Ils vont finir par me faire voter Méluche.

FALD

La présente réflexion est partie d’une lettre ouverte à Mélenchon, parue sur Bellaciao, et qui, hormis quelques remarques intéressantes, relance l’éternelle opposition entre luttes et élections.

Et si on arrêtait de les opposer ?

1968 : luttes sans perspectives politiques sérieuses : quelques revendications satisfaites, mais pas de changement significatif à part (c’est important !) la légalisation du syndicat dans l’entreprise. Sinon, l’inflation a bouffé toutes les conquêtes sociales.

1981 : "Changement" politique sans luttes. Mitterrand se fout de nous, enfin, de ceux qui le croyaient de gauche. Quelques mesurettes (qui m’ont au demeurant agréablement surpris, je ne croyais même pas qu’il les prendrait) puis le "tournant" de 1983, et il a enfin fait ce qu’il voulait : gouverner à droite.

Les choses auxquelles nous tenons encore (retraites, sécu, congés, statuts d’entreprises publiques...) et que les droites bleues, roses, vertes et brunes s’acharnent à détruire, mais avec quelques difficultés et en prétendant les sauver, nous les avons héritées de périodes où la politique a rejoint les luttes (et réciproquement) : 1936, 1945.

Pourtant, Blum et De Gaulle, c’était encore moins à gauche que Méluche !

Au début, quand Mélenchon a été désigné candidat, je me suis dit que cette fois je voterais "PQ" dès le premier tour. Et je continue de penser que la confiance que lui accorde le PCF est suicidaire.

Quand on voit certaines manoeuvres pour éliminer de l’Assemblée Nationale les cocos qui gardent obstinément la veste à l’endroit comme dans la circonscription laissée par Gérin, on se dit que ce gars-là est encore foutrement mitterrandien, ce qui pour moi est synonyme de « à vomir ».

L’accord prétendument étrange entre EELV et le PS devient clair si on se dit qu’il a pour but d’éliminer les derniers communistes de l’Assemblée à l’aide de magouilles semblables à celles de Voynet aux municipales de 2008. Mélenchon et son PG auraient pu, je le crains, le signer.

Le personnage, ancien trotskiste, mitterrandien non repenti, donc héritier de décennies de magouilles anticommunistes, ne me fait toujours pas grimper aux rideaux. Même si son discours et son programme me paraissent bons, le risque est évident que ce ne soient que des paroles et du papier.

Mais pourquoi vais-je donc quand-même voter pour lui ?

Par esprit de contradiction, lié beaucoup à mon sale caractère et un peu à mon sens de la dialectique.

Au fur et à mesure de la campagne, je vois qui lui tape dessus, de la fausse extrême-gauche à la vraie extrême-droite, de Arthaud à Le Pen en passant par Joly/Duflot/Cohn-Bendit, Sarko, Bayrou et Parisot, sans oublier tous les journalistes et animateurs de l’audiovisuel public et privé. (Poutou me semble plus modéré dans les attaques, encore que je sois loin de tout lire et de tout écouter, mais son NPA s’est fondé comme héritier de la LCR sans en critiquer le passé, et je ne lui accorde donc aucune confiance.)

Autre chose : depuis 1984 que Mitterrand a fait monter Le Pen au dessus des 2% qu’il n’aurait jamais dû quitter, quel est l’exercice de style obligé des journalistes qui veulent garder leur place à la téloche, à la radio et dans la plupart des journaux ? Ne jamais parler du PCF sans parallèle avec le FN ! Cette année où il n’y a pas de coco en lice, c’est Mélenchon qui s’y colle ! J’ai dit bizarre ? Comme c’est bizarre !

Conjonction des extrêmes, qu’ils disent ! En réalité, on a eu Noske envoyant les casques d’acier assassiner Liebknecht et Luxemburg, on a eu les communistes tués légalement par les nazis en vertu du décret Sérol, on a eu Mitterrand et Mollet envoyant les paras torturer Audin, Alleg et Cie. De nos jours, c’est plus soft : on a vu Marine Le Pen faire des politesses à Mélenchon au parlement européen pendant que la nana à Hollande tenait la caméra. (Depuis, la Marine le joue plutôt agressif contre lui, mais ce n’est pas une raison pour oublier !)

Mais la prétendue conjonction des extrêmes garde bon pied bon oeil, et surtout bon dos ! Hélas, le bon petit peuple ne se rend pas compte que l’extrême droite la revendique alors que la vraie gauche, traitée d’extrême, la rejette.

Comme tous ces gens que je n’aime pas, je ne les prends pas pour des cons, sinon, on aurait gagné depuis longtemps ; comme ils tapent à bras raccourcis sur Méluche, je me dis qu’ils ont leurs raisons, et ces mêmes raisons font que j’envisage de plus en plus sérieusement de voter pour lui.

Il n’annonce pas la fin du capitalisme ? OK ! Mais comme je ne croyais déjà pas en 1968 ceux qui nous annoncent tous les jours le grand soir pour demain matin place de la Bastille, je pense que l’application du programme « l’humain d’abord » serait un bon début. (NB : désolé, LGS, de vous impliquer dans un jeu de mots stupide, mais c’est un de mes préférés !)

Ceux qui à la gauchdelagauchcentpourcentgauchonvavoircequonvavoir refusent de voter Mélenchon au nom des sacro-saintes luttes me gonflent. Ils savent très bien qu’ils ne referont jamais la prise de la Bastille ni celle du Palais d’Hiver. En fait, cette gogôche tendance ADSL est alignée sur Krivine-Besancenot : « On s’en fout d’être en dessous de cinq pour cent pourvu que les cocos soient en dessous de deux. » (Lors de la fondation du NPA, Krivine disait cela en termes plus choisis, mais en tant que linguiste, je traduis en bon français ! Déformation professionnelle !)

Alors, même si c’est vraiment pas de bon coeur, je vais voter Méluche, tout comme je vote communiste depuis que Robert Hue m’a fait quitter le parti : par défaut. Juste pour ne pas me mêler à ceux qui, de vraie droite ou de fausse gauche, veulent que rien ne bouge, les uns au nom d’un libéralisme confondu avec la liberté, les autres pour soi-disant attendre la révolution avec un grand R, tous parce que ça va bien pour eux dans le système actuel.

Le vote Mélenchon ne mènera pas bien loin, même et surtout si Hollande est élu derrière. Il se peut de surcroît que le grand tribun aille à la soupe. On verra bien !

Mais…

Aux salariés d’imposer que ça aille plus loin,… s’ils ne s’endorment pas comme en 1981 ! Que la politique et les luttes opèrent enfin leur jonction ! Pour cela, commençons par ne plus les opposer systématiquement.

J’ai beau être pessimiste quant à l’intelligence des masses, je n’arrive pas à désespérer complètement.

Ca se soigne ?

COMMENTAIRES  

14/04/2012 05:38 par Touzensemble

Quelques mesurettes (qui m’ont au demeurant agréablement surpris, je ne croyais même pas qu’il les prendrait) puis le "tournant" de 1983, et il a enfin fait ce qu’il voulait : gouverner à droite.

Les mesurettes :

Augmentation des minimas sociaux avec un SMIG revalorisé de 10%, allocation familiale, allocation logement et allocation pour handicapée de plus de 25%, autorisations des radios locales privées et ouverture de temps d’antenne à la gauche aux télévisions et aux radios publiques, abolition de la peine de mort, blocage des prix pendant 6 mois, nationalisation de grandes banques et entreprises, instauration de la semaine de 35H et la cinquième semaine de congés payés, création des ZEP ( zone d’éducation priorité), retraite à 60 ans ».

Et puis….le mur de l’argent et pas de relais dans la rue. C’est pourquoi tu as bien raison d’ajouter :

Aux salariés d’imposer que ça aille plus loin,… s’ils ne s’endorment pas comme en 1981 ! Que la politique et les luttes opèrent enfin leur jonction !

Et c’est EXACTEMENT ce que répète Jean-Luc Mélenchon sans se lasser.

on a vu Marine Le Pen faire des politesses à Mélenchon au parlement européen pendant que la nana à Hollande tenait la caméra. (Depuis, la Marine le joue plutôt agressif contre lui, mais ce n’est pas une raison pour oublier !)

Deux élus se croisent dans les couloirs du Parlement européen. Ils devraient dégainer leur colt ? JLM demande à MLP pourquoi elle lui fait un procès. Il ne lui saute pas à la gorge, c’est vrai. Vous avez vu la taille du gorille, derrière elle ?

14/04/2012 11:34 par Fald

Les mesurettes :

Augmentation des minimas sociaux avec un SMIG revalorisé de 10%, allocation familiale, allocation logement et allocation pour handicapée de plus de 25%, autorisations des radios locales privées et ouverture de temps d’antenne à la gauche aux télévisions et aux radios publiques, abolition de la peine de mort, blocage des prix pendant 6 mois, nationalisation de grandes banques et entreprises, instauration de la semaine de 35H et la cinquième semaine de congés payés, création des ZEP ( zone d’éducation priorité), retraite à 60 ans ».

Smic revalorisé sans remise à plat de l’échelle des salaires, d’où multiplication du nombre de smicards, et revalorisation bouffée par une inflation savamment organisée. Un an plus tard, il y avait beaucoup plud de smicards, et dont le pouvoir d’achat était en berne.

Tout faire pour que les radios locales, qui existaient et qu’il aurait fallu légaliser de toute façon, soient privée en effet, au détriment des associatives. Débouchant ensuite sur la privatisation de la TV.

Ouverture d’un certain temps d’Antenne à la gauche : 4 journalistes communistes embauchés dans les TV sur 4000 (le figaro a hurlé à la soviétisation !), le reste pour le reaganno-mitterrandiens. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que ça n’a pas duré.

N’importe qui d’autre aurait aboli la peine de mort, elle était devenue intenable, surtout après les doutes sur l’affaire Renucci. (Quoiqu’en dise encore Giscard de nos jours.)

Blocage bidon des prix (pas tous, loin de là ) seulement pour justifier plus tard un blocage des salaires, pas bidon, celui-là .

Nationalisation de holdings sans leurs filiales, si le petit oncle du peuple avait pu ne nationaliser que l’enseigne du bâtiment de la maison mère, il l’aurait fait.

Les ZEP ont très vite était ce qu’elles devaient être : emplâtre sur jambe de bois.

La semaine de travail est audacieusement passé de 40 à 39 heures !

Les 35, c’était le projet de Marchais, et ce fut beaucoup plus tard, sous Jospin et Aubry, et avec tellement de dérogations que les ouvriers ont perdu de l’argent. (J’en connais un qui est passé de 10 000 à 9 000 francs par mois car les heures de nuits ne comptaient plus : il est passé FN ! Je comprends tout en déplorant que lui, pas très futé, ne comprenne pas !)

Mais c’est bien dans ce but que les reaganno-mitterrandiens ont fait monter le FN : pour détourner à droite ceux que le dégoût de leur politique aurait pu ramener à gauche. Ils ont bien joué !

Reste la retraite à 60 ans pour tous et la 5eme semaine de congé. Comme je le dis, j’ai été quand-même agréablement surpris la première année de la présidence Mitterrand. Beaucoup moins surpris à partir de la 2eme.

Reste surtout l’amertume d’avoir vu la magouille permanente contre les communistes triompher auprès de masses qui n’ont rien compris au film et qui n’y comprendront jamais rien, je le crains.

14/04/2012 11:43 par Fald

Jai oublié quelque chose dans ma réponse précédente :

Deux élus se croisent dans les couloirs du Parlement européen. Ils devraient dégainer leur colt ? JLM demande à MLP pourquoi elle lui fait un procès. Il ne lui saute pas à la gorge, c’est vrai. Vous avez vu la taille du gorille, derrière elle ?

As-tu bien lu mon article ? Je n’accuse pas Mélenchon de faire des politesse à Le Pen : je sais bien que le lieu était bien choisi pour que Mélenchon ne puisse pas réagir plus "vigoureusement"... J’accuse plutôt Le Pen et la nana à Hollande d’avoir profité d’un hasard qui faisait un peu trop bien les choses à mon goût !

C’est justement ce genre de manoeuvre qu’on aurait monté autrefois contre Marchais qui me fait dire que Mélenchon n’est (peut-être !!) pas le magouilleur mitterrandien que j’ai cru au début. (Même si j’ai encore des doutes !)

15/04/2012 00:31 par Geb.

C’est assez marrant cette propension à tout ramener à "x" ou "y"...

En réalité, en tant qu’exploité et victime du Système finalement je m’en tape de Mélenchon ou d’un autre...

On m’a assez gavé lorsqu’en tant que militant et rsponsable communiste on m’a reproché de ne pas avoir perçu à temps la nocivité d’un Staline par exemple pour que je sois guéri à jamais du Culte de la Personalité ;

Par contre ce qu’on me demande, et qu’on demande au Peuple de France, c’est au nom d’un Nom, (Plein de qualités mises en vues, mais aussi plein de tares dont personne ne veut aborder l’existence), de souscrire par avance à un programme qui NE MET PAS EN CAUSE tout ce que nous avons subi depuis 50 ans et qui ne donne comme perspectives qu’uniquement du matériel immédiat sans s’attaquer aux raisons fondamentales du mal.

Qu’est-ce que peut faire un Mélenchon, même uni au PCF et quelques derelicts d’autres partis de Gauche, que ne pouvait faire le PCF à sa grande époque ???

Et que ses dirigeants se sont empressés de ne pas faire ???

Moi je peux le dire : Il peut rassembler les mécontents du système, (En ratissant large et en restant dans l’imprecision), à condition qu’en aucun cas il ne remette en cause ce système là .

Et c’est pour ça qu’il bénéficie d’autant d’indulgence dans les médias. Parce qu’il permet de rassembler, tout en les divisant , les victimes du Pouvoir, sur des sujets qui ne fâchent pas la Grande finance.

Or nous savons tous que pour changer quoique ça soit il faudrait que les masses qui soutiennent Mélenchon soient mobilisées sur bien autre chose qu’une augmentation du Salaire minimum ou des promesses d’emploi au minimum salarial.

Et je vais aller plus loin : Il pourrait bien être celui qui serait le challenger direct du sortant si Hommande décevait ou n’était pas à la hauteur.

Ce qui l’en empêche c’est la méfiance des plus clairvoyants d’entre nous qui ne le soutiennent pas car on sait QUI IL A DERIERRE LUI et à quelle stratégie il participe.

La Social-Démocratie et le Grand capital qui la sous-tend on toujours eu une roue de secours stratégique lorsque l’alternative réformiste se droitise.

Personne ici ne veut faire l’analyse comparative ici, avec le phénomène qui a eu lieu aux USA avec Obama.

Pourtant ce sont les mêmes stratèges qui dirigent les mêmes plans politiques d’un côté ou de l’autre de l’Atlantique.

Ni même faire l’analyse de la descente aux enfers du PCF sous l’égide de dirigeants félons qui n’ont eu de cesse de briser l’élan révolutionnaire depuis 30 ans...

Tous drigeants qui soutiennent un Melenchon au nom du moindre mal alors qu’ils ont participé à une gigantesque entreprise de casse de l’espoir et de leur parti dès avant 81.

Non Mélenchon, çà n’est pas Castro à Cuba, ni Chavez, ni Corréa.

Même s’il s’en réclame.

Les garanties qu’on donné ces dirigeants à leurs Peuples l’ont été bien souvent au péril de leur vie, en contrant le Pouvoir y compris par les armes, et sans attendre d’avoir 60 berges et 40 années de pantouflage dans le système politique en "donnant des garanties de bonne conduite" aux assassins des Populations d’ici ou d’ailleurs.

Mais en réalité s’il ne s’agissait que de celà , on pourait se dire qu’il suffirait d’attendre l’épreuve du Pouvoir et on serait fixé. Et s’il ne s’agissait que de celà j’irais voter comme un seul homme pour simplement ne pas risquer de faire rater la marche à ceux qui en ont bien plus besoin que moi.

Mais le problème c’est que ça fait maintenant plus de 40 ans qu’on me demande de faire de même en m’expliquant après qu’on s’était planté.

Et que la recette de l ’homme providentiel rate à chaque fois, Provoquant un tsunami physique et psychologique dévastateur chez ceux qu’on devrait aider à s’en sortir.

Et je ne veux plus avoir à rendre des comptes à de braves gens qui m’écoutent sur des stratégies qui ne sont pas les meinnes et qui me sont néfastes.

Alors qu’ils fassent si ils veulent. Mais sans moi... Pour l’instant.

Car cette fois-ci, j’ai l’impression très forte qu’un ratage dans le domaine nous mènera vers des horizons, qui bien qu’insoupçonnés pour certains ici, iront au delà de leurs cauchemars les plus fous.

Et je redis : "Regardez encore une fois de l’autre côté de l’Atlantique ou ils en sont et ou en est la Gauche locale, (Pourtant bien timorée vis à vis du Pouvoir), totalement démolie par l’expérience Obama".

Leur route va plutôt vers le Fascisme que vers une Révolution prolétarienne.

Je sais aussi que je parle dans le désert. L’idéologie dominante est bien en place et ceux qui au sommet dans le Parti dit "communiste" soutiennent le nouveau messie ont d’ailleurs tout fait pour qu’il en soit ainsi en leur temps.

Mais ce qui me console, et me désole, c’est qu’il n’y aura pas longtemps à attendre pour "savoir" et "voir". La conjoncture fait que les "autres" sont pressés et ne font plus dans la dentelle.

Alors pour le spectacle OK. JLM rassemble plus de monde que Madonna.

Et il a un discours plus intéressant.

Mais les places ne sont pas payantes.

La facture elle viendra après.

Geb.

15/04/2012 01:34 par mediacideur

Poutou me semble plus modéré dans les attaques, encore que je sois loin de tout lire et de tout écouter

En effet, sinon vs vs seriez aperçu que Poutou (poussé par les merdias dans le but de faire baisser un peu Mélenchon) instrumentalisé ou non rejoint sans état d’âme le TSM (Tout Sauf Mélenchon). C’est pitié...

Voici ce que ça inspire à Mélenchon, dans son dernier billet :

Ce qui me chagrine vraiment c’est l’attitude de Philippe Poutou. Moi je ne dis jamais rien contre lui. Lui m’attaque tout soudain. Je lui reconnais bien volontiers ce droit, tant que c’est de l’argumentation politique. Mais pourquoi le faire sur le mode de l’insinuation personnelle fielleuse ? A quoi bon ces remarques incessantes contre le fait que je sois « un professionnel de la politique ». Parce que le métier de Krivine, c’est quoi déjà  ? Pourquoi ajouter que j’en ai vécu, ce qui est vrai mais en susurrant « et bien vécu » ? Bien vécu ? C’est moi qui ai fixé l’indemnité d’un parlementaire européen ? Que sait-il de l’usage que j’ai fait de mes revenus ? C’est ça, dorénavant, la nature de nos polémiques politiques avec le NPA ? Une affaire de personnes ? Cela me rappelle le tract que fait circuler depuis des mois l’extrême-droite qui m’attribue soixante mille euros de revenus mensuels. C’est tout ce que le parti des alcolos bourrés qui font des descentes dans les bars, comme à Clermont, a trouvé pour essayer de faire oublier la fortune de la fille à papa qui leur tient lieu de chef. Mais ce ne doit être un modèle pour personne ! Et ce n’est pas nouveau ! A Blum on reprochait sa prétendue « vaisselle d’or », à Jaurès « l’or allemand ». Et ainsi de suite. Nostalgie des calomnies ? Pourquoi faire pire ? A tous je dis de même : tapez sur l’extrême-droite au lieu de l’aider à me taper dessus !"

S’obstiner à faire bande à part sauf pour hurler avec les loups... Pathétique.

15/04/2012 09:50 par TOUZENSEMBLE

@ GEB

La bande au Fouquet’s tabasse une mémé dans l’impasse.

La bande de Montretrout est en retrait pour éventuel renfort.

La bande à Rose Fanée attend dans son bus avec des pansements.

La bande à Trotsko essaie de remettre la chaîne sur le pédalier de son vélo.

Comme un seul homme, les copains de la bande à Méluche, qui ne sont pourtant ni jumeaux ni clones, foncent pour sauver la vieille.

Et vous, de votre balcon, vous informez loooonguement votre immeuble : « Hep ! regardez-moi, je ne fais rien. Et eux je m’en méfie ! »

Vos prudents scrupules vous honorent : de peur de ne pas sauver mémé assez bien, vous restez au chaud. Et si vous fermiez votre fenêtre, d’ailleurs ?

15/04/2012 12:00 par Fald

Mediacideur,
En effet, je ne lis pas tout ! Je ne connaissais pas ce genre d’attaques de Poutou. Pourtant, je suis né pas loin du "château" de Paul Vaillant-Couturier, je devrais donc connaître !

Geb,
Tu développes les mêmes craintes que moi sur le personnage Mélenchon, et j’ai quitté le parti en 1999 car j’en avais marre des baisses de culottes et retournements de veste de Hue.
Mais quand je vois les mêmes qu’il y a trente ans taper sur Mélenchon comme ils tapaient sur le parti, lui monter les mêmes magouilles que contre Marchais, je me dis que ceux qui gagnent toutes les élections, les patrons et les gros actionnaires, savent ce qu’ils font.
C’est, en négatif je te l’accorde, ce qui me pousse à voter Méluche.

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