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Les sanctions économiques contre Cuba sous l’administration Obama

L’arrivée au pouvoir du Président Obama aux Etats-Unis en 2008 a marqué une rupture de style par rapport à la précédente administration Bush vis-à -vis de Cuba. Néanmoins, hormis la levée de certaines restrictions concernant les voyages, les sanctions économiques ont continué à s’appliquer, y compris de manière extraterritoriale. Voici quelques exemples récents.

Lors de sa campagne électorale en 2007, le candidat Barack Obama avait effectué un constat lucide sur le caractère obsolète de la politique cubaine des Etats-Unis. Une fois élu, il a fait part de sa volonté de chercher «  une nouvelle approche avec Cuba ». «  Je crois que nous pouvons mener les relations entre les États-Unis et Cuba vers une nouvelle direction et ouvrir un nouveau chapitre de rapprochement qui se poursuivra durant mon mandat », avait-il souligné [1].

Obama avait dénoncé la politique de son prédécesseur à l’égard de Cuba, lequel avait fortement restreint les voyages de la communauté cubaine des Etats-Unis. «  Il s’agit à la fois d’une question stratégique et humanitaire. Cette décision a […] un impact profondément négatif sur le bien-être du peuple cubain. J’accorderai aux Cubains-américains des droits illimités pour rendre visite à leurs familles et envoyer de l’argent dans l’àŽle [2] », s’était-il engagé.

Obama a tenu parole. En avril 2009, il a annoncé la levée des restrictions imposées en 2004 par l’administration Bush affectant les Cubains vivant aux États-Unis et ayant de la famille sur l’île, laquelle est devenue effective le 3 septembre 2009. Désormais, les Cubains peuvent se rendre dans leur pays d’origine autant de fois qu’ils le souhaitent pour une durée illimitée (contre quatorze jours tous les trois ans auparavant), et effectuer des transferts de fonds non plafonnés à leurs familles (contre cent dollars par mois auparavant [3]).

Application extraterritoriale des sanctions économiques contre Cuba

Néanmoins, Washington n’a pas hésité à appliquer les sanctions économiques, y compris de manière extraterritoriale, contrevenant ainsi gravement au droit international. En effet, celui-ci stipule que les législations nationales ne peuvent pas être extraterritoriales, c’est-à -dire s’appliquer au-delà du territoire national. Ainsi, la loi brésilienne ne peut pas s’appliquer en Argentine. De la même manière, la législation vénézuélienne ne peut pas s’appliquer en Colombie. Or, la loi étasunienne sur les sanctions économiques contre Cuba s’applique à tous les pays du monde.

En effet, en juin 2012, la Banque néerlandaise ING s’est vue infliger la plus importante sanction jamais dictée depuis le début de l’état de siège économique contre Cuba en 1960. Le Bureau de contrôle des biens étrangers (OFAC) du Département du Trésor a sanctionné l’institution financière d’une amende de 619 millions de dollars pour avoir effectué, entre autres, des transactions en dollars avec Cuba, à travers le système financier étasunien, entre 2002 et 2007 [4].

Le Département du Trésor a également obligé la banque néerlandaise à rompre ses relations commerciales avec Cuba, annonçant qu’ «  ING a assuré au Bureau de contrôle des biens étrangers avoir mis fin aux pratiques qui ont conduit à l’accord d’aujourd’hui ». Ainsi, une banque européenne s’est vue interdire, par Washington, toute transaction commerciale avec Cuba [5].

Le gouvernement cubain a dénoncé cette nouvelle application extraterritoriale des sanctions économiques, lesquelles, en plus d’empêcher tout commerce avec les Etats-Unis (à l’exception des matières premières alimentaires), constituent le principal obstacle au développement des relations commerciales de Cuba avec le reste du monde. «  Les Etats-Unis ont unilatéralement sanctionné la banque ING pour avoir effectué, avec ses filiales en France, en Belgique, en Hollande et à Curazao, des transactions financières et commerciales avec des entités cubaines, interdites par la politique criminelle de blocus contre Cuba [6] », souligne le communiqué.

Adam Szubin, Directeur de l’OFAC, en a profité pour mettre en garde les entreprises étrangères ayant des relations commerciales avec Cuba. Cette amende «  est un avertissement clair à quiconque en profiterait pour violer les sanctions des Etats-Unis », a-t-il déclaré, réaffirmant ainsi que Washington continuerait à appliquer ses mesures extraterritoriales [7].

D’autres entreprises étrangères ont également été sanctionnées en raison de leurs rapports commerciaux avec Cuba. Ainsi, la multinationale suédoise Ericsson, spécialisée dans le domaine des télécommunications, a dû s’acquitter d’une amende de 1,75 millions de dollars pour avoir fait réparer, par le biais de sa filiale basée au Panama, des équipements cubains d’une valeur de 320 000 dollars, aux Etats-Unis. Trois employés, impliqués dans cette affaire, ont également été licenciés [8].

Le 10 juillet 2012, le Département du Trésor a infligé une amende de 1,35 millions de dollars à l’entreprise étasunienne Great Western Malting Co. pour avoir vendu de l’orge à Cuba, par le biais de l’une de ses filiales étrangères entre août 2006 et mars 2009. Pourtant, le droit international humanitaire interdit tout type d’embargo sur les matières premières alimentaires et les médicaments, y compris en temps de guerre. Or, officiellement, Cuba et les Etats-Unis n’ont jamais été en conflit [9].

En France, Mano Giardini et Valérie Adilly, deux directeurs de l’agence de voyages étasunienne Carlson Wagonlit Travel (CWT), ont été limogés pour avoir vendu des packs touristiques à destination de Cuba. L’entreprise risque une amende de 38 000 dollars par séjour vendu, suscitant l’ire de certains salariés qui comprennent difficilement la situation. «  Pourquoi Carlson n’a-t-il pas retiré du système de réservation les produits Cuba puisqu’on n’avait pas le droit de les vendre ? », s’est interrogé un employé [10].

De la même manière, CWT risque de ne plus être autorisée à répondre aux appels d’offre pour les voyages de l’administration étasunienne, lesquels représentent une part substantielle de leur chiffre d’affaire. La direction de CWT s’est exprimée à ce sujet : «  Nous sommes tenus, dans ces conditions, d’appliquer la règle américaine qui interdit d’envoyer des voyageurs à Cuba, [y compris] pour les filiales ». Ainsi, une filiale étasunienne basée en France se voit contrainte d’appliquer la loi américaine sur les sanctions économiques contre Cuba, bafouant la législation nationale en vigueur [11].

Google censuré et un budget de 20 millions de dollars pour la «  démocratie digitale »

Plus insolite, les sanctions économiques interdisent aux Cubains d’utiliser certaines fonctions du moteur de recherche Google, telles que Google Analytics (qui permet de calculer le nombre de visites sur un site web ainsi que leur origine), Google Earth, Google Destktop Search, Google Toolbar, Google Code Search, Google AdSense ou Google AdWords, privant ainsi Cuba d’accès à ces nouvelles technologies et à de nombreux produits téléchargeables. L’entreprise étasunienne s’en est expliquée par le biais de sa représentante Christine Chen : «  Cela était stipulé dans nos termes et conditions d’utilisation. On ne peut pas utiliser Google Analytics dans les pays soumis à des embargos [12] ».

Dans le même temps, alors que Washington impose à Google de restreindre l’utilisation de ses services digitaux à Cuba et interdit à La Havane de se connecter à son câble à fibre optique pour Internet, le Département d’Etat a annoncé qu’il allait allouer, par le biais de l’Agence des Etats-Unis pour le Développement international (USAID), la somme de 20 millions de dollars «  aux militants des droits de l’homme, journalistes indépendants et aux bibliothèques indépendantes dans l’île », afin de répandre, entre autres, la «  démocratie digitale [13] ».

L’administration Obama, loin d’avoir adopté «  une nouvelle approche avec Cuba », continue d’imposer des sanctions économiques qui affectent toutes les catégories de la population cubaine à commencer par les plus vulnérables à savoir les femmes, les enfants et les personnes âgées. Elle n’hésite pas à sanctionner des entreprises étrangères au mépris du droit international en appliquant des mesures extraterritoriales. Elle refuse également d’entendre l’appel unanime de la communauté internationale qui a condamné en 2011, pour la vingtième année consécutive, l’imposition d’un état de siège anachronique, cruel et inefficace, qui constitue le principal obstacle au développement de la nation.

Salim Lamrani

Opera Mundi

http://operamundi.uol.com.br/conteudo/opiniao/23237/as+sancoes+economicas+a+cuba+sob+o+governo+obama.shtml

Docteur ès Etudes Ibériques et Latino-américaines de l’Université Paris Sorbonne-Paris IV, Salim Lamrani est enseignant chargé de cours à l’Université Paris Sorbonne-Paris IV, et l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée, et journaliste, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis.

Son dernier ouvrage s’intitule "État de siège. Les sanctions économiques des Etats-Unis contre Cuba", Paris, Éditions Estrella, 2011 (prologue de Wayne S. Smith et préface de Paul Estrade).

Page Facebook : https://www.facebook.com/SalimLamraniOfficiel

Plus d’informations dans Etat de siège. Les sanctions économiques des Etats-Unis contre Cuba

[1The Associated Press, « Obama Seeks "New Beginning’ With Cuba », 17 avril 2009.

[2Barack Obama, « Our Main Goal : Freedom in Cuba », The Miami Herald, 21 août 2007.

[3Office of Foreign Assets Control, « Hoja informativa : Tesoro modifica reglamento para el control de bienes cubanos a fin de implementar el programa del Presidente sobre visitas familiares, remesas y telecomunicaciones », Treasury Department, 3 septembre 2009.

[4Office of Foreign Assets Control, « Settlement Agreement ING », Department of the Treasury, Juin 2012. http://www.treasury.gov/resource-center/sanctions/CivPen/Documents/06122012_ing_agreement.pdf (site consulté le 10 juillet 2012).

[5Ibid.

[6Ministry of Foreign Affairs of Cuba, « Statement by the Ministry of foreign Affairs », 20 juin 2012. http://www.cubaminrex.cu/english/Statements/Articulos/StatementsMINREX/2012/Statement200612.html (site consulté le 10 juillet 2012).

[7Ibid.

[8Steve Stecklow & Bail Katz, « U.S. to Fine Ericsson in Panama $1,75 Million Over Cuba Shipments », Reuters, 24 mai 2012.

[9Office of Foreign Assets Control, « Enforcement Information for July 10, 2012 », Department of the Treasury, 10 juillet 2012. http://www.treasury.gov/resource-center/sanctions/CivPen/Documents/07102012_great_western.pdf (site consulté le 12 juillet 2012).

[10Jean da Luz, « Carlson Wagonlit Travel : l’embargo cubain fait tomber des têtes en France », Tourmag, 2 juillet 2012 ; Geneviève Bieganowsky. « Licienciements, Carlson redoute la perte des budgets voyages de l’administration US », Tourmag, 3 juillet 2012.

[11Ibid.

[12Michael McGuire, « Google responde a denuncias de Cuba », The Miami Herald, 20 juin 2012.

[13Juan O. Tamayo, « Estados Unidos busca romper censura tecnológica en Cuba », El Nuevo Herald, 23 juin 2012.


COMMENTAIRES  

26/07/2012 19:37 par Sheynat

Néanmoins, Washington n’a pas hésité à appliquer les sanctions économiques, y compris de manière extraterritoriale, contrevenant ainsi gravement au droit international. En effet, celui-ci stipule que les législations nationales ne peuvent pas être extraterritoriales, c’est-à -dire s’appliquer au-delà du territoire national. Ainsi, la loi brésilienne ne peut pas s’appliquer en Argentine. De la même manière, la législation vénézuélienne ne peut pas s’appliquer en Colombie. Or, la loi étasunienne sur les sanctions économiques contre Cuba s’applique à tous les pays du monde.

Donc, si j’ai bien compris, il y a un droit international qui est censé faire autorité non ?
Alors pourquoi ce "Droit International" laisse un pays bafouer sa loi, celle stipulant que les législations nationales ne peuvent être extraterritoriales ? Sans sanctionner ce pays ?
Et pourquoi des entreprises qui sont sûrement au courant de ce droit, se le laissent violer par ce pays et payent des amendes que ce pays n’a pas pouvoir de réclamer puisqu’il se met en contradiction avec ce droit international ?

Ou j’ai rien compris, ou quelque chose m’échappe, ou ce "Droit International" ne vaut rien, ou je suis en train d’halluciner complet quand je lis un tel rapport de banditisme.

Grosso modo, de quel droit et au nom de quoi les USA violent un droit international ?

Et d’ailleurs, comment ça se fait que ce Droit International accepte le blocus alors que 186 pays des Nations Unies contre 5 sont contre ?

On est en train de nous dire que les USA font ce qu’ils veulent sur la planète entière et à plus forte raison à 200 kms de leur rivage ?

Et il n’y aurait pas un seul candidat aux présidentielles des Etats d’Amérique du nord qui aurait assez de jugeote pour que tous les pays qui en ont ras-le-bol fassent un coup d’Etat en le plaçant au gouvernement ?
Ah mais non, pfff, au-dessus il y a les clubs richissimes qui tirent sur les ficelles et pas que sur les ficelles.

Donc, il n’y a aucun espoir.

Je croyais que la politique c’était comme les religions, durant des années, je suis maintenant en train de me dire que c’est pire.

26/07/2012 21:34 par V. Dedaj

Or, la loi étasunienne sur les sanctions économiques contre Cuba s’applique à tous les pays du monde.

Récemment, une cubaine qui devait retirer de l’argent chez Western-Union à Paris s’est vu refuser l’argent sous prétexte qu’elle était cubaine. Dans ce cas, je pense que nous avons affaire à un "refus de vente" caractérisé et punissable devant un tribunal français. Mais la cubaine ayant tellement l’habitude, elle a juste fait demi-tour.

La loi US ne s’applique pas légalement en France. Mais encore faut-il que quelqu’un se décide à confronter ces entreprises devant les tribunaux français. Je serais curieux de voir le résultat.

Les sociétés en question ne sont donc pas obligées d’obéir et de payer. En théorie, car la loi US autorise de s’en prendre à leurs intérêts (filiales ou autres) implantés aux Etats-Unis. "Extraterritoriale" au yeux de la loi US signifie que même si le "délit" a été commis à l’extérieur, la société (ou particulier d’ailleurs) peut être puni sur le sol US. Seules une société qui n’a aucun intérêt sur le sol US, direct ou indirect (ou une excellente équipe d’avocats) peut y échapper. En théorie. Parce qu’ensuite vient le problème de se faire payer. Comment faire un virement international sans passer par une structure peu ou prou détenue par une entité US ou ayant des intérêts aux Etats-Unis ?

Airbus ne peut pas vendre des avions à Cuba parce que certaines pièces sont d’origine états-unienne. Péchiney Aviatube, à Nantes, qui fabrique des barres d’aluminium, doit accompagner chaque barre d’un certificat garantissant qu’elle ne contient aucune trace de nickel cubain. Haribo, le fabriquant de bonbons, doit prouver qu’aucun bonbon ne contient du sucre cubain. Et plus près de chez vous, votre système d’exploitation Windows, dans les conditions générales de vente, précise qu’il est interdit de vendre ou de distribuer le produit à Cuba.

Ensuite il y les pressions de toutes sortes. Exemple : si Cuba veut acheter des avions d’épandage à une entreprise brésilienne, les autorités menaceront ou feront annuler d’éventuels contrats que la compagnie brésilienne aurait avec des clients US. Les marchés et enjeux respectifs étant ce qu’ils sont, la société brésilienne se pliera aux injonctions et ne vendra pas à Cuba. De telles pressions sont très fréquentes. De nombreuses entreprises étrangères ont été poussées à la faillite (ou menacées de l’être) de cette manière.

Le résultat final est que Cuba est obligé de "finasser" en permanence pour s’approvisionner, de passer par de multiples intermédiaires (avec un surcout à chaque étape).

Et enfin, il y les pressions sur les transporteurs qui risquent une interdiction d’entrer sur le territoire US... Il est fréquent de voir accoster des bateaux dans le port de la Havane qui changent de nom et d’immatriculation entre chaque voyage... En fait, plus on s’intéresse à cet "embargo" (le terme pudique employé par les Etats-Unis et les journalistes qui ne comprennent rien), plus on se rend compte de l’étendue des dégâts et des horreurs qui l’accompagne.

Un jour je vous raconterai l’histoire de la petite fille qui a perdu ses deux yeux parce qu’Obama a refusé de signer une dérogation pour un appareil médical sophistiqué. Il lui restait encore un oeil la dernière fois que j’ai vue.

En ce qui concerne le droit international, il est assez aisé de trouver des déclarations de hauts responsables US qui annoncent sans rougir que le droit international ne concerne les Etats-Unis que lorsque ce droit coïncide avec les intérêts des Etats-Unis. C’est aussi simple, et cruel, que ça.

L’"embargo" est un crime. Le silence des médias et des politiques en est un autre.

26/07/2012 23:19 par Sheynat

Merci pour toutes ces précisions. Pourtant ces derniers temps j’ai tenté de me documenter en lisant des articles et visionnant des conférences, mais je n’imaginais pas que l’emprise avec ses conséquences avaient une telle ampleur.
D’ailleurs ça dépasse encore mon imagination après lecture de ces infos.
Pour windows, ben je vais demander à mon copain de m’apprendre à m’installer ubuntu, qu’au moins, je sache faire ça.
A chaud sans réfléchir, j’ai l’impression que :
- ou il faudrait que les USA cessent (et c’est sans doute naïf d’espérer ça de leur gouvernement).
- ou alors que de plus en plus d’entreprises soient au courant pour qu’il y en ait qui décident de ne plus avoir de produits d’origine US afin de laisser Cuba en profiter librement (ce qui est peut-être tout aussi naïf mais déjà plus concret si les acheteurs font pression dans ce sens, comme par exemple ne pas utiliser Windows).
En fait, avoir une liste de toutes les marchandises qui traitent directement ou indirectement avec les USA pour ne pas en être client.

27/07/2012 10:51 par Sierra

V. Dedaj a écrit :

Récemment, une cubaine qui devait retirer de l’argent chez Western-Union à Paris s’est vu refuser l’argent sous prétexte qu’elle était cubaine. Dans ce cas, je pense que nous avons affaire à un "refus de vente" caractérisé et punissable devant un tribunal français. Mais la cubaine ayant tellement l’habitude, elle a juste fait demi-tour.

Récemment, un cubain ami commun, a vu ses comptes en banque, 5 au total (perso, conjoint,compagne, pro, asso) cloturé autoritairement avec préavis d’un mois, sur injonction du siège auprès de son agence, avec comme vague explication, des envois d’argent vers Cuba.

Le blocus, c’est pas une vue de l’esprit, et encore moins en cette période électorale US, ou Obama va s’appliquer avec soin, à cirer les pompes des fascistes vieillissant de Miami.

27/07/2012 21:40 par Jacques-François Bonaldi

Le terme de "guerre économique, commerciale et financière » qu’utilisent les Cubains traduit exactement en quoi consiste l’ « embargo » étasunien que Washington qualifie de mesure bilatérale et donc étrangère aux normes du droit international, et donc, quelque chose dont la communauté internationale n’a pas à se mêler (argument ressassé année après année avant chaque vote à l’ONU de la Résolution cubaine intitulée : « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier appliqué à Cuba par les États-Unis »).

En plus des excellentes précisions de Viktor, les intéressés peuvent lire, sur le site du ministère des Relations extérieures, en espagnol, anglais et français, le rapport que Cuba rédige chaque année avant le vote pour expliquer les mesures prises par Washington dans le cadre de sa guerre économique. C’est édifiant, et permet de comprendre que le blocus, ce n’est pas seulement le refus de vendre quoi que ce soit à Cuba. http://www.cubaminrex.cu/

Le dernier en date, de 2011, en français, est à l’adresse : http://www.cubaminrex.cu/Actualidad/2011/Septiembre/INFORME%20BLOQUEO%20%20FRANCES.pdf

Sur le site de l’ONU, on doit pouvoir trouver aussi le rapport que le Secrétaire général rédige tous les ans sur ce point à partir du rapport qu’élabore chaque gouvernement intéressé.

27/07/2012 21:52 par Jacques-François Bonaldi

TOUJOURS A PROPOS DE LA GUERRE ÉCONOMIQUE DES USA, un dernier exemple en date :

"Los resultados del programa cubano de VIH sida fueron presentados hoy en un foro que tuvo lugar en los locales de la Cámara de Representantes de Estados Unidos.

Jorge Pérez Avila, director del Instituto de Medicina Tropical "Pedro Kourà­" , y Marà­a Isela Lantero, jefa del programa VIH sida del Ministerio de Salud Pública de la isla, explicaron la estrategia implantada en el paà­s, que ha permitido mantener bajos à­ndices de prevalencia de la enfermedad, el más bajo del Caribe.

Pérez Avila explicó que los cientà­ficos cubanos trabajan en el desarrollo de dos vacunas para el sida, aunque existen retos para avanzar en las investigaciones, porque "muchos reactivos están en casas matrices americanas que no podemos obtener" .

Agradeció poder compartir su experiencia con los presentes ; académicos, asistentes legislativos y personal diplomático cubano.

En tanto, Lantero destacó que la nación eliminó la transmisión materno-infantil del VIH, mientras que el contagio a través de la sangre está bajo control.

Detalló el programa multisectorial de prevención y control de la infección, y destacó el papel que juegan los medios de comunicación social, los activistas y promotores de salud.

Aseguró que la terapia antirretroviral está garantizada para todo el que la necesite y resaltó la colaboración que se recibe por parte de organismos internacionales para fortalecer el plan nacional, en particular del Fondo Global de Lucha contra en VIH sida.

En el encuentro organizado por la representante demócrata de California, Barbara Lee, se encontraba Jorge Bolaños, jefe de la Sección de Intereses de Cuba en Washington.

Tanto Lantero como Pérez Avila participan en la XIX Conferencia Internacional de sida que sesiona en esta capital desde el pasado domingo, con la presencia de unos 25 mil delegados."

Information de Prensa Latina

Pardon pour les non-hispanophones, mais je n’ai pas le temps de traduire. Mais le paragraphe qui m’intéresse est celui-ci :

Pérez Avila explicó que los cientà­ficos cubanos trabajan en el desarrollo de dos vacunas para el sida, aunque existen retos para avanzar en las investigaciones, porque "muchos reactivos están en casas matrices americanas que no podemos obtener" .

Pérez Avila (directeur de l’Institut de médecine tropicale) a expliqué que les scientifiques cubains travaillaient à la mise au point des deux vaccins contre le sida, bien qu’ils se heurtent à beaucoup de problèmes pour avancer dans leurs recherches dans la mesure où "de nombreux réactifs proviennent de maisons-mères étasuniennes auxquelles ils ne peuvent avoir accès".

28/07/2012 00:16 par Sheynat

Sur le site de l’ONU, on doit pouvoir trouver aussi le rapport que le Secrétaire général rédige tous les ans sur ce point à partir du rapport qu’élabore chaque gouvernement intéressé.

Là  ? : ASSEMBLÉE GÉNÉRALE : 186 ÉTATS MEMBRES VOTENT POUR LA VINGTIàˆME ANNÉE CONSÉCUTIVE
LA LEVÉE DU BLOCUS IMPOSÉ PAR LES ÉTATS-UNIS A CUBA

Je reviens sur ce que j’ai proposé hier, c’est impraticable, c’est trop tentaculaire, ça fait penser à une mafia infiltrée partout sans même qu’elle soit secrète, les US apparemment ne cachent pas de telles pratiques, et ça apparait publiquement sur le site de l’ONU... ils font ça discrètement et les médias semblent complices puisqu’ils passent ça sous silence.
Pourtant tous les arguments des représentants de l’assemblée générale contre le blocus sont criants de bon sens.
Mais en lisant les citations relevées par le Grand Soir ici,

"Il faut utiliser au plus vite tous les moyens possibles d’affaiblir la vie économique cubaine (...) afin de provoquer la faim, le désespoir et le renversement du gouvernement." - Christian Herter - Secrétaire d’Etat Etats-Unien - 6 Avril 1960
"Il n’y a qu’un tribunal qui compte ici, c’est la Cour Suprême des Etats-Unis. Il n’y a qu’une loi qui s’applique ici, c’est la Constitution des Etats-Unis." - Sénateur Jesse Helms, Président de la Commission des Affaires Etrangères du Sénat en réference au non-respect (par les Etats-Unis) des lois internationales, 1998 (...)

Le désir de nuisance est clair, un chien qui ne veut pas lâcher son os je comprends mais un empire gigantesque qui ne supporte pas qu’une de ses anciennes annexes ait gagné son indépendance, ça frise la folie obsessionnelle.
Je ne comprends pas comment j’ai pu jusqu’ici ignorer une telle énormité, le blocus de Cuba.

28/07/2012 00:41 par Sheynat

Bon ben, finalement, boycotter des produits américains "jusqu’à ce que les USA permettent aux Cubains de bénéficier de droits égaux sur le plan civil et humain" n’est peut-être pas une si mauvaise idée, ils seraient même en mesure d’accepter. :)

28/07/2012 23:33 par latitude zero

Cuba a tout réussi sauf son développement économique, en majeure partie à cause du blocus.
Sans ce blocus, ou en serait Cuba aujourd’hui ?
Très probablement Cuba rentrerait dans la catégorie du "mauvais exemple" de Chomsky .
L’exemple d’un pays communiste, internationaliste, souverain, altruiste, et solidaire, qui a réussit socialement, culturellement, ET économiquement
les Etats-Unis , en dehors de provoquer le mécontentement du peuple Cubain et le renversement du "régime" , ce qui a échoué , veulent d’abord et A TOUT PRIX éviter cette preuve par neuf .
Leur cauchemar , Cuba avec un PIB à 2 chiffres rattrapant son retard.

Quand ils disent avec toute leur hypocrisie qu’ils ont élevé au rang de grand art " l’embargo n’y est pour rien ", ils se garderont bien sûr de le lever.
Ce n’est donc pas pour demain malheureusement qu’ils lèveront ce blocus .
A moins que ....

11/08/2012 04:10 par mangetamer

é le grand soir vous etes un site d’info alternative ha ha laissez moi rire vous faites meme pas apparaitre mes sms ! drole d’info !vous pratiquez la censure ,comme l’état !bande d’attardés !ha ha

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