Le document est disponible pour la consultation aux Archives Nationales du Royaume Uni.
Londres a filé Chaplin à la demande du FBI. Les services de renseignement des États-Unis étaient à la recherche de documents qui auraient pu motiver un refus d’entrer aux États-Unis. Ils étaient intéressés en particulier par les contacts de Chaplin avec l’Union Soviétique et avec les Communistes d’Europe.
Les documents de M15 citent quelques déclarations pro-communistes de l’acteur. Ainsi, en 1940, il a dit que « le communisme contenait beaucoup de bonnes choses ». Par ailleurs l’acteur a été accusé d’avoir des liens avec Ivor Montegu, critique de cinéma et espion soviétique, qui lui a envoyé une fois un télégramme disant qu’il ne pourrait le rencontrer lors de son passage à Londres.
A l’issue d’une surveillance de longue durée, les experts de de M15 sont arrivés à la conclusion selon laquelle Chaplin ne représentait aucune menace pour la sécurité nationale.
Chaplin à son tour a nié toute implication dans la clandestinité communiste en Occident.
Malgré cela, fin 1952, alors que l’acteur se rendait à Londres pour inaugurer son film Limelight, le directeur du FBI, J. Edgar Hoover est parvenu à ce qu’on lui interdise de revenir aux États-Unis. Depuis lors et jusqu’à sa mort en 1977, Chaplin a vécu en Suisse.
