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Comme quoi il ne faut jamais dire « Tous pourris »...

La déclaration (imaginaire pour l’instant) de Benoît Hamon se ralliant à Jean-Luc Mélenchon

20 heures. Journal télévisé de France 2.

« Mes chers compatriotes,
Le 29 janvier, vous avez été plus de deux millions à voter au second tour de la primaire organisée par le parti socialiste. Par plus de 58% des voix, vous m’avez désigné, face à l’ancien Premier ministre Manuel Valls, pour représenter mon parti aux élections présidentielles de 2017.

Je vous en remercie.

J’ai mesuré d’emblée le poids de la responsabilité que vous m’avez confiée.

Auparavant, comme vous le savez, je m’étais engagé à soutenir, quel qu’il soit, le candidat que vous alliez choisir. Mes concurrents avaient fait la même promesse et c’était l’esprit, la règle même de cette compétition.

Mon parti, et c’est bien normal, s’était de son côté engagé à mettre tout son poids, tous ses moyens, tous ses militants dans la bataille pour faire élire le candidat socialiste gagnant des primaires.

Jean-Luc Mélenchon a refusé d’y participer au motif que, s’il était battu, il ne soutiendrait pas, quoi qu’il en soit, un candidat du parti socialiste qu’il a quitté et dont il combat la politique depuis 2012.

A aucun moment je n’ai ignoré que ma personne et mon programme ne pouvaient convenir à l’ensemble du parti. J’ai seulement été préféré à d’autres au premier tour, et à Manuel Valls au second, en opposition à la politique qu’il avait mise en œuvre et qu’il défendait, certes contre le peuple, mais avec l’assentiment d’une partie du PS.

Vous avez donc majoritairement choisi un autre homme et une autre politique. La démocratie, à laquelle nous sommes tous viscéralement attachés, imposait à la minorité de s’incliner, de prendre acte, de rallier, sinon dans les cœurs, au moins dans les actes et dans les paroles, le programme que j’ai défendu devant des millions de téléspectateurs.

C’était, je le répète, la promesse publique de mes concurrents et, cela va de soi, de mon parti.

Arnaud Montebourg, Vincent Peillon, Manuel Valls, membres éminents du PS, tous anciens ministres, s’y étaient solennellement engagés.

François de Rugy (proche de Jean-Marc Ayrault), Jean-Luc Bennhamias, Sylvia Pinel (ancienne ministre d’un gouvernement socialiste), tous trois non adhérents au PS avaient accepté la règle, parfois du bout des lèvres, mais toujours par le seul fait de leur participation.

Or, que voyons-nous aujourd’hui, à quelques semaines du premier tour des présidentielles ?

L’appareil du parti socialiste me soutient comme il avait soutenu Ségolène Royal en 2007. Autrement dit, il ne s’est pas mis en ordre de marche. Le candidat que vous avez voulu reçoit surtout des critiques et observe une léthargie incompatible avec un désir collectif de victoire.

Si Arnaud Montebourg et Vincent Peillon honorent leur parole, François de Rugy et Sylvia Pinel appellent à voter pour Emmanuel Macron. Jean-Luc Bennhamias menace de les imiter. Manuel Valls refuse également d’accepter le résultat qui lui a été défavorable et multiplie les objections et peaux de bananes.

François Hollande se tait. On sait que c’est lui qui a sorti Emmanuel Macron de la banque Rothschild pour en faire, dans l’ombre de son cabinet, l’inspirateur de sa politique, avant de lui attribuer le ministère clé de l’Economie.

Un nombre désormais trop important de ministres, d’anciens ministres, d’élus, dont le maire de Lyon, rejoignent Emmanuel Macron. Il faut y ajouter l’ancien maire de Paris, Bertrand Delanoë qui va jusqu’à affirmer que mon programme, celui que vous avez choisi, est dangereux.

Jean-Christophe Cambadélis, chef des socialistes, a jeté dans les oubliettes des reniements rapides sa menace d’exclure du parti les adhérents qui se rangeraient derrière Macron et non derrière le candidat socialiste. Voir ici : http://www.francetvinfo.fr/politique/ps/jean-christophe-cambadelis-semble-avoir-change-davis-sur-les-parrains-ps-demmanuel-macron_2087075.html

Une déclaration de soutien à Emmanuel Macron circule parmi une quarantaine d’élus de mon parti où on peut lire des choses aussi terribles que : « son projet ambitieux et crédible représente l’espoir d’un renouveau politique dans lequel le social-réformisme a toute sa place. C’est à la construction d’une nouvelle alliance européenne et réformiste, autour d’Emmanuel Macron, que nous appelons en tant que socialistes ».

C’est la mort annoncée du parti so-cia-lis-te.

Dans cette campagne électorale qui sent le casino géré par la maffia, un bandit manchot activé par les médias aligne poires, bananes et autres pauvres cloches : Pierre Arditi, Daniel Cohn-Bendit, Michel Baylet, Pierre Gattaz, Jean-Yves Le Drian (ministre de la Défense, ce n’est pas rien), Patrick Braouezec (PCF ou à peu près), Claude Bartolone (président de l’Assemblée nationale, ce n’est pas rien), Gérard Collomb, maire de Lyon, Bertrand Delanoë, ancien maire de Paris qui va jusqu’à affirmer que mon programme est dangereux, François Bayrou, Bruno Le Maire, Corinne Lepage, Jacques Attali, Pierre Bergé (Le Monde) Xavier Niel (Le Monde), Alain Madelin (ex-militant du mouvement d’extrême droite Occident), Alain Minc, Bernard Arnaud (vedette de « Merci patron »), Jean-Marie Le Guen, Vincent Bolloré (Canal+, CNews, Direct matin, C8…), Bernard Kouchner et Jean-Pierre Jouyet (deux balles de Jokari qui font alterner leur appartenance à la gauche et à la droite selon les circonstances). C’est un cloaque, un ramassis hétéroclite, un rassemblement sans principe, un filet où se serrent, frétillants d’espoir, les poissons les plus disparates en attente de se dévorer entre eux.

On brûle de demander à quelques-uns d’entre eux : « Tu quoque, fili ? Que fais-tu là avec la banque, le patronat, les traîtres professionnels, les mal repentis du fascisme au manche de pioche ? ». Mais il faudrait aussitôt se boucher les oreilles de peur d’entendre en réponse : « Plutôt Hitler que le Front populaire ! ».

Les semaines pendant lesquelles les Français se sont demandés de quel côté allaient pencher Ségolène Royal, Jean-Marc Ayrault, Stéphane Le Foll, Bernard Cazeneuve (Premier ministre, ce n’est pas rien), tous donnant l’exemple de l’incertitude et des réticences, ont suffi à plomber ma campagne.

Ne nous y trompons pas : ce qui m’est demandé, c’est de porter le programme du quinquennat qui s’achève, c’est d’accepter une majorité parlementaire qui ne me laissera d’autre choix que de poursuivre la politique de Valls/Hollande en laissant croire le contraire.

Le paradoxe est que, à l’issue des primaires que j’ai emportées, une partie grandissante du PS préfère un candidat non socialiste, jamais élu à quoi que ce soit, un banquier, un franc-tireur qui ouvre le feu sur le camp dont il est issu (et qui l’a fabriqué) et qui, craintif, a refusé de se risquer à un premier baptême du feu électoral en compétition policée dans l’épreuve des primaires.

Hors des appareils politiques, le peuple de gauche se désespère de n’avoir peut-être d’autre choix en mai 2017 que celui de l’extrême droite ou de la finance, laquelle, on le sait depuis le discours du Bourget en 2012, est notre adversaire.

Monte alors une exigence forte : celle de l’union des véritables forces de progrès aujourd’hui scindées en deux. D’un coté, le candidat légitime du PS appuyé par Europe écologie les Verts, de l’autre celui soutenu par la France Insoumise et par le Parti communiste, ses adhérents ayant démocratiquement validé sa candidature.

Dans le même temps, se répand la rumeur selon laquelle j’aurais renoncé à une victoire contre l’extrême droite et la droite financière pour y préférer mon élection future au secrétariat du parti socialiste en jetant par-dessus bord toute espèce de morale et l’héritage de Jean Jaurès, de Léon Blum, de François Mitterrand.

Comme vous le savez, j’ai rencontré Jean-Luc Mélenchon. Nous avons fait le constat que l’union était impossible entre un candidat tiré vers la droite par son parti, contraint d’accepter l’investiture pour les législatives de responsables et d’artisans de la politique de François Hollande (politique à ce point décriée que le Président sortant a dû renoncer à se représenter) et un autre candidat, initiateur d’une force qui a toujours combattu cette politique et qui a élaboré un programme en rupture totale avec elle.

Je veux vous faire la confidence que nous avons tous deux ressenti douloureusement ce désaccord, tant nos sensibilités, nos aspirations, nos programmes sont proches à bien des égards.

Mais, ni lui ni moi ne pouvions nous déjuger sans trahir la confiance des nôtres. Tout au plus avons-nous conclu (et respecté) un pacte de non agression mutuelle.

Or, aujourd’hui, un constat lucide s’impose : la trahison a eu lieu. Elle est là, comme un fossé qui ne cesse de s’élargir au gré des sondages.

Elle est venue de mon camp.

Elle est un camouflet aux adhérents du PS, aux électeurs de la primaire et à bien d’autres citoyens qui croient que la politique impose l’acceptation du verdict des urnes, la fidélité à la parole donnée et le respect des citoyens.

C’est pourquoi, et afin de ne pas accentuer ce qu’il faut bien appeler un dégoût montant dans le peuple de notre beau pays, afin de créer les conditions pour battre en mai 2017 la droite et l’extrême droite, j’ai décidé de me rallier à la candidature de Jean-Luc Mélenchon.

Je le fais sans marchandage, sans condition, conscient, par ce geste, de répondre à une ardente exigence populaire, persuadé de sauver l’honneur du parti socialiste et de réhabiliter le mot même de socialisme.

Je le fais et je vous demande de me suivre. Je ne doute pas que vous voudrez contribuer à bâtir, tous ensemble, un futur désirable.

Du fond du cœur, je vous en remercie.

Vive la République, vive la France !

Benoît HAMON » .

Pcc. Maxime VIVAS

COMMENTAIRES  

08/03/2017 20:14 par Beyer Michel

Souhaitons que ce Benoît HAMON, version Maxime VIVAS ait cette clairvoyance. Encore que sa "victoire" aux primaires du PS fait partie de la manoeuvre. Je ne pense pas qu’il est dupe. Dans ce cas, il n’y a pas d’espoir

08/03/2017 20:38 par Renard

Ça serait beau, une alliance hamon-Mélenchon signifierait très probablement une victoire électorale, et deux candidatures très probablement une défaite.

Nous sommes dans une situation européenne très fragile, du au retour de la crise de la dette grecque et italienne, rajoutons à cela Trump aux États-Unis qui veut faire sauter l’euro pour affaiblir l’excédent commerciale de l’Allemagne. Le prochain président sera donc amené à faire des choix radicales comme sortir de l’euro (ou pas). Nous retrouvons alors la souveraineté monétaire et les mains libres pour pouvoir poursuivre une politique authentiquement socialiste.

Il n’y a donc pas à craindre que Mélenchon ne se "ramolisse" en cas d’alliance avec hamon, car l’Histoire le poussera de toute façon à être radical s’il est élu.

08/03/2017 23:38 par chb

Ce Hamon imaginaire, je lui offre volontiers le Secrétariat d’état aux Anciens combattants.

09/03/2017 02:17 par Barraban

Merci M. Vivas ! Magnifique exercice de politique-fiction, "hologramme" d’une déclaration dont nous sommes certainement nombreux à souhaiter une projection dans le monde réel. Belle analyse aussi de la situation en cours où M. Hamon, finalement, se comporte en sorte de Hollande de gauche : gaudillant entre ses promesses électorales et celles à faire aux caciques du PS dont il a eu la faiblesse de croire au ralliement (qui ne se fera pas, ou du bout des lèvres pour certains, quand certains s’en vont déjà), il paraît comme figé dans une posture grotesque, un numéro pathétique d’équilibriste qui dissout chaque jour un peu plus l’espoir qu’il avait pu susciter.

09/03/2017 07:17 par macno

Mais le ralliement de Benoît Hamon à la FI est inévitable (mais sans son Revenu Universel, la "mauvaise bonne idée" qu’il vaut mieux oublier), sinon ce sera son suicide politique...Ce "ralliement" pourrait être présenté comme celui d’un parti gardant son identité, en l’occurrence "socialiste", vers un "mouvement", le temps que les choses se tassent.
Les manœuvres des "éléphants" du PS vers Macron ont depuis longtemps commencé et elles vont toutes dans le sens de la rupture programmée d’avec Hamon...
De là à imaginer la possibilité d’un deuxième tour Macron / FI...(?)

09/03/2017 07:18 par daniel

De la fiction à la réalité.
Au lieu de se faire plaisir avec 2 millions de manifestants contre la réforme des retraites en 2010, et obliger les socialistes à retirer cet outrage fait au monde du travail, nous leur avons donner carte blanche de proposer la loi El Khomri.
A nous maintenant électeurs de faire baisser le pantalon des soc...

09/03/2017 09:01 par calame julia

daniel,
tout ce qu’on a laissé faire ?
Nous verrons comment les électeurs entendent y remédier.

09/03/2017 09:54 par Autrement

Je propose de nommer Maxime ange gardien de Benoît : celui-ci pourrait ainsi sauver son âme de la voracité des crocodiles du PS (je les vois en crocodiles plutôt qu’en éléphants, car les vrais éléphants c’est gentil et c’est libre comme dans "Les racines du ciel").

09/03/2017 10:09 par Assimbonanga

Le gros problème, c’est ce qui a désigné Hamon comme représentant le PS : les primaires ouvertes.
Des gens sont venus de l’extérieur pour dégager Valls. D’autres, sachant que le PS était dans les choux, se sont fait plaisir en choisissant une ligne minoritaire. Résultat des courses, Hamon n’est nullement le reflet de ce qu’est réellement le PS.
Ce personnage est falot et fallacieux. Son logo est celui du Front-de-gauche 2012 mais délavé, pâli, affadi, vidé de sa substance. Hamon est un problème.
Remarquez, côté LR, le problème est le même. Fillon est un accident des primaires ouvertes, pour les mêmes raisons. Son élection ne reflète pas l’essence de son parti. Elle est le fruit du dégagisme anti-sarkozy.
Tous deux sont comme un matelas pneumatique qui aurait reçu un coup d’épingle : ça se dégonfle lentement. C’est flasque et distendu. Mais ça occupe l’espace.

09/03/2017 11:07 par Toff de Aix

C’est beau de rêver...

Hamon, restant au P"S", malgré tout ce qu’il s’est passé depuis 2012, préférerait se scier les 2 bras et les 3 jambes plutôt que de pactiser avec de vrais progressistes. En fait Hamon, c’est Filoche bis. Il croit (ou fait semblant de croire) qu’il peut "changer les choses de l’intérieur". Il a perdu ce qui lui servait de cojones depuis bien longtemps en fait, sinon il aurait rejoint la France Insoumise depuis sa pseudo "fronde". Pour m’être mangé des tonnes de lacrymos, et avoir vu un nombre incalculable de tirs de flashball sur des lycéens armés de leur seule colère lors des manifs du printemps dernier, je ne puis que HAÏR de plus en plus ces sociaux traîtres, et espérer qu’un jour, vienne l’heure de régler les comptes.

Je sais : c’est beau de rêver.

09/03/2017 11:16 par legrandsoir

Il est bien possible, voire probable, que cet article n’ai rien d’un rêve, mais tout d’un procédé de rhétorique par lequel, faussement naïf, l’auteur oblige son B. Hamon à admettre une évidence : l’union doit se faire par le ralliement du candidat du PS à la FI et non l’inverse.

09/03/2017 11:11 par legrandsoir

Le Figaro publie ce jeudi 9 mars 2017, « Le texte de ralliement de l’aile droite du PS à Macron » qui devrait être rendu public vendredi et qui rassemblerait 40 députés du Parti solférinien :
http://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/2017/03/09/35003-20170309ARTFIG00099-le-texte-de-ralliement-de-l-aile-droite-du-ps-a-macron.php

09/03/2017 12:02 par Yves-André Peremer

Une autre histoire se raconte.

Hamon est là en mission pour flinguer toute tentation électorale à gauche de l’actuel PS, avant la liquidation dudit au profit d’un "parti du progrès" de centre-droit autour de Macron (cf. Hollande dans "Un président ne devrait pas dire ça"). Il s’acquitte de sa tâche tranquillement, sans éclat inutile. La seule force d’inertie est suffisante pour agréger autour de lui un électorat de gauche au détriment de Mélenchon, à qui de toute façon on imputera le score "décevant" du PS en phase terminale.

Aux législatives, Hamon sera élu député et siègera paisiblement avec ce qui reste des Verts et du PCF, probablement sous la bannière usurpée d’un "écosocialisme" purement marketing. Avec le retrait probable de Mélenchon (70 ans en 2022), la FI n’aura plus de raison d’exister en tant que force électorale, tandis qu’aucune force citoyenne consciente, structurée et pérenne n’aura pu émerger à travers elle en l’absence de son porte-parole charismatique.

Mais c’est une autre histoire.

09/03/2017 12:32 par Wilemo

Bonjour,
Je trouve cet exercice assez intéressant, et pas si mal fait. Y’a bien un peu de mauvaise foi dans le choix des termes, mais c’est de bonne guerre, et pas insultant.
Est-ce que ça ne pourrait pas être intéressant de continuer l’exercice, en proposant à un Hamoniste (soit qq’un de pas trop mauvaise foi de votre entourage, soit en faisant un appel à contribution) de faire un article similaire sur le retrait de JLM, que vous mettriez au regard de celui-ci ?
L’idée pour moi, c’est de créer une sorte de dialogue imaginaire que l’on pourrait approfondir, à défaut de dialogue réel (qui me manque cruellement, non pas que je souhaite nécessairement une union, mais je voudrais qu’ils aillent publiquement au fond des choses sur les conditions d’un accord et les raisons de l’impossibilité). En tant qu’Insoumis et Européiste, je voudrais, par exemple qu’Hamon réponde à cette question : que se passe-t-il si la renégociation européenne, dans le cadre actuel, n’aboutit pas ? Je connais la position de JLM, pas celle de Hamon.

09/03/2017 13:01 par legrandsoir

Le paralléle est tentant mais non. JLM a toujours refusé de participer à la farce des primaires "de la gauche" et la tournure des évènements lui donne raison. Vous voudriez que quelqu’un qui a raison depuis longtemps se rallie à quelqu’un qui a tort depuis toujours ?

09/03/2017 14:49 par Wilemo

@le grand soir
Non, non, pas du tout. Je trouve la position de JLM cohérente, et en accord avec ma position personnelle. Dans l’etat actuel des choses, je ne souhaite pas d’union. Mais je pourrais être prêt, dans l’absolu, à revoir ma position, même si j’ai bien conscience que cela ne se fera pas. Disons que j’ai confiance en JLM pour la défendre (de toute façon, le jour où je n’ai plus confiance en lui pour ce mandat, mon vote passera par pertes et profits).
C’est pas très grave. J’aurais le choix du bulletin, je voterai en mon âme et conscience, et je n’en voudrai sûrement pas à un électeur Hamoniste de faire la même chose : il aura le même droit. C’est pas le problème. C’est MA position, mais je sais aussi que je ne suis pas objectif... et un peu prosélyte, même si j’essaye d’éviter. ;)
Ce faux dialogue, de mon point de vue encore une fois, aurait eu pour but de confronter un hamoniste à ses propres contradictions, tout en lui laissant la possibilité de me surprendre. Bien sûr, dans l’idéal, je voudrais qu’Hamon me dise : "je ne peux pas, parce le PS ne veut pas.", tout en sachant qu’il ne le dira pas, mais peut être donnera des pistes pour dépasser ce cadre étriqué. :P
Mais on est bien d’accord que ça ne changera strictement rien à la réalité. Bah ! Ca m’aurait soulagé de voir les prémisses d’un débat approfondi que j’aurais souhaité pouvoir suivre ! Des passes d’arme par médias interposés et un rendez vous discret dans un resto, c’est pas génial. :)
Et dans la mesure où vous n’avez pas, pas plus que moi, prise sur tout ça, et que je trouve l’exercice à la fois ludique et pertinent, je me demandais jusqu’où il pouvait aller, tout simplement.

09/03/2017 15:59 par legrandsoir

Si vous insistez, on a une variante en rayon (rien que pour vous) :
Enfin l’Union entre le PS et la FI !
20 heures. Journal télévisé de France 2. Jean-Luc Mélénchon
« Mes chers compatriotes,
Le 29 janvier, vous avez été plus de deux millions à voter au second tour de la primaire organisée par le parti socialiste. Par plus de 58% des voix, vous avez désigné Benoît Hamon, face à l’ancien Premier ministre Manuel Valls, pour représenter le PS aux élections présidentielles de 2017.
J’ai refusé d’y participer au motif que, si j’étais battu, je ne soutiendrai pas, quoi qu’il en soit, un candidat du parti socialiste que j’ai quitté et dont je combats la politique depuis 2012.
Auparavant, comme vous le savez, chaque concurrent s’était engagé à soutenir, quel qu’il soit, le candidat que vous alliez choisir. C’était l’esprit, la règle même de cette compétition.

Le parti socialiste, et c’est bien normal, s’était de son côté engagé à mettre tout son poids, tous ses moyens, tous ses militants dans la bataille pour faire élire en mai le candidat socialiste gagnant des primaires.

A aucun moment Benoît Hamon n’a ignoré que sa personne et son programme ne pouvaient convenir à l’ensemble du parti. Il a seulement été préféré à d’autres au premier tour, et à Manuel Valls au second, en opposition à la politique que ce dernier avait mise en œuvre et qu’il défendait, certes contre le peuple, mais avec l’assentiment d’une partie du PS dont Benoît Hamon, « frondeur » prudent et mesuré.
Les électeurs des Primaires (que j’ai qualifiées aussitôt de mascarade et de farce) ont donc majoritairement choisi un autre homme et une autre politique. La démocratie, à laquelle nous sommes tous viscéralement attachés, imposait à la minorité du PS de s’incliner, de prendre acte, de rallier, sinon dans les cœurs, au moins dans les actes et dans les paroles, le programme que Benoît Hamon a défendu devant des millions de téléspectateurs et dont j’approuve plusieurs points, en particulier ceux qu’il a copiés sur le nôtre (« L’avenir en commun »).
Le soutien au gagnent (à Benoît Hamon, en l’occurrence), était, je le répète, la promesse publique de ses concurrents et, cela va de soi, du parti solférinien tout entier.
Arnaud Montebourg, Vincent Peillon, Manuel Valls, membres éminents du PS, tous anciens ministres, s’y étaient solennellement engagés.
François de Rugy (proche de Jean-Marc Ayrault), Jean-Luc Bennhamias, Sylvia Pinel (ancienne ministre d’un gouvernement socialiste), tous trois non adhérents au PS avaient accepté la règle, parfois du bout des lèvres, mais toujours par le seul fait de leur participation à une élection dont ils avaient accepté le règlement.
Or, que voyons-nous aujourd’hui, à quelques semaines du premier tour des présidentielles ?
L’appareil du parti socialiste soutient Hamon comme il avait soutenu Ségolène Royal en 2007. Autrement dit, il ne s’est pas mis en ordre de marche. Le candidat désigné par les électeurs des primaires reçoit surtout des critiques, des mises en garde, des menaces, des adjurations et il observe une léthargie du PS, incompatible avec un désir collectif de victoire.
Si Arnaud Montebourg et Vincent Peillon honorent leur parole, François de Rugy et Sylvia Pinel appellent à voter pour Emmanuel Macron. Jean-Luc Bennhamias menace de les imiter.
Manuel Valls, mauvais perdant s’il en est, homme du 49-3, disparaît en vacances quand Hamon commence sa campagne, refuse de facto à son retour d’accepter le résultat qui lui a été défavorable et multiplie les objections et les peaux de bananes. Chacun comprend qu’il souhaite la défaite de Benoît Hamon, ce qui lui permettrait, à lui, de revenir en 2022 avec de meilleures chances.
François Hollande se tait ou parle peu, en laissant comprendre qu’il soutient Macron. On sait que c’est lui qui a sorti Emmanuel Macron de la banque Rothschild pour en faire, dans l’ombre de son cabinet, l’inspirateur de sa politique, avant de lui attribuer le ministère clé de l’Economie.
Un nombre désormais trop important de ministres, d’anciens ministres, d’élus, dont le maire de Lyon, le président de l’Assemblée nationale, rejoignent Emmanuel Macron. Il faut y ajouter l’ancien maire de Paris, Bertrand Delanoë qui va jusqu’à affirmer que mon programme, celui que vous avez choisi, est dangereux. D’après le Figaro, une liste de 40 députés annonçant leur ralliement à Macron sera bientôt rendue publique.
Jean-Christophe Cambadélis, chef des socialistes, a jeté dans les oubliettes des reniements rapides sa menace d’exclure du parti les adhérents qui se rangeraient derrière Macron et non derrière le candidat socialiste. Voir ici comment il menace de les exclure puis, quelques jours plus tard, il jure qu’il ne l’a jamais dit : http://www.francetvinfo.fr/politique/ps/jean-christophe-cambadelis-semble-avoir-change-davis-sur-les-parrains-ps-demmanuel-macron_2087075.html
Ne nous y trompons pas : ce qui est demandé à Benoît Hamon, c’est de défendre et de continuer (après ripolinage de façade) le programme du quinquennat qui s’achève, c’est d’accepter une majorité parlementaire qui ne lui laissera d’autre choix que de poursuivre la politique de Valls/Hollande en laissant croire le contraire.
C’est d’ajouter à la trahison qu’il subit une trahison qui sera la sienne et dont le peuple sera la victime.
Le paradoxe est que, à l’issue des primaires qu’il a gagnées, une partie grandissante du PS préfère un candidat non socialiste, jamais élu à quoi que ce soit, un banquier, le chouchou des médias des milliardaires, un franc-tireur qui ouvre le feu sur le camp dont il est issu (et qui l’a fabriqué) et qui, craintif, a refusé de se risquer à un premier baptême du feu électoral en compétition policée dans l’épreuve des primaires où petit garçon gonflé à l’hélium il se serait fait ratatiner.
Hors des appareils politiques, le peuple de France se désespère de n’avoir peut-être d’autre choix en mai 2017 que celui de l’extrême droite ou de la finance, laquelle, on le sait depuis le discours du Bourget en 2012, est notre adversaire.
Monte alors une exigence forte : celle de l’union des véritables forces de progrès aujourd’hui scindées en deux. D’un coté, le candidat légitime du PS appuyé (et si peu validé) par Europe Ecologie les Verts, de l’autre celui soutenu par la France Insoumise et par le Parti communiste, ses adhérents ayant démocratiquement validé sa candidature.
Dans le même temps, se répand la rumeur selon laquelle Hamon aurait renoncé à une victoire contre l’extrême droite et la droite financière pour y préférer son élection future au secrétariat du parti socialiste en jetant par-dessus bord toute espèce de morale et l’héritage de Jean Jaurès, de Léon Blum, de François Mitterrand.
Comme vous le savez, j’ai rencontré Benoît Hamon. Nous avons fait le constat que l’union était impossible entre un candidat tiré vers la droite par son parti, contraint d’accepter l’investiture pour les législatives de responsables et d’artisans de la politique de François Hollande (politique à ce point décriée que le Président sortant a dû renoncer à se représenter) et un autre candidat (moi), initiateur d’une force qui a toujours combattu cette politique et qui a élaboré un programme en rupture totale avec elle.
Je veux vous faire la confidence que nous avons tous deux ressenti douloureusement ce désaccord, tant nos sensibilités, nos aspirations, nos programmes sont proches à bien des égards.
Mais, ni lui ni moi ne pouvions nous déjuger sans trahir la confiance des nôtres. Tout au plus avons-nous conclu (et respecté) un pacte de non agression mutuelle.
Or, aujourd’hui, un constat lucide s’impose à Benoît Hamon : la trahison a eu lieu. Elle est là, comme un fossé qui ne cesse de s’élargir chaque jour au gré des sondages.
Elle est venue du propre camp de Benoît Hamon. Le PS est une pépinière de Brutus qui assassinent le César que les électeurs des primaires ont élu. A peine un poignard ensanglanté réintègre-t-il son fourreau que d’autres sont dégainés, assoiffés de sang du mauvais candidat.
Cette trahison («  assassinat » aurait dit Fillon) est un camouflet aux adhérents du PS, aux électeurs de la primaire et à bien d’autres citoyens qui croient que la politique impose l’acceptation du verdict des urnes, la fidélité à la parole donnée et le respect des citoyens.
Dans ces conditions, et afin de ne pas accentuer ce qu’il faut bien appeler un dégoût montant dans le peuple de notre beau pays, afin de créer les conditions pour battre en mai 2017 la droite et l’extrême droite, afin que ne soient pas amnistiés dans les isoloirs les pères de la loi El Khomri, les responsables de l’augmentation de la pauvreté, du chômage, de la soumission de la France aux diktats de l’UE, des banques, du FMI, de l’OTAN, j’ai décidé d’accepter le ralliement de Benoît Hamon à ma candidature.
Je le fais sans marchandage, sans condition, sans exigence, sans inventaire, conscient, par ce geste, de répondre à une ardente exigence populaire, persuadé de sauver l’honneur de la gauche et de réhabiliter le mot même de socialisme.
Je le fais et je vous demande de le comprendre. Je ne doute pas que vous voudrez contribuer à bâtir, tous ensemble, un avenir en commun, humain et désirable.
Du fond du cœur, je vous en remercie.
Vive la VI ème République, vive la France !
Jean-Luc Mélenchon » .
Pcc. Maxime VIVAS

09/03/2017 14:53 par legrandsoir

Le Figaro publie ce jeudi 9 mars 2017, « Le texte de ralliement de l’aile droite du PS à Macron » qui devrait être rendu public vendredi et qui rassemblerait 40 députés du Parti solférinien :
http://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/2017/03/09/35003-20170309ARTFIG00099-le-texte-de-ralliement-de-l-aile-droite-du-ps-a-macron.php

09/03/2017 14:55 par legrandsoir

La vidéo où Cambabélis dit que les soutiens à Macron seront exclus du PS.
La vidéo où il dit qu’il n’a jamais dit ça.
Sans commentaire.

09/03/2017 15:35 par Roland011

Bonjour, une vidéo exceptionnel a voir et diffuser, c’est très rare
mardi 7 mars 2017 http://l-arene-nue.blogspot.fr/2017/03/il-va-pleuvoir-france3-realise-un.html
Il va pleuvoir ! France3 réalise un documentaire honnête sur le référendum de 2005 !!
Quelle mouche a piqué France3 ? LA VOICI : https://youtu.be/_UBMIh8mvws

09/03/2017 17:35 par Francois

Il manque les liens vers les vidéos de cambadelis.
C’est vraiment un étron, le PS !

09/03/2017 18:30 par Leslie-keeryan O'Cankly

Mon Cher Benoît Hamon :

Vous avez benoîtement décidé de retourner votre veste.
Vous qui êtes un pur produit de l’appareil politique du PS qui n’a toujours eu de socialiste que le nom et qui a toujours refusé de défendre les intérêts de son électorat en se couchant devant ses prétendus adversaires, vous allez vous perdre avec un individu qui est encore pire que vous et bien plus calculateur.
Vous vous acoquinez avec un opportuniste qui fait carrière par sa rhétorique sophiste et ses brûlots narcissiques. Un personnage qui a été façonné par le marxisme léninisme, le trotkysme et le lambertisme. Un personnage qui ne comprend que l’autorité et les rapports de force.Un personnage à l’égo surdimensionné et à la faconde flagorneuse.
Vous allez vous laisser enjôler par sa révolution citoyenne et l’insoumission dont il a plein la bouche et vous serez sa dupe une fois encore ainsi que vous le fûtes au temps où vous étiez à la tête du MJS.
Vous qui avez déjà reculé tout seul sur la mesure fondamentale que constitue le revenu universel, vous allez devenir son jouet par temps calme et son lampiste par temps agité. Revenez donc à la raison et retirez-vous de la carrière politique.

Insurrectionnellement vôtre,

09/03/2017 21:02 par legrandsoir

Un personnage qui ne comprend que l’autorité et les rapports de force.Un personnage à l’égo surdimensionné et à la faconde flagorneuse.

Ceux qui le connaissent ne diraient pas ça...

09/03/2017 23:49 par legrandsoir

@ François
La vidéo où Cambabélis dit que les soutiens à Macron seront exclus du PS.
La vidéo où il dit qu’il n’a jamais dit ça.
Sans commentaire.

Le lien vers la vidéo : http://www.francetvinfo.fr/politique/ps/jean-christophe-cambadelis-sem...

09/03/2017 23:53 par legrandsoir

@ Leslie-keeryan O’Cankly

« Un personnage à l’égo surdimensionné »

C’est drôle comme, jusque sur ce site, des gens reprennent les "éléments de langage" des anti-mélenchonnistes.
Il y a aussi "candidat autoproclamé".
Voir : psittacisme et écholalie pour comprendre de quoi il s’agit.

10/03/2017 06:10 par calame julia

le grand soir,
j’allais l’écrire pour les éléments d langage !
Et franchement, perso je préfère un type qui ment publiquement et se défausse (sans éléments de langage)
comme le cas de Sablé-sur-Sarthe, à un type qui pourrait présenter "un ego surdimensionné" dont personne
n’a la moindre idée de l’échelle de dimension ...

10/03/2017 07:27 par legrandsoir

Et en plus clair, vous nous dites...?

10/03/2017 09:01 par Xiao Pignouf

@Calame Julia
J’ai dû relire plusieurs fois votre commentaire pour être sûr que ça n’était pas du second ou du énième degré...
Si je comprends bien, vous nous dites préférer un politicien véreux et qui l’assume avec un mépris rappelant la brioche marie-antoinesque à un autre irréprochable déontologiquement, mais qui, et là le conditionnel est de mise, pourrait avoir un égo excessif selon vos critères. Primo, dans ce job, comme dans bien d’autres, l’aptitude à être écouté dépend grandement de la taille de l’égo, donc, ce que vous dites est un truisme. Deuxio, quant à comparer la taille des égos, il me semble que celui de Fillon, celui de Pujadas et de Lenglet sont à ce compte-là stratosphériques... De deux choses l’une, ou bien vous connaissez personnellement M. Mélenchon, et celui-ci vous a fait une vacherie qui vous reste en travers de la gorge. Si c’est le cas, ça vous regarde, et il va sans dire que LGS n’est pas le lieu où déverser vos rancoeurs perso. Ou bien alors, vous ne savez rien de plus que moi sur JLM et votre conditionnel n’a aucune valeur, pas plus que si je disais qu’il se pourrait bien que madame Le Pen soit une humaniste qui s’ignore... Je porterai mon choix sur un programme, pas sur la personnalité qui le propose, que celle-ci soit haute en couleur, un brin orgueilleuse (franchement quand on compare avec celui de ses adversaires le traitement médiatique qu’on lui réserve à chaque fois, il peut se targuer de pouvoir être le seul à remettre à leur place les laquais qui se prennent pour des princes, parce que quand c’est madame Ardant qui le fait, on souligne sa force de caractère...), moi ça me convient, une fois qu’on a fait les comptes des pour et des contre, la seule chose qui en vaille la peine, c’est que JLM fasse appel à notre intelligence et à notre vision à long terme, et pas à notre rapacité, à notre désir assassin de vouloir à tout prix conserver nos privilèges quitte à en crever peut-être, à en faire crever nos gosses certainement... Votre argument est fallacieux, de la voyance deux balles, vous pouvez remballez votre jeu de tarot.

10/03/2017 09:45 par cunégonde godot

La politique c’est du rapport de force(s). Si M. Mélenchon ne l’avait pas compris, autant qu’il aille jouer aux billes...

10/03/2017 13:13 par ErJiEff

nous sommes à quelques jours de la limite des dépôts de "parrainages" et Mélenchon n’a toujours pas ses 500 signatures ?
et même pas 600 pour Marine Le Pen ?

Cette campagne aura vraiment été une honte impardonnable.
C’est comment déjà, le refrain de la Marseillaise qui appelle les citoyens ? Quelque chose comme "aux larmes"...

Petit rappel civique très utile à propos des Droits de l’Homme :
Art. 2. (1789) : Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression.
article 35 (1793) : Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

10/03/2017 13:19 par legrandsoir

Aux toutes dernières nouvelles, JLM aurait ses 500 signatures. Rappelons que le candidat de gauche adoubé par les adhérents du PCF n’avait ces jours-ci qu’une signature (M-G. Buffet) de parlementaires communistes.

10/03/2017 16:00 par Assimbonanga

A moi-aussi, il me semble que Calame Julia a été sensible à la réputation bien martelée, assénée par la rumeur médiatique. Attention, c’est le snobisme ambiant, rien de plus. La radio France Inter en est d’ailleurs l’un des vecteurs les plus zélés, Patrick Cohen, Charline Vanhoenecker à l’appui. Je pense que tout lecteur du Monde qui se respecte "craint le personnage". C’est typique. Mais bien sûr il sera difficile de faire la démonstration que c’est de l’endoctrinement étatique, du bourrage de crâne , du lavage de cerveau par la répétition. Il y faudrait un procès fleuve.
Bon, Calame Julia, veuillez écouter la conférence de presse donnée par JL Mélenchon lundi dernier, 6 mars. Vous pourrez évaluer de vous-même s’il a un ego surdimensionné. La meilleure expertise est celle que vous pouvez mener par vous-même.
Si quelqu’un a entendu parler de cette conférence de presse sur France 2, France 3 ou France Inter, merci de me le faire savoir : je crains qu’ils ne l’aient fâcheusement zappée, ces étourdis congénitaux.

10/03/2017 16:02 par Assimbonanga

NON. En fait, Calame Julia, c’est du second degré. Il ne peut en être autrement. Pardon, Julia.

10/03/2017 16:24 par mandrin

@cunégonde godot

La politique c’est du rapport de force(s). Si M. Mélenchon ne l’avait pas compris, autant qu’il aille jouer aux billes...
........................................................................................................................................................................................................
c’est le genre de propos que griefs en rut pourrait tenir sur be fe me te ve pour ma part je ni vois pas vraiment différence... ils y en a qui se trompent d’adresse.

10/03/2017 19:19 par pauvred'eux

Voici une autre vidéo où l’on voit le caractère totalement égotiste de Mélenchon ce triste sire. On découvre également qu’il est absolument macho, c’est trop ! Merci à Causette pour l’avoir démasqué.
https://www.youtube.com/watch?v=hvTWfGVnfxo&t=624s

11/03/2017 00:09 par depassage

Un homme qui veut incarné le destiin d’un peuple ne peut en aucun cas être lui-même et son égo est l”égo de ce qu’il incarne. Si son égo n’est pas surdimensionné, c’est qu’il est un crétin et ne represente rien.

11/03/2017 05:00 par calame julia

Ah ! la calame julia ! qui s’est perdue dans ses degrés !
Donc, je préfère un type qui montre ses défauts et les assume qu’un type dont on dit
qu’il a un ego surdimensionné parce que la dimension d’un ego est déjà un phénomène
en soi et que s’il existait une échelle pour le mesurer certain de Sablé sur Sarthe
la ferait péter...
Un peu plus clair ?

11/03/2017 06:30 par legrandsoir

Plus clair en effet et assez hors sujet. Le sujet de l’article n’était pas "L’égo des hommes politiques" mais le possible ralliement de Hamon à JLM. Ou pourquoi Hamon se grandirait en se ralliant, comment il rendrait l’espoir...

11/03/2017 08:22 par CN46400

"Aux toutes dernières nouvelles, JLM aurait ses 500 signatures. Rappelons que le candidat de gauche adoubé par les adhérents du PCF n’avait ces jours-ci qu’une signature (M-G. Buffet) de parlementaires communistes."

Les autres ont juste pris un peu d’avance puisque, grâce à FI, ils ne seront plus parlementaire après les élections de juin...

11/03/2017 10:32 par Assimbonanga

Et si on profitait de l’occasion pour décerner le César de l’égo le plus gros ? Je nomine Dany le Rouge. Qui dit mieux ?

11/03/2017 13:30 par calame julia

Le Grand Soir,
la politique n’est pas mon champ de réflexion favori... ni d’ailleurs les massacres adjectivaux à propos
d’un tel ou une telle.
Très superficiellement et pour rester dans le sujet, quand nombre de commentaires s’en écartent parfois
sans que j’y trouve à redire, l’élu des primaires de chez Solférino, n’est pas prêt.
Je sais qu’en politique les personnalités s’estiment toujours à la hauteur...
J.-L. Mélenchon est à cent lieux de B. Hamon question combativité entre autres qualités. Si ce dernier
s’estime plus pourvu (?) que lui, que pourrais-je en dire ?! Hein !
Solférino n’est ni pas ma tasse de thé, encore moins celle de café que j’apprécie bien "ristretto"...
Comme on aime le café, on aime ... bref ! Toujours à me reprendre, c’est pénible.

11/03/2017 14:42 par legrandsoir

Toujours à me reprendre, c’est pénible.

On vous comprend d’autant que vous, vous ne reprenez personne et surtout pas LGS.
Sourire et soupir.

11/03/2017 14:39 par legrandsoir

Dernière minute : François Fillon n’est pas contre Macron dans son gouvernement.
Macron, c’est l’ancien ministre de Valls, soutenu par une partie de la direction et des élus du PS, par Robert Hue, Braouezec, Kouchner...
Quel panier de crabes !
MV

11/03/2017 16:48 par erwin

C’est fou le nombre de lecteurs du Grand Soir -qui n’est pourtant ni Closer ni Paris-Match- capables de détourner une réflexion politique pour disserter sur l’"égo surdimensionné de Jean-Luc Mélenchon" !
Outre que le thème leur a largement été suggéré par les médias dominants (peut-être indirectement pour ceux qui ne s’en abreuvent pas trop), l’aborder ici m’étonne de la part de lecteurs d’un site de cette qualité, et dont certains nous habituent à des commentaires qui, s’ils n’emportent pas nécessairement mon adhésion, n’en sont pas moins d’une toute autre qualité que ceux présents au bas de cet article.

Pour ma part les choses sont simples :
- je ne connais pas personnellement JLM, je ne sais donc de son égo que ce que m’en font voir l’ensemble des médias que je fréquente (y compris le sien).
- Ce que je perçois de sa personnalité me donne à voir des traits de caractère qui me sont sympathiques et d’autres qui ne me le sont pas.
- Si je le connaissais mieux peut-être le trouverais-je adorable, peut-être détestable, mais plus probablement quelque chose entre les deux.
- Il est inenvisageable que mon vote tienne compte de ce genre de considération : même si je le trouvais totalement insupportable, égocentrique et mégalomane je voterais pour lui car le projet politique qu’il porte est de loin celui qui me convient le mieux parmi ceux qui nous sont proposés pour ce scrutin.
C’est fou d’avoir à écrire ça ici !

11/03/2017 18:11 par depassage

La lutte politique est toujours difficile quand elle n’émane pas d’un establishment. Lutter contre un establishment est un défi colossal et nullement de tout repos. Il est l’émanation d’un ordre en plus d’être le porteur de ses mythes que toutes une armées de sous fifres à travers différentes types d’institutions essayeront de justifier contre vents et marées et contre tous les récalcitrants qu’il faut soit convaincre soit éjecter. Tout ce que l’homme crée comme ordres, institutions et corps en dernier lieu, finit par devenir autonome et commence à lutter pour sa survie par n’importe quel moyen.
Si j’en parle, c’est pour mettre l’accent sur ce que doit affronter Mélenchon et son mouvement du fait même qu’il est dans une approche authentiquement révolutionnaire. Cela peut-il suffire ? La réponse est non. En face de lui et de son mouvement, il a affaire à un establishment national et international qui ne manque pas de choix « d’aplaventristes » à lui opposer. Même le jockey Marine Le Pen lui est préférable.
Rêver, on peut rêver. On rêve de ce qu’on souhaite qu’il advienne. Pour le moment Hamon est plus une pierre dans le soulier que le bâton du marcheur.

12/03/2017 13:50 par Polden

« ce que doit affronter Mélenchon et son mouvement du fait même qu’il est dans une approche authentiquement révolutionnaire » (dans un des commentaires)

Pour le 18-19e siècle peut-être, mais je ne vois pas un mouvement aussi vertical révolutionner les choses dans le 21e siècle, surtout pas avec quelqu’un comme jlm à sa tête.

Ca fait assez vieux le truc de jlm. Il fait l’éloge de Robespierre, et je ne dis pas qu’il a tort, mais le 21siècle n’est pas celui de robespierre.

Il reste à nous les citoyens de créer le mouvement et la culture/façon de vivre/être horizontales et révolutionnaires dont la société a besoin !

Mais à-priori il faut passer par l’étape/l’illusion jlm avant ça.

12/03/2017 15:43 par macno

À partir du moment où on monte sur une scène de spectacle (ou politique ce qui revient souvent au même), il faut accepter le fait d’être un exhibitionniste, disait Jacques Brel qui s’y connaissait question "bête de scène"...
Mélenchon n’échappe pas à cette règle. Ce n’est pas du tout une question "d’ego surdimensionné" dans son cas, mais une question de convictions personnelles et de volonté de faire au mieux son JOB.
Tout simplement.
Allez, une fois n’est pas coutume, comme de toute façon la balle est dans le clan Hamon et qu’il ne nous reste plus qu’à attendre la suite des événements, on va se lâcher...
Voici ce qu’en pense l’astrologie chinoise du sieur Jean Luc Mélenchon :
« Sûr de lui et fin observateur, c’est (Mélenchon) un CHAT (de métal) moralement et physiquement plus fort qui n’accepte pas facilement les compromis. Confiant dans son sens de l’observation et en son pouvoir de séduction, il pense toujours avoir une solution aux problèmes.
Dans son travail, ambitieux et préoccupé par ses objectifs, il a le sens de l’initiative et sait assumer ses responsabilités. Audacieux, il est en même temps intelligent, calme et logique.
Raffiné et sachant apprécier les plaisirs de la vie, il ne fréquente qu’un petit cercle d’intimes. Il se trouve impressionné par la beauté, la musique et l’Art. Bon juge et collectionneur averti, il n’accorde pas d’importance à l’avis des autres.
Sauf lorsqu’il est perturbé par une passion amoureuse, son travail, où il se montre acharné et dévoué est tout à fait remarquable. »

Je n’ai rien inventé...

12/03/2017 18:31 par depassage

@Polden

Pour le 18-19e siècle peut-être, mais je ne vois pas un mouvement aussi vertical révolutionner les choses dans le 21e siècle, surtout pas avec quelqu’un comme jlm à sa tête.

C’est là la vrai illusion et non pas JLM. La nature humaine demeure. Ce n’est pas le fait d’une évolution technologique sans aucune répercution positive sur la cognition humaine, qui le contredira. La nature était ce qui imprégnait nos paysages mentaux pour une bonne partie. Le fait que nos paysages mentaux soient imprégnés par des objets industriels et leur environnement nous éloignent plus de la nature, de nous même et en définitif de la vie dont la perception devient de plus en plus étriquée.
Pour le 18 et le 19e siècle, je ne connais aucun mouvement vertical qui a révolutionné quoi que ce soit. Les mouvements qui avaient fait bouger les choses étaient plutôt horizontaux et convergeant, exactement comme se présente le mouvement des insoumis à qui ils manquent des points de convergences qui finiront par émergés si le mouvement se maintient et s’élargit. Pour le moment. JLM est son porte-étendard et tant mieux. Si Les vrais problèmes sont fondamentalement humains, il reste que leurs résolutions dépendent des structures mises en place, de leur fonctionnement, des missions qui leurs sont assignées. Et surtout des procédures de surveillance pour qu’elles ne dérivent pas.

Il reste à nous les citoyens de créer le mouvement et la culture/façon de vivre/être horizontales et révolutionnaires dont la société a besoin !

Nulle part, je n’ai dit le contraire.

PS : les insoumis sont plus nombreux qu’on puisse l’imaginer, mais seulement ils sont éparpillés par les chants des sirènes ou complètement marginalisés.

17/03/2017 08:13 par cunégonde godot

repassage :
La nature était ce qui imprégnait nos paysages mentaux pour une bonne partie. Le fait que nos paysages mentaux soient imprégnés par des objets industriels et leur environnement nous éloignent plus de la nature, de nous même et en définitif de la vie dont la perception devient de plus en plus étriquée.

Nos paysages mentaux sont imprégnés par la campagne, pas par la "Nature". La campagne est la main de l’Homme. A fortiori une une campagne industrielle. Et donc la campagne ne nous éloigne pas de nous-mêmes puisque la campagne c’est nous.
Toute l’histoire humaine consiste à s’extraire de l’état de "nature"...

18/03/2017 03:59 par depassage

@cunégonde godot

Nos paysages mentaux sont imprégnés par la campagne, pas par la "Nature". La campagne est la main de l’Homme. A fortiori une campagne industrielle. Et donc la campagne ne nous éloigne pas de nous-mêmes puisque la campagne c’est nous.
Toute l’histoire humaine consiste à s’extraire de l’état de "nature"...

Je vous rejoins en partie. Toute l’histoire humaine consiste à essayer de s’extraire de l’État de la nature pour une “nature” façonnée par l’humain. Mais cette “nature” façonnée par l’humain le façonne et l’éloigne de la nature et de la main qui la façonne qui se font tous les deux remplacer par un démiurge ou des démiurges. Cela marche pour un temps et finit en catastrophe.

18/03/2017 07:51 par Jérôme Dufaur

La vérité sort de la bouche des... adolescents :
http://www.lejdd.fr/Politique/Qui-est-Gabriel-13-ans-auteur-d-une-lettre-a-Hamon-et-Melenchon-854945

Si l’on sortait de l’entre-soi militant, on se rendrait compte que pour le commun des mortels encore fidèle à l’histoire des luttes émancipatrices, Hamon et Mélenchon c’est bonnet-blanc et blanc-bonnet.

Et le fait est que ce "commun des mortels" pèse beaucoup plus que les militants actifs pro-Mélenchon et les militants actifs pro-Hamon réunis (ou en l’occurrence désunis).
La tactique "classe contre classe" n’a jamais rien produit de bon, l’histoire l’enseigne.
En revanche la stratégie "Front populaire", "Frente popular" ou "Unidad popular", il semble que ça a déjà marché.

Quant aux militants qui reprochent à Hamon d’avoir été un ministre de Hollande, d’être un frondeur costaud-flapi... c’est tout à fait vrai... Mais ils ne devraient pas oublier que des militants reprochent (tout aussi justement) à Mélenchon d’avoir été ministre de Jospin, d’être un mitterrandolâtre indécrottable (l’autre jour chez Ruquier, il a encore osé dire que le "programme commun a été appliqué"... ce qui est une fausseté absolue comme l’a prouvé Serge Halimi dans "Quand la gauche essayait")

Bref, en l’état actuel des choses, Mélenchon-Hamon même combat de... coq. Les 6 millions d’inscrits à Pôle emploi, les 4 millions de mal-logés, les 2,5 millions d’enfants pauvres (j’en passe) vous remercient !

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