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Syrie : Quoi d’autre après la volée de flèches empoisonnées US contre la citadelle damascène ? (Al-thawra)

Suite au troisième double véto opposé par la Russie et la Chine à l’adoption par le Conseil de sécurité d’une résolution ouvrant la voie à une intervention militaire prétendument humanitaire en Syrie, les USA et la Grande Bretagne ont annoncé leur intention de désormais agir «  en dehors » du cadre des Nations Unis ; ce qui n’a surpris ni les initiés, ni les dupes. Les premiers ayant tiré les leçons du passé ; les seconds restant convaincus du bien fondé de la fameuse «  Responsabilité de Protéger » qui, curieusement, incomberait à ceux qui déclarent sans vergogne vouloir agir hors de la légalité internationale !? Tous les autres sont bombardés par la logorrhée de politiciens et de journalistes inféodés qui ne savent plus quoi inventer pour donner l’illusion de la victoire d’une opposition extérieure dite syrienne, mais qui n’est rien d’autre qu’une force armée et hétéroclite destinée à faire plier un peuple qui a décidé de rester debout malgré le prix exorbitant qu’il continue à payer, jour après jour, et depuis bientôt dix sept mois . Où va ce peuple et qu’est-ce qui l’attend qu’il ne sait déjà  ? [NdT].

* * *

Au bout de 16 mois d’une agression en plusieurs étapes qui se sont toutes soldées par l’échec, les USA se sont tournés vers un énième plan censé être l’ultime flèche empoisonnée et la solution radicale qui compenserait leurs pertes en Syrie ; un plan qui, selon Mme Clinton, serait une «  catastrophe » qui détruirait ce pays avant de s’étendre à toute sa région ; un plan qui nous paraît clairement basé sur les éléments suivants :

1. Distiller un «  catastrophisme ambiant » qui prépare l’opinion publique syrienne et internationale à une opération qui vise et veut la chute du Président syrien. Ce qui explique la campagne médiatique sans précédent faite d’élucubrations et de mensonges pour faire croire que la Syrie est au bord du gouffre et que son effondrement sera comparable à celui « d’un volcan ou d’un tremblement de terre », de telle sorte que tous ses défenseurs s’effondrent à leur tour, perdent espoir, et abandonnent l’idée même d’une confrontation défensive.

2. Frapper la cellule de gestion de crise pour créer un vide hiérarchique qui puisse perturber toute l’organisation du commandement et installer la confusion parmi les forces militaires et les forces de sécurité, privant l’Etat syrien de son bras armé et ouvrant la voie aux terroristes qui pourraient se propager et faire main basse sur les installations étatiques sensibles, aussi bien aux frontières qu’à l’intérieur du pays.

3. Mettre à exécution une attaque foudroyante sur Damas par des milliers de rebelles armés qui se dirigeraient au même moment dans toutes les directions, les rues et les quartiers, paralysant la vie et terrorisant les civils qui ont bien mérité d’être punis pour avoir refusé de participer à l’agression US contre leur pays ! Ce qui signifierait que l’État "‹syrien aurait perdu le contrôle de sa capitale et «  obligerait son Président à quitter Damas »…

4. Réaliser un scénario de défaite «  virtuelle » des autorités syriennes par une opération médiatique de grande envergure affirmant la « chute de la capitale et la fuite du gouvernement », sur la foi de montages montrant les rues et places du pays bondées par des citoyens syriens sortis acclamer «  le succès de La Révolution et la victoire de l’Opposition » ; montages finalisés dans une officine qatari reproduisant les places, les bâtiments publics, centres gouvernementaux… D’ailleurs, une chaîne de télévision utilisant indûment le logo d’une chaine syrienne est déjà lancée et prête à diffuser ces prétendus succès selon une mise en scène semblable à ce qui s’est passé à Tripoli en Libye, où des photos et des films trafiqués du centre de commandement de feu kadhafi ont envahis les écrans 3 jours avant sa chute réelle… Le tout couplé à une censure jusqu’à étouffement des médias syriens au moment où le virtuel prendra le pas sur le réel ! C’est pour ces raisons que la chaîne syrienne privée Addounia.tv a été condamnée au silence par l’intermédiaire des satellites arabes [Arabsat et Nilesat], et que des journalistes et présentateurs de la Télévision syrienne ont été enlevés ; le moment venu, ils auraient crédibilisé la fraude après avoir été forcés de travailler pour des chaines d’identité usurpée.

5. Faire adopter par le Conseil de sécurité une résolution du Chapitre VII [de la Charte des Nations Unies] qui ouvrirait la voie à un déploiement de militaires étrangers sur le sol syrien sous prétexte de prévenir le risque de diffusion «  d’armes chimiques » dans la région, alors qu’en réalité leur mission consisterait à achever la destruction de la structure étatique et à dissoudre l’armée comme ce fut le cas en Irak !

Tel est donc le plan des « flèches empoisonnées US » sur lequel les États-Unis ont misé pour abattre « la catastrophe » sur la Syrie et la détruire comme ils ont détruit la Libye, l’Irak et L’OLP [autrement dit les pays du front de refus des accords de Camp David], et comme ils ont essayé de détruire la Résistance au Liban et l’État en Iran, mais sans succès… Alors, les voilà arrivés au troisième round de leur agression programmée contre l’Axe de La Résistance : la Syrie ! Mais, là aussi, il semble bien qu’ils aient mal calculé leur coup, malgré quelques percées efficaces. En effet, nous constatons :

1. L’échec du «  catastrophisme ambiant » en raison de plusieurs facteurs dont les plus importants sont le haut niveau de résistance psychologique des syriens en général et des damascènes en particulier, et l’effort considérable des médias des secteurs officiel et privé associé à la mise en défaut des médias US et dérivés et à la certitude que les médias ennemis ne faisaient que diffuser leurs rêves et désirs sans jamais parler des faits réels.

2. La capacité de l’État à absorber le choc de l’« assassinat groupé de personnalités essentielles à la cellule de gestion de crise ». Bien que le coup ait été dur et d’une extrême dangerosité - avec le décès du ministre de la Défense et de son vice-président plus celui du chef de la Sécurité nationale et de l’adjoint du vice-président de la République - les institutions étatiques ont vite fait de dominer la situation et de nommer des successeurs de la même trempe que les disparus.

3. La capacité de l’Armée à contenir l’attaque menée par des milliers de mercenaires armés sur plus de neuf quartiers de Damas, suivie d’une contre-offensive magnifiquement adaptée aux exigences de la situation ; ce qui lui a permis d’écraser les attaquants, de nettoyer les quartiers l’un après l’autre, et de garder la capitale sous contrôle de l’Etat sans laisser à l’agresseur le temps de tirer les bénéfices attendus de ses opérations terroristes, d’autant plus que les images diffusées de terroristes syriens ou étrangers abattus lui ont signifié un message très clair : «  l’attaque a échoué » ... malgré le prix exorbitant qu’il a fallu payer !

4. L’échec de la «  chute virtuelle de l’État » imaginée par les médias et leurs donneurs d’ordre parce que, le plan ayant été découvert, des précautions avaient été prises avant même qu’il ne soit mis en oeuvre, ce qui implique que les maquettes, les vedettes et les décors fabriqués au Qatar sont jusqu’ici restés dans leurs entrepôts !

5. L’échec réitéré des tentatives d’adoption de la résolution souhaitée en vertu du Chapitre VII, et donc le rejet d’une intervention militaire en Syrie couverte par le Conseil de sécurité ; ce qui a fait que les USA ont publiquement menacé d’agir en dehors de ce conseil et de poursuivre leur agression.

C’est donc en toute logique que nous pouvons dire que la volée de flèches US s’est fracassée sur le rocher de la citadelle damascène, et à partir de là imaginer quelle sera la politique des USA dans les mois à venir. En résumé, nous devons nous attendre à ce qui suit :

 

1. Ils persisteront dans leur refus de toute solution politique et empêcheront le succès du plan Annan ainsi que l’application sur le terrain des décisions de la Conférence de Genève, au moins jusqu’aux élections américaines de Novembre 2012.

2. Ils essaieront d’élargir la confrontation à la frontière Nord de la Syrie pour accroître la pression et augmenter le flux d’entrée de terroristes non syriens pour compenser les lourdes pertes subies par ces derniers.

3. Ils continueront à agiter la menace de se passer du Conseil de sécurité, menace qui suggère qu’ils se préparent à travailler sur plusieurs plans à la fois :

3.1. Sur les plans politique et économique à travers encore plus de pressions du type expulsion des ambassadeurs ou autre… et plus de sanctions, qui viendront s’ajouter aux soixante paquets de sanctions actuellement en vigueur.

3.2. Sur le plan militaire non conventionnel à travers l’escalade, le soutien et la propagation des opérations terroristes vers toutes les régions du pays dans le but d’accréditer la rumeur d’un gouvernement qui ne contrôlerait plus le terrain.

3.3. Sur le plan du renseignement et de la sécurité à travers le ciblage du plus grand nombre de personnalités clefs comme ils l’ont déjà fait ; la nomination de Bandar ben Sultan au poste de directeur du Renseignement saoudien est un message clair en ce sens.

3.4. Sur le plan militaire conventionnel à travers les préparatifs d’une intervention militaire le moment venu, bien qu’une telle éventualité demeure peu probable.

Mais… quoi qu’il en soit… nous pensons que le front syrien continuera ses opérations défensives à tous les niveaux. Il s’est préparé à toute éventualité et reste confiant en ses possibilités de déjouer les plans du futur comme ce fut le cas pour les plans du passé, d’autant plus que l’agresseur est coincé par le temps malgré tous les moyens et capacités dont il dispose !

Dr Amin Hoteit

23/07/2012

Article traduit de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal [Biologiste]

Article original : Al-thawra

http://thawra.alwehda.gov.sy/_kuttab.asp?FileName=40772296120120723005059

Le Docteur Amin Hoteit est libanais, analyste politique, expert en stratégie militaire, et Général de brigade à la retraite.

COMMENTAIRES  

25/07/2012 18:07 par Gracchus

Mouais... Est-ce vraiment utile de publier des textes de propagande du régime syrien ? (Al-Thawra est un journal officiel du régime, je le rappelle.) Ce qu’on trouve dans la presse dominante française est biaisé et superficiel, mais ça ne légitime pas pour autant, à mon sens, de contrer cela avec des articles encore plus biaisés, et écrits clairement dans le but de désinformer. On peut remarquer d’ailleurs que ce texte là reprend les mêmes éléments de langage de l’inénarrable Meyssan, ce qui en confirme le caractère propagandiste.
C’est décidément vraiment dur de trouver des infos honnêtes et indépendantes sur la Syrie...

25/07/2012 23:16 par Roger Akl

Mon pauvre Gracchus, puisque tel est votre pseudonyme, il est tellement facile de critiquer quand on se cache derriere un pseudonyme ; ni vu, ni connu, tel un voleur et vous osez parler d’infos biaisees ! le general Hoteit est un general de l’armee libanaise et docteur en histoire et specialiste en strategie. il n’y a pas que Al Thawra qui a publie son article, mais aussi le site tayyar.org d’un parti libanais qui dirige par un ex-commandant en chef de l’armee libanaise et Premier ministre independantiste libanais, en 1989-90, et dix ministres dans l’actuel gouvernement libanais. Je ne sais pas quels sont vos titres et vos capacites qui vous rendent capables de juger.
Mais meme si ce que vous ecriviez etait vrai, en justice ne doit-on pas entendre les deux parties ? Les media anti-syriens et pro NATO, Israel et les theocraties du Golfe, ainsi que leurs mercenaires. font un bruit si assourdissant que, vraiment il est difficile d’entendre autre chose. Seriez-vous aussi injuste pour avoir deja condamne en vous bouchant les oreilles et l’intelligence ? Je vous laisse a votre conscience, car il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre. En tous cas, sachez que si la Syrie tombait, ce sera le tour du Liban et deja cela a commence. Mais, bien sur vous vous en fichhez.

25/07/2012 23:39 par Caius Gracchus

cet article ne me semble pas plus désinformateur que bien d’autre puisqu’il donne une cohérence pas sans intérêt concernant le plan américain...
et ne dit que des choses sommes toute connues... Mais n’étant pas dans les cercles où se décident les grandes stratégies je ne peux savoir le degré de vérité (ou même de réalisme) de ce qui est avancé ici...
Il sous estime par contre les facteurs internes de la révolte et le caractère fermé et autoritaire du pouvoir baasiste...

26/07/2012 01:41 par Du Vent !

Puisque vous cherchez à comprendre la réalité d’aujourd’hui, sans négliger les vérités d’hier… voici un article qui vous aidera à accepter l’idée que quelles que soient les difficultés internes d’un pays, ses citoyens sont capables de distinguer les priorités : il est possible, voire parfois souhaitable, d’abandonner un système étatique, un gouvernement, une constitution… mais abandonner la terre patrie ? Jamais… et surtout pas lorsqu’elle est en danger. Si vous tenez compte de cette vérité universelle, les Syriens, les Libanais, et même les Français… vous seront reconnaissants !

Vérité et mensonge en Syrie : 23 raisons pour lesquelles nous devrions être prudents avant d’accepter aveuglément les vues occidentales de l’insurrection syrienne.
PAR JEREMY SALT
http://mounadil.wordpress.com/2011/10/11/verite-et-mensonge-en-syrie/
Article original :
http://palestinechronicle.com/view_article_details.php?id=17159
Du 10 Mai 2011 !!!

27/07/2012 00:34 par michelmaugis

Il y a dans cette guerre ouverte une victime, la Syrie, et des agresseurs dont fait parti la France.

Gracchus se donne bonne allure en reconnaissant que "ce qu’ on trouve dans la presse française est biaisé et superficiel" , pour lancer ensuite la charge en des termes bien plus violent contre la "propagande" de Assad et Thierry Meyssan.

Devant la propagande de l’ agresseur, il n’ y a rien de mieux que de présenter la Vérité, et la seule vérité.
Les faits ne font que démentir depuis le début la propagande des agresseurs. La persistance même de Assad au pouvoir en est la plus grande preuve qu’ il est soutenu par une très grande majorité de son peuple et même par une grande fraction de ses opposants pacifiques qui s’ aperçoivent qu’ ils ont été adoubés par des forces anti-syriennes et étrangères. La durée dans le temps de cette "révolution" par rapport à celles de Tunisie et d’ Egypte démontre que l’ opposition était largement minoritaire et non légitime pour prétendre renverser Assad.

La victime ( la Syrie dans ce cas) n’ a en général jamais intérêt à mentir, ce qu’ elle ne fait d’ ailleurs pas. Car, le ferait elle que ses mensonges seraient automatiquement utilisés par l’ ennemie pour la discréditer. Or, les agresseurs ne répondent jamais à "la propagande de Assad", qu’ ils ignorent superbement, ce qui est une preuve que ce n’ est pas des mensonges mais la stricte vérité. Ils n’ y répondent pas, parce que cela démonterait leur narration calomnieuse depuis le début.

Gracchus lui même se permet de disqualifier non la "propagande" mais les "propagandistes " que sont la presse officielle syrienne et l’ irremplaçable Thierry Meyssan, sans jamais bien sûr présenter un début de raisonnement.

Il est clair que Gracchus est en ligne avec les gouvernements du FUKUS ( France, United Kingdom, Usrael) qui consiste à faire fi du droit international, du droit des peuples à se déterminer sans ingérences extérieures, et surtout de se défendre par une politique intérieure appropriée devant une diabolisation systématique d’ un gouvernement qui fait face depuis plus de 40 ans à une occupation étrangère, celle d’ USrael, à une ingérence systématique de l’ Occident, et à un islamisme financé par l Arabie Saoudite, la grande alliée de Usrael.

La persistance de Bachar El Assad dépend de la volonté du peuple syrien. Hélas, nos tristes personnages comme Hollande et Fabius mènent un chantage terroriste sur ce peuple pour qu’ il laisse tomber leur Président. Mais même si cela arrivait, qu’ est ce que cela prouverait ? Cela aura la valeur d’ un aveu sous la torture.Et ça repartira de plus belle, quelques temps plus tard… Comme en Libye. comme en Irak.. comme en Afghanistan

27/07/2012 00:59 par legrandsoir

Il est clair que Gracchus est en ligne avec les gouvernements du FUKUS

Si c’est le Gracchus qu’on connaît (ah, les pseudos...), je ne crois pas...

27/07/2012 15:52 par Gracchus

Je vais essayer de répondre de façon constructive à michelmaugis... Déjà , je ne suis aucunement "en ligne" avec un quelconque gouvernement, votre accusation est ridicule et sans aucun fondement, mais elle est révélatrice de votre mentalité : "quelqu’un qui a un autre avis = mercenaire de USrael". Bravo pour ce raisonnement d’une grande puissance. N’essayez pas de donner des leçons de dissidence intellectuelle et de libre pensée après ça.

Reprenons vos affirmations maintenant :
1 - "La persistance même de Assad au pouvoir en est la plus grande preuve qu’il est soutenu par une très grande majorité de son peuple" (etc.)
Proposition (très) naïve : Assad et sa clique dirigent un puissant appareil d’État, dont l’histoire est ancienne (cf. le lien très intéressant de Du Vent ! plus haut). Ils se maintiennent parce qu’ils ont encore en grande partie le monopole de la puissance physique légitime. Après, si on lit certains reportages, on voit en effet que certaines parties de la population veulent le maintien du régime actuel, on ne peut pas le nier. Mais il s’agit plus de peur envers un avenir incertain (ce qui est légitime, d’ailleurs), que d’enthousiasme pro-Assad...
De manière plus générale, dire que "dirigeant se maintient = soutenu très majoritairement par son peuple = pas le droit de le critiquer", c’est se tirer une balle dans le pied... Car alors on doit logiquement s’abstenir de critiquer Bush, Obama, Hollande, etc., alors. C’est faire insulte à la philosophie et à la sociologie politiques que de croire qu’un dirigeant au pouvoir est l’expression de "la volonté d’un peuple" ! Les notions, au coeur de la pensée marxiste, de hiérarchie, de domination, de pouvoir et d’oppression vous disent quelque chose ?

2 - "La victime ( la Syrie dans ce cas) n’ a en général jamais intérêt à mentir" (etc.)
Là encore une proposition très naïve et non démontrée. Les gouvernements occidentaux ne répondent pas à la propagande du régime syrien ("ce qui prouve qu’elle est vraie", blabla) ? Fort bien, je vais vous expliquer pourquoi : car cette propagande a avant tout pour but de consolider et de regonfler le moral de son propre camp. C’est classique dans un conflit : il faut maintenir le niveau de mobilisation de son camp pour espérer l’emporter. Les occidentaux n’ont pas d’intérêt à répondre à une propagande qui reste ainsi très circonscrite...
On peut prendre comme exemple l’un des derniers "articles" de Meyssan, "La bataille de Damas a commencé". En le lisant, on en voit très vite apparaitre la trame scénaristique : le gentil Etat syrien fait face à une invasion massive de mercenaires étrangers ("Contra"), qu’il a courageusement repoussé grâce à ses dirigeants d’exception. Ce n’est en rien de l’information, c’est du pur roman, et ça saute assez vite aux yeux. Et sinon, ça ne vous gène pas que Meyssan semble être l’un des seuls à voir des dizaines de milliers de mercenaires étrangers entrer en Syrie et dans Damas ? L’Humanité interviewait Haytham Manna récemment, qui parlait de 3000 à 5000 combattants rebelles à Damas seulement... Et ce monsieur était très critique envers ces groupes armées et leurs méthodes, on ne peut le soupçonner de complaisance.

Bon, je vais pas écrire un pavé non plus, donc je m’arrête là , mais je pense avoir montré que ce que vous dites n’est pas très sérieux. Vous avez choisi votre camp, c’est votre droit, mais ne venez pas jouer les défenseurs des droits de peuples. Je me permets juste d’ajouter que, personnellement, je n’ai justement choisi aucun camp dans cette histoire : les Occidentaux défendent leurs intérêts, la Russie les siens également, ainsi que le régime d’Assad et ses opposants (eux-mêmes divisés). J’espère que les amis de la démocratie arriveront à faire sortir quelque chose de ce bourbier, mais je n’y crois guère.

@ le grand soir : je ne pense pas être le "Gracchus" que vous connaissez, je n’interviens sur votre site que depuis quelques jours. Désolé d’avoir mis de la confusion dans les pseudos.

27/07/2012 22:09 par michelmaugis

Merci Monsieur Gracchus de me confirmer, indirectement par vos propos, que vous êtes bien dans la ligne du FUKUS.

Et surtout merci pour me donner le plaisir de démonter une succession de sophismes. En effet, c’ est mon dada de déduire la vérité, non des faits, mais à partir de la rhétorique de ceux qui les rapportent ou commentent. La vérité se trouve toujours là où la rhétorique est honnête. Quand un Fabius et un Hollande braillent que "Assad massacre son peuple", j’ ai déjà choisi mon camp. Vous aussi, il me semble. Vous êtes un très grand humaniste pour venir au secours des peuples qui vont se faire massacrer. Mais c’ est moi le naïf.

La ligne du FUKUS c’ est de faire fi du droit international et du droit des peuples à disposer d’eux mêmes, et justifier l’ emploi de la force brute, celle physique et celle des médias contrôlés par ce FUKUS, pour arriver à leur fins géopolitiques.

Accepteriez vous de reconnaître cela ? Si oui, vous êtes bien dans la ligne du FUKUS.

Si non, vous êtes incohérent en mettant sur le même pied la propagande réelle du FUKUS, l’ agresseur, et les informations de l’ agressé, la Syrie. Vous être neutre, en quelque sorte, mais plus porté à soutenir les agresseurs que vous ne niez pas exister, tout de même. Et peut importe les conséquences de votre "neutralité.

Vous me prêtez la mentalité selon laquelle "quelqu’un qui a un autre avis = mercenaire d’ Israel" ?
J’ ai pourtant un autre avis que vous, et je ne suis pas un mercenaire d’ Israel, ni de la Syrie, et de personne. Je suis mercenaire de la Vérité. La Syrie est attaquée par des forces étrangères soutenus par le FUKUS, et vous défendez cette intervention.

Votre position est celle d’ Israel, non parce que vous n’ êtes pas d’ accord avec moi, mais parce que vous êtes d’ accord avec USrael (en ce qui concerne la Syrie), qui occupe depuis plus de 43 ans le Golan, et qui massacre le peuple palestinien en occupant son territoire depuis plus de 60 ans, et qui rêve d’ attaquer l’ Iran pour pouvoir continuer l’ encerclement de la Chine, de la Russie, et pour bien d’ autres raisons encore, que vous connaissez certainement. Ca c’ est pour tenir compte du contexte, que vous semblez "ignorer" superbement, pour le besoin de votre idéologie.

De cette position très cartésienne, vous déduisez ma supposée mentalité sans aucun argument et terminez en disant "bravo pour ce raisonnement d’ une grande puissance" Je vous retourne ce compliment ironique, puisque ce raisonnement est bien le vôtre. Du coup j’ en ai déduis vos moyens intellectuels de persuasion. Ils sont semblables à ceux de nos chers animateurs de nos débats très démocratiques dans les médias du FUKUS.

1) Concernant la persistance de Assad au pouvoir, vous rejetez ma position que vous trouvez très naïve. Vous ne la réfutez pas, vous donnez une autre explication, que je pourrais tout aussi bien qualifier de naïve en guise de "réfutation". J’ ai appris à l’ école que réfuter une assertion consiste à démontrer qu’ elle est fausse, avant d’en émettre une autre éventuellement. Votre position n’ est pas naïve, elle est scélérate et méprisante envers tous les peuples., elle est calomnieuse. Elle est celle de celui qui veut défendre la position du FUKUS.

Rejetant mon explication, vous sortez la vôtre : "ils se maintiennent parce qu’ils ont encore en grande partie le monopole de la puissance physique légitime". Tout les gouvernements du monde ont le monopole de la puissance physique légitime, dictature ou "démocratie". Le qualificatif légitime fait un pléonasme, puisque par définition la force physique d’ un gouvernement est légitime. Mais pas celle de ceux qui s’ opposent à lui "pacifiquement" comme osèrent dire les médias du FUKUS depuis le début, et aussi dans le cas de la Libye qui fut bel et bien "Otanazié" par le FUKUS. Serait ce que les peuples qui firent les révolutions et révoltes en Amérique Latine et ailleurs, contre leurs gouvernants et contre le FUKUS, étaient beaucoup plus courageux que ces arabes ? Serait ce que le peuple Cubain était très courageux pour renverser le cruel Batista, soutenu par les USA, mais est devenu soudainement très peureux devant la "dictature tyrannique communiste" des Castros depuis 50 ans malgré le soutient logistique, médiatique et financier aux "dissidents" par les USA ?

Il en va du peuple cubain comme de nombreux autres en Amérique Latine et ailleurs. Je citais les cas tout proches dans le temps et l’ espace de la Tunisie et de l’ Égypte pour renforcer mon explication ; vous n’ avez pas oser en parler. Tiens donc, Pourquoi ?

En bref, vous n’ avez pas démontré pourquoi avoir le monopole de la force physique implique qu’ une dictature puisse se maintenir si longtemps !. "Celle" des Castros dure depuis 53 ans. Par contre l’ histoire montre que cela n’ a jamais empêché une dictature de succomber devant un peuple décidé, sans intervention étrangère en sa faveur, mais au contraire contre des forces étrangères. Ici, comme en Libye nous avons dès le début une rébellion armée soutenu par le FUKUS, et préparé par lui, et aussi par des excellents démocraties comme les dictatures d’ Arabie et du Katar. Curieusement vous n’ avez rien dit sur ces démocraties. Celles-ci vous gènent elles pour votre argumentation ?

Quoique non syrien, vous décider tel un Fabius et un Hollande ( dirigeants du FUKKUS), que "certaines parties de la population" "qu’ on ne peut pas nier" et "qui veulent le maintien du régime actuel" sont trop minoritaires pour décider à la place des syriens.

Vous n’ avez pas osé dire que ces "certaines parties de la population" étaient trop minoritaires pour décider !! Comme c’ est bizarre, alors que cela s’ imposait de votre point de vue, pour que votre phrase déduite par la lecture "de certains reportages" soit pertinente. C’ est certainement des reportages partisans !!!! Et où sont les reportages qui montreraient que "certaines parties de la population" ne veulent pas du maintien d’ Assad ? Pourtant dans la littérature du FUKUS, cela devrait se trouver. Vous avez omis de dire l’ essentiel. Sont elles très majoritaires ?

Vous ne faites pas des raisonnements sur mes propos mais sur votre interprétation déformée de ceux-ci. C’ est ainsi que vous balancer votre équation, qui est stupide, comme si elle était déduite de mes propos.

"dirigeant se maintient = soutenu très majoritairement par son peuple = pas le droit de le critiquer",

Il est alors facile de faire un bon raisonnement par l’ absurde sur cette stupidité que vous m’ attribuez sans preuve. Si les dirigeants que vous citez se maintiennent c’est dans la logique des constitutions de leurs pays respectifs, ce qui ne signifie évidemment pas qu’ ils sont soutenus très majoritairement et qu’ on n’ a pas le droit de les critiquer. L’ équation que vous m’ attribuez est donc effectivement fausse et stupide, mais c’ est la vôtre. je vous signale que le dirigeant des USA est toujours le même depuis la fin de la 2GM, même s’ il change de nom.

Mais le plus démonstratif de votre discours est ceci :

"C’est faire insulte à la philosophie et à la sociologie politiques que de croire qu’un dirigeant au pouvoir est l’expression de "la volonté d’un peuple" 

Vous voulez sans doute parler des dirigeants dans nos "démocraties", effectivement il s’ agit essentiellement de ceux qui correspondent à la volonté d’ une faible partie de ce peuple : La bourgeoisie. Nous sommes donc d’ accord sur ce point, seulement si vous reconnaissez que nous ne sommes donc pas en démocratie mais en démocratie bourgeoise. Cela a du sens, puisque c’ est logique que celui qui possède commande, directement ou à travers ses représentants. Une démocratie bourgeoise est bien un Oxymoron. Et si elle est populaire, c’ est un pléonasme.

Seulement, je me demande qu’ elle peut être votre intention de défendre la ligne du FUKUS, si de toute façon le gouvernement qui sera issu d’une possible chute de Assad, ne correspondra toujours pas à la volonté du peuple syrien. Ce qui compte, pour vous et le FUKUS, et donc bien qu’ il corresponde à la volonté du FUKUS, qui participe au renversement d’ un président légitime.

2) J’ exprimais que la victime n’ avait jamais intérêt à mentir, et qu’ il était caractéristique que l’ agresseur n’ essayait jamais de démonter ses allégations concernant les faits.

Vous me dîtes encore que c’ est "une proposition très naïve et non démontrée" alors que j’ ai dit pourquoi :
"Car, le ferait elle que ses mensonges seraient automatiquement utilisés par l’ ennemie pour la discréditer" ce qui a valeur de démonstration !

Pour réfuter ma proposition il convenait de montrer que mon argumentation est fausse. or que faites vous ? Vous confirmez qu’ elle est bonne en disant "Les gouvernements occidentaux ne répondent pas à la propagande du régime syrien ("ce qui prouve qu’elle est vraie", blabla) Votre démonstration est telle ce "blabla" ?

Non bien sûr, vous compléter votre "démonstration" par la confirmation que ce n’ est pas des mensonges puisque "car cette propagande a avant tout pour but de consolider et de regonfler le moral de son propre camp. C’est classique dans un conflit : il faut maintenir le niveau de mobilisation de son camp pour espérer l’emporter. Les occidentaux n’ont pas d’intérêt à répondre à une propagande qui reste ainsi très circonscrite…"

On ne sera jamais pourquoi les Occidentaux n’ ont pas intérêt à nier ou réfuter une propagande qui servirait selon le FUKUS à maintenir le niveau de mobilisation de son ennemie. J’ avais l’ idiotie de penser exactement le contraire…….sauf évidemment si c’ est la vérité. Le gouvernement syrien et en général ceux qui le défendent devant le FUKUS doivent être idiot pour trouver un intérêt à réfuter la propagande du FUKUS, qui elle bien sûr ne sert pas, à travers des mensonges et des tournages au Katar, à remonter les troupes terroristes et surtout à démoraliser le peuple Syrien qui soutient son gouvernement.

Vous déclarez neutre dans une affaire ou il est impossible de rester neutre, Mais chassez le naturel, il revient au galop.

Vous dîtes "Je me permets juste d’ajouter que, personnellement, je n’ai justement choisi aucun camp dans cette histoire" cela est faux, puisque vous confirmez exactement le contraire immédiatement après :

"J’espère que les amis de la démocratie arriveront à faire sortir quelque chose de ce bourbier, mais je n’y crois guère."

Vos amis de la démocratie ne sont pas les miens, et sont ceux du FUKUS. Vous défendez donc le camp opposé au mien.

Moi, je défends mes amis en la circonstance, le peuple syrien et son gouvernement victime d’ une intervention étrangère, celle du FUKUS et de vos amis des démocraties superbes du Katar et de l’ Arabie Saoudite pour installer un gouvernement qui selon vous ne sera pas celui du peuple, mais celui du FUKUS.

Moi je crois que vos "ami de la démocratie" Bush, Obama, Hollande, Fabius, Cameron, les émirs, etc.. vont perdre.

je le souhaite pour éviter une guerre contre l’ Iran et le Liban, sinon plus.

Que souhaitez vous après la chute d’ Assad ? Ne soyez pas naïf mais courageux.

27/07/2012 23:35 par mandrin

bonne démonstration par michelmaugis du "-confusioneur- Gracchus"

Dans le même style des "free lybia" lors de la destruction de la Libye.

28/07/2012 14:09 par Du Vent !

Bonjour Monsieur Gracchus… Je vous cite : « Proposition (très) naïve : Assad et sa clique dirigent un puissant appareil d’État, dont l’histoire est ancienne (cf. le lien très intéressant de Du Vent ! plus haut) ». Nous sommes d’accord, l’article est intéressant… mais la lecture que vous en faites est étonnante… Alors,

"¢ Si vous voulez bien relire la première et la dernière des 23 raisons pour lesquelles nous devrions être prudents avant d’accepter aveuglément les vues occidentales de l’insurrection syrienne :
« 1. … L’omniprésence des mukhabarat est une des réalités déplaisantes de la vie en Syrie mais dans la mesure où ce pays est une cible privilégiée des assassinats ou de la subversion pratiqués par Israël et des services secrets occidentaux, et qu’il a aussi été attaqué militairement à plusieurs reprises, et qu’une grande portion de son territoire est occupée et que ses ennemis cherchent constamment des possibilités de l’abattre, on peut difficilement soutenir qu’il peut se passe de mukhabarat.
23. En fin de compte, les intérêts de qui en sortiraient-ils gagnants ? »

"¢ Et, si vous voulez bien tenir compte de ce que [Du Vent !] a essayé de vous faire comprendre. Je cite :
« il est possible, voire parfois souhaitable, d’abandonner un système étatique, un gouvernement, une constitution… mais abandonner la terre patrie ? Jamais… et surtout pas lorsqu’elle est en danger ». Et j’ajoute : les derniers événements ont démontré aux syriens qu’ils pouvaient être fiers de leur État, de ses institutions, de leur armée… Nul n’est parfait… et donc les imperfections de ce système politique, « dicté par les circonstances » comme vous l’explique très brièvement Jeremy Salt, devraient quand même vous faire réfléchir… et peut-être vous amener à prêter votre attention à ces millions de syriens qui ont fait un choix que vous semblez ignorer justement pour cause de propagande… Je vous propose d’autres lectures « intéressantes »… Après Le Général Hoteit et Jeremy Salt, continueriez-vous à traiter tous ceux qui ne vont pas dans le sens de la culture mainstream de propagandistes ?

The zionist plan for the Middle Zast
Translated and edited by Israel Shahak 13/06/0982
http://members.tripod.com/alabasters_archive/zionist_plan.html
Extraits en français :
Stratégie pour Israël dans les années 80
LE VIEIL AGENDA DE LA DISLOCATION SYRIENNE 17/08/2011
http://www.entrefilets.com/destabilisation_syrienne.htm

Plans for Redrawing the Middle East : The Project for a "New Middle East" 18/11/2006
http://globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=3882
Traduit en français
Le projet d’un « Nouveau Moyen-Orient » Plans de refonte du Moyen-Orient 12/12/2006
http://www.alterinfo.net/Le-projet-d-un-Nouveau-Moyen-Orient-Plans-de-refonte-du-Moyen-Orient_a4935.html

Et enfin, très clair et en français :
La nouvelle carte américaine du Proche-Orient [revue par Ralph Peters]
par Charles Saint-Prot (octobre 2006)
http://www.etudes-geopolitiques.com/editorial_contents5.asp

28/07/2012 16:32 par P. Przyjalkowski

,, Courage a Gracchus qui n’ a jamais démerité auprès du LGS. ’’

28/07/2012 16:43 par Gracchus

Bon, je ne vais pas polémiquer avec vous, michelmaugis, ad vitam eternam, car votre faculté à me faire dire des choses que je ne pense pas commence à me fatiguer. (Et avant que vousne disiez que je fais pareil avec mes "équations", sachez que leur but est justement de grossir votre propos pour montrer le caractère absurde de certains de vos raisonnements, mais sans jamais vous faire dire quelque chose que vous ne pensez visiblement pas.)

On va mettre les points sur les i dès le début : je suis contre toute intervention militaire occidentale en Syrie, qu’elle soit directe ou indirecte. Voilà , content ? C’est ma position depuis le début de cette dispute, même si je ne l’avais pas explicité, car il ne me semblait inutile de le faire sur un site anti-impérialiste comme legrandsoir. Mais je vois qu’il vaut mieux que je le dise clairement, vu que vous assimilez toute pensée divergente à du mercenariat pour le "FUKUS".
Cependant, je refuse le scénario simpliste défendu par les pro-Assad selon lequel la situation syrienne se résumerait à une agression étrangère contre cet État, et que celui-ci aurait un vaste soutien populaire. C’est de la pure propagande, dont le but est de dissimuler qu’il y a eu et qu’il y a encore des mouvements de contestation interne en Syrie (de nature très diverse : des partisans de réformes démocratiques, des salafistes, etc.). Et que ces mouvements ont été impitoyablement réprimés depuis l’hiver 2011. Haytham Manna, dans la même interview, disait ainsi que c’était l’une des causes de la militarisation du conflit.

Au final, je pense donc qu’il est possible d’à la fois condamner les jeux d’influence des Occidentaux et de leurs alliés arabes (dont je n’ai jamais nier l’existence, malgré ce que vous semblez croire), et le caractère autoritaire et brutal du régime d’Assad. Ce dernier aurait pu se réformer de manière indépendante, il ne l’a pas fait, il est en partie responsable de ce drame humain.
Et faire croire que lorsque je parlais "d’amis de la démocratie", je parlais d’Obama, Hollande et compagnie, c’est de l’infamie.

Pour conclure, trois liens intéressants à mon avis :
Alain Gresh : http://www.levif.be/info/actualite/international/syrie-trop-facile-de-pointer-le-veto-russe/article-4000145947515.htm
Bahar Kimyongür : http://blogs.mediapart.fr/blog/robert-magnani/180412/le-terrorisme-anti-syrien-et-ses-connexions-internationales
Charles Saint-Prot : http://www.etudes-geopolitiques.com/editorial_syrie.asp

(Le dernier lien, c’est pour répondre de manière indirecte à Du Vent !, en lui montrant que le dernier auteur auquel il renvoie est quant à lui capable de condamner sévèrement le régime syrien.)

28/07/2012 22:07 par Dwaabala

Il me semble que lorsque le 27/07/2012 à 15:52, Gracchus affirme :

... cette propagande a avant tout pour but de consolider et de regonfler le moral de son propre camp. C’est classique dans un conflit : il faut maintenir le niveau de mobilisation de son camp pour espérer l’emporter.

en appliquant l’observation à l’autre camp (il faut choisir son camp n’est-ce pas ?) il est permis à cet autre camp de penser (en arabe) : de te fabula narratur, car il faut être débile ou intéressé pour ne pas être sensible au poids écrasant de « l’information » occidentale dans cette affaire comme dans celles qui l’ont précédée depuis des décennies, « information » qui ne fait qu’accompagner les actes sur le terrain.

Cette position de Gracchus, foutre ! et moi je suis le Père Duchesne, suffit à discréditer ce point de vue, et à remercier tous ceux qui ont contredit l’ensemble de ses arguties ainsi qu’à remercier l’auteur de la traduction de l’article Al-thawra.

29/07/2012 09:56 par mandrin

@28/07/2012 à 16:32, par P. Przyjalkowski

,, Courage a Gracchus qui n’ a jamais démerité auprès du LGS. ’’

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27/07/2012 à 15:52, par Gracchus
@ le grand soir : je ne pense pas être le "Gracchus" que vous connaissez, je n’interviens sur votre site que depuis quelques jours. Désolé d’avoir mis de la confusion dans les pseudos.

êtes vous égarez sur LGS ....?

29/07/2012 09:59 par michelmaugis

Je me permets de commenter la première intervention de Gracchus en réponse à l’ article de Al-thawra "journal officiel du régime (syrien)".

Le sujet est le conflit armé entre d’ un côté le gouvernement syrien et de l’autre une rébellion armée soutenue ouvertement par le FUKUS. Dès la première phrase de son premier commentaire Gracchus annonce sa couleur qui est bel et bien en ligne avec celle du FUKUS. C’ est son droit le plus stricte évidemment, quoi qu’il semble offusqué qu’on lui en fasse la remarque et en réfutant son commentaire.

" Est ce vraiment utile de publier des textes de propagande du régime syrien dans un journal anti-impérialiste "

Ce n’ est pas vraiment utile de connaître la position du gouvernement officiel de Syrie, qui est une des parties de ce conflit. C’ est exactement ce que font depuis le début de la crise les médias du FUKUS et de la rébellion, comme le dénonce Al-thawra. Il est évident que le FUKUS ne trouve pas cela utile non plus.

Mais pourquoi n’ est ce pas utile pour Gracchus ( pour le FUKUS on s’ en doute) ?

Car "ce qu’ on trouve dans la presse dominante française (celle du FUKUS) est biaisé et superficiel".

Ce jugement est certainement la conséquence de se rendre compte que la position du gouvernement syrien n’ est jamais mentionnée de façon précise et sérieuse avec tous ses arguments et sans interprétation malicieuse, dans les médias du FUKUS.

N’ importe quelle personne un tant soit peu peu cartésienne en déduirait que c’ est une raison légitime pour prendre connaissance de la position gouvernementale syrienne. Parce que la presse dominante est justement la presse impérialiste et que le GS un journal anti-impérialiste que semble lire Gracchus pour cette raison spécifique. Pour Gracchus, la presse dominante quoique biaisée n’ est pas de la propagande, celle du gouvernement syrien si.

"mais ça ne légitime pas pour autant, à mon sens, de contrer cela avec des articles encore plus biaisés, et écrits clairement dans le but de désinformer."

Le bon sens, qui est la chose la mieux partagée depuis Descartes, ne semble pas être celui de Gracchus, car pour son sens à lui cela "ne légitime pas pour autant…"

Un journal anti-impérialiste ne devrait pas publier les articles d’ une des parties en conflit, en lutte contre l’impérialisme, puisque’ ils sont non seulement plus biaisés que ceux de l’ autre partie, le FUKUS et son impérialisme, mais aussi parce qu’ils sont écrits clairement dans le but de désinformer. Ce qui n’ est évidemment pas le cas des articles du FUKUS, seulement "biaisés".

Mais pourquoi donc Gracchus n’ a t il pas profité de cette occasion pour nous donner un début de preuve ou même d’ indice que cet article du gouvernement syrien était de la désinformation ? Cela n’ était pas nécessaire, la preuve incontestable est donnée par la phrase suivante :

"on peut remarquer d’ ailleurs que ce texte là reprend les mêmes éléments de langage de l’ inénarrable Meyssan, ce qui confirme le caractère propagandiste"

Gracchus s’adresse aux lecteur du GS qui selon lui doivent être très sensible à ce puissant argument.

Et voilà donc pourquoi Gracchus serait neutre et s’ offusque quand on le présente comme aligné sur le FUKUS qui a la même opinion au sujet de Meyssan.

Pour terminer je voudrais m’ excuser pour mon infamie d’avoir osé émettre l’ hypothèse que "les amis de la démocratie" pour Gracchus étaient Obama, Hollande et compagnie. Comme il n’ a toujours pas dit qui ils étaient exactement ces amis là , je suis encore dans l’ obligation ingrate de spéculer avec une autre hypothèse, au risque de me tromper.

Seraient ce Russie, Chine, Iran, Inde, Cuba, Venezuela, Equateur, Bolivie, Nicaragua, Bielorussie, Vietnam, Brésil, Argentine etc.. ?

Le reste de son commentaire est une spectaculaire manoeuvre en recul, qui voudrait faire croire d’ une part que l’ intervention du FUKUS n’ est pas le fondamental dans ce conflit armé et qui d’ autre part ignore totalement le contenu de l’article qui réfute ces allégations mensongères sur la réalité du "scénario pro ASSAD" inventé pour le besoin d’ un baroud d’ honneur.

29/07/2012 10:48 par dominique

Il y a aujourd’hui sur le site Dedefensa une (comme toujours ) excellente analyse sur la concentration de la flotte US dans le Golfe Persique pour protéger ses alliés du Golfe terrifiés par leur implication (peu couronnée de succès) en Syrie au prix de sa propre sécurité car la Golfe est une nasse qui rend la flotte US vulnérable à une attaque iranienne.

Cet article lie fort à propos la crise Syrienne à la crise iranienne...

http://www.dedefensa.org/article-la_flotte_dans_le_golfe_et_la_psychologie_de_nasse__28_07_2012.html

03/08/2012 13:41 par P. P.

Quelque jours peut suffire, n’ est- ce pas ? Voire quelques moments, un instant sont des fois suffisants afin d’ executer une chose de bon.

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