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L’affaire Skripal, nouvelle usine à gaz de la propagande occidentale

Il faut avouer que la passion de la propagande occidentale pour les gaz toxiques a quelque chose de fascinant. Des attaques chimiques imaginaires du gouvernement syrien au double empoisonnement de Salisbury, la thématique accusatoire brille par sa répétition, et la mauvaise foi otanienne s’illustre par sa constance. Dans “l’affaire Skripal”, on veut donc nous faire croire que Moscou a tenté d’assassiner un ex-espion russe et sa fille sur le sol britannique. Des preuves ? Pas le moindre commencement. Rien ne prouve que le gaz “Novitchok” ait été utilisé pour commettre cette tentative d’homicide. La meilleure façon de le savoir serait de transmettre un échantillon à l’Office international des armes chimiques (OIAC), mais Londres s’est bien gardé de le faire.

De même, les Russes ont immédiatement dit qu’ils étaient prêts à participer à une enquête internationale, mais les Britanniques n’en veulent pas. Pourquoi ? Inutile de se le demander. Faute de preuves matérielles, le dossier de l’accusation a l’épaisseur d’un papier à cigarettes. Une semaine à peine après les faits, au terme d’une pseudo-enquête, le gouvernement britannique a déclaré que la Russie était coupable. Une telle précipitation ferait rougir de honte n’importe quel service d’investigation judiciaire normalement constitué. Et elle est d’autant plus suspecte que la charge anti-russe a été orchestrée en Occident avec un acharnement qui fleure la préméditation. Il fallait traîner la Russie dans la boue. On l’a fait, avec une grossièreté sans précédent.

Ancien colonel des services de renseignement militaires russes, Serguei Skripal a été trouvé inconscient sur un banc, ainsi que sa fille, aux abords d’un centre commercial de Salisbury. Curieux procédé pour des services secrets ! L’amateurisme du “modus operandi” devrait au moins faire douter de leur implication. Et puis, qui est Skripal, au juste ? Recruté comme agent double par les services britanniques en 1995, il est condamné à 13 ans de prison pour trahison en 2004 par la Russie. Au terme d’un échange d’agents de renseignement russo-américain, il obtient l’asile au Royaume-Uni en 2010. Pour quelle raison Moscou aurait supprimé ce paisible retraité ? Exilé depuis huit ans, rien ne dit qu’il ait conservé des secrets compromettants, ni qu’il ait représenté le moindre danger pour la Russie.

Ajoutée à l’inexistence de preuves matérielles, cette absence désespérante de mobile ridiculise l’accusation occidentale. Mais rien n’y fait. Pour les Occidentaux, hurler à l’assassin vaut démonstration de culpabilité. Le problème, c’est que cette arrogance dissimule difficilement l’essentiel : Theresa May et ses collègues mentent comme des arracheurs de dents. Qui peut croire que le pouvoir russe a fait exécuter un de ses ex-agents sur le sol d’un pays-clé de l’OTAN, alors que règne un climat de tension sans précédent avec cette organisation ? Qui peut croire que cette décision, déjà invraisemblable quant à ses motifs et grossière quant à son “modus operandi”, a été prise quinze jours avant l’élection présidentielle russe ? Qui peut penser, enfin, que Moscou s’est tiré une balle dans le pied sur la scène internationale à la veille d’un succès majeur - et prévisible - de politique intérieure ?

Véritable château de cartes, cette accusation ne tient pas une seconde. Pour en comprendre les motifs, il faut appliquer la preuve par les effets. On quitte alors le domaine des procès fumeux pour rejoindre le terrain des réalités. Malgré l’encerclement militaire dont elle fait l’objet, la Russie a conservé son sang-froid, et certains pays européens sont prêts à reprendre le dialogue avec Moscou. La provocation de Salisbury vise précisément à doucher ces velléités, à couper la Russie de l’Europe en accusant Moscou de tous les maux. La Russie mène le bal au Moyen-Orient au grand dam d’Israël et des USA. Elle n’a rien cédé sur la Crimée, définitivement retournée dans le giron de la Mère-Patrie. Les néocons qui ont investi le pouvoir à Washington entendent lui faire payer ce double affront. En diabolisant Moscou par Londres interposé, ils soudent leurs vassaux face à l’ennemi moscovite, clairement désigné dans la “Nouvelle stratégie de sécurité des Etats-Unis” de Donald Trump.

C’est pourquoi le réquisitoire britannique a été repris en chœur par des dirigeants occidentaux empressés de s’acquitter d’une solidarité pavlovienne avec le camp du Bien. Hormis l’Autriche et une poignée de petits Etats-membres, l’Union européenne s’est mise au garde-à-vous, le petit doigt sur la couture du pantalon. Cette Europe vassalisée par les USA, mais qui se prétend ”menacée” par la Russie, a surtout montré, une fois de plus, qu’elle est un nain politique. Obéissant à l’injonction anti-russe, elle s’est rangée comme un seul homme derrière le leadership anglo-saxon. A croire que rien de positif ne sortira jamais de ce grand corps mou, où une France jadis écoutée a commis la faute, sous la direction des “Young Leaders” qui la dirigent au profit d’intérêts qui ne sont pas les siens, de se fondre dans la masse.

Pour les Occidentaux, l’heure est donc à l’affrontement symbolique - pour l’instant - avec une Russie dont Vladimir Poutine a restauré la fierté. L’affaire Skripal est la nouvelle usine à gaz occidentale. Comme les couveuses de Koweit-City, la fiole chimique de Colin Powell ou les pseudo-gazages de l’armée syrienne, le coup monté de Salisbury est aussi un coup de clairon. Ses auteurs entendent perpétuer la confrontation politique et la surenchère militaire avec Moscou. Ils veulent justifier le durcissement de sanctions économiques destinées à entraver le redémarrage de la Russie et la montée d’un monde multipolaire. En faisant tourner les rotatives de la propagande, ils comptent diviser le monde en deux blocs, comme si le monde était encore celui de la guerre froide et n’avait pas entamé - de manière inexorable - son déport vers l’Est. Ce n’est pas un hasard si ce coup fourré intervient au moment où Trump défie Moscou dans l’Est syrien, déclenche une guerre commerciale avec la Chine et nomme ce fou furieux de John R. Bolton comme conseiller à la sécurité nationale.

Bruno GUIGUE

COMMENTAIRES  

28/03/2018 21:47 par Geb.

Encore plus troublant : Skripal et sa fille ont été "empoisonnés" à 13 km d’un labo "secret" militaire britannique qui fabrique et teste des armes chimiques et bactériologiques pour le Pentagone. A Porton Down. U.K.

Puisque on parle d"Usine à gaz" ... (- :

https://southfront.org/salisbury-nerve-agent-attack-reveals-70-million-pentagon-program-porton/

28/03/2018 22:18 par Roger

C’est en effet tellement grossier comme propagande que personne ne peut croire une telle histoire.
Question : pourquoi les responsables de nos pays, qu’on est en droit de considérer comme au moins moyennement intelligent, osent-ils nous "vendre"de telles histoires "abracadabrantesques" ? Du même tonneau que les ingérences Russes dans les élections US. Les US ce pays qui s’ingèrent massivement dans tous les pays du monde !
Le message me semble être désormais celui-ci : nous sommes l’empire et nous faisons ce que nous voulons , et même, en prime, en nous foutant de votre gueule.
A moins que les British, obligés d’obéir, le fasse aussi maladroitement pour bien faire comprendre qu’ils obéissent contre leur gré...
A moins que tous ces gens là ne nous prennent pour des imbéciles...
Bref,, la chose est entendue, la civilisation américaine (la nôtre), sombre dans le ridicule avant de sombrer tout court en nous entraînant avec elle.

29/03/2018 01:57 par Edouard

Effet secondaire assez inquiétant, concernant Assange : pour avoir critiqué le timing de l’expulsion massive de diplomates (juste après le terrible incendie en Sibérie), l’Équateur de Quito aurait décidé de couper "ses systèmes de communication avec l’extérieur".

29/03/2018 10:07 par Fald

Roger, ne le prenez pas personnellement, vous êtes représentatif de ce langage militant qu’on trouve partout et qui me désespère :
Vous écrivez :
« C’est en effet tellement grossier comme propagande que personne ne peut croire une telle histoire. »
Mais tout le monde peut le croire !
Nous ne sommes qu’une poignée de vieux doctrinaires à n’avoir pas cru que l’Irak avait la 4ème armée du monde, que les 4000 morts du Panama étaient à Timisoara, que l’intervention soviétique de fin décembre 1979 était la cause d’une guerre commencée en mai 1978, que l’armée syrienne utilise des armes d’armée qui recule chaque fois qu’elle avance, etc.
Et nous ne serons qu’une poignée à nous étonner de ce crime sans mobile, commis par des professionnels avec des méthodes d’amateurs, au moment où le commanditaire n’en avait surtout pas besoin.
Vous redevenez réaliste en disant qu’on se fout de notre gueule et qu’on nous prend pour des imbéciles.
Sauf que ceux qui le font auraient tort de se gêner.
Car nous ne serons vraiment qu’une poignée à ne pas les croire. Une poignée dont ils n’ont rien à foutre, car cles masses croiront le Torquemadex du Monde quand il nous traitera de complotistes rouges-bruns.

29/03/2018 10:49 par Triaire

Oui Fald, nous sommes une poignée à être conscients de ces manipulations pro-guerre contre la Russie et nous devons essaimer .Nous avançons vers une guerre en Europe contre les Russes pour complaire aux maitres Américains qui n’ont conçu cette Europe juste pour cela .Les consommateurs endettés ne voient rien venir, ils ignorent même que les oiseaux disparaissent et préfèrent écouter les salades divulguées sur toutes les chaines de ce pays aux ordres, sans aucune idée .Nous le paierons cher, la prochaine extinction sera la notre .

29/03/2018 13:14 par Canal

En effet, je trouve plutôt frustrant de voir la propagande agir à plein régime, réussir dans son entreprise, et de ne pas entrevoir de solution , au moins à court terme, pour y remédier.

30/03/2018 10:15 par Louis St O

« Qui peut croire ... » Vous oubliez une raison .. à trois mois de la coupe du monde de foot au risque de boycott !!!
Alors que c’est une sacrée pub pour la Russie.

30/03/2018 15:38 par depassage

@ Canal
Partie 1

En effet, je trouve plutôt frustrant de voir la propagande agir à plein régime, réussir dans son entreprise, et de ne pas entrevoir de solution , au moins à court terme, pour y remédier.

Frustrant n’est pas le mot juste, sauf si on croyait que cela ne se pourrait pas et que cela arrive. Désolant, oui, car les humains avant d’être victimes de quoi que ce soit, sont victimes d’abord de leurs croyances. Je ne m’exclus pas et je ne me suis jamais exclu de l’humain ordinaire, même si parfois mes propos peuvent donner une impression contraire. Oui j’ai mes bizarreries dont je vais citer quelques-unes. Je ne peux marcher dans une rue, une route sans penser aux travailleurs qui l’ont faite ou construite, et à toutes leurs petites histoires individuelles avec les hauts et les bas d’une vie. Je ne peux endosser un quelconque vêtement, sans penser à ceux qui l’ont fait. En résumé, je pense à tous les gestes humains qui s’additionnent pour que la vie puisse continuer, gestes exécutés par des personnes qui n’en tirent que peu d’avantage le plus souvent lorsque ce n’est pas aux dépens de leur propre vie. Je n’ai jamais travaillé en pensant à ma rémunération, mais à ce que je peux apporter comme tout dont je profite et qui a été fait par d’autres.
Cela dit, la propagande a toujours agi à plein régime et elle n’est jamais sans motif. Donc, au lieu de s’acharner à nous convaincre ou essayer de convaincre d’autres sur la fausseté ou l’exactitude d’une information, le mieux est de se pencher sur le motif ou les motifs qui la sous-tendent qui malheureusement ne sont jamais apparents, de sorte que pour les faire apparaitre, il s’en faut de beaucoup si encore on ne les déteint pas avec nos croyances. Peu, c’est déjà beaucoup eu égard à l’opacité de notre monde, qui ne provient pas d’une nature mais d’une démarche abracadabrante, car jamais un monde n’a eu les moyens d’information que le monde actuel. Ceux qui ont peur de l’avenir et se méfait même de la vie et sa générosité, ce n’est pas les pauvres mais les nanties parce qu’ils se sentent importants ou indispensbles.

Je continue en prenant ce texte lu sur MSN sans autres détails inutiles. Un texte comme un autre.

Titre : La vie mystérieuse de l’épouse de Kim Jong Un, Ri Sol-ju
Ri n’apparaît pas en public très souvent. On la voit habituellement quand Kim célèbre les lancements de tests de missiles, et elle est toujours photographiée en souriant poliment, vêtue de robes aux couleurs pastel bien coupées.
Ri serait née dans une famille d’élite - son père était professeur et sa mère médecin - mais on ne sait rien d’autre sur sa vie ou comment elle est finalement devenue l’épouse du dictateur vivant le plus célèbre du monde.

Pour moi, tous les effets de la propagande Occidentale sont là. Nul besoin d’aller les chercher ailleurs si tel est une colombe ou bien tel est un faucon, ou Trump est ceci ou cela. Mais pour me faire comprendre, je dois apporter quelques indications sans lesquelles tout explication risque d’échouer.

1) Prendre conscience de la nécessité d’un monde multipolaire est capital parce qu’on avait vu et on voit toujours comment se comporte une puissance unique. Elle est prête à affamer et à ruiner des peuples, juste pour préserver sa supériorité et son contrôle du monde entier sans état d’âme aucun, parce qu’elle croit à ses mensonges comme tout menteur digne de ce nom. Et ceci est dans l’intérêt de tout le monde sans aucune exclusion.
2) L’Empire anglo-saxon est un, même si les élites (pas comme un père professeur et une mère médecin) en son sein ont souvent des intérêts divergents, voire antagonistes. Cet empire a deux pôles qui se complètent et se différencient en même temps. Croire que l’un obéit à l’autre est une erreur monumentale. Chacun a ses atouts et chacun tient à les préserver. L’un, son wall street et l’autre, sa cité de Londres, l’un a sa puissance militaire et l’autre a son histoire qui peut le servir mieux que la puissance militaire, et qu’il essaye de raviver depuis son Brexit apparent. pour ceux qui ne peuvent comprendre ce que je veux dire, voici un fait : beaucoup d’Américains se sentent plus Anglais qu’Américains parmi la haute société, celle qui a la main dans les affaires et les banques.
3) Croire qu’il (empire) échoue dans ses entreprises militaires est aussi une autre erreur, parce qu’une guerre a des objectifs. Si elle a atteint ses objectifs, elle est gagnée. L’objectif de ses entreprises militaires est d’être présent dans les lieux qui lui paraissent stratégiques pour leurs richesses ou pour leur situation à même de permettre de contrer ceux qui lui résistent d’une façon ou d’une autre. La Corée du Nord n’aurait jamais suscité autant d’intérêt, si elle n’avait pas de frontière avec la chine et un bout avec la Russie.

Mes indications s’arrêtent là. Je reviens maintenant à mon explication. Je vais expliquer pourquoi les colombes, les faucons ... ne m’intéressent pas.

30/03/2018 16:36 par depassage

Suite
C’est parce que cela participe de la même propagande que celle qu’on dénonce et est lié à la croyance piége. Les peuples Occidentaux vivant dans une certaine aisance relativement à d’autres peuples et du moins c’est ainsi qu’ils se perçoivent et que les autres les perçoivent parce qu’ils ont les moyens de vendre leur image à d’autres, croient que tout est de leurs mérites en oubliant tous les esclaves et les peuples qui ont travaillé pour eux durant des siècles jusqu’à nos jours et qu’ils vivent dans une démocratie que si elle n’est pas la panacée, elle ne peut être mauvaise. Ils vont jusqu’à oublier qu’une démocratie formelle, n’est pas une démocratie. Elle leur donne la sensation de changement tout en les maintenant dans le statuquo. Tant que cela va bien pour eux, il n’y a pas de quoi s’inquiéter.

Si on croit à la démocratie formelle, on croit que la personne qui sera désignée à l’investiture suprême sera le maitre du jeu. Et on commence à voir à travers elle toute la politique d’un pays. Ainsi on se retrouve à faire la même propagande du système malgré soi. l’impérialisme quand il a des vues sur un pays, il commence par la diabolisation de sa représentation politique qu’il qualifie de régime et de dictateur celui qui est à sa tête sans qu’il soit un réel dictateur, mais un symbole de l’unité du pays qu’il représente parce que faible et instable et qu’il est surveillé et convoité par des pays loups. Cette propagande a un double effet , (1) celui de faire croire à ses populations qu’elles sont protégées et qu’il veille sur elles au point de se permettre de veiller sur d’autres populations menacées d’être massacrées par leurs régimes politiques et (2) celui d’endormir la vigilance des populations des pays visés en leur faisant croire qu’il intervient dans leurs intérêts pour les amener au niveau de vie pareil à celui de ses propres populations.
Ensuite, quand tout cela s’avère faux au moins pour quelques-uns, on continue et on recommence de nouveau comme si de rien n’était. Entre-temps, les buts atteints, on laisse là porale dire tout et son contraire, ce qui veut dire rien.

Et elle est d’autant plus suspecte que la charge anti-russe a été orchestrée en Occident avec un acharnement qui fleure la préméditation.

Elle n’est pas suspecte et elle est préméditée. La Russie avait beaucoup contrarié les projets de l’Angleterre en Syrie surtout au niveau du conseil de sécurité, parce que c’est elle qui détient les frères musulmans et voulait les mettre au pouvoir en Syrie. Ce qui ne plaisait pas tellement à Trump. mais les visées de l’Angleterre vont beaucoup plus loin, elle veut carrément écarter la Russie du conseil de sécurité. Mais elle n’y arrivera pas à moins d’avoir la Chine de son côté. si l’Angleterre panique, c’est parce que les frères musulmans risquent de se détourner d’elle. Et tout cela se voit à travers les comportements de la Turquie et du Qatar principalement.

Les néocons qui ont investi le pouvoir à Washington entendent lui faire payer ce double affront. En diabolisant Moscou par Londres interposé, ils soudent leurs vassaux face à l’ennemi moscovite, clairement désigné dans la “Nouvelle stratégie de sécurité des Etats-Unis” de Donald Trump.

Les néocons font plus partie du parti démocrate américain et la plupart étaient ou sont d’anciens militants trotskistes. Mais qu’importe, puisque les néocons sont les porte-drapeaux d’une Amérique superpuissante et n’ont pas de parti en fait. Ils émergent de l’état profond américain qui fonctionne selon la tradition des clubs anglais et par copinage idéologique et ont un oeil sur toutes les institutions qui comptent.

31/03/2018 11:31 par Xiao Pignouf

Mais tout le monde peut le croire !

Oui, Fald, on est une minorité à ne pas en croire un mot, mais ça devient tellement caricatural au fur et à mesure que les mois passent que je ne serais pas étonné qu’on soit de plus en plus nombreux à ne pas tomber dans le panneau.

La palme du rampant à notre bon Mac Rond, qui n’a rien trouvé de plus courageux à faire que boycotter le stand des écrivains russes au Salon du Livre. Cela prouve plusieurs choses : que la fréquentation d’un philosophe n’est pas toujours source de développement intellectuel, que lui et la littérature, ça fait deux et que son désir de plaire à ceux qui le cornaquent lui fait oublier que les écrivains russes ne sont pas tous des soutiens de M. Poutine.

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