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Thème : Globalisation/Mondialisation

Démondialisation : le débat interdit ?

Michel ROGALSKI
L'ampleur du tir de barrage opposé au terme de démondialisation donne la juste mesure de son côté insupportable pour tous ceux qui avaient vanté depuis des décennies la mondialisation heureuse, alors même que les faits accumulaient jours après jours les symptômes de son échec. Qu'on en juge par les quolibets et noms d'oiseaux : tour à tour absurde, irréaliste, réactionnaire, subalterne, accusée de propager illusion démagogique, d'être un concept superficiel et simpliste, une fable, un thème provocateur, d'encourager un repli national ne pouvant conduire qu'au modèle de la Corée du Nord. Rien ne fut épargné. La mobilisation des think tanks et des politiciens émargeant au « Cercle de la raison » ne doit pas étonner. Ils sont dans leur rôle en agissant en sorte que l'alternance reste bien une alternance et ne soit surtout pas une alternative. Les forces qui concourent à ce Cercle, tel un disque rayé, ressassent en boucle, malgré la réalité, les bienfaits de la mondialisation. Par (…) Lire la suite »

La démondialisation, suite logique de l’altermondialisme

Bernard CASSEN

Inventeur du concept en 1996, Bernard Cassen, secrétaire général de Mémoire des luttes, et président d’honneur d’Attac, explique pourquoi les mots doivent parfois attendre leur heure et pourquoi celle de la démondialisation est venue. Contrairement à ce que prétendent certains dirigeants d’Attac, la démondialisation n’est pas antonique avec l’altermondialisme.

Face à un phénomène nouveau, les mots se bousculent pour le désigner jusqu'à ce que l'un d'entre eux finisse par s'imposer. C'est ce qui est arrivé, en français, avec le terme « altermondialisme ». Il est entré dans le champ politique en 2001-2002. Il désigne la nébuleuse mondiale d'organisations et de réseaux qui se sont reconnus peu ou prou dans le slogan des Forums sociaux mondiaux, « Un autre monde est possible », repris de l'association Attac (créée en juin 1998) qui l'avait elle-même emprunté au titre d'un article d'Ignacio Ramonet dans Le Monde diplomatique de mai 1998. Il est intimement lié aux moments de haute visibilité médiatique qu'ont été les Forums, depuis celui de Porto Alegre de 2001, et les grandes manifestations contre l'OMC, le FMI, la Banque mondiale, etc., depuis Seattle en décembre 1999. « Altermondialisme » a succédé à « anti-mondialisme », concrétisant le passage d'une posture de simple refus de la mondialisation libérale à la mise en avant de politiques (…) Lire la suite »

Démondialisation ou mondialisation à visage humain : le vrai débat.

Chems Eddine CHITOUR
« Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d'investir où il veut, le temps qu'il veut, pour produire ce qu'il veut, en s'approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales ». P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. Vue sous cet angle plus simplement, on dirait que la mondialisation est la liberté du renard néolibéral dans le poulailler des classes vulnérables. La conséquence est que les sociétés contemporaines deviennent de plus en plus interdépendantes et que le monde est soumis à de puissants processus d'uniformisation. Que peuvent faire les faibles dans un monde où la fortune de 6 milliardaires est plus importante que celle de 1,2 milliard de personnes ? Est-ce moral que le revenu moyen annuel d'un Africain soit égal au revenu journalier d'un Suisse ? Les victimes collatérales de la mondialisation Le plaidoyer suivant nous (…) Lire la suite »

Oligarchie et capitalisme sauvage : demain, mondialisation de l’indignation ?

Samuel MOLEAUD
Dans le chaos social et l'hypnose collective qui nous jouent l'ode du racisme d'État banalisé sous le son des sirènes policées et des coercitions arbitraires que les lois des Hommes imposent à leurs subalternes de respecter, je regarde mes semblables commencer à se réapproprier collectivement les clés de leur destin. Les maîtres capitalistes les leurs avaient subtilisées en verrouillant l'action collective dans les articles des constitutions démocratiques. Du moins, ils les lorgnent envieusement, ces clés. Ils lèvent des poings serrés en l'air et crient leur colère dans l'ère de l'indignation par leur détermination à ne plus s'assujettir aux chefs qui ont piétiné et cadenassé leurs droits sociaux par pure idéologie. Espérons que ces huées plébéiennes ne seront pas des clameurs vaines récupérées par d'autres classes d'affameurs de la première heure. Car la violence structurelle qui accompagne le pouvoir est telle que la misère et les embûches ne sont jamais très loin de nos (…) Lire la suite »

Il était une fois dans l’Empire du Mal

Cindy SHEEHAN

L’Empereur Obama et son prédécesseur l’Empereur Bush ont été mis en place par les mêmes institutions que celles qui ont installé Moubarak et Karzai. La différence est que nous sommes nombreux à croire encore, et avec la complicité des médias, que nous avons un « choix » en politique.

Les élites du monde ne qualifient jamais ces types de dictateurs, mais leurs peuples si.

Il était une fois, dans l'Empire du Mal, un homme extrêmement stupide et méchant appelé George Walker Bush (le IIIème George de l'Empire) qui fût élevé au rang de Dirigeant Suprême du Pays. George III avait été un étudiant plus que médiocre et avait échoué dans toutes ses tentatives de gestion d'entreprises et se révéla un désastre sans nom au poste de gouverneur d'une des provinces lointaines de l'Empire du Mal appelée le Texas. La hache du son bourreau s'y abattait avec frénésie et il démantela le système d'éducation tout en ravageant l'environnement. Ce n'était pas que George Walker Bush était plus méchant que les autres Dirigeants de l'Empire du Mal, mais son arrogante stupidité et méchanceté rebuta bon nombre de ses sujets. Et aussi parce qu'il avait volé son titre non par un coup d'état subtil, comme la première fois, mais par un coup d'état qui balaya les derniers semblants de démocratie. Au cours du premier Règne de George III, l'Empire du Mal fut attaqué à cause de (…) Lire la suite »

Le totalitarisme économique globalisé et l’esclavage moderne en France : veuillez patienter, tiers-mondisation en cours de traitement.

Samuel MOLEAUD
Depuis bientôt deux ans, les États occidentaux tentent de faire payer leur crise économique aux sociétés civiles du monde entier, et colmatent les brèches de leurs canots de sauvetage, gangrénés par le flamboyant totalitarisme des marchés financiers et la connivence permanente entre monde abstrait de la spéculation financière et classe politique. Cette classe versaillaise de hauts fonctionnaires d'État se targue d'être démocrate au chevet du peuple là où ces hommes ne sont qu'une bureaucratique oligarchie, fidèles serviteurs de l'Empire capitaliste, qui manifestent une folie obsessionnelle à imposer une mainmise permanente sur sa population : mise sous cadenas des cerveaux, contrôle de l'information en considérant les médias comme ambassadeurs de la vérité, révoltes et résistances ankylosées, télésurveillance, politique du tout sécuritaire, exaltation des peurs, division des foules... Nous vivons une époque formidable où Big Brother règne en maître sur les esclaves des temps (…) Lire la suite »

La mondialisation capitaliste et les différents cadres de la géopolitique impériale.

Christian DELARUE
La mondialisation capitaliste et les différents cadres de la géopolitique impériale. Halklar kardestir - Amitié entre les peuples http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article1150 Quelques mots sur la mondialisation capitaliste - qui ne se réduit pas à sa sphère économique - sont nécessaires pour comprendre les dominations diverses dans le monde. Abordons ensuite la question centrale de la géopolitique qui est par nature transnationale mais aussi multidimensionnelle, certains facteurs étant historiques et lourds d'autres plus récents mais néanmoins actifs. I - LES TROIS VOLETS de la mondialisation capitaliste. 1. La mondialisation économico-sociale. Elle forme l'infrastructure de la mondialisation capitaliste. La mondialisation économico-sociale se rapporte à la mondialisation financière mais aussi à la mondialisation économique globale sous ses aspects productif et marchand. Lorsque le nombre de firmes transnationales augmente de part le monde ce sont aussi les (…) Lire la suite »

La globalisation des échanges est un génocide contre l’humanité

Samuel MOLEAUD
Dernier lever du soleil à Babylone. Bienvenue dans la phase terminale du processus de destruction de la planète, des écosystèmes, de la biodiversité et de ceux qui la peuplent pour que survivent les préceptes de la globalisation néolibérale. Cette tyrannie du billet vert, cancer généralisé de l'Humanité qui colonise peu à peu les formes de résistances citoyennes à l'oppression, n'autorisera jamais aucune chimiothérapie contre les affameurs de la planète, tumeurs institutionnelles de la honte et du crime. Les puissants nous ont vendu leurs structures institutionnelles pour canaliser les doléances populaires, nous sommes devenus les prisonniers d'un système qui nous enferme dans un engrenage imparable, sclérosé par son propre rôle. Celui-ci obtient le consentement à l'anesthésie collective du consumérisme au lieu de s'unir et de bâtir un front insurrectionnel internationaliste contre l'ennemi commun. L'hypnose à l'occidentale a gagné le bras de fer dans la lutte pour un idéal (…) Lire la suite »

La terre arable, une marchandise en vente sur le marché international !

COMAGUER
Ce bulletin a pris progressivement la forme d'un dossier sur cette question. CHAPITRE I Au départ nous cherchions à faire la part des choses sur les achats de terres africaines par la Chine, ce sujet ayant valu à ce pays, comme c'est maintenant coutume, d'être montré du doigt en Occident comme l'accapareur par excellence. Sans oublier que la Chine compte 20 % de la population mondiale et dispose de seulement 9% des terres arables, nous avons commencé par analyser un récent article de la revue DIPLOMATIE qui donnait une plus juste image de la situation. Cette analyse, publiée sur un blog ami, est reproduite ci-après « La Chine achète la terre africaine » Face à cette affirmation sommaire, répétée à l'envi sans vérification, la revue DIPLOMATIE (1) vient d'apporter dans son numéro 42 (Janvier- Février) un correctif involontaire sous la forme d'un double tableau intitulé « LES PRISES DE CONTROLE DES TERRES CULTIVABLES » recensées dans le monde qu'elle a établi avec l'aide d'une (…) Lire la suite »

Face au Globalcrate (The Nation)

Greg PALAST
Genève - On l'appelle le Généralissime de la Globalisation. Le directeur général de l'Organisation Mondiale du Commerce, Pascal Lamy, était un peu sur la défensive, tentant de nous convaincre que l'OMC « n'a pas été créée comme un club occulte de multinationales qui concoctent en secret des plans contre les peuples. Nous oeuvrons à visage découvert. Consultez notre site internet. » Ca fait un an que la finance globalisée a fait mordre la poussière au monde et pourtant ici, à Genève, où l'OMC a ouvert sa grande « septième conférence », les diplomates affichent une attitude de déni. Un document confidentiel sorti des dossiers des membres de l'OMC - et qui n'est évidemment pas publié sur leur site internet - nous révèle que malgré les crises financières et écologiques, les globalisateurs veulent continuer à faire la fête comme si nous étions encore en 1999. Cette année-là , huit mois seulement après la Bataille de Seattle, l'Accord sur les Services Financiers (ASF) de l'OMC est (…) Lire la suite »