13 

Faut-il abattre les U.S.A pour sauver le « monde » ?

Toute la grimace géopolitique, la culture des guerres, depuis un siècle, sont causés par les États-Unis.

Tordu ce pays. Que trop tordu ! …

On peut bien admettre que la guerre 39-45 leur a été profitable. Et c’est sans doute à partir d’elle que furent créées les principaux secteurs d’activités industriels reliés à la guerre, à l’espionnage, et de plus, l’invention de la guerre froide présentant la l’U.R.S.S d’alors comme un Satan qui allait rendre esclave par le communisme la race humaine entière.

Liberté ! Criait-on !…

Mais on l’a cultivé ce «  secteur de l’économie »… Sauf qu’il ne sert pas à vivre mais à tuer.

La planète est maintenant dans les mains du plus grand fabricant de menottes de cette petite boule perdue dans l’espace.

Si vous vous gorgez de tous les écrits pour essayer de comprendre le sublime Apocalypse en train de faire sauter - de par son mode de vie, de par sa propagande hypocrite intérieure, de par sont rôle de sauveur-, ce pays est le plus énorme casseur de vitres de notre petit astre bleu.

Et combien de victime extérieures, leur «  politique pentagonesque » a-t-elle égorgées ?

De soldats, de paysans, de victimes «  collatérales » ? Combien ? Et combien dans leur pays ?

Ah ! Toujours le «  combien » !

On est bien rincés par la propagande et les jeux de guerres.

Une victime n’est pas une victime, c’est un être humain…

Un nom n’est pas un numéro.

Le grand jeu finassier et retors a fonctionné et continue de remuer tous les pays sous cette botte pire que celle des nazis.

Bien pire…

Car on a affiné le produit et on l’a mondialisé.

On s’ennuie presque de la franchise d’Hitler….

***

Vous faites le tour des médias traditionnels et vous ne retrouvez que l’aquarelle de la réalité et, surtout, de la vérité.

Tous ce que nous cherchons, tout ce que nous lisons, tout ce que nous croyons avoir compris est une information à fragmentation.

Et nous sommes pris au jeu…

De l’information à en vomir

On nous a écartés dans le grand labyrinthe de la méthode de Descartes.

On est tous de Harvard…

Avec 7 milliards d’humains, il en est une bonne partie, nourrie à la culture étatsunienne qui s’est fait voler leur âme pour un Ipad, un four micro-ondes, et une capacité d’informer à la mitraillette toute la planète.

Nous sommes maintenant «  in-formés ».

Informés de quoi ?

Ce par quoi nous sommes informés représente environ 10% d’une connaissance «  réelle ». Il en pousse - et avec le pouvoir des argents du peuple - des dizaines qui trament et déforment tout ce qui se passe sur la planète.

Des dizaines…

Alors, pour parer aux dangers, il en faut deux autres dizaines.

Des dizaines à la douzaine.

On a peur de tout… Surtout de perdre nos illusions. Au fond, peut-être qu’on nous a appris à les entretenir, puisque nous ne savons plus différencier un processeur d’ordinateur d’un neurone.

Un enfant qui rigole, ce n’es pas un processeur…

L’invention du clavier Goebbels

Ah ! On s’informe sur le site Mondialisation.ca…

So ouate ! Derrière le corsage, il y a de la ouate pour vous boucher les oreilles. La discordance invisible. La musique des musique «  tintaramaresque »….

J’ai connu un type qui adorait Wagner. Je pense que le type était pompeux… Le type et Wagner. Confondus, unis, jumeaux.

Bon !

Mondialisation.ca ou autre, peu importe. Il importe que chacun fasse un bilan de tout ce tapage de spécialistes gonflés à  bloc.

On se plaint des burgers de MacDo, mais on ne se plaint pas de la friandise analytique qui vous bouche les artères de l’âme au point de vous faire oublier les grandes émotions.

Non !

Mondialisation.ca, c’est l’ennemi de tout ce qui se trame de méchant. Mais plus on affine l’art d’être méchant, plus il faut de «  bons » pour sauver ce monde.

Alors, je vous invite à un jeu.

Lisez cent articles sur vos sites préférés et tentez de comprendre le jeu du créateur actif et des analystes passifs.

Car on ne peut rien faire sans pouvoir réel… C’est bien comique, car nos impôts servent à créer du pouvoir réel et à nous affaiblir dans des analyses qui se multiplient comme des oeufs de poisson.

Là où je veux en venir ?

C’est simple : à force de faire le bon citoyen, de jouer au «  bon gars, pas d’alcool, pas de tabac » (chanson de Desjardins), on finit par répondre à un message pourriel.

On est leurrés comme des truites devant des mouches. On ne voit pas la ligne et l’hameçon.

Chercher l’unité

Ce jeu est en provenance direct des U.S.A. , le plus beau, le plus grand pays de la planète, le plus riche ( ça, c’est à voir), le plus invitant.

Je n’ai rien contre les analystes qui se multiplient et qui tentent de comprendre. Les analystes ont tous leur créneau et leur «  vision ».

Mais il faut, à un moment donné, se résoudre à comprendre la fébrilité qui nous anime.

Elle vient d’où ? De la souffrance… Et qui donc la créée ?

Avouez que le FMI, l’ONU, et tous les petits rejetons supposément protecteurs n’ont pas réussi à nous libérer de nos menottes de fournisseurs d’armes par intermédiaires d’impôts, de taxes, etc.

Non ! On a dévié les richesses. Je ne vous apprends rien.

Si au moins on avait fait quelque chose avec ce «  déviement » de richesses…

On a fait des drones, payé des policiers, des propagandistes, les spécialistes en économie, des politiciens polichinelles , qui finalement sont les plus grands frag-menteurs jamais inventés.

Ils vous découpent la bourse chaque jour. Vous êtes fascinés. Et moi également.

Le bonheuromètre 

Le moins, le plus, comme si c’était un baromètre à bonheur.

Je me souviens d’un temps où on en pleurait, songeant à nos ancêtres, qui se levaient tôt le matin, se couchaient à l’heure du soleil, et trimaient durement pou se nourrir, se loger, se vêtir.

Maintenant, on se couche à la même heure, on roule dans des bouchons de circulation, et on revient à l’heure du coucher après une bonne réunion.

INTERMàˆDE

Nous roulions sur la route 132, entre Rivière-du-Loup et Rimouski. Un samedi, 4 août. Une route à deux voies. C’est énorme toute la richesse qui se promène à cette période de l’année. Des caravanes qui traînent leur voiture… C’est leur maison secondaire accrochée à des camions énormes, ou bien des bus-maison… La chaleur avait envahi la région. Mais pas les moustiques. La sécheresse, oui. L’herbe étai jaunie comme si tout le paysage avait décidé de semer

Bon ! Je pense que vous n’avez pas vu réellement le portrait : Un camion qui traîne une maison qui traîne une auto…

Des centaines et des centaines. Des gens en vacances qui, on dirait, tentaient d’échapper à quelque chose.

Je me suis dit qu’il n’y a pas de différence entre un enfant qui gobe des friandises à longueur de journée et tous ces «  riches parvenus » , american-way-of-life, qui ont besoin d’autant. Les amérindiens traînaient leur tepee… Sans essence…

Et pas de cholestérol… 

*** 

Puis en balade à vélo, le lendemain, j’ai remarqué que Madame P. était décédée. 92 ans. Onze enfants, et une flopée de petits enfants.

Des peintres, des musiciens, des chanteurs, des hommes d’affaires, des hippies, du tout, du tout pour faire un vrai monde. Pas des autos…

La dernière fois que je lui avais parlé, c’était il y a trois ans. Elle rigolait. Elle jouait du piano…

Que Monsieur Obama en fasse autant pour la beauté et la richesse réelle de ce monde…

FINALE

Désolé pour tous ces passages… Je reviens au point de départ. Avec ma vieille image : un violon à une corde, ça n’existe pas. Et toute notre  culture américanisée et mécanique ne nous mène qu’à un monde monocorde, inintéressant, et plat.

Comme si une fleur n’avait qu’une couleur…

Vous en voudriez ?

Les U.S.A n’ont qu’un produit à vendre : leur mode de vie traîtresse.

Sans charme… Et Mitt Romney, cette espèce de preacher qui pourrait tout au plus jouer le rôle de l’épouvantail à moineaux dans un potager.

C’est ce qu’il fait…

Mais à la grandeur de la planète.

Alors, pour cesser d’une croissance infinie monétaire et monocorde, il faudrait songer à  abattre ce dieu de notre espace terrien.

Si personne n’abat les États-Unis d’Amérique, eux, nous abattront.

Gaëtan Pelletier

7 août 2012

La vidure

COMMENTAIRES  

07/08/2012 20:43 par babelouest

Rivière du Loup...

J’y ai un copain épatant, dessinateur, peintre, joueur et compositeur au piano, à la guitare, qui de plus pousse la chansonnette parfois... et qui est pratiquement sans le sou. Cela lui empêche-t-il d’être heureux ? Non, il a des amis partout, y compris, selon son expression, de l’autre côté de la "mare à harengs".

L’environnement US (ne dites pas : civilisation, surtout) a été créé par des humains particuliers, des battants qui émigraient, volontairement ou pas, vers un pays "tout neuf" (une fois tous les "bons Indiens" exterminés). Les enfants nés de ce milieu ont hérité non d’un gène différent, mais de cet environnement différent, violent, basé sur le fric, la compétition âpre, la mort éventuellement à chaque détour de chemin. Un environnement où les religions, omniprésentes, font office de cataplasmes calmants, bien peu efficaces d’ailleurs. Un environnement où tout est grand, immense, sauf l’esprit des décideurs qui raisonnent au jour le jour. N’ayant pas de passé, ils n’ont pas d’avenir. Leur présent déborde et engloutit la Vie, parce qu’en soi elle n’est pas "rentable". Elle est une continuité qui leur échappe. Ils tentent de résoudre le dilemme en accaparant toujours plus d’argent, toujours plus de territoires, toujours plus de consciences humaines. En vain. Leur insatisfaction sera toujours inassouvie.

Les USA sont une erreur de la nature. Un non-sens dont la planète entière devra payer le prix, le prix fort.

07/08/2012 22:29 par Yannik

"leur mode de vie traîtresse"

Hum... Vous êtes sûr qu’accorder l’adjectif avec vie et non mode (de vie) est très orthodoxe ?

08/08/2012 01:20 par Gaëtan Pelletier

@Yannick,
Ouais ! Je sais... Mode de vie...traîtresse...
J’ai un Bacc. en Français. Du temps où ils valaient quelque chose :-).
Je me donne le plaisir de jouer avec les mots, et de faire varier d’un poil le sens en brisant les chaînes de la langue.
J’écrivais de la poésie. Et j’en écris encore... C’est l’art idéal pour briser les carcans de la langue française.
ET le participe passé a des règles complètement absurdes, parfois.
Je dois vous avouer que je préfère écrire en m’amusant. Sinon, ça n’aurait aucun intérêt.
Je suis contre les paragraphes carrés et cartésiens.
Je préfère la fibre aux règles. Qui ne sont là que pour guider...
J’ai inventé tellement de mots en écrivant que je dois être une sorte de terroriste de la langue française.

Merci de votre remarque, j’en tiendrai tout de même compte.
Disons, les tripes avant la langue... Bonne journée !

08/08/2012 10:00 par Yannik

@Gaëtan Pelletier

Tant que vos petits enfants ne vous imitent pas trop à l’école élémentaire c’est bon !

"pour cesser d’une croissance infinie monétaire et monocorde"

Ca aussi ça semble tout à fait atypique, un certain Emile aurait aussi froncé les sourcils j’imagine, hé, hé !
Ceci étant les jeunes aujourd’hui ne s’embarrassent pas l’esprit de ce genre de question d’orthodoxie, mais bon les dinosaures de mon espèce ont parfois des réflexes conditionnés qui ressurgissent...

09/08/2012 09:48 par Gaëtan Pelletier

Vous y tenez vraiment ! Yan,
Ne lâchez pas. Vous allez changer le monde avec des erreurs de la langue.
Je ne vais pas me trouver des raisons.
Mais j’écris vite, et n’utilise pas de correcteur pour éviter les coquilles.
Continuez !
Ma fille aussi est comme vous...
Vous ne m’avez pas parlé du fond de l’article...
J’espère que vous avez aimer...
 :-)

09/08/2012 09:55 par legrandsoir

Arrêtés tout les deux si non le modérateur va s’emmêler.

09/08/2012 10:59 par Yannik

@Gaëtan Pelletier & LGS

Je vous rassure, moi aussi je fais plein de fautes, (J’ai honte parfois) de toute façon à l’heure d’aujourd’hui il n’y a plus que les Africains francophones pour parler et écrire correctement le français, c’est foutu !
(Le papier est en outre excellent comme toujours & la photo géniale !)

10/08/2012 01:35 par Gaëtan Pelletier

@ Le Grand Soir
Arrêtez tous les deux :-) Ca prend un Z... Sinon nous sommes arrêtés... Merci pour la blague !

Bon !
La prochaine fois, pas de fautes, sauf les "volontaires" ... de mon penchant pour la poésie.
Je ne prends plus de risques. L’article sera de 4 ou 5 lignes...
Bonne journée à tous !

11/08/2012 08:33 par Fab

Vous écrivez que les américains sont pires que les Nazis, je vous propose de vérifier http://www.legrandsoir.info/a-treblinka.html#forum84698

11/08/2012 23:33 par Gaëtan Pelletier

Fab,

J’en connais long sur l’Histoire concernant les horreurs des nazis.
Dans le cas des U.S.A. c’est devenu un camp hypocrite et ÉTENDU.
On a rendus et on rend toujours les "morceaux" épars.
Treblinka
Il en est qui réfutent ou amoindrissent le grand massacre...
Je crois qu’il y a eu massacre. Et la manière n’était pas toujours "élégante".
En plus, l’U.R.S.S, a perdu 20 millions d’humains pour cette guerre.
Si on ne peut recenser tout, on peut imaginer l’étendu des dégâts.
Bonne journée !

12/08/2012 01:10 par Anonyme

L’Inquisition (dite Très Sainte) a pratiqué la torture (dites la petite et la grande Question) et la « pureté du sang » qui devait être catholique romain… ou ne pas être (épuration, en particulier en Espagne, sous la direction des »rois catholiques » Ferdinand d’Aragon et Isabelle de Castille)

La « pureté du sang » n’a été annulée par le général Franco qu’en 1938, peut-être lorsque les nazis l’ont reprise à leur compte (il fallait prouver que l’on n’avait pas d’ancêtre Juif sur 4 générations, sinon…) mais peut-être aussi parce qu’elle n’était plus utile : il y a fort peu de synagogues, toutes en Catalogne, et pas du tout de mosquées en Espagne actuellement.

Franquisme et Nazisme ont conservé la torture.

Et le racisme. Tellement entré dans les têtes et dans les cervelles qu’on peut même faire semblant de lutter contre !

Torture et racisme ont été très "˜utilisés’ par la France au cours des « évènements d’Algérie », ainsi que les justifications qui vont avec (comme au temps de l’Inquisition)au point que les méthodes françaises ont fait école dans le monde entier, particulièrement en Amérique Latine où elles soutenaient les coups d’état manigancés par les USA. Ces méthodes sont actuellement enseignées, par exemple, à l’ « Ecole des Amériques », dont certains demandent la fermeture depuis longtemps.

Cependant, c’est de cette « école » que proviennent les maîtres des tortionnaires racistes auxquels on apprend diverses « techniques » comme la noyade ou l’étouffement à l’aide d’un sac en plastique, la privation de sommeil, l’exposition à des sons trop forts, etc… mais aussi à ne pas considérer l’autre comme un être humain capable de souffrir « vraiment », puisqu’il est d’une race inférieure. Tout se tient.

Les gouvernements des USA "˜bénéficient’ donc de siècles d’’expériences’ issues de la vieille Europe colonisatrice et conquérante pour leur conquête à eux, celle des richesses - matérielles - du monde entier. Les charniers de Colombie, les disparus d’Argentine, les emprisonnés torturés de Libye actuellement, les Syriens martyrisés, les Haïtiens au dictateur sanguinaire impuni, les Chiliens au dictateur sanguinaire honoré, etc. sont là pour en témoigner. Dans tous ces pays les USA ont des intérêts économiques et géostratégiques qui leurs font accueillir avec aide et bienveillance tout ce qui est dictature sanguinaire, monarchie, etc, du moment que celle-ci les sert. Comme la France ne voit rien à redire à la monarchie du Qatar qu’elle honore tant qu’elle peut.

Ajoutons pour faire bonne mesure, que se sont ajoutés aux "˜apports’ de la vieille Europe, depuis la dernière guerre, les OGM, en particulier dans la culture des plantes qui fournissent (par transformation dans des laboratoires mafieux) les drogues qui rendent insensibles à la souffrance de l’autre (et que l’on fait semblant de combattre). Ceux qui se disent « scientifiques » ont fait le reste.

Ajoutons aussi une phrase de Babelouest : N’ayant pas de passé, ils n’ont pas d’avenir.

Faut-il détruire les USA ? Déjà , ce n’est pas facile… Ils ont la supériorité en armes et n’hésiteront pas à en faire usage sous des prétextes qu’ils diront « humanitaires », en pleurant des larmes de crocodiles sur les « dommages collatéraux » que pourrait causer leur Sainte Destruction. Ensuite… Ben ensuite, il ne reste qu’à démolir leur propagande, en espérant que l’usage des armes ne suffit pas. Pas facile non plus : ils possèdent tous les médias.

Et essaient de tuer ceux, même minoritaires, qu’ils ne possèdent pas. En France et ailleurs.

Cependant, le « Je ne veux voir qu’une seule casquette » n’a jamais réussi et a toujours capitulé devant la diversité humaine. Au bout d’un certain nombre de morts, il est vrai. Il est vrai aussi que « la tyrannie du bien vieillir » et le déni social de la mort sont ardemment cultivés afin de nous faire oublier que vieillir et mourir font partie, eux aussi, de la condition humaine. Afin de nous faire oublier que nous ne sommes pas sur terre uniquement pour « consommer » !

PS : s’il y a, malgré tous ses efforts, une fôthe de vranzais dans ce comment-taire, l’auteur espère que celle-ci sera ignorée avec fraternité, au profit du contenu - lisible malgré tout.

13/08/2012 08:36 par Gaëtan Pelletier

@anonyme,
Merci !
Le plus inquiétant, si on focalise les U.S.A. est l’intérieur même de ce pays. Aveugles... Il y a de la résistance, mais, elle reste minime. Car ils "s’adorent les uns les autres". Bernés... Le miroir est plus grand que leur visage...
***
J’aurais envie de prendre votre texte et en faire un article...
Bonne journée !

13/08/2012 12:39 par Anonyme

« J’aurais envie de prendre votre texte et en faire un article... »

Je vous en prie, faites !

Par ailleurs, si l’opposition interne n’est pas aussi massive qu’on pourrait l’espérer (de quoi renverser le gouvernement, par exemple), cela tient peut-être :

- à la très forte répression qui s’abat sur toute contestation (Occupy Wall Street, par exemple) jointe à un contrôle de tous les instants qui se moque pas mal de faire des « erreurs » et des morts : ce ne sont que des « dommages collatéraux ».

- à la présence de tout ce qu’il faut pour faire peur à tout Américain et, bien sûr, à une éventuelle opposition (droit de tuer, y compris par drones, et sans procès, camps de torture qu’on ne peut même pas tous localiser, convois de cercueils bien visibles (non bâchés) mais dont on ne connaît ni la provenance ni la destination, « secret défense » partout, menaces de mort anonymes, etc….

- A un anticommunisme, confié pour ses basses oeuvres à la mafia depuis la dernière guerre, auquel les Américains ont été "˜éduqués’ depuis au moins une génération.

- au mensonge généralisé et à la propagande avec toutes ses techniques, y compris (et surtout !) celles qui s’adressent au subconscient et sont donc mises en application à l’insu de leur destinataire qui pense que les autres ont peut-être un subconscient mais certainement pas lui.

- Au manque, à peu près total par ailleurs, de culture (car celle-ci pourrait s’avérer dangereuse ?), l’enseignement dans les écoles étant très sommaire. Même dans les écoles "˜payantes’ qui sont censées former les "˜élites’ : on ne payera dans ce pays que des "˜scientifiques’ qui feront des recherches sur les armes, quelles qu’elles soient, du moment qu’elles tuent ou endorment, et, si possible, de manière clandestine ou parée de « bons sentiments ».

Il y a quelques exceptions survivantes qui s’époumonent. Il faut faire vite car le gouvernement attend tranquillement leur mort et l’avènement d’une génération d’esclaves dans laquelle puiser pour exploiter sans vergogne les richesses qu’il aura volées au monde entier, avec sa complicité plus ou moins aveugle. Sans souci des « dommages collatéraux » et des « erreurs » et autres « bavures » qui affectent des êtres humains qu’il pense - parce que ça l’arrange - « inférieurs », évidemment.

Ce n’est pas gagné mais pas perdu non plus : la bataille fait rage (au sens propre du terme) et la force des l’opposition, c’est qu’elle n’est pas « inférieure »... Et qu’il y va de la survie des êtres humains. Les présidents d’Amérique Latine, à la tête d’anciens esclaves qui retrouvent leur dignité d’hommes et de femmes, l’ont bien compris et paient de leur personne pour les générations futures.

Voilà , Gaétan.

Très fraternellement

(Commentaires désactivés)