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L’angle obtus de Lenglet

Mardi 31 mai, j’ai regardé sur France 2 le long magazine de François Lenglet, intitulé, d’un jeu de mots sur son nom "L’Angle éco". Le thème de ce magazine était : "La guerre des âges". Et pour savoir ce dont il était question, je me reporte à la présentation du thème sur France Tv info :

"Pour ce numéro exceptionnel de mai, diffusé en prime time, "L’Angle éco" se penche sur la question des inégalités entre générations, qui n’ont jamais été aussi criantes. Alors que les retraités ont désormais un niveau de vie supérieur à celui des actifs, les jeunes voient l’évolution de leurs revenus stagner, voire reculer par rapport aux générations plus âgées. C’est la guerre des âges, la lutte des générations. Dans l’emploi comme dans l’immobilier, une génération dorée, celle des baby-boomers, a tout raflé." Une génération chanceuse, qui a raflé la mise. Pourquoi ces inégalités sont-elles plus marquées en France qu’ailleurs ? Enquête sur ce pays qui maltraite sa jeunesse et dorlote sa vieillesse.

Et, pour illustrer ce thème, l’équipe du magazine a effectué plusieurs reportages :

1.Emploi : Génération galère contre génération pépère ? Un jeune actif sur deux est aujourd’hui en contrat temporaire en France. Le taux de chômage des 15-24 ans frôle les 25%, et l’écart de salaires entre jeunes et seniors a doublé en cinquante ans. Enquête dans les entreprises, publiques ou privées, où sur les mêmes postes, des jeunes en contrat précaire côtoient des anciens en CDI. On y voit, par exemple, un reportage à la Poste, où des anciens – avec le statut de fonctionnaire mieux payés et aux conditions mieux encadrées – côtoient des plus jeunes moins bien payés et astreints à un travail pénible toute la journée.

2. Immobilier : les seniors ont tout raflé ! Main basse sur la pierre, ou comment les baby-boomers ont tout raflé dans l’immobilier, notamment grâce à l’inflation et la hausse des prix. Certains d’entre eux sont multipropriétaires quand des jeunes actifs, même en CDI, peinent à louer un appartement. Reportage à Marseille, la ville de France après Paris où l’écart entre le pouvoir d’achat immobilier des jeunes et celui des seniors s’est le plus creusé. On y voit des parents héberger leur fille de 35 ans revenue à la maison parce qu’elle s’est séparée de son compagnon, un couple de septuagénaires qui a 20 appartements à Marseille, et qui sélectionne impitoyablement ses locataires, et des jeunes de 20/25 ans qui n’ont qu’une chambre dans un Foyer de Jeunes travailleurs.

3. En contrepoint, Lenglet présente des jeunes qui ont réussi, par exemple le fondateur de Blablacar, qui (je cite), « renverse l’ordre établi », preuve que « quand on veut on peut », ou « quand on se remue, on obtient quelque chose ».

4. Ma retraite ou ton emploi ? Les retraités, banquiers du monde ? Les fonds de pension gèrent aujourd’hui 30 000 milliards d’euros à travers le monde. Cela représente quinze fois le PIB français. Dans les systèmes de retraite par capitalisation, ces fonds investissent en Bourse l’épargne des actifs pour leurs retraites, en achetant des actions de sociétés. Mais pour faire fructifier cette épargne, les objectifs de rendement sont élevés. Et peuvent, parfois, menacer l’emploi de jeunes salariés. On voit, les uns après les autres, d’abord des enseignants étasuniens retraités, bénéficiaires d’un fond de pension et des ouvriers d’une usine française, licenciés par ce fond. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’une retraitée, interrogée, ne manifeste pas une grande compassion pour les ouvriers français...

5. Canada : le pays qui aime les jeunes. Alors que le niveau de vie des jeunes stagne, voire recule dans la plupart des pays de l’OCDE, le Canada fait figure d’exception. Les jeunes Canadiens de 28 à 34 ans ne se sont jamais aussi bien portés. Leur actif net est supérieur de 55% à celui des 28-34 ans il y a trente-cinq ans. Mentorat de jeunes entrepreneurs, accès rapide à des postes à responsabilité : l’économie canadienne fait décidément confiance aux jeunes. Et pour assurer une meilleure équité entre générations, le pays n’hésite pas à revoir les conquis des baby-boomers retraités. On y voit par exemple un reportage sur un « jeune-entrepreneur-dynamique » qui s’est lancé dans le prêt-à-porter, avec un concept original (le client choisit le tissu, le col, les manches)... mais le costume est confectionné en Chine. On voit aussi Lenglet, confit en dévotion, s’adresser au nouveau Premier ministre Justin Trudeau.

6. Le chassé-croisé des âges. En Europe, c’est le grand chassé-croisé des générations depuis la crise. Les vieux Allemands passant leur retraite en Espagne et les jeunes Européens du Sud partent travailler outre-Rhin. Pour l’Allemagne, vieillissante et en manque de bras, cette immigration est une chance. Et certaines villes espagnoles, comme Peguera aux Baléares, profitent à plein de l’arrivée de ces seniors allemands.

7. Enfin, pendant tout le temps de l’émission, lorsqu’il parle en direct, François Lenglet le fait à partir d’un de ces bateaux de croisière géants (avec multiples restaurants, piscines, mini-golfs, cinémas, casinos), et qui vont de ports en ports en Méditerranée – par exemple de Marseille ou Nice à Naples, de Naples à Palerme ou Malte, et de Malte à Barcelone, et qui sont pleins de retraités - puisque, selon François Lenglet, ce sont les seuls qui ont le temps... et l’argent pour se payer ces croisières.

8. Au sommaire de ce numéro inédit, des reportages suivis d’un débat présenté par François Lenglet, en compagnie notamment du (faux) prix Nobel d’économie Jean Tirole. Nos invités débattront ensemble des sujets qui les “opposent” et des thèmes abordés lors des reportages. Ils tenteront d’apporter des solutions, dans l’emploi, dans le logement et en politique, à cette “guerre des âges” bien française. La rédaction du magazine est également allée à la rencontre d’économistes comme le (faux) prix Nobel d’économie américain Joseph Stiglitz, de chefs d’entreprise comme Gérard Brémond, PDG de Pierre & Vacances-Center Parcs, et de jeunes leaders comme Justin Trudeau, Premier ministre du Canada.

Ce qui est intéressant, dans ces invités, c’est que, outre Jean Tirole (dont les orientations économiques sont bien connues), figurent Sophie de Menthon, membre du Medef (qui avait, un jour, approuvé le travail des enfants), Agnès Verdier-Molinié, de l’iFRAP (minuscule officine ultralibérale), dont les compétences en économie se résument à une maîtrise en histoire contemporaine, mais qui est invitée sur tous les plateaux pour nous abreuver de son ultralibéralisme sauvage, enfin, Etienne Gernelle, directeur du très libéral magazine Le Point, et le réalisateur de cinéma Romain Goupil, passé du trotskisme, dans sa jeunesse, au soutien de la politique de George Bush en 2003.

Remarque 1. Comme très souvent les hebdomadaires (du type l’Express, Le Point, L’Obs, Le Figaro, Valeurs actuelles, etc.), les journaux radio ou télévisés, François Lenglet se livre ici à un escamotage des oppositions et des inégalités (et, bien entendus, de luttes) des classes, en dissimulant celles-ci derrière des "oppositions" montées en épingle, par exemple :

- Les chômeurs contre les bénéficiaires de situations acquises (si ce n’est "assises") : titulaires de CDI, et, bien entendu, ces "super-privilégiés" que sont les agents de certains services publics (la Poste, EDF, SNCF...), les fonctionnaires, et, au sommet, ces fonctionnaires "super-protégés", "super-privilégiés" syndiqués à la CGT, à Sud ou au SNES, réputés "intouchables"...

- Et, bien entendu, les "vieux" (en gros les baby-boomers", sujets précisément du présent magazine), et les "jeunes" (leurs enfants), réduits à la "galère", pendant que leurs parents sont en "croisière".

Remarque 2. Cette présentation fallacieuse vise à dissimuler un fait évident, qui est que la condition des retraités est le décalque de la condition des salariés, et qu’elle l’est de façon à la fois diachronique et synchronique. Autrement dit, les retraités, contrairement à ce que prétend Lenglet, connaissent entre eux les mêmes inégalités que connaissent leurs enfants salariés et que ceux qui avaient, dans la vie active, des revenus de cadres, ont des retraites de cadres, et ceux qui avaient des revenus d’ouvriers ont des retraites d’ouvriers. Il n’y a pas eu de miracle, par lequel aurait été opérée une inversion de ces situations sociales. Et Lenglet est malhonnête lorsqu’il présente des septuagénaires avec 20 appartements comme un cas normal ou les fonds de pension comme la règle des retraites dans le monde.

Remarque 3. François Lenglet dissimule aussi qu’il y a aujourd’hui, beaucoup de retraités pauvres. Et, lorsque je dis retraités, je devrais dire "retraitées", puisque la majorité de ces pauvres sont des femmes : femmes à la carrière incomplète (très souvent, par exemple à cause des enfants), femmes divorcées, qui ont dû se remettre (ou carrément se mettre) à travailler sur le tard, femmes veuves, qui ne touchent qu’une petite pension de réversion (et qui, souvent, doivent faire des "petits boulots" pour compléter leur retraite), femmes non-déclarées (épouses d’agriculteurs, de petits commerçants ou d’artisans...) qui, à cause de cette non-déclaration, ne touchent rien.

Remarque 4. François Lenglet omet aussi un facteur important. Pour bien profiter d’une retraite sur un bateau de croisière, sur un golf ou aux Baléares, il faut vivre longtemps et être en bonne santé. Or, là aussi Lenglet "passe à l’as" ce fait très important : entre ouvriers et "cadres" (ou toutes professions ne nécessitant pas des efforts physiques éprouvants dans des environnements défavorables : mines, aciéries, bâtiment, transport routier, etc.), la différence d’espérance de vie est de 6 ans, et celle de l’espérance de vie en bonne santé de 10 ans.

Or, contrairement à ce que prétendent le Medef et la droite, qui inversent l’ordre des causalités, ce n’est pas "parce que l’on vit plus vieux qu’on doit travailler plus longtemps", au contraire, c’est "parce qu’on travaille moins longtemps (grâce, notamment, à toutes les législations sociales depuis la Libération), qu’on vit plus vieux ! Rappelons, à cet égard, que l’âge moyen d’une vie en bonne santé est de 63 ans pour un homme et de 64 ans pour une femme. C’est à partir de cet âge-là que surviennent les maladies chroniques : diabète, cancer, hypertension, cholestérol, Parkinson, plus les dégradations de la vue, de l’ouïe, des réflexes, de la capacité à recouvrer ses forces après un effort, etc. Et que plus on travaille dans ces conditions, plus l’organisme se fragilise.

Remarque 5. François Lenglet dissimule aussi le fait que, depuis 23 ans et la première réforme Balladur de 1993, les gouvernements de droite n’ont cessé de dégrader la situation des retraités, en retardant l’âge de départ à la retraite, en diminuant les pensions par divers subterfuges (décotes et surcotes plus que proportionnelles), en ne prenant plus en compte certaines périodes. Et, très souvent, les premières victimes de ces "réformes" (on devrait plutôt dire de ces "contre-réformes") sont les femmes. Et, 23 ans (c’est-à-dire la durée qui s’est écoulée depuis la première régression Balladur), c’est presque une génération, puisque, aujourd’hui, les jeunes, en moyenne, obtiennent leur premier CDI à 30 ans et que les femmes ont aussi, en moyenne (je précise bien), leur premier enfant à cet âge. Ce qui veut dire que les premiers effets de ces contre-réformes ne vont pas tarder à se faire senti – si ce n’est déjà fait.

Remarque 6. François Lenglet dissimule aussi ce fait : depuis la guerre du Kippour (octobre 1973), la France et le monde sont entrés dans une crise permanente et structurelle : c’est à la fin du mandat de Pompidou et au début de celui de Giscard d’Estaing qu’on a commencé à parler du chômage de masse. Depuis cette date, nous avons tous connu des amis, parents, collègues, voisins, etc., qui ont connu une vie active "à trous", et qui arrivent donc, dans les années 2005/2016, avec une durée de cotisation incomplète, et qui vont se trouver devant le dilemme de travailler plus longtemps (à l’âge où les fatigues se font plus sentir) ou de se contenter d’une petite retraite.

Remarque 7. François Lenglet, en disant que les baby-boomers ont « raflé la mise », tend à présenter ces derniers comme des joueurs de casino cupides, égoïstes et profiteurs, qui dépouillent d’autres joueurs, alors que ces avantages, il ne faut pas l’oublier, ont d’abord été dus au sacrifice et au martyre de tous ceux qui se sont engagés dans la Résistance (à l’inverse d’un patronat souvent complaisant envers l’occupant), et qui ont élaboré le programme du C.N.R. (Conseil National de la Résistance) de 1944-45, au rôle prépondérant de l’U.R.S.S. dans la victoire contre le nazisme (qui fait que les patrons, par peur de l’Union soviétique et de son prestige auprès d’une partie de la classe ouvrière, par peur que les ouvriers ne votent communiste, ont dû concéder beaucoup), à toutes les luttes sociales et syndicales âpres et puissantes, de 1947 à 1968 (tant qu’il y avait des syndicats combattifs, nombreux et puissants et qu’on croyait que le Parti socialiste était à gauche) et plus tard, qui ont arraché au patronat tous ces avantages qu’aujourd’hui on veut reprendre aux salariés et aux retraités avec usure.

Remarque 8. François Lenglet omet de souligner (même s’il le montre) que les sexagénaires d’aujourd’hui ont parfois encore leurs parents (octogénaires ou nonagénaires), qu’ils doivent aider pour payer les soins à domicile ou la maison de retraite et en même temps (je souligne) aider leurs enfants trentenaires ou quadragénaires à boucler leurs fins de mois... ce qui n’est pas normal ! N’oublions pas qu’en raison du baby-boom, les générations nées dans les décennies 1940-1950 sont plus nombreuses que celles des années 1970-1980. De façon arithmétique, il devrait donc y avoir des centaines de milliers d’emplois à pourvoir. Or, depuis des années, au lieu de proposer ces emplois-là en CDI, les patrons ne proposent plus que des emplois dégradés : en CDD d’abord, puis à temps partiel ensuite, et à des tarifs inférieurs à ceux des années 1960-70 (voire 80), ce qui fait que les jeunes ne peuvent plus ni se loger, ni prendre des crédits. Et encore moins payer la retraite de leurs aînés ! On met les jeunes dans la difficulté, et on accuse leurs parents de ce forfait : chapeau l’artiste !

Dans le contexte actuel marqué par une violente attaque contre les conditions de vie des salariés et des retraités (TAFTA, lois Macron, loi El Khomri, directives de la Commission européenne - dont la loi El Khomri n’est qu’une déclinaison), ce magazine de François Lenglet n’est pas innocent : il vise, en culpabilisant une catégorie de Français, à miner leur volonté de combat et à leur faire accepter toutes les régressions sociales.

Philippe ARNAUD

COMMENTAIRES  

01/06/2016 21:28 par calame julia

On a compris !
Il paraît qu’il y a des retraités qui touchent la même somme que le R.S.A. plus les complémentaires.
Il paraît que certains vivent avec 725 euros mensuels !
La génération années 40-50 remplit les statistiques des retraités en dessous du seuil de
pauvreté... Où va-t-il chercher ses sources ?
L’ecoeurement. Pas crédible.
Comme disait une personne de mon entourage : les babyboomers n’ont ni travaillé, ni cotisé donc !
pendant lesdites "trente glorieuses" ?
Où est passé le pognon ?

02/06/2016 00:03 par yo

Je ne connaissais pas ce M Lenglet, mais il en prend décidément plein la figure aujourd’hui, ce qui a l’air bien mérité vu cet article, auquel je viens donc ajouter le 9-15 d’@rrêt sur Images de ce matin :

« 09h15 le neuf-quinze
Tous boliviens !

Le texte a été mis en ligne dans un petit coin du site de France Télévisions. On aurait pu le rater. D’ailleurs, beaucoup de télespectateurs l’auront raté. François Lenglet, l’homme des graphiques de feue l’émission Des paroles et des actes, y admet que le président bolivien Evo Morales n’était pas corrompu. Quelques jours plus tôt, devant des millions de télespectateurs, Lenglet avait lancé à Mélenchon : "Evo Morales, président de la Bolivie, est aujourd’hui empêtré dans des scandales de corruption considérables. […] C’est un corrompu. […] La petite amie de M. Morales, qui est la mère de son fils, a bénéficié de 500 millions de dollars de commandes publiques, allez m’expliquer que tout cela est normal !"

Mensonge proféré en pleine lumière, à la lueur des projecteurs. Rectificatif planqué dans un coin. Et même dans ce recoin, Lenglet aura mesuré chaque mot de son rectificatif. S’il admet que "les termes employés n’étaient pas appropriés", il ne présente pas d’excuses pour autant. Ni à Morales, ni à Mélenchon, ni aux télespectateurs. On ne va tout de même pas s’excuser devant la plèbe.

Il faut lire notre enquête sur l’affaire Gabriela Zapata (1), à l’origine de cette accusation. Tout n’y est certes pas clair. C’est une véritable télénovela qui doit bien amuser les Boliviens, avec textos torrides sur smartphone prétendûment volé (des textos torrides envoyés par un responsable politique, il n’y a bien qu’en Bolivie, qu’on voit ce genre de choses (2)). Des rebondissements sont peut-être encore à attendre. Sauf que voilà. A l’heure où parlait Lenglet, Morales a été blanchi par une commission d’enquête parlementaire. Point final. Mais l’objectif a été atteint : salir Mélenchon, lequel jette sa pelletée de terre (3) sur feue l’émission.

C’est dans cette même émission, que Mélenchon a été interrogé par "un boulanger", favorable à la loi Travail. Très bien. Vive la société civile, d’où jaillit la Parole Vraie. Sauf que "le boulanger" a été, ès-qualité de "meilleur boulanger de France", le fournisseur de baguettes de l’Elysée, en 2010 et 2015 (4), ce que Pujadas n’avait pas précisé en le présentant. Décidément, à France 2, ils sont experts en choix de Français Porteurs de Parole Vraie pour interroger les politiques. On se souvient qu’une syndicaliste de Doux, Nadine Hourmant, avait été, in extremis, rayée par l’Elysée de la liste des Français chargés d’interroger Hollande (5). Notez bien que Field et Pujadas n’avaient pas été, pour interroger le président, jusqu’à sélectionner son boulanger. "En Amérique latine, les medias sont des acteurs politiques", disait l’un des invités de notre dernière émission (6). Je ne me suis jamais senti autant latino-américain.

(1) http://www.arretsurimages.net/articles/2016-05-31/Francois-Lenglet-admet-discretement-que-le-president-bolivien-n-est-pas-corrompu-id8811

(2) http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20160531.OBS1590/exclusif-denis-baupin-je-ne-suis-pas-le-dsk-des-verts.html

(3) http://melenchon.fr/2016/05/30/france-2-feu-dartifice-final-pour-le-club-des-arroseurs-arroses/

(4) http://www.arretsurimages.net/breves/2016-05-29/France-2-Manipulations-mediatiques-contre-Melenchon-Parti-de-Gauche-id19920

(5) http://www.arretsurimages.net/articles/2016-04-11/France-2-une-syndicaliste-de-Doux-privee-de-Hollande-id8642

(6) http://www.arretsurimages.net/emissions/2016-05-27/En-Amerique-latine-les-medias-sont-des-acteurs-politiques-id8805

Daniel Schneidermann »

02/06/2016 06:22 par jean-marie Défossé

Inutile pour les français d’attendre une nouvelle Jeanne D’Arc pour bouter Lenglet hors de France ... et hors des médias français !
Troquons avec la couronne d’Angleterre l’échange d’un pseudo-journaliste du nom de Lenglet contre un nombre même important de travailleurs(es) anglais victimes de la politique destructrice de feue la baronneThatcher of Kesteven et nous serons largement gagnants pour l’avenir.
Ce personnage jongle avec la vérité pour insuffler dans ses propos des contrevérités dont le seul but est de diviser la population pour pousser à la confrontation . Et il n’en est pas à son coup d’essai .

02/06/2016 09:57 par macno

François Lenglet .
Wikipédia : « Titulaire d’une maîtrise de lettres modernes et d’une maîtrise de philosophie ».
Cela fait très longtemps que cet individu est régulièrement présenté en tant que "spécialiste" en Économie, cherchez l’erreur....
D’après Wikipédia « François Lenglet figure au premier rang des personnalités économiques préférées des français »....Cherchez encore l’erreur !
Cet article salutaire cite aussi « Agnès Verdier-Molinié, de l’iFRAP (minuscule officine ultralibérale) », https://fr.wikipedia.org/wiki/Agn%C3%A8s_Verdier-Molini%C3%A9.
Mémorisez bien cette Personne, elle apparaît assez régulièrement dans C dans l’air notamment, et avec sa maîtrise d’histoire contemporaine elle est redoutable dans sa vision de l’Économie (cherchez encore l’erreur !) :
« dès qu’on prononce le mot "fonctionnaire", on a l’impression de déclencher chez elle une sorte d’alerte rouge. On sent bien alors que, pour elle, moins il y a d’État, mieux c’est. Et que, au fond, la dépense publique en soi est peut-être inutile ».(Wikipédia).
Je suis parfaitement en accord avec Wikipédia qui est presque en dessous de la réalité tellement le raisonnement de cette Personne est borné et orienté.
Les points communs à ces 2 "spécialistes" sont de bien présenter et d’avoir une élocution somme toute agréable (si on fait abstraction du contenu), et qu’ils entrent tous les deux parfaitement dans le cadre de ce qu’on attend d’eux, non pas de faire du journalisme mais de la Propagande...
Les inviter dans des émissions-débats sur l’Économie, c’est du foutage de gueule complet...
Très bon article.

02/06/2016 10:32 par Fald

Bon article, sauf quand Philippe Arnaud fait remonter la crise à 1973.

C’est l’époque où j’ai commencé à regarder de plus près la politique et les problèmes économiques et sociaux, et c’est aussi l’époque où j’ai commencé à me désoler de la facilité avec laquelle on manipule les peuples. On a carrément réussi à faire croire aux masses que 1973 était avant 1967 !

Et Philippe Arnaud en a visiblement quelques séquelles.

En effet, peut-être parce que mon niveau de vie était très bas, le hausse des prix du milieu des années 60 jusqu’à 1973 me posait assez de problèmes pour que je sois surpris de voir comment on la faisait oublier à mes concitoyens à partir de 1974.

En 6 à 7 ans, les prix avaient quasiment doublé, et en 5 ans, on était passé du plein emploi (100 000 à 200 000 "chômeurs" en réalité en train de changer d’emploi plus que d’en chercher un) à 500 000 vraiment au chômage, et la courbe montait à grande vitesse. Et les premières mesures soi-disant anti-inflation, comme par hasard des mesures d’austérité salariale, ont été prises en 1967.

Recherchez des exemplaires du programme de gouvernement du PCF de 1971 et/ou du programme commun de 1972. La France était déjà dans cette crise caractérisée à l’époque par la montée simultanée de l’inflation et du chômage. Si je me rappelle bien, les préfaces étaient de Marchais, qui, c’est bien connu, était LE con officiel de la politique française des années 70, 80 et 90.

C’est d’ailleurs, pour en revenir au sujet central de l’article, le même con officiel de la politique française qui avait prévu que les générations montantes seraient les premières en temps de paix à vibre plus mal que les précédentes. Il ne parlait pas, bien sûr, des générations de grands bourgeois.

02/06/2016 14:42 par Nicolas

Sur le point n°1 qui évoque les fonctionnaires de la poste bien mieux payés.
Je ne sais pas où ce Monsieur Lenglet en a trouvé car il en reste très peu.
En effet en 1993 avec la loi Quiles quand fut proposé aux fonctionnaires de garder leur statut ou de devenir "fonctionnaire de la Poste ou de France Télécom" presque tous ont changé . Il doit en rester moins de 2000 et pas très bien payés du fait du blocage de leur carrière comme je l’explique ci-dessous.
Fonctionnaire de la poste c’est comme fonctionnaire d’Intermarché. le statut est une coquille vide et ne se limite plus qu’à la garantie de l’emploi.
Par contre je n’ai pas entendu M Lenglet dénoncer le fait que pour ceux ayant choisi de rester fonctionnaire d’état il n’y a plus eu ni de promotion, ni de tableaux d’avancement, ni de possibilité de passer de concours de 1993 à 2008 pour FT et 2012 pour la Poste.
De même au niveau des traitements : à France Télécom les ouvriers d’état gagnaient moins que le SMIC et touchaient une prime pour les ramener à ce niveau. Un Chef de Centre qui avait 150 agents sous ses ordres ne gagnait même pas le double du traitement d’un technicien,(à comparer avec un patron d’entreprise équivalente) ce même technicien qui à recrutement, compétences et ancienneté identique était loin de gagner comme un technicien de Télédifusion de France à statut privé.
Et c’est pareil dans les autres administrations.
Un juge gagne beaucoup moins qu’un avocat et pourtant entre l’école de la magistrature et le CAPA il n’y a pas photo pour la difficulté.
On pourrait aussi comparer un médecin de la médecine du travail et un privé...

De même sur les jeunes je peux dire que ceux des années 60 n’ont pas eu une vie si facile que cela comparée à maintenant.
Mon père était secrétaire de maire mais je n’ai jamais eu de voiture avant de pouvoir me la payer moi-même.
On avait l’essentiel pour vivre mais pas de superflu. Pas de téléphones portables ni pc cela n’existait pas mais à la maison s’il y avait un fixe on devait faire attention et les parents faisaient la chasse aux communications trop longues.
C’était pareil pour tout, l’habillement et les chaussures on se moquait totalement des marques.
Les sports d’hiver même pas la peine d’en parler, l’avion c’est pareil. L’eau c’était celle du robinet.
Mais au moins on luttait pour une autre société.

02/06/2016 14:44 par A. Serbe

Et je rajouterai, en plagiant votre remarque sur Agnès Verdier-Molinié, en quoi se résument les compétences en économie de François Lenglet, lui qui a fait des études en lettres et en philosophie ?

02/06/2016 15:22 par SZWED Christian

Comment faut-il catégoriser François Lenglet : escrologue ou chien de garde, langue de vipère ou langue de bois ?

02/06/2016 18:06 par AUBERT

Bravo pour cette excellente analyse. j’ai regardé l’émission et je confirme donc le décodage idéologique. Quand j’ai vu qui participait au "débat", j’ai pas eu le courage de rester. Pourtant et dans le même temps l’ouvrage de LENGLET n’est pas du tout de cette veine. Il est même parfois critique sur certains aspects du capitalisme mondialisé. D’où cette interrogation pourquoi deux discours différents ?
De mon point de vue, à la Télévision, il ne faut surtout pas montrer les vrais questionnements, qui permettraient de mettre en cause le système. Dans les livres, réservés à l’élite éclairé, dont il est supposé qu’ils n’iront pas voter gauchiste, Lenglet peut se permettre de lâcher ses doutes. La télévision est un outil de propagande dont il est un serviteur zélé.

02/06/2016 18:13 par macno

Alerte rouge ! Agnès Verdier-Molinié est invitée à C dans l’air ce soir, comme je l’ai dit précédemment elle est redoutable et est peut être pire que François Lenglet.
Ça vaut son pesant de navets de l’écouter.
Pour les lève-tôt, il y a rediffusion demain matin à 5 h 20.

02/06/2016 20:23 par Scalpel

@ fald

Vive la criGe ! (hommage à Yves Montand, feu notre "Reagan degauche")
C’est effectivement en 1967 avec l’ouverture des frontières décidée par un Pompidou décrétant avec morgue et cynisme "la fin de la fainéantise en France" (oui, oui) dans une mémorable allocution télévisée, 1967 année qui verra la création de...l’ANPE.
1967, année (n)é(v)rotique.
Rien de tel pour démystifier la pseudo "cri(g)e" que le doc de Gilles Balbastre : "le chômage a une histoire".

02/06/2016 22:45 par Jérôme Dufaur

@ fald et scalpel

C’est aussi en 1967 que l’immigration a commencé à redevenir un problème (dans ce magnifique carrefour d’opacité où copulent nobles d’Etat et animaux politiques de basse cour). Cf les travaux de socio-histoire de Noiriel et Laurens.
1967... de nombreuses années avant que Le Pen existe électoralement.
Chômage, inflation, immigration... la boucle était bouclée.
Mais l’histoire n’est jamais finie.

03/06/2016 09:06 par calame julia

Exactement ! et les personnes venant de l’étranger étaient soumises à des conditions de paperasse
pour rester sur le territoire qui ressemblent à celles d’aujourd’hui, même ceux venant de l’Europe
ou de pays voisins... Rien de nouveau sous le soleil !

03/06/2016 22:01 par Jean Quifu

Boom, boom, boom, boom, babyboomers
Boom, boom, boom, boom, les immortels
Boom, boom, boom, boom, sexe et soleil
Boom, boom, boom, boom, c’est une merveille
Boom, boom, boom, boom, combats sans pareil
Boom, boom, boom, boom, mais après elle
Boom, boom, boom, boom, fini l’oseille
Bang, bang, bang, bang, dans la cervelle
Bang, bang, bang, bang, combien sont elles ?
2, 3, 4, 5, générations poubelles
Bang, bang, bang, bang, sacrifié sur l’autel
Bang, bang, bang, bang, des pertes perpétuelles
Boom, boom, boom, boom, babyboomers
Boom, boom, boom, boom, que ta joie demeure .

04/06/2016 08:07 par morvan

Bonjour, je réagis (au quart de tour...) juste sur la mention de l’invité de Lenglet, l’IFRAP, comme étant une "minuscule officine ultralibérale" C’est, certes, exactement ce qu’elle est, mais toute minuscule qu’elle soit, elle a les moyens de sa violente nuisance, dès lors que sarkozy lui a donné le statut de "fondation d’utilité publique" (il me semble que la publication au JO s’est faite en début de mandat, au temps où il faisait avec Santini le tour des IRA pour dissuader les élèves de la nouvelle promotion de rester dans le public...., il y a au moins une logique !), pouvant donc recevoir des dons cossus sur le dos du contribuable. Je fais peut-être erreur, mais je ne vois pas quelle "minuscule officine" prônant l’inverse (de ce que proclame hargneusement Mme Molinié) , à savoir le maintien et le renforcement du et des services publics, la restauration de leur maillage territorial, bénéficierait du même privilège. Accessoirement, je serais très intéressée à savoir comment l’IFRAP utilise la manne que, je n’en doute pas, lui versent ses petits copains néolibs et néocons, oups, est-ce un pléonasme ?

04/06/2016 16:08 par patrice

C’est L’Est Éclair qui nous l’apprend le 16 octobre 2014 : « 8 500 € : le coût de la conférence de François Lenglet fait jaser ».

Avec Pujadas habitué à faire la soubrette avec son plumeau également, ils font office des Véronique et Davina de la société du spectacle politicarde et escrocnomique !
Avez-vous vu les contorsions du corps pour mieux accompagner l’oracle, la mise en scène aux petites échalottes telle une chorégaphie réglée au cordeau , c’est beau comme l’antiquaillerie.
Et le pire, c’est qu’ils semblent croire à cette monstrueuse imposture faisant eau de toutes parts, à force d’endoctrinement et de servilité aveugle envers leur système inique à la perversion diabolique...
Le peuple commence à gronder et nos deux tâcherons ancillaires feraient mieux de se soucier de leurs mise en pli !

P.S.. Je me permets de joindre une analyse très intéressante sur le fait de se tromper à l’insu de son plein gré !

Être tenu par son erreur : les conséquences du fait de se tromper.

Un exemple à partir du Don Quichotte de Schütz

Résumé :
Peut-on sortir indemne de ses erreurs ? En empruntant une voie dessinée par les recherches récentes relatives au fait de se tromper qui se démarquent d’une appréhension purement cognitiviste, cet article vise à explorer ce que fait l’erreur à la personne qui la commet. L’hypothèse qui est développée à la suite de Wittgenstein est que chaque acte, chaque contenu cognitif qui se verra qualifié d’erreur “tient” la personne, et risque de porter à conséquence sur la manière dont l’auteur de l’erreur pourra s’engager dans le monde. Il est ainsi possible de proposer une classification des erreurs en fonction du réarrangement qu’elles impliquent dans le système de ce que la personne sait, croit, vit. Afin d’approfondir cette hypothèse, l’article s’appuie sur le fameux texte d’A. Schutz intitulé Don Quichotte et le problème de la réalité. Le phénoménologue y analyse la manière dont le héros fantasque de Cervantès, figure extrême de ce que nous sommes au quotidien, s’arrange un temps pour continuer à vivre dans son sous-univers de chevalerie grâce à un environnement bienveillant, mais aussi comment le chevalier auto-proclamé sera inéluctablement amené à qualifier d’erreur l’ensemble de ce qu’il sait, croit ou vit lorsque le monde qui l’entoure se fera confrontant.
http://rsa.revues.org/657

08/06/2016 11:17 par totor

Macno, vous n’avez pas encore compris que l’émission"C dans l’air "est une pure manipulation dont le chef d’orchestre est l’inneffable Calvi. Vous n’avez pas vu le film"le nouveaux chien de garde" dans lequel Calvi se montre dans toute sa vérité de soutien au pouvoir,quel qu’il soit pourvu que ce n soit pas celui du peuple ?.Et vous nous conseillez de revoir cette émission en Podcast ?C’est une émission qu’il faut au contraire boycotter, et même la télé mieux vaut s’en passer. Il y a d’autres moyens de se tenir informé.Le chômage de Calvi ne m’attristera pas.

08/06/2016 13:53 par macno

@ totor

vous n’avez pas encore compris que l’émission"C dans l’air "est une pure manipulation dont le chef d’orchestre est l’inneffable Calvi. Vous n’avez pas vu le film"le nouveaux chien de garde" dans lequel Calvi se montre dans toute sa vérité de soutien au pouvoir,quel qu’il soit pourvu que ce n soit pas celui du peuple ?.Et vous nous conseillez de revoir cette émission en Podcast ?C’est une émission qu’il faut au contraire boycotter, et même la télé mieux vaut s’en passer. Il y a d’autres moyens de se tenir informé.Le chômage de Calvi ne m’attristera pas.

Bien sûr que j’ai vu le film "les nouveaux chiens de garde", et c’est bien pour cela que je me force souvent à regarder ce style d’émission (des fois pas jusqu’au bout !). Ceux qui ont créé ce film ont bien été obligés d’en faire tout autant, sinon, ils n’auraient pas pu faire ce film... Ce n’est pas une solution de boycotter comme vous dites et même de se passer de télé. Mais rassurez vous je ne m’intoxique que très très peu.
Il faut connaître tous les sujets, c’est une des raisons principales. L’autre raison qui n’est pas des moindres, est celle de se faire une idée de l’évolution du "Système". Comme pour un baromètre, ce n’est pas ce qu’il indique comme temps qu’il va faire qui est important c’est la direction qu’il prend, le mouvement de l’aiguille...
Dans C dans l’air j’ai entendu du Pire, mais parfois j’ai eu droit à de très bonnes surprises.
Faut pas être sectaire car parfois ça peut mener dans l’erreur et sans qu’on s’en rende compte.

09/06/2016 08:37 par macno

Pour continuer à répondre à l’excellent "lièvre" soulevé par totor, « vous n’avez pas encore compris que l’émission"C dans l’air "est une pure manipulation dont le chef d’orchestre est l’ineffable Calvi. etc... », je vais conseiller une nouvelle fois de regarder la dernière émission de C dans l’air du mercredi 7 Juin, c’est un "cas de figure" : « OTAN : l’alliance contre Poutine »
http://www.france5.fr/emissions/c-dans-l-air/videos
Le ton de propagande est donné rien qu’avec le titre de ce C dans l’air :
« Poutine notre meilleur ennemi. » Il est extrêmement curieux de constater que le titre a changé entre celui du débat qui désignait nommément Poutine en tant qu’ennemi, et celui du site qui présente un autre titre, l’OTAN en tant qu’adversaire de Poutine, étonnant non ?
Les invités Frédéric Encel, Jacques Rupnik, et l’inénarrable François Clémenceau sont tous orientés et à un niveau très grave pro-américain, le plus objectif étant le Général Vincent Desportes...
Le plus "pute" (avec tout le respect que je dois à ces dames) est de très loin Frédéric Encel. Il faut l’écouter distiller de fausses vraies vérités en mettant les deux protagonistes (Russie/OTAN) sur le même plan, se prétendant ainsi être impartial, chose qu’il n’est absolument pas.
Dès le début le cadre est donné :
Les "crises" en Géorgie, en Syrie, en Ukraine, et en Crimée sont toutes à la base des agressions russes, ceci dit bien sûr en toute impartialité...
Il faut objectivement bien écouter les questions de Calvi : elles ne sont pas si mauvaises que cela.
Ce sont les réponses des invités choisis qui impriment l’orientation du débat largement vers la propagande occidentale et belliciste...
Le plus pacifiste, le plus proche de solutions réalistes est, paradoxalement pourrait-on dire, le Général Desportes...(que c’est dur d’être d’accord avec un militaire !)
Mais la question essentielle qu’il faut se poser : qui a donc choisi pour cette émission ces trois autres "experts", ces BHL d’opérette en puissance ? François Clémenceau il doit y dormir à France 2, ce n’est pas possible autrement, il est de tous les débats de ce style !...
Et où est donc passé le Syndicat des Journalistes dans cette affaire ? Il devrait être là à monter aux créneaux : ce n’est pas une émission d’information où les diversités d’analyse et d’opinion ont été respectées, surtout sur une chaîne publique...
À la question sur le site du "replay" : « Doit-on considérer que la Russie est un ennemi potentiel de l’Europe ? »
65 % ont répondu : NON.
Faut donc pas désespérer...

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