particulier dans les pays du Nord. Les habits sont désormais mis au rebut de plus en plus vite, avant même d'être usagés, parce qu'ils sont « démodés » ou que la place manque pour les stocker. Les conséquences écologiques de ce consumérisme effreiné sont alarmantes et pénalisent avant tout les pays du Sud. Elles dressent un véritable acte d'accusation contre le mode de production et de consommation capitaliste. Aux Etats-Unis, l'habillement arrive en seconde position, après l'alimentation, dans la consommation des ménages. De 1992 à 2002, la valeur totale des vêtements vendus est passée de 162 à 282 milliards de dollars, tandis que leurs prix moyens ont diminué de 25%, en raison de la baisse des salaires réels des (…) Lire la suite »

Mondialisation : tout le blé du monde pour les riches.

Michael PARENTI
Mondialisation et démocratie : quelques notions de base, par Michael Parenti. Countercurrents.org, 26 mai 2007. L'objectif des grands groupes transnationaux est de réellement devenir transnationaux, c'est à dire de se positionner au-dessus du pouvoir souverain d'une nation, tout en étant servis par les pouvoirs souverains de tous les pays. (...) Ces commissions - dont l'OMC en est un exemple typique - regroupent un panel de "spécialistes du commerce" qui s'érigent en juges des questions économiques, et qui se placent au-dessus du pouvoir et du contrôle populaire de tous les pays, s'assurant par là même la suprématie du capital financier international. Ce fonctionnement, appelé mondialisation, est considéré comme l'inévitable vecteur de croissance naturel profitable à tous. C'est en fait, un coup d'état mondial orchestré par les intérêts économiques du big business mondial. (...) Agissant comme juge suprême au niveau mondial, l'OMC a rejeté des lois qui constituaient, selon (…) Lire la suite »
Ao ! Espaces de la parole et Znet

La trajectoire du changement, Michael Albert

DIVERS

Je crois que nous avons un problème. De Seattle à Prague et San Francisco, nous avons mis en place un style militant qui demande des corrections de mi-parcours.

Quel est le problème, demanderez-vous ? Des milliers de personnes, courageuses et militantes, sont présentes dans ville après ville. La rencontre de Prague ne s'est-elle pas terminée un jour plus tôt que prévu ? Les laquais de l'argent ne s'enfuient-ils pas ? L'impact horrible de l'OMC, du FMI et de la Banque Mondial n'est-il pas mis au grand jour ? Absolument. Mais notre but n'est pas seulement de faire beaucoup de bruit, d'être visible ou courageux, ni même d'apeurer les pires capitalistes au point de les forcer à raccourcir leurs rencontres. Notre but est de forcer des changements qui améliore la vie de millions de personnes. L'important n'est pas seulement ce que nous réussissons à faire en ce moment mais où nous allons. Gagner des " réformes non-réformistes " qui font avancer la justice demande une pensée stratégique. Mais n'est-ce pas là ce que nous faisons ? N'avons-nous pas les stratégies permettant d'organiser ces grands événements malgré l'opposition ? Oui mais pour (…) Lire la suite »