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Qui peut sauver Hamon d’une mort politique précoce programmée par le PS ?

Quelques bonnes raisons de voter pour Jean-Luc Mélenchon les 23 avril et 7 mai 2017.

C’est parce que « le lecteur ne relit jamais le journal de la veille » que les médias dépravés redeviennent vierges à chaque lever du soleil.
C’est pour ça que Le Monde peut inventer son Décodex (1), une arme qui le tuerait si elle le visait.

C’est pour ça que les médias peuvent fustiger les médias qui nous ont naguère enfumé, sans insister sur le fait qu’ils en étaient et que leur rappel de la déontologie nous les fait vertueux quand ils sont en vérité vicieux.

C’est parce que ne sont pas affichés leurs fonctions et le nom de qui les paie hors des médias, que les experts, politologues, analystes, économistes, sondeurs, vêtus de probité candide et de lin blanc, peuvent disserter dans la presse écrite, les radios, les télés.

C’est parce que la classe médiatico-sondagière ne rappelle jamais ses traficotages calculés, qu’elle gomme ses partis pris, confesse après coup quelques « erreurs » (qui devraient souvent s’écrire « mensonges ») qu’elle garde encore une crédibilité dont le déclin est loin d’être suffisant et loin d’être assez rapide pour que les porteurs de vérité puissent leur arracher une bonne fois pour toute le relais.

Les médias, sont des garnements qui, surpris la main dans le pot de confiture, se repentent et vous laissent remettre le couvercle tandis qu’ils vont ouvrir et piller le buffet aux gâteaux où ils seront vus, se repentiront, vous laisseront refermer la boîte et iront rôder vers l’armoire aux confitures.

Tout journaliste de cette engeance est un Phénix qui doit brûler à Libération pour mieux renaître de ses cendres à l’Obs en passant par TF1, ou qui doit se consumer à l’Express pour ressurgir au Point, à France Inter, en passant par BFM-TV ou France 2, peu importe : il s’agit de se vendre à un des huit ou neuf milliardaires qui possèdent la presse, ou de se coucher devant la pensée unique qui irrigue les médias publics.

Tout cela serait bien triste si, parmi les lecteurs qui ne relisent jamais ce qu’ils ont lu, il n’y avait ceux du Grand Soir qui ont oublié des choses écrites ici. Qui se souvient de cet article du 19 février 2016 : « Choisir la France insoumise ou continuer à subir. En 2017, comme je l’ai fait en 2012, je voterai pour Jean-Luc Mélenchon » ?

Qui ? Dégun ! comme dit Macron à Marseille avec l’accent d’Amiens, retouché par l’ENA, lissé à l’Elysée (dans l’ombre du président adversaire de la finance) et perfectionné à Bercy .

Cette tendance à l’amnésie est une aubaine qui me permet de plagier l’essentiel de ce que j’ai donc écrit l’année dernière.

J’ai vu Jean-Luc Mélenchon, alors sénateur socialiste, se démener pour que nos frères d’Amérique latine échappent à l’autorité ruineuse des USA. Nos médias le lui reprochent encore en caricaturant ses positions.

Je l’ai vu dire que notre armée ne doit pas aller massacrer des pays du tiers monde, ce qui surprend et indigne le PS.

Je l’ai entendu affirmer que la Russie n’est pas un pays ennemi de la France et qu’il faut discuter avec elle dans un respect mutuel, ce qui fait dire au candidat (officiel) du PS que « Mélenchon est fasciné par Poutine ».

Je l’ai entendu dire que la politique extérieure des Etats-Unis constitue un vrai danger, qu’il faut sortir de l’OTAN.

J’ai participé avec lui et André Chassaigne en 2011, dans un théâtre de Bordeaux, à un meeting « Contre le capitalisme vert, unir l’écologie et la justice sociale » où chacun de nous était plus attaché à l’écologie que le total des écolos qui se sont bousculés pour être ministres de Hollande.

Je l’ai entendu dix fois dire que l’Europe doit changer si elle veut que la France y reste.

J’ai lu son projet de sixième République qui mettra fin à l’élection publicitaire d’un monarque élyséen.

Je l’ai vu défendre dans la rue les syndicalistes sanctionnés et soutenir les ouvriers, revendiquer pour les droits des femmes, pour les handicapés…

Je l’ai vu, assailli de sarcasmes, de viles attaques.

J’ai vu les bassesses dans le choix des photos de lui qui visent « à créer un effet de peur chez le passant » comme les portraits de l’Affiche rouge.

Je l’ai vu sous la pluie des éléments de langage : « candidat autoproclamé », « égo surdimensionné », « gourou », « mitterrandolâtre  », « hargneux », « bougon », « coléreux » qui « s’en prend à… » et qui « éructe ».

Je l’ai vu mener mille combats dont la plupart le desservaient électoralement et qui sauvent l’honneur de la classe politique.

Et nous avons tous assisté à son procès permanent dont se délectent les médias (depuis qu’il a quitté le PS) et les gogos qui ignorent qu’ils fondent leur opinion sur les informations livrées par les médias des banquiers, des industriels, des marchands d’armes. « Les idées dominantes d’une époque n’ont jamais été que les idées de la classe dominante » (Karl Marx, Friedrich Engels).

Ah ! Malcom X : « Si vous ne faites pas attention aux médias, ils vous feront détester l’opprimé et aimer l’oppresseur » ! Justement Jean-Luc Mélenchon est l’homme qui dit dans les médias ce que sont les médias (et cela ne lui sera pas pardonné). Qui d’autre le fait ?

On se tire une balle dans le pied ?
Par quel néfaste miracle, en ce pays, les petits, les obscurs, les sans-grades (« Nous qui marchions fourbus, blessés, crottés, malades, – Sans espoir de duchés ni de dotation ». Edmond Rostand, L’Aiglon), les chômeurs, les vieux ouvriers maintenus au travail quand l’âge est là, les femmes sous-payées, les jeunes sans avenir, tous ceux pour qui la vie est plus dure que celle de leurs parents, les petits commerçants écrasés par les grandes surfaces, les paysans qui travaillent à perte, tous ceux qui désespèrent d’acheter un appartement, d’avoir un jour une retraite, les professeurs au pouvoir d’achat en chute libre depuis 25 ans, tous les fonctionnaires, indispensables et méprisés et dont le statut est menacé, tous ceux-là, qui sont l’écrasante majorité des Français, par quel mystère votent-ils si nombreux pour les prédateurs ou leurs complices matois, luxueusement costumés, badigeonnés en vert ou en rose ? Ou en bleu-blanc-rouge sur du vert-de-gris ?

La vérité est que les médias pèsent insidieusement sur les élections. Je connais (vous connaissez) des villages ou des quartiers sans immigrés, sans pic local de chômage, sans incivilité, sans militants du FN, où le FN recueille plus d’un quart des suffrages sur des noms d’inconnus qui n’ont jamais organisé une réunion ou collé une affiche.

La vérité aussi est que les électeurs ont besoin d’un projet visible qui annonce enfin la rupture avec les solfériniens hollandistes et vallssistes, lesquels n’ont rien de socialistes et qui ne peuvent être absous de leur trahison par la froide raison mathématique des reports de voix qui fait élire des candidats de gauche (pas toujours. Je le précise pour mes amis du PCF).

LA question que devraient se poser les « toutourienistes » est la suivante : Jean-Luc Mélenchon porte-t-il un programme rassembleur, acceptable par toute la gauche et, au-delà d’elle par le peuple tout entier (sauf la bande du CAC 40) ?

Portrait du candidat idéal
Il le faudrait immaculé. Dans ce cas, on lui reprochera son manque d’expérience, de stature internationale (a-t-il rencontré Trump, Merkel ?).

Il le faudrait assez âgé, avec l’épaisseur nécessaire à la charge. Mais attention, il convient aussi que, dans son passé, il ait accompli un sans-faute, que nulle part dans un de ses articles, une de ses déclarations, un de ses votes, on ne puisse trouver matière à heurter la pureté. On exigera de lui des décennies d’infaillibilité, vertu dont sont désormais exemptés le pape et (restons sur le sujet) tous ceux dont les médias nous suggèrent qu’ils feraient mieux l’affaire que Jean-Luc Mélenchon, ainsi que tous ceux qui approuvent les médias qui disent ça.

C’est l’apanage des puceaux de n’avoir jamais mal fait l’amour et quiconque a un jour élevé des enfants, participé à la gestion d’une association, d’une commune, d’un pays, s’est exposé à l’erreur, à la faute, au compromis, voire à la compromission.

La France insoumise
Il serait temps que la France se souvienne qu’elle émerveilla le monde au siècle des Lumières, en 1789, en 1936, pendant la Résistance, en 1968, en 2005 en rejetant le Traité constitutionnel européen.

En 2012, elle a raté son nouveau rendez-vous avec l’Histoire. Il est probable que les peuples d’Europe, asservis par la puissance de l’argent, attendent un signal français qui ne serait pas la ruée du « parti de la trouille » vers les urnes pour y lâcher avec dégoût un bulletin de vote contre le FN, puisque le choix ne serait pas donné de voter « pour » un projet avec quelque chance de le voir s’imposer.

Une dynamique de campagne
Mais voici qu’en ce début d’avril 2017, un souffle nouveau décoiffe les médias. Il s’appelle « dynamique de campagne » de Jean-Luc Mélenchon (sur fond d’effondrement du candidat officiel du PS). Les salles de ses meetings sont trop petites, ses passages à la télé séduisent les téléspectateurs, les sondages sont prometteurs (bien que « retravaillés » pour réduire les progressions ? ) et il est devenu la personnalité politique préférée des Français, avec 51 % d’opinions positives, loin devant Emmanuel Macron à 44 %.

Le piège du vote utile se retourne contre ses instigateurs, il n’est plus évident que nous devrons opter pour « le moins pire ». Un choix de coeur et de conviction devient possible.

Du coup, la frange du PS qui n’a pas filé chez un banquier fait ministre de Valls par Hollande, s’émeut du ramollissement d’une des mâchoires de la tenaille à voter comme hier (au menu : PS ou FN). Elle se réunit en urgence. Les rites sacrificiels exigent de disposer d’une victime encore en vie.

Comment Valls veut tuer Hamon
A l’hippodrome de l’Embrouille, le champion des primaires (casaque rose) est debout sur ses étriers, mais les bookmakers parient sur Macron-de-Rothschild (casaque dorée).

Dans Le Figaro du 6 avril 2017, Thomas Guénolé (maître de conférences à Sciences Po et docteur en Science politique) avance ICI que « Si Hamon se désiste, Mélenchon est au second tour » (il y sera sans doute sans ça). D’après lui, Valls a pour projet de créer un grand bloc central d’union du centre-droit, du centre et du centre-gauche qui va « nécessairement éliminer systématiquement les députés frondeurs du PS ». Mais, affirme Guénolé, si Hamon se désiste en faveur de Mélenchon, il peut espérer avec la France Insoumise une répartition des investitures pour les législatives qui, basée sur les intentions de vote d’aujourd’hui, réserverait 40 % des circonscriptions au courant qu’il représente.

Pour conclure : ne pas voter le 23 avril pour un projet conçu pour le peuple, c’est accepter de voter le 7 mai pour un des programmes conçus contre lui. « Si tu n’entres pas dans l’isoloir avec tes convictions, ne t’étonne pas de ne pas les retrouver dans les urnes », dit Jean-Luc Mélenchon (je cite de mémoire).

Maxime Vivas
(Ecrivain non encarté).

(1) Inventé par Le Monde afin de contrer la concurrence des sites d’information alternative, le Décodex est un outil de mise à l’Index des dizaines de sites (dont Le Grand Soir, pardi !) par une méthode inspirée de l’Inquisition où le censeur ne s’encombre ni de pièces justificatives, ni d’avocat de la défense. Ni d’un atome de déontologie. Ni d’un miroir où s’horrifier de son image.

COMMENTAIRES  

07/04/2017 10:39 par franck-y

Très bon article. Vous avez entièrement raison, nous ne sommes plus obligé de voter pour le moins pire. Nous pouvons voter pour nos convictions. Merci au Grand Soir de nous avoir aidé à passer ces cinq p... d’années sous la Hollandie et ce qu’elle représente d’attentatoire au Bien Commun.

07/04/2017 10:54 par L. A.

Merci M. Vivas pour ce (deuxième) petit verre de remontant de derrière vos fagots.
Soyez assuré que je ne suis certainement pas le seul des lecteurs du Grand Soir à se souvenir parfaitement de votre article de l’année dernière, même si j’aurais été incapable d’en citer la date exacte. Je m’en souviens parce que, les mêmes causes provoquant les mêmes effets, ç’avait été très rafraîchissant et vivifiant, peut-être plus encore à l’époque qu’aujourd’hui où les aboyeurs commencent à changer (un tout petit peu) de ton et jappent un peu moins fort.
Et je crois me souvenir même que, en réponse à votre citation d’Edmond Rostand sur « nous, les petits, les obscurs les sans-grade », je vous en avais retournée une autre, du même, que je vous dédiais alors et que je me permets ce coup-ci de reproduire pour l’instruction des foules de vos lecteurs, car il me semble qu’elle convient tant pour vous que pour J.-L. Mélenchon.
À son compagnon d’armes Le Bret qui lui suggère « Si tu laissais un peu ton âme mousquetaire,/ La fortune et la gloire… », Cyrano répond :
« Et que faudrait-il faire ?
Chercher un protecteur puissant, prendre un patron,
Et comme un lierre obscur qui circonvient un tronc
Et s’en fait un tuteur en lui léchant l’écorce,
Grimper par ruse au lieu de s’élever par force ?
Non, merci ! Dédier, comme tous ils le font,
Des vers aux financiers ? se changer en bouffon
Dans l’espoir vil de voir, aux lèvres d’un ministre,
Naître un sourire, enfin, qui ne soit pas sinistre ?
Non, merci ! Déjeuner, chaque jour, d’un crapaud ?
Avoir un ventre usé par la marche ? une peau
Qui plus vite, à l’endroit des genoux, devient sale ?
Exécuter des tours de souplesse dorsale ?…
Non, merci ! D’une main flatter la chèvre au cou
Cependant que, de l’autre, on arrose le chou,
Et donneur de séné par désir de rhubarbe,
Avoir son encensoir, toujours, dans quelque barbe ?
Non, merci ! Se pousser de giron en giron,
Devenir un petit grand homme dans un rond,
Et naviguer, avec des madrigaux pour rames,
Et dans ses voiles des soupirs de vieilles dames ?
Non, merci ! Chez le bon éditeur de Sercy
Faire éditer ses vers en payant ? Non, merci !
S’aller faire nommer pape par les conciles
Que dans des cabarets tiennent des imbéciles ?
Non, merci ! Travailler à se construire un nom
Sur un sonnet, au lieu d’en faire d’autres ? Non,
Merci ! Ne découvrir du talent qu’aux mazettes ?
Être terrorisé par de vagues gazettes,
Et se dire sans cesse : « Oh ! pourvu que je sois
Dans les petits papiers du Mercure François » ?…
Non, merci ! Calculer, avoir peur, être blême,
Préférer faire une visite qu’un poème,
Rédiger des placets, se faire présenter ?
Non, merci ! non, merci ! non, merci ! Mais… chanter,
Rêver, rire, passer, être seul, être libre,
Avoir l’œil qui regarde bien, la voix qui vibre,
Mettre, quand il vous plaît, son feutre de travers,
Pour un oui, pour un non, se battre, – ou faire un vers !
Travailler sans souci de gloire ou de fortune,
À tel voyage, auquel on pense, dans la lune !
N’écrire jamais rien qui de soi ne sortît,
Et modeste d’ailleurs, se dire : mon petit,
Sois satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles,
Si c’est dans ton jardin à toi que tu les cueilles !
Puis, s’il advient d’un peu triompher, par hasard,
Ne pas être obligé d’en rien rendre à César,
Vis-à-vis de soi-même en garder le mérite,
Bref, dédaignant d’être le lierre parasite,
Lors même qu’on n’est pas le chêne ou le tilleul,
Ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul ! »

Ce texte date de 1897. Quel visionnaire ce Rostand : on était encore sous Chirac… (euh non, je confond).
L. A. (Flagorneur sincère).

07/04/2017 15:55 par Clash_Online

La position Plan A / Plan B de la FI est intenable :
1. Le président de la république est le garant des traités internationaux selon l’article 5 de notre constitution
2. Les traités européens (via la commission européenne) imposent des réformes qui touchent à l’ensemble du champ économique et social (Cf. GOPé et article 121 du TFUE).
3. CQFD : un candidat dont le programme n’est pas en droite ligne des recommandations de la commission européenne, ne pourra pas appliquer son programme sous peine de trahir notre constitution (sans compter sur les décisions de la cour de justice européenne en cas de "désobéissance"/non respect de ces traités et des amendes inhérentes...)
4. Corrolaire : pour appliquer ce programme, il faut sortir de l’Union européenne -> Frexit (*)

(*) Mélenchon (et d’autres candidats) propose de renégocier les traités européens (pour que ceux-ci soient en accord avec son programme). L’article 48 du TFUE stipule que l’unanimité des états membre de l’UE est requise pour changer les traités -> il faudrait que les 27 (28 – RoyaumeUni) Etats européens soit d’accord pour une Union Européenne à la française, puis que les parlements (ou le peuple -via référendum) de chaque Etats ratifient ce nouvel accord pour que celui-ci soit mis en place. Il faut donc 27 x 2 = 54 validations… autant dire que c’est impossible.

07/04/2017 19:05 par legrandsoir

La position plan A / plan B est parfaitement tenable, puisque le plan B est justement la réponse à l’échec (prévisible) du plan A que vous annoncez (et qui n’est un secret pour personne).

07/04/2017 19:56 par emmanuel

beau texte. Je peux témoigner d’une chose : de nouveaux électeurs sont conquis, j’en ai la preuve autour de moi. Et cela malgré l’intox quotidienne des medias.

07/04/2017 21:27 par Clash_Online

Les paroles s’envolent, seuls les écrits restent... donc basons nous sur le programme de la FI :
1. Mélenchon prône la désobéissance aux traités "dès son arrivée au pouvoir" (https://laec.fr/section/49/prendre-les-mesures-immediates-et-unilaterales-de-sauvegarde-des-interets-de-la-nation-et-d-application-de-notre-projet)
=> un peu embêtant quand la fonction d’un président de la République est de faire respecter la constitution française et donc de faire respecter les traités internationaux...
=> sanction financière à prévoir (via la cour de justice européenne)
=> franchement quel crédit donner à la parole de la France au niveau international après ça puisque son président se contrefiche des traités signés ?
2. Plan A impossible (comme vous le dites vous-même lorsque vous précisez que le plan B serait la réponse à l’échec prévisible du plan A qui n’est un secret pour personne) car nécessite l’accord unanime de 54 représentations nationales => en toute logique pourquoi ne pas proposer directement de sortir unilatéralement des traités qui nous ligotent ?? Étonnant non ?
3. Plan B de la FI : il faudrait faire une explication de texte parce que le niveau d’ambiguïté confine à du grand art :
https://laec.fr/section/51/plan-a-proposer-une-refondation-democratique-sociale-et-ecologique-des-traites-europeens-par-la-renegociation
"Le plan A, c’est la sortie concertée des traités européens par l’abandon des règles existantes pour tous les pays qui le souhaitent et la négociation d’autres règles."
=> il faut comprendre que la "sortie des traités européens" équivaut à ’abandonner les règles existantes’ et non pas à ’la sortie de l’union européenne’.
"Le plan B, c’est la sortie des traités européens unilatérale par la France pour proposer d’autres coopérations."
=> Pourquoi n’est-il pas écrit "le plan B consiste, en cas d’échec du plan A, à sortir de l’Union Européenne" ?? Étonnant non ?
Par conséquent je comprends que le plan B non plus ne consiste pas à quitter l’Union Européenne mais formellement à ’abandonner de manière unilatérale les règles existantes’ donc à unilatéralement violer les traités... En toute rigueur (important lorsqu’on vise la présidence non ?), pour lever cette ambiguïté, le plan B devrait mentionner l’article 50 du TUE qui est la voie légale d’une sortie de l’Union Européenne. Par conséquent, la phrase suivante du programme de la FI "l’UE on la change ou on la quitte" est juste un slogan... puisque sans rapport avec la phrase explicitant ce qu’est le plan B.
Je ne nie pas que Mélenchon ait évolué sur cette question de l’appartenance à l’Union Européenne (ne disait-il pas en 2011 que vouloir sortir de l’euro était une idéologie "maréchaliste" - http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/08/27/31001-20150827ARTFIG00199-ecologistes-melenchon-la-gauche-de-la-gauche-dispersee-facon-puzzle.php) mais cela reste bien insuffisant pour que je lui donne mon vote dans deux semaines...
sorry guys !
Par ailleurs, je vous lis quotidiennement et apprécie vos sélections d’articles donc n’allez pas croire que nous ne sommes pas du même bord !

07/04/2017 23:59 par François

« Par conséquent je comprends que le plan B non plus ne consiste pas à quitter l’Union Européenne mais formellement à ’abandonner de manière unilatérale les règles existantes’ donc à unilatéralement violer .. »
Pourquoi ne pas defendre le programme de Asselineau plutot que de vous torturez les meninges à decriez celui de JLM avec des parodies d’argument.
Sans doute parce que le programme de Asselineau se décline en seulement 2 mots : sortir... europe.

08/04/2017 01:24 par Clash_Online

@ François
Merci pour votre réponse circonstanciée, c’est toujours agréable de répondre à des arguments factuels. Vous aurez compris que mes développements étaient une réponse au titre de l’article de Maxime Vivas : "quelques bonnes raisons de voter pour Jean-Luc Mélenchon les 23 avril et 7 mai 2017" et non pas une consigne "votez Asselineau" comme vous le suggérez. Est-il possible de critiquer le programme de la FI ?

08/04/2017 07:59 par François

Oui, cest possible, mais votre interpretation de la strategie de la FI sur l’UE est lunaire.
C’est pourtant tellement clair dans le programme.
On peut être pour ou contre bien sur, ça c’est autre chose.

08/04/2017 08:42 par macno

@ Clash_Online
« Est-il possible de critiquer le programme de la FI ? »
NON.
Car ce n’est pas à proprement parler un programme de Parti.
Avec son objectif de Constituante il n’est pas arrêté dans le temps.
Ce sera alors à tous d’y apporter son lot de critiques au sens large du terme, constructif, et pas seulement au sens péjoratif...
NON, car dans "critiquer" beaucoup entendent "dénigrer", autrement dit démolir.
Et pour proposer quoi ou qui en échange de la démolition ?
À mon avis, RIEN...
Et il est peut-être un peu tard pour démolir un espoir, non ?

08/04/2017 09:49 par Chris DEL

Aller vers une société vertueuse avec Jean-Luc Mélenchon
ref son livre sur la vertu en politique
https://blogs.mediapart.fr/christian-delarue/blog/070417/aller-vers-une-societe-vertueuse-avec-jean-luc-melenchon

08/04/2017 10:38 par Clash_Online

Et puis après j’arrete :
https://www.youtube.com/watch?v=sektMcC_PAk&t=900s
Mélenchon : "le plan B, c’est le plan A maintenu" CQFD : On ne sort pas de l’UE !

08/04/2017 11:45 par legrandsoir

Je me suis permis de modifier légèrement votre lien en indiquant un départ de lecture de la vidéo à quelques secondes plus tôt. Pourquoi ? Parce qu’ainsi, les propos de Mélenchon deviennent plus clairs...

Ce n’est pas la première fois que l’on nous propose cet "extrait" en faisant démarrer la lecture plus tard pour faire lui faire dire ce qu’il ne dit pas. Pas très réglo, tout ça.

08/04/2017 11:10 par L. A.

L’asselineliste paradoxalement américanophone Clash_Online, qui nous donne du sorry guys comme s’il était au Texas, est-il bien conscient — avant de venir nous donner la leçon — que son candidat lui-même ne pourra pas appliquer la Constitution de la Ve République qu’il chérit tant ? En effet, il est inscrit dans cette constitution, sous la forme de son préambule reprenant la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, que tout citoyen, par exemple, à droit à un travail (ainsi qu’à un logement me semble-t-il, mais je m’en tiens là à ce seul point du droit à un travail). Comment compte-t-il appliquer la Constitution au pied de la lettre comme il prétend l’envisager ? On ne sait pas trop, tant ce monsieur est peu disert sur la question du sort des salariés et chômeurs — en revanche il a déjà prévu d’améliorer la réparation et l’entretien des églises par les communes…
L’on pourrait énumérer également bien des cas de forfaiture par rapport aux traités internationaux, que ce soit avec l’Union européenne ou avec d’autres États du monde, qui ont été voire qui sont actuellement commis, sans que ni le concert des Nations, ni M. Asselineau, s’en émeuve. Quel zèle à vouloir respecter mordicus une Constitution sans cesse bafouée et remaniée à la sauvette ou les traités passés avec des partenaires qui eux ne respectent rien, à commencer par la volonté des peuples. Mais le peuple, c’est un mot qui a toujours écorché la bouche des Asselineau et consorts qui ne jurent que par le sang bleu de la fille aînée de l’Église. Le vrai leurre, c’est Asselineau.
L. A. (Spectateur assidu et hilare des marionnettes réac et de leurs pantomimes).

08/04/2017 12:44 par Clash_Online

Je ne retire rien à ce que j’ai dit malgré l’extrait de Mélenchon avancé à son explication plan A / plan B (donc à la seconde 900) : à aucun moment, il ne parle de la sortie de l’UE mais de la sortie des traités...
D’ailleurs de quels traités parle-t-il ?

Est-il impossible d’avoir une vision internationaliste du monde en voulant sortir de cette UE, prison des peuples, comme le suggère Mélenchon ? Je ne le pense pas. On peut promouvoir des politiques coopératives en étant souverain (cas d’Airbus par exemple qui est une forme de coopération internationale) ou de Cuba (via leur internationale de médecine). Pour le dire autrement, je ne pense pas qu’on puisse être tout le temps d’accord sur tous les sujets avec tout le monde. C’est un point que je pense vous partagez au grand soir. C’est pourtant, et peut être que je me trompe, ce que propose Mélenchon, avec une Union Européenne à la française (je ne suis pas du tout convaincu que les espagnols, les portugais, les grecs et les peuples du sud de l’Europe partagent le point de vue français sur tous les sujets de manière éternelle). De manière plus pragmatique, il me parait plus judicieux de composer avec les particularités de chaque pays/nation/peuple c’est à dire promouvoir des coopération inter-nationales, plutôt que vouloir les faire entrer de force dans un fonctionnement homogène. C’est pour moi la définition de l’internationalisme : la défense de la souveraineté de chaque pays (qui s’oppose donc à une vision impériale).

Pour conclure, ce qui me navre, c’est que je me reconnais dans le programme de la FI, sauf, et c’est pas de bol !, au niveau de la pierre angulaire de ce projet qui est, pour moi, la nécessaire sortie de l’UE pour appliquer ce programme.

08/04/2017 19:24 par Patrick

Bonjour, très bon article en effet .
En réponse à Clash_Online, ce sont bien effectivement les traités qui sont le problème, si le traité empêche toutes modifications, quelque soit le choix du Peuple, ce sont les traités qu’il faut changer .
Junker avait bien déclaré : « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. », affirme notamment le président de la Commission européenne.
Y aurait-il une priorité dans l’application des articles de la constitution :
La Constitution définit les principes fondamentaux de la souveraineté nationale dès son titre 1er, ce qui en souligne l’importance.
Elle dispose que « la Souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum » (art. 3). Elle pose le principe de la République comme étant le « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple » (art. 2).
La Constitution rappelle par ailleurs que la souveraineté est une et indivisible, puisqu’« aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice » (art. 3).
Dans ce cas il n’est à mon avis pas innocent que l’article 1° soit placé avant l’article 5 ?
Cette conception de la souveraineté fondée sur l’unité et l’indivisibilité s’oppose à une organisation fédérale de l’État, qui fait coexister en son sein plusieurs entités souveraines.

09/04/2017 11:21 par Assimbonanga

Les journaux télévisés nous vendent actuellement du programme électoral à tour de bras. Le public achète ces produits comme s’il s’agissait d’un paquet de biscuits pur beurre et comme si le paquet garantissait le contenu. Où on est, là ? Chacun sait très bien que le programme est une base de départ. Une fois le gars élu, ça ne se passe jamais comme indiqué sur l’emballage.

Il y a les réalités tangibles, les forces adverses qui s’interposent , mettent toute leur énergie à empêcher que ça se passe.
Il serait temps d’arrêter ces bagarres sur l’UE, le plan B ou A. Personne ne peut prédire
1/ que Mélenchon sera élu
2/ qu’il réussira ce qu’il a promis.
En revanche, Asselineau ne sera pas élu. Je crois qu’on peut le parier sans trop de risques.
Donc, reste le choix à faire : où veut-on exercer une poussée politique significative ? Qui a une chance d’exercer un temps une poussée politique significative ?

09/04/2017 11:46 par Assimbonanga

J’écoutais, sur JTsoir de France2 , un reportage sur le vote des jeunes. Ils croient MLP sur ces promesses et ils ignorent le fait que ce parti comporte surtout une idéologie, des mentalités, une sale place dans l’Histoire et des gugus pas très fiables. Le peuple ne réfléchit guère. La jeunesse a été élevée dans un environnement consumériste et très assisté, avec un confort physique important ( comparez avec les années 60). Ils veulent ""qu’on s’occupe de nous"". Aïe, aïe, aïe ! Ce n’est plus de la citoyenneté, c’est de l’infantilisme.

C’est la génération "Je commande en un clic". Ils me font penser à des oisillons voraces réclamant à grands cris toujours davantage d’insectes dans leurs becs largement ouverts. Leur attitude n’est pas de participer à un projet social, mais de demander des prestations pour améliorer leur entrain de vie... Ce n’est plus du civisme, c’est du clientélisme. C’est cette société que nous avons faite. Je me sens un peu coupable en tant que génération précédente qui a fabriqué cet "élevage".

09/04/2017 21:27 par T 34

Vanessa Burgraff : Votre plan A c’est de renégocier les traités et le plan B signifie il la sortie de l’Union Européenne et de l’Euro ?
Mélenchon : Oui

https://youtu.be/l4cWSSUO3IY?t=975

Alors il ne veut pas sortir de l’Union Européenne et de l’Euro Mélenchon ?

10/04/2017 08:28 par Moundi

Vanessa Burgraff : Votre plan A c’est de renégocier les traités et le plan B signifie il la sortie de l’Union Européenne et de l’Euro ?
Mélenchon : Oui

https://youtu.be/l4cWSSUO3IY?t=975

Alors il ne veut pas sortir de l’Union Européenne et de l’Euro Mélenchon ?

Il faut tout écouter pour comprendre : JLM fait mine de croire que Merkel ne comprendrait pas le problème car personne ne lui aurait expliquer.... Ensuite s’il ne peut obtenir plus d’UE par des renégociations avec les 27 membres (et ce sera le cas), alors il veut obtenir plus d’une UE scindée avec les membres qui le voudrait. C’est cela que veut dire son oui. Il dit oui pour mieux dire non. Bref il s’en tient à SON programme tel qu’il a été chafouinement écrit et nous enfume.

Il fait mine de croire que sortir de l’UE serait comme la dissuasion nucléaire, mais ce n’est pas comparable. Etre dans l’UE ce n’est pas subir une attaque ennemie (il le dit lui-même : nos "partenaires", non pas nos "ennemis") : il y a eu des traités signés en accord par tous les membres. Si on n’est pas content, et c’est le cas depuis des décennies, il faut en sortir. Une nouvelle UE ne ni-ous fera pas retrouver notre souveraineté : une UE avec une politique de gauche est irréalisable encore dix mille fois moins qu’une France de gauche. Ce n’est pas pour rien que cette chose est la construction des oligarques transatlantiques.

10/04/2017 09:58 par babelouest

Moundi, être dans l’union, c’est recevoir les attaques du grand capital via ses émissaires de Bruxelles (économiques, militaires, propagandistes....)

Le Capital sur Marianne :

"Puis il la ligota, il la ficela,
Il la posa sur les rails, et le train venait, venait...."

EH EH

Zorro est arrivé é é sans s’presser er......

QUI sera Zorro ?

10/04/2017 10:23 par Assimbonanga

L’Histoire ne se fabrique pas comme on remplit son plateau à la cafétéria. Certes, un candidat, homme politique, va faire de grandes déclarations, des promesses auxquelles il croit sincèrement.
Mais ensuite, arrivé aux commandes, il n’est pas seul en jeu. D’autres forces agissent et particulièrement celles qu’on ne voit pas. Il faut donc souhaiter bonne chance à celui qui prend les commandes et espérer que la force soit avec lui, et la chance et une conjonction favorable des astres et de l’état d’esprit des citoyens qui devront le soutenir dans l’adversité. Il lui faut aussi une dose d’intelligence, de diplomatie, de savoir placer des pions opportunément.
Plan A, plan B, ce sont les plats affichés au menu. Ce n’est pas forcément ainsi que la réalité s’imposera. Il faudra être prêts pour un grand jeu de stratégie afin d’introduire des concepts (redistribution, cotisations, solidarité, égalité, fraternité) qui ne figurent pas chez les hommes d’affaires qui nous dirigent sans se montrer, eux.

10/04/2017 12:40 par Moundi

Moundi, être dans l’union, c’est recevoir les attaques du grand capital via ses émissaires de Bruxelles (économiques, militaires, propagandistes....)

Le Capital sur Marianne :
"Puis il la ligota, il la ficela,
Il la posa sur les rails, et le train venait, venait...."
EH EH
Zorro est arrivé é é sans s’presser er......

QUI sera Zorro ?

Oui, être dans l’UE c’est recevoir les attaques du grand capital via ses émissaires de Bruxelles (économiques, militaires, propagandistes....). Alors pourquoi vouloir renégocier ces attaques légalisées que les membres ont signées d’un commun accord dans les traités ? L’UE, c’est voulu et organisé pour les multinationales, les oligarques transatlantiques. Les lobbies sont des entités reconnues dans cette construction. Il n’y a pas de renégociations possibles dans le sens de l’intérêt collectif. Seule la corruption (la loi du plus riche) l’emporte depuis l’origine ; elle permet de mettre les protagonistes d’accord et de signer un traité. (Regarder ce que deviennent ces protagonistes pour comprendre comment "on" les remercie pour bon et loyaux services.) Aucune souveraineté des peuples n’est également possible au sein d’une UE à 6, 10 ou 28, c’est fait et voulu pour cela : une PRISON DES PEUPLES. Plus on est nombreux, moins on a de force pour agir dans le sens des peuples. Comment défendre cette chose en étant de gauche ? Pourquoi en construire un remake ? Aucune autre UE respectant l’autodétermination des peuples et l’indépendance de la nation n’est possible. JLM a beau avancer masqué et dans le brouillard de la nuit, ce n’est pas lui le Zorro défenseur de l’opprimé.

10/04/2017 14:47 par Assimbonanga

"Oui, être dans l’UE c’est recevoir les attaques du grand capital via ses émissaires de Bruxelles (économiques, militaires, propagandistes....)"

Oui, être hors l’UE, c’est aussi recevoir les attaques du grand capital sans émissaires européens. (économiques, FNSEAïques, Serge Dassaultiques, VEOLIA, ViVENDI, SERVIER, SANOFI, MEDEF, propagandistes, etc... ).

10/04/2017 14:50 par Assimbonanga

Plus on est nombreux, moins on a de force pour agir dans le sens des peuples.

C’est nouveau ! Ça vient de sortir ?

10/04/2017 20:06 par Moundi

à Assimbonanga

Vous connaissez la stratégie des chaînes ? C’est exactement de cette façon que nous sommes liés et dans l’impossibilité de bouger. Il faut que les 28 membres soient d’accord pour bouger une virgule des traités néolibéraux qui nous lient. Ils sont heureux les gros capitalistes, ils n’ont jamais été aussi heureux dans cette UE qui les sert sans aucune alternative politique possible.

L’UE est l’instrument parfait pour les oligarques pour museler les peuples en toute légalité et pour obliger les Etats-nations à briser les acquis sociaux des jours heureux.

11/04/2017 11:12 par Autrement

Il faut lire le dernier livre (en plus de la Déconnomie et autres) de Jacques Généreux, "Les bonnes raisons de voter Mélenchon", notamment le chapitre 5 intitulé "Une autre Europe, un autre euro" et le sous-chapitre (déconcertant au premier abord) intitulé "Sortir ou ne pas sortir ? Telle...n’est pas la question !". Il y a du grain à moudre et de quoi penser, sans pouvoir forcément être tous d’accord sur ce qui reste d’imprévisible. Généreux n’est d’ailleurs pas le seul à vouloir, comme dit Lordon, renverser la table (c’est nécessaire), avec le moins de casse possible pour nous et pour les autres peuples (c’est nécessaire aussi). Mais j’en vois déjà qui, à cette lecture, vont pousser des cris d’horreur !
Le mieux du "pourquoi" est de réécouter le discours de Rome, "Le plan B, c’est le plan de la paix", tel que GS en a donné l’extrait : https://www.youtube.com/watch?v=sektMcC_PAk&t=900s
Car avec les nouveaux traités qui se profilent (y compris CETA et TAFTA), et le projet tout prêt d’une "Europe de la défense" soumise à l’OTAN, c’est bien de la paix et de notre indépendance qu’il s’agit dans cette élection.
Quant à l’UPR, Hugo (dans son commentaire à l’article de B. Guigue) a très bien analysé son programme : "Entre les lignes, des mesures de droite", ICI .
De toutes façons, ce sera à nous tous d’assurer la suite, d’où la juste conclusion de MV :

Pour conclure : ne pas voter le 23 avril pour un projet conçu pour le peuple, c’est accepter de voter le 7 mai pour un des programmes conçus contre lui. « Si tu n’entres pas dans l’isoloir avec tes convictions, ne t’étonne pas de ne pas les retrouver dans les urnes », dit Jean-Luc Mélenchon (je cite de mémoire).

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