Auteur Michel MENGNEAU

Agro-business, nouvel eldorado du capitalisme ?

Michel MENGNEAU
Dans les années 70 l’agriculture des pays développés a évolué de façon significative en profitant de certaines avancées technologiques. Alors que l’arrosage n’était encore que l’apanage de quelques agriculteurs avant-gardistes, l’arrivée de l’enrouleur (appelé Typhon, invention d’un artisan marmandais : Di Palma) favorisa par sa facilité d’utilisation la promotion rapide d’une irrigation intensive améliorant de façon significative les rendements ; le pulvérisateur vit sa taille augmenter (…)

Décroissance, vous avez dit décroissance ?

Michel MENGNEAU
Avec la crise financière une évidence s’impose, les pays européens et les Etats-Unis sont engagés dans une sorte de récession apparente qui occasionne une baisse de leurs croissances économique, ce qui pourrait être considérée comme une forme de décroissance. Pourtant les grandes multinationales n’ont jamais dégagé autant de bénéfices et affichent des santés financières fleurissantes. Ce paradoxe s’explique avec la mondialisation qui a déplacée la croissance vers certains pays émergeants, en (…)

Une petite idée de lecture pour un Eté à réflexion avant un Automne à contestation !

Michel MENGNEAU
Depuis quelques années, à l’heure des vacances, j’ai la présomption de vouloir donner des idées de lecture, au nombre desquelles figuraient par exemple Debord ou Marcuse. Les textes que je conseille sont-ils lus ? Est-ce important…. C’est vrai qu’ils sont parfois peu dans un l’air d’un temps qui est de plus en plus à la superficialité. On en sait l’une des raisons, le capitalisme en faisant de la centralité du travail comme réflexion existentielle réduit volontairement l’espace que l’on (…)

Réforme territoriale, ou l’hégémonie renforcée du pouvoir !

Michel MENGNEAU
Lors du précédent article : « Métropoles globales, la finalité de la mondialisation capitaliste » j’avais surtout mis l’accent sur cette partie de la réforme territoriale. Réforme qui a été mise de côté par la médiatisation préférant les retraites et surtout l’amuse-peuple footballistique. Enfumage médiatique afin de conforter le prêt-à -penser capitaliste qui se sert de cet événement prétendu sportif pour noyer dans le consentement subodoré l’hégémonie totalitaire du monde spéculatif. Bref, (…)

Les retraites, un enjeu idéologique ?

Michel MENGNEAU
Ce fut une superbe mise en scène de la politique spectacle. Un conditionnement insidieux pour orchestrer une réforme qui en réalité n’était pas un problème crucial, mais il fallait cependant qu’il le soit dans les esprits pour conforter l’hégémonie totalitaire du capitalisme. La mise en oeuvre du consentement c’est d’ailleurs faite autour d’arguments souvent erronés. Le premier étant l’exagération de la donne démographique mise en avant pour justifier un futur déficit aléatoire. Pourtant (…)

Les métropoles globales, la finalité de la mondialisation capitaliste !

Michel MENGNEAU
On en parle peu, cependant à l’Assemblée les discussions sur la réforme territoriale avancent. Enjeu important qui va « recentraliser » les compétences afin de donner plus de pouvoir à l’état. C’est là un pas de plus vers une autocratie voulue par l’actuel chef de l’Etat. Mais il y a aussi la volonté de donner plus de force à l’imprégnation capitaliste en favorisant les métropoles, c’est le second aspect du projet, et non le moindre. Métropoles technocratiques dont la compétitivité (…)

L’hégémonie capitaliste en pleine forme !

Michel MENGNEAU
Nous vivons une période étrange, un peu partout on peut lire, entendre, que le capitalisme est en crise et qu’il se pourrait que ce soit le début d’une agonie. Ceci est une réflexion générale, cependant des individus un peu plus perspicaces laissent entendre que cette crise est simplement systémique, pourtant il s’agit là encore d’un euphémisme pour nous expliquer que les financiers spéculateurs sont en train d’essayer d’épurer le système de quelques pourritures qui gênaient son (…)

La terre, à qui appartient-elle ?

Michel MENGNEAU
Lorsque l’on évoque la propriété, et plus particulièrement la propriété foncière, on pense naturellement à Pierre-Joseph Proudhon qui s’écria : « La propriété, c’est du vol ! ». Il ne fut d’ailleurs pas le seul à penser cela, mais avec l’évolution de beaucoup de pays développés il est acquit par une sorte de consentement, se voulant légitime dans le concept d’une société individualiste, que celui qui exploite la terre en est en générale le propriétaire, ou le loueur d’un autre propriétaire, (…)

Capitalisme et productivisme, ou l’incompatibilité avérée avec l’écologie !

Michel MENGNEAU
Lors du premier Grenelle de l’environnement nous fûmes un certain nombre à considérer cette initiative comme une mascarade, une sorte de cache misère n’abordant pas le fond du problème ; c’est-à -dire qu’il n’y aura pas d’écologie véritable sans une remise en cause politique et par conséquence une autre optique sociétale que le productivisme capitaliste. Déjà le débat avait été tronqué en l’absence de concertation sur le nucléaire, ce fut même une fin de non recevoir, puis en parallèle (…)

Serions-nous à un point de non-retour ?

Michel MENGNEAU
Serions-nous à un point de non-retour ? Michel MENGNEAU Il ne s’agit pas d’être pessimiste, mais l’évolution intellectuelle de nos sociétés laisse sceptique, voire interrogateur ; que ce soit sur le sens philosophique et plus précisément sur la perception idéologique. Non pas que l’on ait plus de brillants intellectuels. Je ne parle pas du spécialiste du botulisme, le boutonneux BHL, qui d’ailleurs tomberait à propos pour la suite de mon discours sur l’enfumage médiatique, mais de ceux (…)

L’énergie, une obsession du productivisme capitaliste…

Michel MENGNEAU
Cette fois il ne s’agit pas de raffinage de denrées nourricières pour produire de l’éthanol mais de méthanisation de ces mêmes productions agricoles à partir de laquelle on va obtenir du gaz méthane. Si ce procédé peut être une bonne solution pour nos déchets périssables qui vont ainsi produire de l’énergie tout en ne posant plus de problème de stockage ou d’incinération, ainsi que la production d’éthanol dans le cas de surproduction agricole, cela reste un détournement inconcevable de (…)

Relocalisons…

Michel MENGNEAU
Si on admet qu’une relocalisation totale n’est ni possible ni souhaitable, ainsi que veulent le laisser penser ceux qui ont encore dans l’esprit les bribes inconscientes du système capitaliste, à partir de là on aura sans nul doute vite refermé la porte de l’imaginaire. Mais comme il n’y a aucune raison à ce que l’on ait des barrières intellectuelles figées, on peut sans à priori y réfléchir pour aller encore plus loin dans la déconstruction du système. En partant du principe que nulle (…)