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Abats nauséeux et carne dans la gastronomie capitaliste

Avec la crise qui frappe le capitalisme nord-américain et mondial, la mise à nu des rois économistes, des ridicules oracles du néolibéralisme et de la finance boursière, l’économie capitaliste montre encore sa réalité de système constamment en crises expédiées mais jamais résolues. De partout, de pseudo-débats prennent allure de messe propitiatoire pour un système maudit, infernal en décomposition et dont la pourriture puante menace de constant pourrissement le niveau de vie déjà précaire de la plupart des citoyens et travailleurs de par la planète entière. Le capitalisme à visage humain proposé et ressassé est resté marginal, simple image d’Épinal d’un monde heureux par le profit que seule la masse des aliénés crédules attendent de l’idéologie - cette sorte de communication que j’appelle médiolecte vu son dosage médiatique spécifiquement behaviouriste de propagande véhiculée par la presse gouvernementale ou commerciale - sans jamais interroger les clous acérés de la privation et du travail infernal en pleine société d’abondance. Ce n’est ici point une utopie mais une disutopie, c’est-à -dire un cauchemar sans fin, où le rêve du meilleur restera toujours sans avenir alors que sévit le pire ! Car de fait, il ne s’agit pas d’une crise exceptionnelle mais d’un habitus pathologique constamment accoutré de santé factice par la drogue de la consommation et du loisir. La communication sociale ici se pare d’un soupçon d’analyse de surface pour éviter de révéler l’horreur. C’est exactement le contraire du logos apophantique aristotélicien qui émanerait de ce qu’il exprime pour le rendre accessible à l’auditeur. Le discours actuel du système ploutocratique est un jeu de confusion et d’ironie magistralement et cyniquement monté pour berner les peuples, ces principaux concernés de cette chose commune qu’est l’économie politique. L’on comprend que lorsque l’économie des nations se joue par quelques jongleurs appelés financiers au nom des quelques familles qui mènent le monde, le crime et la misère sont le partage des majorités.

Bush, liturge du sauvetage capitaliste catastrophique…

On sait que la liturgie est étymologiquement le travail public que le ministre de la religion offre aux fidèles à la différence de la vie interne conventuelle ou monacale de la confrérie. Dans le séisme actuel que les adeptes de Mammon vouent à leur seul dieu, l’oseille, il est curieux que l’un des pires myrmidons que cette terre ait portés et qui pis est, dirige l’empire de tous les maléfices de l’argent sale, soit aujourd’hui propulsé au rang de liturge capitaliste qui convie les masses étasuniennes et du monde à éponger les bévues des repus indécents des multinationales et de la mafia bancaire, qui gaspillent des millions de dollars pour leurs bas-ventres et les dentelles de leurs maîtresses alors que la masse doit travailler dans la souffrance au jour le jour rien que pour manger ou se soigner en cas de maladie. C’est du Garbage Bush que de prôner le sacrifice aux non nantis toujours trop frugaux par nécessité et bouclant avec peine leur fin de chaque mois. C’est aussi vulgaire et plat de la part de ses émules simiesques que de le soutenir à demander aux non riches de sauver la racaille prodigue de la planète, quand on sait que la faune sordide des chacals économistes de ce système, depuis les années 1990, n’ont jamais cessé d’afficher un triomphalisme où ils étaient les seuls chantres du sens et de la connaissance alors que tout dissident était un con !

Que le peuple cesse d’être le sot, le vilain autogarroté.

« Quand le sot berné donne sans comprendre ce qu’il a, il n’y a que l’imbécile à ne pas s’en repaître, dit un proverbe populaire haïtien »

Quand on sait qu’un radoteur comme Alain Minc et ses pareils partout dans le monde, nous disaient que le capitalisme déréglementé est un système sans défaut ni faille et que l’État doit se pâmer devant l’autorégulation de l’économie rendue entre les désidératas des grandes entreprises et transnationales, de quel droit les fatras anthropomorphes du néolibéralisme s’autorisent-ils d’utiliser maintenant ce même État pour se reconstituer après avoir bêtement échoué par idiotie idéologique et cécité mercantile ? Il est toutefois masochiste que le peuple étasunien l’accepte sans broncher comme si le sort du peuple est d’être le paillasson des voleurs autorisés et vauriens dissipateurs de la ploutocratie financière et bancaire. Ce temps est curieux dans son faciès de dégénérescence des caractères et de dégradation des tempéraments ! Car à l’époque où le génie militaire associait la guerre et la conquête à la gloire des rois combattants, et où la terre conquise était étoile de la couronne royale, il y avait au moins un sens de dépassement - quoique criminel et indigne de l’humanité, parce que prédateur - par le risque du souverain militaire qui mettait sa vie en jeu dans son aventure de chasseur de gloire. Aujourd’hui, hélas ! ne reste que la reptation des charognards de l’argent sale, incapables même d’être prédateurs tant ils sont vilains et répugnants, réduits au vol avéré sans pudeur de l’économie des masses contribuables qu’il détourne pour renflouer leur caisse privée !

Du triomphalisme d’un capitalisme sauvage, néolibéral faisant franche lippée, la table dégarnie ne garde même plus le goût de la gastronomie, les ploutocrates éhontés et sagouins osent désormais servir aux peuples les abats et la carne de leur curée défaite, décomposée !

Que les peuples cessent d’être plus sots que la sottise dans cette conjoncture macabre et abjecte d’utilisation de leur sueur, de leur torture au travail forcé du quotidien, au profit de ceux qui débouchent du champagne à 1000 dollars rien que pour mouiller le ventre nu des putes de Saint Tropez, qui ont toujours joui à leurs dépens dans le plus marmoréen des dédains.

CAMILLE LOTY MALEBRANCHE

COMMENTAIRES  

30/09/2008 09:18 par vladimir

La crise, par conséquent, ce n’est pas quand le capitalisme fonctionne mal, c’est au contraire quand il fonctionne au mieux. :

FERMETURE IMMEDIATE DE TOUTES LES BOURSES AU MONDE

MORATOIRE SUR LES INTERETS DES DETTES publiques et privées

ETATS GENERAUX MONDIAUX DES PEUPLES pour une ALTERNATIVE MONDIALE

30/09/2008 11:16 par Saceirdoth

yaka, focon ! à bas la sottise des sots : tous des bofs aliénés sauf moi !
Un commentaire à la mesure de cet article, ça sert à rien, mais on se fait plaisir.

30/09/2008 13:09 par Anonyme

Cet article est un bon billet d’humeur.

c’est terrible, les riches nous volent, oui.. et alors ?

c’est un fait que si l’on ne renfloue pas les caisses des banques, c’est toute l’économie mondiale qui s’arrête.
D’où ma question : comment changer l’ordre des choses (l’accumulation par très peu de toutes les richesses), en sachant que
90 % de ces riches sont aveugles et sourds aux conséquences de leurs actions (par refoulement, mais c’est un fait)
10 % sont des pervers.
 ?

Hélas, la violence revient lorsque l’on pose cette question, car peu de gens sont vraiment intéressés à la vie de la cité. Ils préfèrent déléguer (l’élection de notre cher président en est le symptôme le plus évident). cet homme est fou, mais il a dit qu’il serait notre père à tous.

Donc, la violence, encore une fois, car il faut donc penser pour tous, tout en ne pensant pas à soi, mais à son inscription dans un monde qui nous dépasse...et convaincre les autres de faire de même ...

cette position est elle tenable ?

je n’ai pas de réponse.

En conclusion : hurler sa rage est une bonne chose, cela permet de préparer la seconde étape.. penser :-)

bien à vous

30/09/2008 14:57 par Argos

Apres ?
Ben ! après, seuls les pleurnicheurs aigris de votre espèce s’offusquent lorsque l’humeur se mêle à la pensée pour démasquer les subterfuges grossiers de votre système. Mais plus sérieusement, l’après n’est jamais le rôle du seul communicateur mais la responsabilité de tous les informés, de tous les motivés...

C. Loty Malebranche a bien pensé et tout dit... Il a, en bon éclaireur, lancé la mise en garde... Aux motivés donc, de refuser l’imposture !

Merci cher Loty, de cette bombe de pensée lacrymogène qui les fait pleurer...

30/09/2008 12:33 par Archibald Emorej

Ce n’est pas une une surprise pour les habitués, ni de ce site ou d’autres, portes ouvertes pour les diseurs de vérités, ni pour les énervés de la rhétorique, ni pour les remueurs de la parole libre, les membres de tels ou tels assoc., les militants même occasionnels et les frustrés du travail-oppression, la crise est constitutive du système honni, du capitalisme, tous nous le savons. Un coup rude, qui certes va plonger les riche en tas d’or dans l’embarras, faire plonger les bourses, engloutir des millions, fermer des usines, des entreprises, gonfler le chômage, augmenter la misère, nous faire avaler la pilule de l’austérité, de la pression policière et administrative, et évidemment un coup précieux pour les dirigeant de l’élite pour nous lâcher en coeur «  c’est pas de notre faute c’est la conjoncture, » et ainsi nous les voyons endosser le rôle qu’ils n’ont en fait jamais quitté, celui de gestionnaires des ressources du monde, celui de pantins armés protecteurs de la rapace humanité marchande.
C’est un fait, nous le savons, et les meilleurs d’entre nous ne prédisez pas autres choses, c’est presque entre nous un soupir de satisfaction, nos congénères ne vont pas nous regarder simplement comme des fous, chantres de l’apocalypse.
Bien, une fois cela dit et la satisfaction passée du militant, vient inévitablement la peur du soldat. Parce que si la situation du combat semble se mettre en place, pauvres combattants nous nous voyons ! Å’uvre des élites, tissu social désagrégé, syndicat élus et par la horrifiés, partis politiques réduits à leur seul rôle de diseur de politique, la foule encadrée, la propagande en bonne marche...la crise, coup dur au système mais rien de plus, en quoi profiterait-elle aux militants d’entre nous qui attendent de devenir soldats ?
Ou sont les structures ? L’insurrection qui vient ? Une organisation, une convergence des doléances, même cela, où est-ce ?
Réduits aux rangs de spectateurs, nous regardons ?
Faut-il attendre de voir les distributeurs de billets à sec, les guichets fermés, les centres commerciaux cernés de CRS, l’essence rationné et le couvre-feu ?
Faut-il attendre la ponction d’un tiers des revenus pour ceux qui vivent d’un pauvre salaire ?
Faut-il attendre la loi martial et les pouvoirs spéciaux ?

Un constat est a faire. Du spectateur à l’acteur, la crise naissante révèle le besoin impérieux de force, organisée ou non pour abattre le régime ancien. Ni mouvement, ni brigade, ni parti ni organe d’information. Les militants bourgeois qui endossent le poids d’une plume assassine une fois rentré du boulot doivent faire un choix révolutionnaire. C’est un temps qui mérite plus que l’attention de quelques liseurs de passage. Que la roupie ou le yen remplace le dollar, c’est remplacer une élite pour une autre et conserver le système et sa force motrice. Il faut voir la désorganisation de toute alternative non seulement économique mais également de projet de société...une seule attitude : la gestion non ! La réforme non !La révolution OUI.
IL FAUT SE TROUVER. S’organiser. Et que les comités imaginaires ne le soient plus, les partis invisibles s’adressent au jour, et que la peur change de camps.

30/09/2008 16:12 par Sam MOUSSA

La révolution...
D’accord !
Ok on fait quoi ?
On monte un Fight club national ?
On met tous le masque du V ?
On fait péter l’Elysée ?

Car au delà des comités de gestion de l’eau, des associations d’aide aux sans-papiers, qui sont finalement des pansements ponctuels, qui s’attaquent aux symptômes mais pas aux causes de la maladie, au delà de ces merveilleux réflexes de la vie associative il faut chercher un mode d’action plus percutant, plus massif, qui touche plus de gens.

Alors, que font les partis communistes, socialistes et autres, quelles actions intelligentes et d’envergure ? Bof, moi je rentre de la brousse d’Afrique où les gens ont une vie simple, dure, mais sont heureux, vivants et sociables bien plus que chez nous...Et je vois qu’ici tout le monde est bien dressé, certes un peu secoué par cette "crise", enfin, plutôt par cette pièce de théatre, car le chômage ou la misère y’en a toujours eu et surtout ailleurs que chez nous.

Alors si les gens sont secoués, c’est bien, mais tout ça ne va-t’il pas retomber comme un gâteau soufflé perçé ? Comment toucher, informer, proposer d’autres voies à l’ensemble d’une nation ?

Alors, concrètement, à part le rap conscient, je ne vois pas ce qui touche la population française en masse, et encore, comme ce rap qui dit la vérité donne aussi la rage d’agir, on envoie les CRS dans les cités pour calmer les émeutiers en NikeAir, comprenez-vous madame ce sont des délinquants qui vendent du shit et niquent ta mère, c’est pas correct et pas français...

Parenthèse : à suivre le procès de LaRumeur contre N.Sarkozy, réponse le vendredi 26 septembre : les rappeurs peuvent-ils dire la vérité sans se faire censurer ou condamner ? La bonne époque de Brassens qui se disait bicher de voir des flics macchabées sans risquer la prison est-elle de retour ? La justice est-elle indépendante ?

Imanginons une nouvelle source d’action, un réseau national, apolitique, animé à la fois par la joie de vivre et l’envie concrète d’en découdre avec ce système nécrophage, et surtout avec un plan d’action coordonnén, intelligent, "communiquant", et profondément humain.

En effet, je crois fermement qu’au fond de leur confort, tous nos concitoyens consommateurs et conservateurs sortiraient bien volontier la tête du sable s’ils disposaient :

1/ des informations hallucinantes et choquantes sur les dessous du système
2/ de chaleur humaine, de joie, de rire, véritable source d’énergie et de liberté

Mais on vit chez soi, avec sa télé. Tu parles de chaleur humaine, tu parles d’information, la tronche du présentateur qui te parles de la mort du petit Grégory ou d’un semblant de reportage sur le vilain courtier de Wall Street !

Bref, ça sert à rien de râler il faut agir efficacement, personnellement je conseille le miel et le citron pour tous, ainsi que l’envoi immédiat aux français de quelques livres importants et qui dérangent, du genre "La Françafrique, l’Empire de la honte, l’Afrique au secours de l’Occident, etc..."

Montons également une chaîne de télé nationale, franche, pro et aussi rigolote, qui ouvre les yeux des gens. ARTE, c’est bien, mais ça noie l’info révolutionnaire (quelques reportages) dans une immense soupe culturelle qui sert de camouflage.

On peut aussi faire une campagne de pub anti-pub et pro-liberté.

On peut aussi faire appel à 500 chamans dont l’énergie spirituelle fera vibrer nos consciences ;-)

Bon, dites-moi, qu’est-ce qui bouge à l’échelle nationale ?

Je me demande.
Je ne sais pas.
Au Lipopette, surement pas.

01/10/2008 14:20 par Anonyme

Pour te répondre Moussa, avec l’interêt que je porte à ta contribution sur les moyens d’action, un "texte" que je travaille en vue d’une publication, collective et base d’action - après la reflexion. Il s’agit de l’espace publique, car je crois que pour prolonger tes mots et nos interrogations, je crois que là est la clé.

Espace Publique

Où naissent les révolutions ? A la différence des coups d’état, du cirque électoral et des agitations littéraires, un réel mouvement populaire debout pour la refonte du rapport de forces nait, grandit et meurt dans l’espace publique, dans la rue.
En amont était la formation des élites révolutionnaires, leur préparation à ce travail de porte-voix des idées neuves. En aval la désignation juste de représentants pour porter le projet constitutionnel et politique. Mais l’espace publique garde la main. Là , sur le pavé, dans l’échange le plus naturel, le plus direct, le plus productif, déjà vivent toutes les possibilités, toutes les radicalités et tous les contre-pouvoirs.
L’espace publique vide, interdit, c’est la possibilité révolutionnaire qui s’estompe. Sommes-nous réduit à piétiner dans le purgatoire de la préparation, stade infantile de l’insurrection ? Certains s’impatientent dans cette tempête de préparatifs avortés, restés dans l’ombre de l’espace publique et donc ignorés de la majorité. D’autres ont pris les armes en échange de décennies de prison, mais la foule toujours absente de l’espace publique, la propagande a vite fait de leur attribuer la mauvaise place dans le spectacle, cette chose anti-thèse de la vérité.

La situation est celle-ci, les forces mobilisées pour un projet révolutionnaire doivent prendre l’espace publique. On peut constater aujourd’hui que l’atomisation de la population, sa réduction à la partie congrue de son individu propre, seul et inoffensif, est une arme aussi efficace que dix escouades de policiers. La contestation libertaire, armée de feuille de choux trisannuels et d’une armada de penses-bêtes numériques, ne vaut pas la botte d’un guérillero. C’est certes plus confortable, aussi confortable que de designer d’ex-rebelles libertaires aux rédactions des journaux nationaux. Ca calme, soit et la petite foule des révolutionnaires booléens. Simplement, fut-elle numérique, la posture de papier n’est qu’une posture, à la première lâcheté elle se fait imposture. Le seul droit collectif de contestation est résumé aux règles du jeu politique, au balai des partis, aux lentes échéances du vote et à la tricherie des classes dirigeantes. C’est un leurre, un piège, tant que l’espace publique ne devient pas le terrain essentiel, de formation, de lutte et d’explication de la révolution, tant qu’il reste aux mains des classes dirigeantes, l’avenir révolutionnaire en Occident ne saura dépasser les résultats des compagnons de la lutte armée de la fin du siècle dernier.

Voilà le point essentiel, si cette convergence d’esprits, d’analyses, de révoltes du verbe armé ne débouche sur aucune action concrète et durable dans l’espace publique, s’il ne sert à désenchainer les électeurs-consommateurs-salariés, s’il ne sert à décretiniser les générations nées dans le monde spectaculaire du capitalisme concentré, s’il n’afflige pas de peur la caste dominante, il est inutile. L’espace publique est le seul lieu ou la communauté peut outre-passer son rôle de spectatrice et devenir actrice. C’est un principe social, la volonté d’un groupe n’est que la matérialisation de cette volonté dans l’espace publique : la foule. La masse, en tout cas l’unité dans le refus d’un ordre administratif, oppressif, un colosse de papier protégé par une force armée, de la matraque à l’article lambda du code pénale. Regardez l’ennemi ! La matérialisation de l’ordre dirigeant ne se suffit pas de la télévision, ou de tout autre propagande. L’ordre doit affirmer sa force réelle dans des défilés militaires, des démonstration de police, des occupations permanentes de l’espace, elle doit occuper avec ses milices, sa rhétorique et sa morale tout l’espace publique, non seulement comme élément de sa propagande mais également pour en interdire l’accès à toute forme de contestation. Les lettres, les déclarations, les constitutions, les lois, rien n’existe sans la démonstration de la force qui les soutient. La force du système ne peut se résoudre à être une force virtuelle, cathodique ou numérique, elle doit être vue et comprise comme une violence d’état par tous les citoyens, elle doit donc investir et quadriller l’espace publique. Force de l’ordre, publicité, etc,etc...
Prenons l’exemple de quelques parutions, de philosophes masqués ou têtes nues. Elles restent alternatives de papier quoique souvent lumineuses, les dits penseurs étant rarement accompagnés de plus de dix personnes. Peut être 100 000 personnes verront, liront ou écouteront leurs démonstrations, peut être 10 000 en seront touchés et enverront des messages de soutiens ou d’encouragements, mais tant que ces 10 000 militants, alors farouches, ne se regrouperont pas dans l’espace publique comme une alternative menaçante pour l’ordre établi, et bien cela restera un simple document d’étude, aucunement une arme. Les brandisseurs du livre rouge avaient derrière eux toute la puissance rassurante de l’armée rouge, des partis politique ou de l’intelligentsia occidentale. Moins seuls, ils ont alors matérialisé leur revendication dans l’espace publique. De là , confrontations, tensions et débats. L’époque est bien différente. Epoque sure de l’histoire, critique de son camp et de ses adversaires, mais, ne pouvant être autre chose que les enfants de notre époque, la situation nous apprend que la stratégie majeure, si elle doit s’appuyer sur les outils de propagandes et de diffusions, si elle doit préparer toute confrontation avec le soin que l’on apporte aux attaques victorieuses, ne peut pas faire autrement que de bouleverser aussi le rapport de force qui la prive de l’espace publique et donc de sa plus directe rencontre avec le peuple dans son ensemble. Encore une fois, que les penseurs en dialectique, que les compilateurs des horreurs et des espoirs travaillent sans relâche, c’est leur rôle et leur pierre à l’édifice, c’est une oeuvre nécessaire, qui sait si dans 100 ans un groupe radical ne s’emparera des conclusions pour passer à l’action, qui sait si dans 10 ans les militants ne seront pas soldats !

lesbrigades[at]gmail[point]com

05/10/2008 23:46 par Anonyme

Sérieusement, pour moi, l’interprétation de la loi de l’échange, comme la loi du marché, la loi de réalité, cela parce que la seule à être réalisée et universelle en régime capitaliste, m’est toujours apparue et me parait franchement absurde. Je ne suis pas étonnée de la crise, mais ce qui m’inquiète, c’est que tout le montage de propagande des zélateurs qui l’ont poursuivi et soutenu, sont encore là , idem, immaculés, la faillite des médias de propagande de cette absurdité, n’est pas à l’ordre du jour, et les voix dissidentes à ce choeur, celle de la rue, d’internet, d’ici et d’ailleurs ne sont pas tant encouragées mais surtout menacées, idem du sécuritaire, le marché sécuritariste a t-il seulement faibli, enregistre-il des faillites ou ne connait-il pas la crise ?

30/09/2008 15:30 par Sam MOUSSA

A propos de crise bancaire...et des solutions pour y rémerdier...

Pour tous ceux qui ne l’ont pas vu : Fight Club, sorti il y a bien longtemps dans les salles Zobscures. L’actualité accentue le caractère absolument visionnaire et à -propos de ce film.

Dans les prochains jours, les petits blancs encore dans l’illusion vont devoir s’habituer à sentir s’écrouler sous leurs pieds leur système psychopathique et construit dans le sang.

Mais n’oublions pas qu’une grande partie de cet argent qui semble se perdre dans le néant des méandres boursières a été volé au reste du monde, maintenu dans son éternel état de vache-à -lait inférieur, méprisé et exsangue.

Les semaines à venir vont être intéressantes en fonction du rôle des médias : on a en effet atteint un stade où, comme le dit Camille dans son article percutant, les mafieux des gouvernements jouent à découvert leur petite partie de Pouvoir, jeu totalement éhonté et d’une perversité sans faille.

Autour de moi, parmi le peuple, on s’affole, on s’émeut pour ING ou Fortis, alors qu’on ne connaissait pas ces banques avant-hier... On s’émeut du spectacle, on attend un heureux dénouement à cette tragédie, un Cavalier Blanc...pour sauver nos assurances-vie de la mort annoncée !

Tout le monde va se souder autour d’une coalition mondiale pour éviter la "crise du siècle" : quelle crise ? Ca fait bien longtemps que l’humanité est mutilée, asservie et spoliée, oublie-t’on les génocides en Afrique, les bombes nucléaires sur le Japon, les délires de tchétchénie, les chaînes de nos usines ?

Alors, dites-moi, pour ne pas perdre nos petites économies et nos grandes maisons, on va faire quoi ? On ne peut que continuer à entretenir ce système et soutenir ses dirigeants, nos maîtres. Va t-on renoncer à notre confort ou changer nos habitudes ? Peut-être, oui, mais trrrès doucement.

Bien sûr, les Américains renaclent à payer pour les dégâts, la pilule est dure à avaler, mais la presse qui pimente cette soupe afin de donner un avant-gout de l’Enfer aux nations bourgeoises, la grande presse va surement permettre non pas la prise de conscience des causes de cette crise (qui est générale et complexe), mais va focaliser l’attention des masses sur quelques boucs-émissaires, quelques fusibles, et tout va recommencer comme avant, un peu masqué, un peu camouflé, mais idem.

C’est le scénario pessimiste...Mais doit-on compter sur les quelques lecteurs du Grand Soir (combien sont-ils ?), des autres journaux plus ou moins libres, doit-on compter sur tous ceux qui se sont un peu renseignés sur la situation pour diffuser des informations plus globales et aussi plus difficiles à accepter au reste des peuples ? Le rapport de force est inégal.

Je veux bien parler à mes voisins mais...Les sombres arcanes de notre monde sont quasiment impensables pour tout citoyen bourgeois, qui tient à sa sécurité. On ne scie pas la branche sur laquelle on est assis.

Et si l’Empire de la Honte se tire d’une telle bévue, d’une telle arnaque, si ses sbires s’en sortent avec les honneurs de sauveurs de l’humanité...Si cette crise finalement les adoube comme des Chevaliers Argentiques, avec photos dans les journaux et le V de la victoire, vraiment, je mange mon chapeau et je retourne à la pataphysique.

Je mange ma banane.

A propos de V, vous l’avez surement Vu, mais ce film représente, comme Fight Club, une vision d’espoir, une proposition utopique de dénouement heureux de ce noeud de vipères dans lequel nous nous glissons...

30/09/2008 16:45 par Stelios

Je la mange aussi ma banane et je ne boufferai pas mon chapeau ! la partie dure et peut encore durer longtemps car, pour ce qui est d’une oppostion,d’un embyon d’organisation alternative à cette direction de l’économie politique ou, plus t tôt, à ce jeu de dupes et de voleurs ....... c’est le désert !!!!!!

Bon j’ai le temps et peut encore travaillet de la tête et des mains comme beaucoups qui, comme moi, savent travailer et s’enrichir d’un labeur qui leur appartient. Tant pis pour tous ceux qui transforment le travail en argent, ils pouront toujours l’accumuler en bourse ou le confier aux spécialistes légaux .... du social vol organisé en privé.

Stelios

30/09/2008 18:27 par cyborg

Vous avez raison de parler des economistes du serail attitrés
par les medias de services et que le contribuable paye
betement comme ce fut le cas de la commission attali ou 40 soit disant experts en tout, ont produient un rapport qui ne sert a rien puisque les decisions de privatisations du secteur publique sont prisent depuis longtemp par l’antidemocratique commission europeenne. Combien coute tous ces rapports ???? On a voulu faire passer la pillule encore une fois en utilisant une personnalité notoire, mais cette personne peut elle avoir constamment raison ????

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