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Ces luttes... à bout de souffle !

Soyons honnêtes avec nous-mêmes : nous ne savons plus quoi inventer comme lutte pour nous faire entendre, pour obtenir satisfaction, pour préserver nos acquis sociaux, …

Toute la panoplie des actions que nous ont légués nos prédécesseurs, et que certains conservent pieusement, apparaît comme totalement obsolète, même celles qui pourraient apparaître comme les plus radicales et qui sont devenus des « lieux communs ».

De la manifestation classique, jusqu’à la « retraite, de nuit, aux flambeaux », en passant par la « ronde des obstinés », les pique niques dans les supermarchés, les « cercles de silences », les grèves de la faim, les séquestrations de cadres et de PDG, sans parler des occupations d’usines et d’Universités,… nous finissons d’épuiser notre imagination en vaines trouvailles,… pour rien.

UN CONSTAT DIFFICILE A ADMETTRE

Quand SARKOSY DE NAGY BOCSA, avec tout le mépris, la démagogie et la morgue qui le caractérisent déclare il y a quelques semaines : « Les grèves en France, on ne les remarque même plus », malgré tout ce que l’on peut penser du personnage, il exprime d’une certaine manière la réalité des luttes actuelles. Il nous dit :« De vos grèves, de vos manifestations, de vos pétitions,… je n’en ai rien à foutre »… Et c’est vrai qu’il n’en a rien à foutre… La preuve, c’est que toutes ces manifestations de mécontentements se succèdent,… et rien ne change, le Gouvernement continue comme si de rien n’était.

Ces manifestations n’ont plus aucun impact sur le pouvoir.

Le doute commence à s’insinuer dans les esprits : et si la méthode que nous employons depuis des décennies, n’était plus efficace, un peu comme un vieux couteau, qui en son temps était tranchant, mais qui aujourd’hui ne coupe plus rien !

Si le capital a su s’adapter remarquablement bien pour se valoriser, d’abord au sein de l’état-nation, puis ensuite dans sa phase de mondialisation, les salariés, eux, ont bien peu innové dans leur manière de lutter contre lui pour défendre leurs acquis.

Face à notre faiblesse, à notre impuissance, le gouvernement ne se contente pas de passer outre à notre agitation stérile, au contraire, il passe à l’offensive. Contre les manifestations de jeunes, les occupations de locaux, d’usine il n’hésite pas à envoyer ses escouades de brutes mercenaires, en uniforme et en civils, ses provocateurs et ses mouchards qui vont jusqu’à mutiler, bien sûr en toute impunité, des jeunes, des manifestants.

En effet, il fut une époque pas aussi éloignée ou l’évacuation d’une usine, d’une université était presque impensable, ou tout au moins créait l’évènement… aujourd’hui c’est quasiment tout les jours que cela se produit… sans qu’il y ai une riposte collective à ces agressions.

Les organisations syndicales et politiques font comme si de rien n’était et continuent leurs pratiques dérisoires,… qui organisent des manifestations « traîne savates »,… qui préparent des élections, qui parlent de la « prochaine manif » comme une sortie de week end.

On n’ose pas aujourd’hui s’avouer un tel fiasco, une telle capitulation. On se donne l’apparence du contestataire dans des manifestations carnavalesques où le jeu consiste à comparer le nombre de manifestants que l’on estime à ceux de la police…. Puis à se précipiter devant le poste de télé pour voir la « gueule que l’on avait ».... Et l’on attend la prochaine « manif »…. Dérisoire !

UNE PENSEE FIGEE

An nom d’une fidélité qui tient plus de l’obstination et de la sclérose que de l’analyse politique, les organisations représentatives des salariés n’ont pas changé d’un iota leur mode d’action et se retrouvent aujourd’hui en décalage mortel avec leur adversaire. Non seulement elles ne permettent pas de satisfaire les revendications, mais plus grave, elles sont incapables de préserver les acquis.

A toute manifestation inutile, succède une autre manifestation toujours aussi inutile,… ceci nous conduisant lentement aux vacances, durant lesquelles on prévoit une « rentrée sociale chaude »(?), c’est-à -dire de nouvelles manifestations,… et le cycle reprend, toujours aussi stérile et inefficace.

Et l’on s’étonne que les autorités puissent ironiser sur nos formes de luttes ? Mais ce sont elles qui ont raison,… nous sommes ridicules !

Mais quel bureaucrate politique et/ou syndical osera le reconnaître, l’avouer en public ? Aucun évidemment… Chacun gère sa petite chapelle et ses privilèges dans le « pré carré contestataire » que lui octroi le système en place.

Quand on leur pose la question, ces mêmes organisations se contentent de répondre : « Et alors, que faut-il faire d’autre ? »,… comme si ce n’était pas à elles de faire le constat de leur propre impuissance et de trouver des solutions… d’autant plus que les permanents de ces mêmes organisations sont rémunérés, et souvent grassement, pour cela. Et quand on évoque d’autres types d’action, d’autres stratégies,… elles les déclarent de facto ridicules, irresponsables et utopiques (?).

Une telle attitude en dit long sur ce qu’elles sont et le rôle qu’elles entendent jouer. En fait elles n’ont aucune intention de changer, la situation leur convient parfaitement : gérer ce système en encadrant le mécontentement

Les grands « moralistes » de la « lutte des classes » et autres « gardien de la foi prolétarienne » nous expliquent doctement qu’« il faut faire confiance aux organisations syndicales et partis politiques, « instruments de la démocratie »,… et que l’on n’a pas autre chose pour lutter ». Le problème c’est qu’en fait, on ne lutte plus, on subit, on ne fait que proteste dans un désert.

La pensée politique critique est aujourd’hui sclérosée, elle ne fonde sa légitimité que sur des organisations complètement bureaucratisées et des stratégies d’un autre temps.

Quand on en est réduit, comme c’est le cas aujourd’hui, à faire de la figuration sous prétexte que l’on n’a pas autre chose à faire, que l’on ne sait pas quoi faire d’autre, on a du souci à se faire, non seulement pour nos acquis, mais aussi pour l’avenir.

Le discours radical, dont certains raffolent, dont les éclats se perdent finalement dans les urnes, après avoir fait écho dans les rues et les médias, nous conduisent tout droit à la démission politique.

POUR UN SIECLE DES LUMIERES POLITIQUE

Le renouveau de la pensée politique ne passera pas par les vieilles structures politiquement vermoulues, même si elles sont de création récente (des noms ?).

Ce renouveau politique ne passera pas non plus par le ressassement des vieilles litanies pseudo révolutionnaires qui ont toutes fait faillite au siècle dernier, même si elles sont portées par des icônes vénérées et médiatiquement « porteuses » (des noms ?).

Cette renaissance idéologique ne germera pas dans les vieux grimoires jaunis d’une pensée politique qui, même si elle nous a fait rêver, nous conduit au désastre et à l’impuissance politique.

Ce n’est pas non plus en affrontant les bandes armées du pouvoir, véritable dispositif de guerre civile, bien mieux équipées que nous, que nous sortirons de l’impasse dans laquelle nous sommes.

Le vieux monde ne s’effondrera pas tout seul, et même s’il s’effondrait que mettrions nous à la place ?

Le renouveau de la pensée politique ne peut que se fonder sur des pratiques nouvelles et alternatives qui créditent le fait qu’un « autre monde est possible », qui n’est pour l’instant qu’un mot d’ordre vide de sens.

Réinvestir l’économique et le social doit constituer l’axe essentiel de notre engagement.

Jusqu’à quand allons nous être des marionnettes entre les mains des politiciens et bonzes syndicaux ?

Jusqu’à quand allons nous croire naïvement que le moindre soubresaut social est le début du « grand changement » ?

Jusqu’à quand allons nous nous laisser ballotter d’élections « bidons » en manifestations « traîne savate » ?

Jusqu’à quand allons nous accepter d’être passifs et de ne pas prendre notre avenir en main ?

La réponse, que je n’ai évidemment pas, à ces questions marquera à n’en pas douter le début du changement auquel le plus grand nombre aspire.

Patrick MIGNARD

COMMENTAIRES  

07/04/2009 12:39 par RC de Toulouse

Je partage ton pessimisme, Patrick, d’autant que les vieilles organisations de gauche (syndicats ou partis politiques) sont accrochées à leur pré carré et noyautent puis sabotent volontiers les tentatives de forums alternatifs. "Chaque être persévère dans son être" écrivait Spinoza.

Comment appuyer là où ça leur fait mal ?
Où est-ce que ça leur fait mal, d’ailleurs ?

La décroissance active ?
Le boycott généralisé (des grandes firmes et des médias) ?
L’économie parallèle et solidaire ?

A voir...

07/04/2009 12:43 par Victorrrrr

OK...bien d’accord. Pour cela ,les choses ne se ferons pas toutes seules...et pas en usant des réflexes anciens....
Pierre Bourdieu proposait déjà avant 90/91 des topos d’organisation. Voir "Contre-feux"2, "Pour un mouvement social européen" Editions Raison d’Agir (6€).
Bonne lecture et ensuite : ACTION...

07/04/2009 13:01 par vladimir

Suivi moteur de recherche de la page de l’appel SAMEDI 4 AVRIL 2009, journée SANS ACHATS

Web

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BELLACIAO - SAMEDI 4 AVRIL 2009. journée SANS ACHATS !!! - ELLE

30 mar 2009 ... SAMEDI 4 AVRIL 2009. journée SANS ACHATS !!! lundi 30 mars 2009 (13h05). D’ autres pays l’ont déjà fait. Et ils ont réussi à faire baisser le ...

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lundi 6 avril Web page 1 et 2 grosso modo meme nombre que le 30 mars, mais page 4 surprise ?

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cet interet que l’on cache discretement confirme l’expectative active :

Face à la crise, les salariés se tiennent chaud sur la Toile
Par Zineb Dryef | Rue89 | 29/03/2009 | 23H00

http://eco.rue89.com/2009/03/29/face-a-la-crise-les-salaries-se-tiennent-chaud-sur-la-toile?page=0#commentaires

07/04/2009 13:36 par Thierry ZUBANOVIC

Bonjour,

En toute franchise pourquoi s’étonner que des actions revendicatives n’ont plus d’effet, alors que le résultat contrariant pour certains du réferendum du 29 mai 2005 a été mis de côté bien avant.

En fait lorsque comme moi l’on s’est donné la peine de prendre connaissance des textes de droit que sont sensés respecter et appliquer les magistrats en place, et que l’on a expérimenté leur violation totale, ce qui se produit à grande échelle est parfaitement homogène avec le fonctionnement quotidien de l’Etat.

Jusqu’à preuve du contraire, de dictature officieuse nous sommes en train de passer à dictature officielle.

Mes constats sont on ne peut plus modérés, car fondés sur des analyses toutes rédigées en bonne et due forme sur mon blog.(pour info blog http://thz.kazeo.com "Mass média et Constitution européenne")

07/04/2009 15:16 par Onoée

Devant une dictature de fait, puisque toute légalité est maintenant tombée ainsi que tout respect, il n’y a que la formule de la Résistance.

La Résistance de 1940-45 n’a jamais attendu qu’un parti la lance. C’était une décision personnelle instantanée et pouvant prendre toutes sortes de formes...

La Résistance n’a pas attendu les émissions de de Gaulle à la BBC.

La Résistance n’a jamais envisagé une tactique ou une stratégie stéréotypée par les siècles précédents ou des Bureaux Bien organisés. Et quand elle l’a fait, elle s’est faite couillonner...

Une résistance ne doit répondre qu’à un seul critère : l’efficacité faite avant tout de l’évaluation des risques à assumer... souvent individuellement.

C’est pourquoi le Comité Valmy (exemple parmi d’autres aujourd’hui de tout ce qui clame "résister"...), comité qui s’enferme et se tient au chaud dans son culte aux mille bougies... de la Résistance, est aux antipodes de la Vraie Résistance.

Nous sommes dans un pays totalitaire. Certains diront qu’il est mené à la manière des sioniste...
Alors regardons le HezBollah, regardons le Hamas...
Mais nous pouvons aussi regarder la Bolivie, le Vénézuela...
Et pourquoi pas l’IRAN !

Les idées et les exemples ne manquent pas...
Le seul problème est le courage que l’on aime à cacher derrière le refus des couleurs de toutes ces résistances alors que c’est à nous, à chacun, de lui donner nouvelle couleur, qu’elle se nomme coquelicot, bleuet ou bouton d’or...

Et quand je dis à chacun, il n’y a pas de règle. Quand on entre en résistance, on ne se contente pas d’écrire des articles sur le Grand Soir, Alter Info, Basta, OULALA, le réseau Voltaire ou Bellaciao et Article XI.

On cesse de geindre, on agit.

On décroche ses antennes de télé, ses paraBoles, on jette aux déchetteries nos postes de réceptions, on ne va plus chez le Boucher, plus chez le poissonnier, plus chez le charcutier, plus chez le laitier car on a forcément compris que capitalisme veut dire Prédation... et que pour ne plus y retourner, il faut ne plus être prédateur... On n’achète plus rien d’inutile ou de dérisoire. On arrête d’acheter tous les journaux de papier autant que les magazines... On refuse tout ce qui vient d’Israël, d’Amérique US, du Canada ou tout ce qui est couvert par la City de Londres ou de Wall Street...

On s’informe sur ce qui résiste et on ne fait marcher que ce qui résiste !

Face au Capital on invente les coopératives gérées par l’ensemble des coopérateurs.

On refuse tout salariat car on ne peut être libre si l’on a toutes les clauses de fond de l’esclavage...

Tout cela : dans la pure légalité !!!

Etc, etc... et l’imaginations peut aller infiniment plus loin et au-delà ... Bien au-delà  ! C’est une question de décision individuelle qui n’attend pas l’autorisation d’un Bureau, d’une confédération syndicale...

07/04/2009 16:42 par Anonyme

arrêtez de vous creuser les méninges . IL y a effectivement très veille solution et typiquement française ; la grève générale n’en déplaise a à nos bigotes politiquement correct.
Pitié ne me taxer pas de ringard et attardé lutteur des classes surtout quand on lit les propos de Waren Buffet ; lui sait où se situe le combat (nous écraser sous leurs bottes).
Redisons le donc pour les durs de la feuille "GREVE GENERALE".
PATRICK guadeloupe

07/04/2009 16:44 par JP

Mais pourquoi les français ont ils votés comme des clowns ? La plupart des médias sont aux mains du Capital de Libé à Marianne en passant par le Figaro.

Arrêtons de nous lamenter et achetons lisons et faisons lire un journal de notre bord, pour commencer, ça ira mieux.
Faire croire que les manifs ne servent à rien, c’est servir le capital. En fait, les tenants du capital regardent avec attention ces mobilisations qui pourraient rapidement s’amplifier pour peu que les informations soient libres.

La lutte pour diffuser un journal de son bord est essentielle pour faire connaitre les luttes, avancer et gagner en politique.

07/04/2009 19:48 par Anonyme

Je suis d’accord aussi sur ce pessimisme, même si j’ai manifesté les 29/01 et 19/03, parce que ça fait du bien quand ça sort (le ressentiment).

Une piste : imiter les courageuses coopératives argentines ! Je suis impressionnée par la lutte de ces licensiés argentins en masse qui occupent, récupèrent et remettent en scelle leurs usines (d’ailleurs Naomi Klein, l’auteure de l’excellent "La stratégie du choc" a fait un documentaire sur ce phénomène "The Take"). Bien évidemment, elles manquent de soutien juridique (et c’est pas la Castafiore Kirschner qui leur sert de Présidente qui entendra leur voix), elles ne sont pas toutes viables (méfiance des fournisseurs, crédits difficiles, clientèle à dénicher), mais ça marche chez les plus tenaces. Ils reprennent le contrôle de leur production, ils font perdurer leur savoire-faire et le transmettent, et je trouve ça très entousiasmant.

07/04/2009 21:12 par damien

Dans l’immédiat : GREVE GENERALE PROLONGEE... Pourquoi ? parce qu’il faut se réunifier, se redécouvrir... l’autre n’est pas que l’enfer, il est aussi le paradis.
TOUT doit être politique dans son sens étymologique : "ce qui concerne le citoyen".
Il n’y a pas de frontières pires que nos préjugés, nos idées préconçues, prémachées.

Certains nous l’ont dit, et nous savons tous que ça commence par soi, par sa critique, sa mise en relief face à ce monde (de l’autre).
Pourquoi en Guadeloupe le Peuple a su être uni (je reste vague volontairement) ?
C’est tout simplement humain : Ils ont laissé parler leur humanité !!

Voilà , laissons le "Naturel" de nos vies redéfinir ce que nous sommes, arrêtons net les faux discours, biaisés, cette représentation grotesque de "l’intelligence" et armons nous de courage pour se changer, pour changer ce monde.

Nous avons la solution dans se foutoir : trouvons-la !

07/04/2009 21:21 par Graphomane

Ecrivez partout ce que vous pensez , écrivez sur tout les billets de banque que vous dépansez , et écrivéz sur tout les murs devant lesquelles vous passez pour allez travailler , remplissez l’espace avec des messages de révoltes !!

08/04/2009 00:12 par Anonyme

Voila ce qui arrive quand on fait la fine bouche : les Sud Américains, les Sud Africains et les Américains ont libérés leurs pays en employant une méthode efficace et facile à appliquer. Seulement cette méthode est nouvelles pour la plus part d’entre nous, elle agit d’une façon radicalement différente des autres actions connues, donc elle n’est pas reconnue. Point. Quand on l’adoptera les tyrans, les situations incohérentes disparaitront, nous obtiendrons satisfaction, nous multiplierons nos acquis sociaux et les choses ne cesseront de s’améliorer. La méthode en question a un nom, elle a fait l’objet de nombreuses études, elle a fait ses preuves de puis 30 ans, des personnalités connues aimeraient la promouvoir ...si il y a une demande. Voila assez d’éléments pour ceux que cela intéresse. j’arrête là car je ne suis pas payé pour écrire ce message.
Mais je note au passage la lucidité et l’honnêteté de l’auteur de ces lignes :

nous ne savons plus quoi inventer comme lutte pour nous faire entendre, pour obtenir satisfaction, pour préserver nos acquis sociaux, …

Toute la panoplie des actions que nous ont légués nos prédécesseurs, et que certains conservent pieusement, apparaît comme totalement obsolète,

08/04/2009 06:24 par Stelios

Le gouvernement grec (la ND de droite), le PASOK (de gauche) et le LAOS (populistes religieux fachos centristes de droite) ont refusés hier au Parlement, la proposition de loi du KKE (communistes) sur « la protection du revenu populaire », qui prévoit la suppression de la TVA sur les produits de consommation courante, la suppression des péages et la suppression de la TVA et accises sur le gazoil de chauffage et de mouvement pour les engins agricoles.

Voilà bien deux directions, deux sens de marche et pas de "gauche" ou de "droite" dans un même sens mais bien une direction opposé à la direction en cours.

Hehe deux routes opposées ... en voilà une qui va dans le sens des prolétaires (travaillent mais ne payent pas l’impôt) mais, rejetée au parlement par l’ensemble des partisans d’une direction bourgeoise de la société grecque !!!!

Avec l’agitation en cour ... un peu de propagande prolétarienne ne fait pas de tore à leurs partisans trop tôt disparus en France !

08/04/2009 10:31 par Anonyme suite

Le vieux monde s’effondre déjà , et quelque chose s’installe à sa place. Le début du changement a été marqué par l’engagement dans le monde de responsables nationaux à promouvoir ce à quoi le plus grand nombre aspire.
En s’attaquant aux problèmes au niveau le plus fondamental,
on en résout le plus grand nombre avec le plus de facilité.
C’est une méthode naturelle qui ne sème pas de graines de futurs problèmes mais au contraire nourrit et enrichit tout les partit des conflits. Cette harmonie profite aussi à l’écologie …etc.

Peut ton faire l’impasse d’une solution,
nous qui avons de nombreux désirs pour faire une belle société,
(des graines anciennes à la libre circulation de tous les individus …etc.)
Voila quelques mots rapides juste pour attirer l’attention sur une méthode,
car visiblement elle est ignorée par tous ceux qui partagent
la déception de l’auteur de ces lignes (très bien pensées de mon point de vue, mais vite dépassés je l’espère) :

Le vieux monde ne s’effondrera pas tout seul,
et même s’il s’effondrait que mettrions nous à la place ?

La réponse à ces questions, que je n’ai évidemment pas,
marquera à n’en pas douter le début du changement
auquel le plus grand nombre aspire.

08/04/2009 11:05 par kounet

Je suis de votre avis, ce qui se pratique dans la rue est hallucinant, c’est gentillet, ça n’embète personne, ça bouge pour que rien ne bouge, l’horreur est au bout de ce chemin, les syndicats ne représentent que leurs places.

08/04/2009 11:54 par Anonyme

une action simple a faire c’est de lance un mot d’ordre pour que le 30 avril ,la veille de la manif du 1er tout le monde retire l’argent de sa banque , ne laissant que les prelevements automatiques,je pense que meme ceux qui ne sont pas solidaires auront trop peur pour leur argent qu’ils iront le retirer avant le 30 et ça forcera le gouvernament a nous voir d’un autre oeil !!

08/04/2009 16:36 par Rob414

Qu’est ce qui leur ferait mal ?
eh bien la réponse est simple mais la mise en oeuvre un peu moins : ne plus participer au systeme capitaliste ,ne plus l’alimenter , boycotter la conso ,les grandes surfaces ,les jeux en tout genre ,cerner ses vrais besoins et refuser les faux besoins vehiculés par la pub (portables ,mode ,...) ,ne plus etre en admiration devant le fric et ses symboles ,apprendre à vivre simplement ,faire travailler les producteurs locaux en achetant sa bouffe (et le reste quand c’est possible)directement au producteur (fermes, marchés ,coopératives ) la liste n’est pas exhaustive ....
imaginez .....

09/04/2009 17:06 par Agostinis Fabio

Certaines analyses que je partage ....mais aussi quelques raccourcis démagogiques (la droite ne ferait pas mieux) : "ces permanents syndicaux grassement payés"
Je peux vous assurer que les camarades qui assurent des permanences syndicales, qui sont détachés sont loin d’être grassement payés. Ils y laissent même pas mal de leurs plumes.
Alors évitez les amalgames faciles ! Vous m’aviez habitué à plus de rigueur, de probité intellectuelle !
Agostinis Fabio Mercus (09)

10/04/2009 09:56 par christophe martin

Comment peut on encore écrire ce genre d’amalgames aujourd’hui ?
Tout ne peut être justifié par l’art de l’écriture, de la rhétorique... Cet article, truffé de contre vérités, d’erreurs, ne va pas au fond mais s’attarde sur la forme visible des choses. Nous sommes loin d’un travail journalistique d’investigation mais proche de raccourcis idéologiques guidant la plume. Dommage, le sujet mérite qu’on s’y attarde.
Enfin,il y a comme une sorte de dédain vis à vis de toutes ces luttes et en cela, on imagine l’auteur ailleurs, perdu dans des sphères qui ne sont plus en relation avec la réalité de terrain, le quotidien de millions de personnes. C’est l’auteur de cet article qui est à bout de souffle !

10/04/2009 10:13 par Vincent Moret

Les résultats de décennies d’alternance politique où gauche et droite, couchées devant le FMI ont vidé les cerveaux de toute idéologie sont là  : un peuple hébété et désespéré à la fois, les organisations de gauche sans programme de gauche, la moindre de leur proposition qui sortirait du moule du « libéralisme » étant a priori discréditée par le consensus ambiant, les dogmes : il faut travailler plus, plus longtemps, à cause de la concurrence étrangère et parce que la sécurité sociale coûte trop cher, et pour embaucher des policiers qui luttent contre l’insécurité. Et vive l’Europe !

Le tragique, c’est que la « gauche alternative-libertaire-révolutionnaire-moderne-jeune » est embusquée dans son bunker. Effrayante de sectarisme, elle se la joue perso pour agrandir sa boutique (des noms ?), elle multiplie les arguties contre tout « risque » de rassemblement sur un combat capital du jour, un combat dont la victoire serait très possible : placer le PS derrière la vraie gauche aux prochaines élections. Provoquer ce séisme ! Démontrer que le PS est de gauche comme Bayrou est socialiste, les pousser à s’embrasser, arracher le PCF à l’emprise du PS dont il ne peut aujourd’hui se passer car il lui faut des alliés. Il en existe de potentiels, mais ceux-là jouent les grenouilles de la fable, ils fument les joints des médias et des sondages, ils éclateront, bien fait pour leur gueule, mais une belle occasion aura été perdue.

L’impardonnable cependant est que, dans la « gauche alternative-libertaire-révolutionnaire-moderne-jeune », on trouve des beaux esprits qui crachent sur les militants syndicaux et politiques des usines, des écoles et des bureaux.
Ces militants, j’en connais vingt et cent, j’en connais des milliers devant qui il faudrait mettre chapeau bas. Parfois bernés, jamais impurs, toujours là où se prennent les coups et où disparaissent leurs primes et leur chance d’avancement, premiers mis à la porte.

10/04/2009 21:36 par Roquefornication

D’accord avec le constat. Saut qu’il reste une arme massive qu’a soulignée un des intervenants : la GREVE GENERALE. Reconductible, naturellement.

Le 1er Mai doit être le premier jour de cet arrêt total de l’activité .

14/04/2009 11:25 par Romain

J’étais pour ma part à Strasbourg pour le contre sommet de l’OTAN et ce que j’ai vu m’a rendu optimiste. Dans le village autogéré, il y avait une participation, des échanges, des assemblées extraordinaires. J’ai vraiment senti la Politique depuis la base, sans leader ni intérêt financier, ni pouvoir.

Je pense donc qu’il existe déjà cette prise de conscience (bien que minime, mais j’espère grandissante) et cette volonté de participation, de construction et pas seulement d’opposition. Je rejoins ce que disaient certains commentaires, en prônant la Décroissance et ses nombreuses facettes (simplicité volontaire, refus de la bagnole, boycott, soutien des luttes, relocalisation de l’économie, échanges...)

18/04/2009 14:09 par Delcuse

Depuis pas mal d’années, des luttes se manifestent un peu partout dans le monde, et aussi sur ce territoire qui s’appelle la France en particulier. Des émeutes enflammes sporadiquement les banlieues, des manifestations finissent en émeute, des ouvriers occupent leurs usines, des élèves s’en prennent à leurs profs, des facs sont occupées, des cadres sont retenues dans leurs usines, on a vu les Dom, notamment la Guadeloupe, s’embraser récemment avec joyeuseté. Un centre de rétention est parti en fumé, des squats sont ouverts un peu partout dans les grandes villes... Des immeubles entier de locataires ne sont plus payés par leurs occupants. Des radars sont sporadiquement sabotés. Des luttes s’ouvrent partout sans le concours des syndicats, lesquels n’arrivent plus à faire facilement leur boulot de flic. Voilà qui est prometteur.
Le Capital se montre de plus en plus visiblement pour ce qu’il est essentiellement, arrogant et violent. Face à lui, les luttes s’intensifient et se transforment.
Les luttes d’aujourd’hui prennent une forme nouvelle qui tentent de se passer de la médiation des syndicats et des journalistes. Des ouvriers séquestrent leurs cadres, voilà qui est nouveau. Le blac-bloc a fait son apparition afin d’être plus efficace contre les flics et se protéger face aux caméras. Enormément de revues rendent comptes de toutes les luttes en coure dans le monde (dois-je rappeler que la lutte est internationale ?)
Un minable chef d’Etat peut bien dire que «  les grèves en France, on ne les remarques plus », mais c’est pour mieux renforcer l’appareil répressif, car justement, surtout lui, il ne voit que ça, des grèves, et ça le fou dans tous ses états.
Le vieux monde ne s’écroulera pas tout seul. Il nous faut l’y aider. Il revient au prolétariat, qui n’est pas fait de marionnettes mais d’hommes, de l’achever.
La critique n’a jamais déserté l’esprit du temps, qui est celui de la lutte des classes. Critiquer, ce n’est pas protester mais attaquer.
Il est heureux que les grandes organisations ouvrières se trouvent dépassées, que leurs démonstrations de force n’impressionnent plus les prolétaires en colères. Ces organisations en sont réduit, misérablement, à compter leur rang dans leur manif traîne-savates. Les ouvriers se rendent compte, depuis pas mal de temps, que les syndicats les bloquent dans leurs élans. Ceux-ci tentent de retrouver une jeunesse en proposant des manifs unitaires. Dernier baroud d’honneur avant de disparaître.
D’autres luttes ont lieu dans le monde, et notamment, avec l’apparition de la piraterie. Voilà des jeunes gens vivifiants. Ces jeunes gens se voient spolier leur vie violemment. Ils décident de ne pas laisser faire en s’attaquant aux marchands du pétrole et aux bourgeois qui viennent frimer devant chez eux avec leur voilier.
Il est fort à parier que bien des luttes ne sont pas connues. La censure règne, contrairement à ce qu’on pourrait croire. Et les journalistes sont le fer de lance de l’application de la censure.

Il n’y a pas d’acquis sociaux à préserver et à quémander, mais un monde à écrouler. Et la question n’est pas tant de se demander ce qu’on mettra à la place - à la place de quoi ? A la place des prisons ? Des centres de rétention ? De la peine de mort comme les usa l’utilise ? Du mépris ? De l’esclavage ? De la police ? Des chefs et des patrons ? Des armes nucléaires ? Des centrales nucléaires ? des maladies comme le Sida et l’hépatite ? Des guerres impérialistes ? A la place des petites dictatures ? A la place de la situation de SDF ? A la place de la bouffe frelatée ? A la place du RMI ? A la place des frontières ?...A la place de quoi ??? A la place, tout simplement, c’est la vie qui reprend ses droits - que de provoquer le plus vite possible sa disparition. Et c’est bien parce que le vieux monde ne disparaîtra pas tout seul, qu’il faut l’y aider. Quant à évoquer «  un autre monde possible »... Débarrassons nous déjà de celui-ci. Ce sera déjà pas si mal. Et c’est de ce mouvement négatif que surgira le positif.

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