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Plateforme contre le transatlantisme

no-transat.be

Encore une crapulerie préparée en douce par l’Union Européenne : un traité de libre-échange avec les Etats-Unis. Le quotidien Le Monde en profitera-t-il pour nous offrir le titre : "Nous sommes tous des Mexicains" ? - LGS

Dans le plus grand silence, l’Union européenne et les Etats-Unis préparent actuellement la mise sur pied d’un Marché transatlantique. L’objectif ? Une plus grande libéralisation des échanges commerciaux et financiers, accompagnée de politiques judiciaires et sécuritaires communes. Date butoir ? 2015… c’est-à -dire demain !

Ce projet risque d’avoir de lourdes conséquences sur nos systèmes démocratiques et ce, dans de nombreux domaines : finances et services publics en danger, inégalités sociales et pollutions environnementales accrues, répression des mouvements sociaux, atteintes aux libertés fondamentales, hégémonie des multinationales…

Texte de la plateforme contre le marché transatlantique

Les Etats-Unis et l’Union européenne négocient depuis des années, en toute discrétion, la mise en place d’un marché transatlantique. Prévu pour 2015, ce projet implique :

  • la mise en place de nouvelles institutions transatlantiques - comme le Conseil Economique Transatlantique - qui agissent de façon non démocratique (pas de débat parlementaire, représentants non élus) pour influencer un nombre croissant de décisions politiques,
  • l’harmonisation de nombreuses législations européennes et américaines aussi bien sur le plan commercial que sécuritaire,
  • une diplomatie européenne de plus en plus alignée sur celle des USA,
    la mise en place d’une gouvernance mondiale basée sur les normes marchandes.

Concrètement, le marché transatlantique s’instaure à travers des dizaines d’accords politiques signés entre les Etats-Unis et l’Union européenne (et, pour certains d’entre eux, les parlements nationaux), lesquels concernent tous les domaines de la vie : travail, santé, alimentation… Ainsi :

  1. Le marché transatlantique uniformise tout ce qui est nécessaire à la libre circulation marchande (biens, services, investissements…) d’un côté à l’autre de l’Atlantique, en choisissant de renforcer prioritairement la « libre-concurrence » et la compétitivité. Cela signifie que les marchés financiers et les firmes multinationales peuvent agir de plus en plus librement sur un espace géographique de plus en plus étendu.
  2. Par cette extension géographique de la compétition économique, le marché transatlantique favorise les fusions/acquisitions d’entreprises, donnant aux firmes multinationales un contrôle de plus en plus grand de l’économie et de la finance (en 2005, les 500 plus grandes entreprises contrôlaient déjà la moitié du commerce mondial !) au détriment de nombreuses PME et d’indépendants.
  3. Le marché transatlantique menace l’autonomie politique des élus locaux. D’une part, il renforce le pouvoir financier des multinationales alors que certaines d’entre elles sont déjà aussi puissantes que des Etats (ainsi, Toyota est plus riche qu’Israël, Walt-Mart plus riche que la Grèce, Exxon plus riche que l’Autriche...). D’autre part, les accords transatlantiques font le choix de ne pas harmoniser les normes sociales, fiscales ou environnementales, instaurant ainsi une concurrence entre systèmes législatifs qui favorise les pratiques de dumping... au détriment des finances publiques, des conditions de travail, des salaires, de la santé et du bien-être général des populations.
  4. Renforçant le pouvoir des marchés financiers et des multinationales sur les pouvoirs politiques locaux, le marché transatlantique menace d’intensifier la privatisation des services publics et de la Sécurité sociale. L’accès universel à des services essentiels (enseignement, transports, culture…), le droit à des pensions dignes, des soins de santé accessibles, des allocations de chômage et des aides sociales minimum et inconditionnelles… Toutes ces conquêtes sociales solidaires, pour lesquelles des générations se sont battues, sont mises en péril. Le marché transatlantique appauvrira donc considérablement une large partie de la population, et accentuera d’autant plus la pression à la baisse sur les salaires et les conditions de travail.
  5. Le marché transatlantique ne répond pas par hasard aux exigences des firmes multinationales. En effet, les décisions politiques qui président à la création de ce marché sont le fruit direct du lobbying de puissantes firmes privées, qui agissent tantôt de façon officieuse, tantôt à titre d’experts officiels. La soumission d’une partie du monde politique aux intérêts privés est ici en cause (à titre d’exemple, près de 8% des parlementaires européens sont membres d’un lobby défendant les intérêts des multinationales : le Transatlantic Policy Network).
  6. Loin d’être un espace de liberté pour tous, le marché transatlantique prévoit d’importantes mesures sécuritaires : pour défendre le droit à la propriété intellectuelle, mais aussi pour surveiller plus étroitement les populations. Au nom de la lutte anti-terroriste, les Etats-Unis et l’Union européenne mettent en place des ententes judiciaires, pénales et policières qui contreviennent gravement aux principes même de la démocratie (droit à la vie privée, procès équitable, séparation des pouvoirs…). En définissant l’acte terroriste comme la volonté de déstabiliser un Etat ou de l’influencer dans ses décisions, les législations sécuritaires transatlantiques peuvent être utilisées à des fins répressives contre les syndicats, ONG et mouvements sociaux. Avec, à la clé, des méthodes d’enquêtes spéciales, un fichage généralisé des populations et une remise en cause de certains droits élémentaires de la défense (comme l’interdiction d’accès à des pièces classées « secret défense »).
  7. Enfin, le marché transatlantique a également pour but d’étendre les logiques de marché compétitif à l’ensemble de la planète, accordant ainsi aux firmes multinationales un droit d’exploiter les populations et les ressources naturelles sans limites. Le marché transatlantique contribuera donc à l’aggravation de la pauvreté et des inégalités « Nord/Sud », tout en détériorant de plus en plus gravement les écosystèmes, la biodiversité, le climat. Se faisant, il multipliera les réfugiés climatiques, renchérira le prix des denrées de base et hypothèquera l’avenir et le bien-être des générations futures.
  8. La dynamique transatlantique poursuit en l’élargissant le processus européen de marché unique, soutenu par les gouvernements nationaux qui occultent trop souvent leurs responsabilités en se cachant derrière les autorités européennes. Pourtant, les pouvoirs nationaux ne sont pas sans pouvoir, ainsi que le prouve leur veto à la décision de la Commission européenne d’autoriser l’importation en Europe de poulets américains traités à l’aide d’agents chimiques (poulets chlorés). Un projet que les Etats sont parvenus à arrêter, même si le bras de fer se poursuit au sein de l’Organisation Mondiale du Commerce. Plus que jamais, le danger est grand de voir les rapports sociaux soumis à une logique de plus en plus marchande.

Notre dénonciation des accords marchands entre les Etats-Unis et l’Europe ne doit surtout pas être confondue avec un anti-américanisme primaire. Elle vise par contre une remise en cause des traités qui, de l’Acte Unique européen (1986) au traité de Lisbonne (2009), façonnent l’Europe des marchés au détriment de l’Europe des peuples. Dans cette logique, le marché transatlantique permettra de passer à la vitesse supérieure. Alors qu’il est urgent de faire marche arrière !

En tant que citoyens, nous exprimons notre désaccord fondamental avec ce projet :

  • Qui dépouille le monde politique de ses pouvoirs souverains au profit du marché.
  • Qui privilégie les intérêts privés du monde des affaires, au détriment des préoccupations démocratiques, sociales, environnementales, sanitaires et humanistes qui sont pour nous des valeurs fondamentales.

Condamnant le marché transatlantique (ainsi que les projets européens ou américains similaires menés avec d’autres pays), nous voulons que nos responsables politiques se positionnent clairement contre ce projet et y mettent un terme en exigeant des institutions européennes (Conseil, Commission, Parlement) :

  • une remise en cause des accords internationaux accordant des pouvoirs accrus aux firmes privées et aux marchés financiers (via l’extension géographique des « libertés économiques »),
  • une séparation stricte entre les représentants politiques et les lobbys d’affaires, la soumission de responsables politiques à des intérêts purement privés étant en soi inacceptable,
  • des garanties démocratiques de légitimité électorale et de transparence pour les débats et les décisions lorsque des institutions (européennes, transatlantiques, mondiales) existent ou sont mises en place,
  • l’adoption de législations accordant à l’humain, au social et à l’écologie une priorité politique sur les normes marchandes et les exigences commerciales, ce qui implique notamment une régulation et un contrôle public des activités des multinationales et des marchés financiers,
  • la suppression des législations sécuritaires qui contreviennent aux libertés fondamentales et démocratiques.

Les premiers signataires

Stéphane Hessel, Jean-Luc Mélenchon, Jean Cornil, Céline Delforge, Bernard Wesphael, Anne Dirix, Pierre Eyben, Pierre Galand, Jean-Pascal Labille, Yanic Samzun, Raoul-Marc Jennar, Michel Husson, Corinne Gobin, José Gotovitch, Jean Bricmont, Philippe Defeyt, Sophie Heine, Geneviève Azam, Jacques Généreux, Jean-marie Klinkenberg, Marc-Emmanuel Mélon, Bruno Leprince, Denis Stokkink, Caroline Lamarche, Thierry Bodson, Philippe Van Muylder, Bruno Poncelet, Ricardo Cherenti, Laurent Pirnay, Myriam Gérard...

POUR EN SAVOIR PLUS : http://www.no-transat.be/

COMMENTAIRES  

03/11/2012 17:00 par Lionel

Je ne peux qu’adhérer aux énoncés de ce texte, cependant cette phrase me met mal à l’aise :
"Notre dénonciation des accords marchands entre les États-Unis et l’Europe ne doit surtout pas être confondue avec un anti-américanisme primaire."
J’aurais souhaité que les auteurs et initiateurs de ce mouvement puissent éclaircir ce besoin suspect ( à mes yeux ) de se justifier avant même d’avoir été accusés !
Ca me rappelle ce débat nauséabond à propos du "rouge-brunisme" qui oblige certains à se démarquer des anti-sionistes de peur d’être accusés d’antisémitisme...
Pourquoi un tel manque de clarté ?

03/11/2012 17:19 par legrandsoir

l’antiaméricanisme primaire, un autre "taser idéologique ?"

03/11/2012 19:36 par act

Je ne suis ni initiateur ni auteur de cette plateforme (et non mouvement), par contre j’adhère, la soutien et la diffuse depuis sa création il y a quelques temps déjà ..
Le initiateurs et auteurs de cet appel ont le mérite d’informer et de dénoncer des faits et projets plus qu’importants et néfastes. Un grand merci au GS pour cette publication.
Sauf à être ingénu, ce qui n’est pourtant généralement pas le cas des lecteurs du GS, il est évident que le camp adverse contre-attaque déjà en accusant les auteurs de cette plateforme d’êtres -entre autre- des "anti-américains" primaires ou déguisés.
Et contrairement à vous, Lionel qui avez sans doute une analyse plus radicale, d’autres plus modérés ou moins informés, qui découvrent cette plateforme y adhèrent d’autant plus facilement qu’ils perçoivent bien qu’il ne s’agit pas d’"anti-américanisme" mais d’une démarche réfléchie, argumentée et légitime. Particulièrement quand c’est précisé en toutes lettres.
Il ne me semble pas suspect mais au contraire nécessaire de se démarquer de certains courants réactionnaires ou fascistes qui travestissent effectivement leur vision du nationalisme et autres thèses en anti-impérialisme ou anti-américanisme de circonstances.
Je ne perçois pas, particulièrement ici, cette démarche comme une réaction à des "tasers idéologiques" mais comme la démonstration de la clarté d’opinions.
Vous semblez chercher d’abord ce qui vous sépare de cette initiative nécessaire plutôt que de ce qui pourrait objectivement vous en rapprocher.
Ce qui pourrait ressembler à des tergiversations peu propice à la mobilisation et l’action, or pendant ce temps l’ennemi avance ses pions et nous ne cessons de reculer.
Évoquer un parallèle avec les anathèmes de prétendu "rouge-brunisme" et l’amalgame anti-sionisme-anti-sémitisme peut interroger car il nous éloigne encore du sujet, un marché transatlantique en préparation, qui mérite pourtant l’attention et d’urgence.

03/11/2012 21:18 par gérard

L’extrême droite, la vraie, elle est ici, dans l’Économie...
Ca fait un bon bout de temps qu’elle organise ses méfaits, et que notamment Jean Ziegler (dans son livre par exemple : "les nouveaux maitres du monde et ceux qui leur résistent") en a tiré la sonnette d’alarme, et que Pierre Hillard en dénonce les mécanismes :
http://www.voltairenet.org/_Pierre-Hillard_?lang=fr.
Et bien d’autres encore l’ont fait...
C’est ce que j’avais essayé de démontrer dans http://www.legrandsoir.info/une-extreme-droite-peut-en-cacher-une-autre.html.
Passé la "nuit des longs couteaux", les Élites allemandes, européennes, et d’outre atlantique ne regardaient plus d’un mauvais oeil le Fascisme, elles l’ont même soutenu car elles étaient enfin débarrassées de ses "gueux" aux revendications "sociales" (car ils en avaient) totalement incongrues, et que tout compte fait le système politique de "tonton Adolphe"...il n’était pas si mal !
Elles allaient maintenant pouvoir commercer, oserai-je dire, en paix ; paix ou guerre, de toute façon peu importe du moment que les affaires puissent continuer, et cela a été le cas durant toute la dernière guerre mondiale.
On peut même dire qu’au contraire, il n’y avait et il n’y a toujours rien de mieux qu’une "bonne" guerre pour faire fructifier le Capital, c’est bien connu et démontré depuis que le capitalisme existe.
Et depuis, sur leur lancée, les "élites" ont continué à hypertrophier leurs pouvoirs, tandis que les pays s’engluaient dans des "querelles de clocher" de partis politiques aveugles des véritables enjeux...
La "Gauche", et hélas même la Gauche sont toujours dans ce cas.
« Donnez-moi le pouvoir de créer la monnaie [ donc de l’économie] et je me moque de qui fait les lois ! ».
Citation attribuée à Mayer Amshel Rothschild.
Les signatures de Mélenchon et de Généreux au bas de ce texte sont un réel réconfort, mais n’est-il pas trop tard compte tenu de l’effrayant constat de la puissance des multinationales ?

04/11/2012 16:29 par Dwaabala

Éclairant sur ce que nous vivons, avec quelques bonnes longueur de retard.
L’ Europe des capitaux et de la misère des peuples se peaufine à peine, après des décennies de mise en place, alors que déjà de nouveau plans, espérons de nouveaux rêves impérialistes se préparent.
C’est toujours la réaction, consécutive à l’effondrement du camp socialiste.

04/03/2013 17:21 par Didier BRISSA

Communiqué de presse : Un marché transatlantique ? Associations, syndicats et mouvements sociaux disent « non » !
par Plate-forme contre le Grand Marché Transatlantique (no-transat.be), vendredi 15 février 2013, 18:07 ·

Il y a trois jours, lors de son discours sur l’état de l’Union, Barack Obama a mentionné sa volonté de créer la « plus grande zone de libre-échange » au monde entre les États-Unis et l’Union européenne. Dans une belle unanimité, les médias ont répercuté cette annonce en partageant l’enthousiasme officiel : si les « barrières non tarifaires » au commerce tombent, l’expansion des affaires serait tout bénéfice pour les entreprises et les consommateurs, tout en protégeant nos industries face à leurs concurrents étrangers.

Réunis dans une plateforme commune, nous ne partageons nullement cet enthousiasme et redoutons au contraire cet accord de « libre-échange » qui :

amènerait de nouvelles fusions et acquisitions d’entreprises, déséquilibrant davantage les rapports de force entre indépendants et PME d’une part, et puissantes multinationales d’autre part ;
éloignerait davantage les centres de décision (siège social) des entreprises présentes en Belgique, renforçant l’actuelle dynamique des délocalisations et fermetures d’entreprises, offrant à d’autres ArcelorMittal l’occasion de flouer les travailleurs et les pouvoirs publics ;
renforcerait la concurrence entre les législations sociales et fiscales des différents pays, mettant ainsi davantage de pression pour imposer des reculs sociaux au nom de la « compétitivité des entreprises » ;
démultiplierait les transports et les intermédiaires marchands, aggravant ainsi les problèmes sanitaires (comme le démontre l’exemple récent de la viande de boeuf chevaline) et les émissions de CO2 alors que lutter contre l’effet de serre devrait être une priorité politique internationale.

Pour toutes ces raisons, auxquelles nous ajoutons la multiplication des accords sécuritaires avec les États-Unis, nous nous opposons vivement à cet accord ET à l’accueil enthousiaste qu’il a reçu dans les médias.

La plateforme No-Transat :

dispose d’un site Internet : www.no-transat.be
réunit plus de 1.000 citoyens individuels, dont Stéphane Hessel, Jean Cornil, Pierre Galand, Philippe Defeyt, Corinne Gobin, Michel Husson…
regroupe 47 associations, organisations syndicales, partis et mouvements sociaux, parmi lesquels : Attac-Liège, CADTM, CEPAG, CGSP, CNAPD, Ecolo Chatelet, Equipes Populaires, Femmes Prévoyantes Socialistes, FGTB Bruxelles, FGTB wallonne, GRESEA, Inter-Environnement Bruxelles, Ligue des Droits de l’Enfant, Ligue des Droits de l’Homme, Mouvement politique des Objecteurs de croissance, Métallos FGTB, PAC, Réseau wallon de lutte contre la pauvreté, PTB, Solidarité Socialiste…

La liste complète des membres est consultable sur le site.

Personne de contact : Bruno Poncelet (081/265.186 - Bruno.Poncelet@cepag.be).

04/03/2013 17:23 par Didier BRISSA

Ricardo Cherenti, Bruno Poncelet

Le grand marché transatlantique, Les multinationales contre la démocratie

Préface de Jean-Luc Mélenchon

Bruno Leprince, Coll. Politique à gauche

A paraître au printemps 2011

www.bruno-leprince.fr

ISBN : 978-2-916333-82-3 - 112 pages - Ft. 12 x 17 cm - Prix public : 5 euros - http://bruno-leprince.fr/182.html

04/03/2013 17:26 par Didier BRISSA

En plus du site de la Plate-Forme "No-transat" (http://www.no-transat.be/), pour les aficionados des réseaux sociaux, vous pouvez également suivre l’actualité de la Plate-forme sur facebook : https://www.facebook.com/pages/Plate-forme-contre-le-Grand-March%C3%A9-Transatlantique-no-transatbe/223330327691964

04/03/2013 17:43 par Bruno Poncelet

Bonjour à tous,

Etant l’un des initiateurs de cette plateforme (qui reste le fruit d’un travail collectif), je peux vous expliquer ce qui a orienté la rédaction du texte.

On voulait dénoncer quelque chose d’inacceptable et peu connu du grand public (même si les Etats-Unis et l’Union européenne viennent récemment de sortir du bois). On voulait également réunir dans le projet des personnes et associations motivées pour des raisons démocratiques, écologiques et/ou sociales (les trois arguments étant repris dans la plateforme). On tenait également à se distinguer de tout profil "facho", et c’est pourquoi on précise que s’opposer à d’imbuvables accords politiques avec les Etats-Unis ne voulait pas dire qu’on en voulait aux gens vivant aux Etats-Unis.

Enfin, quand on rédige un tel texte, il est impossible de faire plaisir à tout le monde : chacun doit y mettre un peu du sien, l’important étant que chacun y retrouve ses valeurs et combats sans se sentir trahi. Si c’est votre cas, n’hésitez pas à nous rejoindre sur www.no-transat.be et à en parler autour de vous... comme vient de le faire Le Grand Soir que je remercie :-)

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