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Nous sommes la Nation française

QUENTIN

« Nous sommes la Nation française », a dit Jupiter 1er. Et de ne jamais l’oublier même dans l’adversité, que ce soit quand vous faites un burn-out, que vous vous faites licencier ou que vous veniez de vous rendre compte que l’hôpital le plus proche pour vous soigner est à 5 heures d’ici et que vous n’avez pas de voiture.

Eh bien soit, il a raison, nous sommes la Nation française et nous devons servir l’intérêt de notre Nation.

Nous devons servir l’intérêt de la Nation française en arrêtant de céder aux tentatives du capital de nous diviser, en nous faisant détester le plus pauvre que nous, l’immigré et le chômeur.

Nous devons la servir en défendant nos services publics face à la tentative de tout-privatiser de nos gouvernements et de l’UE. Ainsi, l’usager doit arrêter de faire porter le chapeau aux agents publics les dysfonctionnements voulus d’un service, comme pour la SNCF, car cela ne fait que servir les intérêts d’une bande de rapace capitaliste, totalement étranger aux intérêts de la Nation. C’est ce qui selon moi impose au citoyen réellement consciencieux de participer à la manifestation nationale à Paris des cheminots du 8 février prochain.

Lutter là où nous sommes est encore un moyen de servir la Nation française, que ce soit en luttant au sein de son entreprise pour faire respecter ses droits déjà existants, ou encore en faire appliquer de nouveau. Cela s’applique aussi au blocage des facs.

Servir nous le ferons aussi, en boycottant à grande échelle les chaines et journaux possédés par 10 milliardaires, qui depuis bien longtemps rendent illusoire la fameuse liberté d’expression tant vanté.

Nous sommes la Nation française mais nous ne sommes pas l’incarnation de l’impérialisme français. Ainsi ce n’est pas un droit mais un devoir que de dénoncer l’impérialisme français et ses diverses actions encore d’actualité en Afrique, la mentalité néocoloniale qui perdure, comme l’a prouvé la dernière visite de Macron au Burkina Faso, et les ingérences françaises dans des conflits meurtrier (et quelquefois en faveur de groupes terroristes) à l’instar du conflit syrien.

Qui dit Nation française dit langue française. Et en effet il est plus qu’urgent de se réveiller face à la déferlante du Tout-anglais globalitaire, où plusieurs magasins ont leur devanture en anglais, qu’une personne singeant un chef d’Etat truffe son discours de termes anglais, que des émissions ont leur titre en anglais, de même que des séries (en témoigne dernièrement la série « Calls » sur Canal +) ! Nous devons défendre notre langue, qui est de loin le premier service public du pays.

Nous devons aussi soutenir nos camarades étrangers qui risque la prison pour leur combat pour un monde plus juste, tel nos camarades polonais, pour qui nous organiserons un rassemblement le 27 janvier prochain.

Si nous voulons aussi servir la Nation française, il nous faut aussi sortir de deux prisons : l’OTAN et l’Union européenne. La première, prison militaire des peuples, la seconde, prison technocratique et économique.

Nous sommes la Nation française et nous sommes écologistes par nature, car nous comprenons que l’écologie c’est la préservation de l’environnement dans lequel vit et se développe l’être humain, et que celui-ci ne peut vivre et se développer dans un air pollué et des sols dégradés.

Enfin, il ne serait y avoir de meilleur moyen de montrer que nous sommes la Nation française, que de participer à la construction de cet outil des masses que fut le PCF, en séparant les réformistes des vrais révolutionnaires et repartir sur des bonnes bases. Sur des bases communistes.

Bref, être la Nation française, c’est vouloir sortir du capitalisme.

 http://jrcf.over-blog.org/2018/01/nous-sommes-la-nation-francaise-par-quentin.html

COMMENTAIRES  

09/01/2018 09:19 par Christian Delarue

La nation française (ou autre nation) c’est un vaste englobant (de tendance culturelle très sécularisée ) ou l’on trouve de tout et son contraire, un peu comme la pseudo communauté musulmane. On y trouve des progressistes et des réactionnaires dans tous les champs sociaux.. C’est un magma de rapports sociaux et de contradictions.

09/01/2018 09:49 par babelouest

@ Christian Delarue

La nation française, c’est aussi une langue commune, une culture générale commune, un système éducatif commun, des principes républicains communs, et ce même si certains s’insurgent contre ceux-ci parce qu’ils voudraient imposer aux autres, autre chose, et malgré eux. Ils peuvent ne pas apprécier la laïcité à la française, dans ce cas il leur est recommandé, pour leur satisfaction et la nôtre, d’aller voir ailleurs, en Belgique ou en Espagne par exemple. La nation française, c’est aussi la Sécurité Sociale gagnée de haute lutte, et dont des criminels friqués veulent nous priver, ce sont des services publics dont nous sommes fiers et que là encore les mêmes veulent nous supprimer parce qu’ils ne supportent que "l’initiative privée" à l’anglo-saxonne, par exemple. C’est bien pourquoi la France est particulièrement visée par la propagande destinée à nous faire "rentrer dans le rang" des moutons.

09/01/2018 10:29 par Assimbonanga

DIXIT : Nous devons la servir en défendant nos services publics face à la tentative de tout-privatiser de nos gouvernements et de l’UE.

La Nation est constituée de courants divergents. Les sans-culottes sont absents des instances supérieures, gouvernement, UE. En revanche, des privilégiés en ont pris les rênes. Ce sont des intérêts privés qui l’emportent sur les décisions. Les privatisations sont le fait d’intérêts privés qui ont une forte dynamique et une puissance que nous ne possédons pas, nous sans-culottes. Ils sont enkystés dans les rouages des gouvernements. On ne voit pas où ils opèrent. C’est feutré.
Nous n’avons que notre indignation, notre nombre pour nous. Hors, il est actuellement patent que nous peinons à sentir notre conscience de classe.

09/01/2018 16:08 par Autrement

Intéressantes variations sur le thème "Qu’est-ce qu’une nation", et j’approuve tout-à-fait le résumé de babelouest ; on peut défendre la nation sans être "nationaliste" au mauvais sens du mot (patriotard, exclusif et rétréci, voire xénophobe). Et les révolutionnaires ont bien raison, contre la gauche-mélasse, de se réappropier la défense de la nation, car la nation est justement le cadre privilégié de la lutte des classes (même et surtout dans notre économie mondialisée), et par suite le point de départ d’un internationalisme solidaire des autres peuples autant que combatif. Exemple :

C’est ce qui selon moi impose au citoyen réellement consciencieux de participer à la manifestation nationale à Paris des cheminots du 8 février prochain.

Comme j’aime bien Ken Loach, impossible de ne pas citer ici son film "The Navigators", consacré aux conséquences (jusqu’au tragique) des privatisations, de la sous-traitance et de la déréglementation dans les chemins de fer britanniques ; comme quoi on peut s’insurger avec force contre la colonisation de notre langue par le globish envahisseur, tout en fraternisant avec ce que l’anglais peut nous offrir d’authentiquement fraternel ! Ce ne sont évidemment pas les langues nationales qui sont en cause, mais (comme pour tout), la façon dont les manipulent et les dégradent les porte-voix du capitalisme mondialisé. Et justement, le sujet des Navigators est en plein dans l’actualité des déboires de la SNCF, suite à la gestion Pépy...
Le vrai nationalisme, comme conclut l’article, c’est bien de vouloir sortir du capitalisme, à l’échelon tant local qu’européen et mondial.

09/01/2018 22:06 par Christian Delarue

La Nation et la République ne sont pas identiques !
La culture nationale est devenue au fil des ans très sécularisée (la religion chez soi) mais les principes républicains s’appuient eux sur la laïcité - avec débats certes sur la loi de 2004 notamment ou sur d’autres aspects - mais laïcité et sécularisation sont bien deux choses différentes.

10/01/2018 09:57 par Assimbonanga

Il me semble que Christian Delarue est hors sujet ? Ou désireux d’introduire quelque part son sujet de prédilection ? Cherchez Christian ! Peut-être trouverez-vous sur LGS un article auquel raccorder votre obsession... Mais pas sûr. Ici c’est pas dans la ligne éditoriale.

10/01/2018 16:36 par Chris

"Bref, être la Nation française, c’est vouloir sortir du capitalisme..." ... et pour sortir du capitalisme, commençons par sortir de l’UE.
L’UE étant une organisation technocratique la plus aboutie de l’oppression "du marché" sur les peuples, du diktat des sociétés transnationales sur les individus, de la fin des Etats-nation remplacés par la "mondialisation heureuse".

Il ne faut pas béatement confondre nation avec nationalisme. La premiere est l’émanation de valeurs pour vivre ensemble, le second la volonté de se construire contre les autres.

11/01/2018 12:42 par Assimbonanga

Et si au contraire on montait tous, peuples des nations, jusqu’à Strasbourg et à Bruxelles et qu’on reprenne ce qui nous appartient ? L’UE est aux mains de lobbies qui obtiennent dérogations et passe-droits. Reprenons l’Europe, d’assaut, ses bureaux, ses couloirs, ses fonctionnaires, ses codes secrets, ses réseaux, ses financements, ses redistributions, ses décisions, ses choix idéologiques, c’est à nous. Comment ? C’est le plus gros problème mais je ne peux m’empêcher de penser à ( Georges Sporri ?) qui préconise un blocage de capitale par l’organisation concertée d’un embouteillage monstre... Oui, je me prends à rêver !
En revanche, l’OTAN faut laisser ce machin qui ne consiste qu’à abandonner aux USA les postes de commande de notre armée et siphonner nos impôts pour aider une bande de fous à s’acheter encore plus de joujoux de guerre alors qu’à eux seuls ils ont un budget d’armement deux fois supérieur à celui de la Russie et de la Chine réunies.

12/01/2018 00:02 par Chris

L’UE et l’OTAN ne sont que les deux faces d’une même pièce, celle de la servitude au capitalisme...

13/01/2018 15:18 par Christian DELARUE

La nation est un englobant . Elle fonctionne à la mise en communauté du peuple-classe avec une fraction de l’élite . Bref c’est une variété de communautarisme. Le thème de la "nation entreprise" montre assez que cette communauté BBR est hiérarchisée avec le 1% de riches en haut, dont la finance pour Macron, et le peuple-classe à suivre derrière, comme des employés serviles. C’est aussi une communauté à la recherche du profit !

13/01/2018 15:23 par Christian DELARUE

Je poursuis : Avec la nation-entreprise de Macron , nous sommes loin d’un peuple-classe suivant une "élite keynésienne " (vaguement marxiste et socialisante) 1) cherchant à réduire la place de la logique de profit des grosses entreprises privées, 2) cherchant à satisfaire les besoins sociaux populaires (via des mécanismes de planification démocratique), 3) cherchant la justice sociale et fiscale contre l’accaparement du 1% d’en-haut, 4) cherchant cherchant l’intérêt général via les services publics (contre la privatisation-marchandisation de l’oligarchie), 5) prête à nationaliser les banques et favoriser leur socialisation grâce au bloc social à forte base populaire (alliance gramscienne entre les acteurs du peuple-classe et certaines très rares élites progressistes - type JLM) .

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