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En Palestine sacrifiée, cette “ banalité du mal ” qui nous renvoie à nous-mêmes

Nous savions. Tous, nous savions. Tous, nous avions les informations. Il suffisait d’avoir le courage de les prendre en compte, et de les confronter aux récits mensongers du régime colonial sioniste. Mais, régulièrement alimentés par le rappel culpabilisant des crimes commis à l’encontre des juifs sous le régime nazi, nous avons manqué de ce courage. Nous n’avons pas produit le travail élémentaire de sortir de ce sordide amalgame élaboré par les stratèges sionistes se servant du génocide nazi, et d’en démêler les plans. Le sentiment de honte absolue face aux horreurs du régime nazi et de ses collabos nous a submergés, aveuglés, et paralysés. Ce qui se déroule depuis des décennies en Palestine occupée aurait dû non seulement nous alerter au plus haut point, mais de suite nous mobiliser tant collectivement qu’individuellement. D’autant qu’existent quantité d’informations sourcées ramenées par ceux qui se sont rendus sur place et en ont témoigné. De l’anonyme bénévole, aux ONG les plus en vue. Or, à quoi avons-nous assisté ? A de très modestes réactions sur la forme, mais jamais aucune sur le fond. Nos responsables politiques ont multiplié les réunions internationales, les sommets de façade et autres ballets diplomatiques accouchant de déclarations timorées et consensuelles. Mais sans prendre la moindre décision contraignante pour tuer dans l’œuf une idéologie mortifère qui a eu toute latitude pour se développer et en arriver par ses intrigues odieuses, au génocide actuel que personne n’arrive plus à arrêter. Nous n’avons aucune excuse.

L’ainsi nommée “ Communauté internationale ” qui, dès le départ, a imposé la partition de la Palestine à ses habitants, s’est accommodée des pillages de terres pour quantité de mauvaises raisons, et n’y a rien opposé de sérieux sinon quelques piètres protestations verbales. Ces vols étaient toujours accomplis avec violence allant souvent jusqu’aux crimes de Palestiniens lésés et agressés par des colons majoritairement issus d’Europe et des Etats-unis. Mais comme il s’agissait d’individus se réclamant de leur appartenance au “ peuple juif ”, personne n’a osé réagir, et ces pratiques illégales sont devenues la norme, voire “ banales ”.

Le Droit international et humanitaire a été mis en place après les carnages des deux guerres fratricides qui ont dévasté l’Europe et débordé au-delà au point de les qualifier de “ mondiales ”. Quantité de juristes y travaillent dans des conditions parfois pénibles, tant ce Droit se heurte régulièrement aux intérêts économiques et financiers des pays dominants qui n’entendent pas se laisser imposer de limites dans leurs aventures coloniales prédatrices. Dans les enceintes onusiennes qui devraient être exemplaires, la loi du plus fort y règne aussi, à peine tempérée par certaines règles auxquelles la plupart des Etats ont pourtant accepté de se soumettre. Sauf que ce Droit international et les résolutions qu’il émet occasionnellement n’est pas respecté par la colonie appelée “ Israël ” au titre d’exceptionnalité. Et personne n’a trouvé à y redire, sinon les habituelles réprobations aussi “ banales ” qu’inopérantes.

Les “ avant-postes ” – pour reprendre le langage du régime colonial – implantés par les différents gouvernements sionistes se sont multipliés dans les collines et les terres désertiques habitées de bédouins et leurs troupeaux, loin des caméras et la plupart du temps ignorés des médias. Ces nomades étaient de toute façon, vus depuis les pays se disant “ civilisés ”, tels des arriérés vivant encore sous tentes et se déplaçant au gré des saisons, comme autrefois. Et puisqu’il s’agissait d’Arabes, dans les habitudes des grandes puissances, rien de neuf dans ce racisme inhérent à leurs pratiques coloniales, et quoi de plus “ banal ”, en somme ?

En parallèle, les habitations de Palestiniens vivant à Jérusalem, “ capitale éternelle ” revendiquée comme telle par l’entité sioniste et confirmée en ce sens par son principal sponsor étasunien sous l’administration Trump que d’aucuns trouvent “ tellement mieux ” que ses adversaires, font régulièrement l’objet d’expulsions et de démolitions au profit de colons juifs, jetant ainsi des familles palestiniennes entières à la rue, malgré leurs titres de propriétés hérités de leurs aïeux et transmis au fil des générations. Mais, qui s’en émeut, dès lors que ces pratiques mafieuses sont devenues habituelles donc, ”banales ” dans la judaïsation forcenée de la ville ?

Dans le même temps, l’étau s’est resserré également en Cisjordanie occupée où de plus en plus souvent, des Palestiniens se font chasser de chez eux au profit de familles de colons qui grignotent ainsi l’habitat et les terres des autochtones, sans que personne n’y oppose quoi que ce soit comme mesures fermes pour indiquer que ces vols éhontés et les déracinements qu’ils provoquent depuis plus de 75 ans n’est plus acceptable. Empêchant de la sorte, tout solution à “ deux Etats vivant côte à côte ” comme l’ânonnent encore les idiots utiles qui, reprenant cette formule, ne font que retarder toute issue au problème. La Knesset vient d’ailleurs de voter à une écrasante majorité – 68 voix contre 9 – le refus de tout Etat palestinien. Encore et toujours la même “ banalité ”, quoi.

Pendant ces longues années de résistance opiniâtre de la part des Palestiniens, des assassinats dits “ ciblés ” par les meurtriers qui les commettent, ont émaillé les multiples protestations et autres mouvements de la population civile palestinienne, la plupart du temps non-violentes. La liste des martyrs s’est allongée. Celle des blessés également, souvent par tirs de snipers israéliens qui parfois, par jeu, visaient leurs cibles pour les rendre handicapées. Le nombre de jeunes palestiniens amputés des jambes est effarant. Mais, le régime criminel responsable d’une telle politique clamait que face à des lanceurs de cailloux, il avait bien le “ droit de se défendre ”, non !? Antienne reprise en chœur par tous les responsables politico-médiatiques de nos pays si prompts à utiliser la justice et ses décrets... en fonction de ce qui les arrange. La “ banalité ” ordinaire, en somme.

Parfois, ces mouvements de résistance ont pris l’ampleur de révoltes de masse, plus violentes, bousculant le train-train quotidien d’une politique coloniale qui persévérait dans ses opérations d’usurpations et de vols de terres. Réprimées dans d’horribles bains de sang, elles n’ont fait l’objet d’aucune opposition sérieuse de la part des “ amis d’Israël ” qui, au contraire, continuaient leur business avec un régime qui affichait pourtant tous les signes d’une politique d’apartheid vis-à-vis des populations dont il avait la charge. Piétinant ainsi les “ valeurs ” derrière lesquelles ces élus indignes se réfugient... quand ça les arrange. Ces vastes mouvements de révolte appelés Intifada, réprimés dans une violence extrême et entraînant des victimes se comptant en dizaines de milliers par l’armée coloniale ne devaient pas perturber le cours normal des contrats en cours avec ce régime assassin. Et après quelques mois d’échauffourées, le “ business as usual ” aussi “ banal ” qu’à l’habitude, reprenait son cours.

D’année en année, puis en décennie, le régime terroriste israélien resserrait toujours plus sa poigne sur la Palestine et poursuivait son plan macabre de liquidation et de nettoyage ethnique de sa population, avec comme summum de barbarie la transformation de la bande de Gaza en immense camp concentrationnaire, véritable ghetto coupé de tout contact avec les villes et villages frères palestiniens. Maintenu en survie par un calcul sordide de rations calorifiques acheminées par camions, 2 300 000 Palestiniens y sont soumis à toutes sortes d’expériences sécuritaires au service de l’industrie de la défense de ce régime criminel se targuant de ses prouesses “ in vivo ”. Et les “ amis d’Israël ” de signer de gros contrats pour bénéficier de ces technologies dernier cri, éprouvées par les Gazaouis abandonnés de tous dans ce qui devenait un camp d’expérimentation et d’extermination, et considérés comme de “ banals ” cobayes.

Dernièrement, persuadés au plus haut point qu’avec leur suprématie technologique ils pouvaient contrôler tout ce qui se passe en Cisjordanie et surtout dans la bande de Gaza, la réponse des factions de la résistance emmenée par le Hamas à travers leur “ Ouragan d’al-Aqsa ” a pris tout le monde par surprise, au premier rang desquels, l’infâme régime d’apartheid qui s’est trouvé pris à revers par les factions de la résistance montrant de quel courage elles relevaient. Depuis, l’horreur a dépassé toute limite et est de l’ordre de l’inhumanité. Le régime terroriste israélien, convaincu de la latitude qui lui est laissée depuis toujours à l’abri de son bouclier étasunien, se permet l’impensable, l’innommable. Toute barbarie y est déployée avec une férocité et un sadisme qui tiennent de la pathologie. Aucune vie palestinienne n’est à l’abri. Personnes âgées, femmes, enfants, nourrissons, prisonniers, malades, tout y passe. Y compris le bétail malingre qui s’y trouve encore. Ce faisant, il a perdu en quelques mois le soutien public qu’il avait mis des décennies à bâtir tout autour de la planète en s’appuyant sur son destin qu’il aimerait si particulier. De plus en plus de citoyens ont pris la mesure de l’ignominie et vomissent ce régime colonial, et dans la foulée conspuent leurs propres gouvernements de ne pas agir avec fermeté à l’encontre des responsables politiques d’un tel régime de terreur. Dévoilant au grand jour cette justice bafouée, à géométrie toujours plus variable, et qui semble avoir perdu toute boussole dès qu’il s’agit de la Palestine et de sa population arabe sacrifiée.

Cette paresse morale et intellectuelle aboutit à une inéluctable dérive, jusqu’à l’abandon de nos repères toujours plus vagues et flous, démontrant à quel point nos responsables politico-médiatiques ont perdu le minimum d’éthique. Mais, ne sont-ils pas nos représentants ? Et dès lors, une telle “ banalisation du mal’ ”ne nous concerne-t-elle pas tous, a titre privé comme à titre collectif ? Comment nos sociétés en sont-elles arrivées là ?! Certains pensent-ils qu’en laissant un régime mettre en œuvre le même genre d’exactions qu’une partie de ses anciens ont connues sous le IIIème Reich allemand, ils se rachètent de leur passé et qu’une quelconque justice lui soit ainsi rendue ? Comment accepter qu’avec nos moyens de communication branchés 24h sur 24h une population déjà exsangue soit privée de nourriture et d’eau par une politique coloniale que nos gouvernements soutiennent ?! Nous n’avons aucune excuse !

Nous savions. En ce qui concerne la Palestine, il y a déjà bien longtemps que toute limite a été franchie. Et il y a déjà bien longtemps que nous aurions dû faire le forcing pour contraindre nos gouvernements à agir avec détermination, rappeler nos diplomates, expulser ceux de cet odieux régime, arrêter les accords d’association avec l’Europe, refuser l’accès aux compétitions sportives et manifestations culturelles, stopper tout financement sous prétexte de “ recherches ”, ainsi qu’arrêter toute livraison d’armes, etc... Bref, prendre une série de sanctions drastiques vis-à-vis de ce régime sioniste et raciste, sans se laisser impressionner par le “ joker ” de l’antisémitisme régulièrement brandi par les nazillons qui le soutiennent en menaçant ceux qui font parfaitement la différence d’avec l’antisionisme.

Il est inadmissible de détourner le regard : nous savions ! La Palestine est sacrifiée sur l’autel de nos lâchetés. Et aujourd’hui, ce qui est d’une gravité indicible, est que non seulement nous avons laissé faire, mais nous continuons à laisser le mal absolu devenir une “ banalité ”, sous nos yeux, ce qui nous rend coresponsables du génocide de la population palestinienne vis-à-vis de laquelle nous aurons, croyez-le ou non, une dette qu’il nous faudra payer. Et plus les jours passent, plus celle-ci sera lourde.

Daniel Vanhove -
19.07.24

COMMENTAIRES  

21/07/2024 10:16 par CAZA

Bien sur que " nous savions " Camarade Daniel .
C’ est pour cela qu’ on distribuait "Rouge" devant les restauU avec dessus Palestine vaincra !
file :///C :/Users/Utilisateur/Downloads/LCSI_027_0031.pdf

RI publie ce qui peut expliquer pourquoi l’ état nation du peuple juif assassine et vole impunément les Palestiniens en dépit des résolutions de l’ ONU et des condamnations de la CIJ ;
<<< La Cour internationale de Justice a déclaré que l’occupation par Israël de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est était illégale, que les colonies devaient être évacuées et que les Palestiniens devaient être indemnisés et autorisés à retourner sur leurs terres.>>>

https://prisonplanets.com/jewish-billionaires/
https://reseauinternational.net/liste-de-64-coups-detat-ourdis-par-les-etats-unis-entre-1947-et-1989/

21/07/2024 17:34 par Auguste Vannier

Il est inadmissible de détourner le regard : nous savions !

Désormais, il est même impossible de détourner le regard, pour peu que l’on ait suivi (même, légèrement) la campagne des élections Européennes. La franco-palestinienne Rima Hassan n’a pas pu passer inaperçue, elle a été élue malgré (ou à cause ?) toutes les polémiques nauséabondes que son apparition sur tous les média a suscité.
Dans un récent entretien à l’Huma, elle souligne que sa vie est une des illustrations de la question Palestinienne :
https://www.youtube.com/watch?v=QoWYgzrrxjs

21/07/2024 18:41 par Zéro...

Oui, nous avons vu venir le triste sort réservé aux Palestiniens et ce qui permet de le justifier, l’infâme nazisme et le terrorisme issu de l’exaspération des victimes, mais que pouvions-nous faire devant un Système autiste, impitoyable et surpuissant ?!!

Nous n’arrivons même pas à nous faire entendre par le Système pour nous, alors imaginez pour les autres...

22/07/2024 13:56 par Tardieu Jean-Claude

Il y a des choses qu’on ne peut pas laisser passer sans réagir. Dois-je encore m’en excuser ? (Fou rire !)

- De plus en plus de citoyens ont pris la mesure de l’ignominie et vomissent ce régime colonial, et dans la foulée conspuent leurs propres gouvernements de ne pas agir avec fermeté à l’encontre des responsables politiques d’un tel régime de terreur. (...) Cette paresse morale et intellectuelle aboutit à une inéluctable dérive, jusqu’à l’abandon de nos repères toujours plus vagues et flous, démontrant à quel point nos responsables politico-médiatiques ont perdu le minimum d’éthique.

Leur en prêter une trace aurait été de trop ou compromettant, sauf quand on s’exprime en leurs noms.

J’en déduis donc que ce texte s’adressait à ces "gouvernements" et autres "responsables politico-médiatiques" qui comme chacun sait devraient se conduire d’une manière exemplaire, au lieu de faire preuve de "paresse morale et intellectuelle", pour un peu s’ils n’étaient pas manifestement animés de mauvaises intentions envers les peuples, on se garderait bien de leur en prêter, par crainte de se montrer injuste envers vos "représentants", qui ne seront jamais les nôtres, désolés ! Comprenez-vous ce que cela signifie ?

- "Nous savions."

Vous saviez, on vous l’accorde volontiers, personne ne mettra en doute votre parole qui n’engage que vous.

- La Palestine est sacrifiée sur l’autel de nos lâchetés (...) nous avons laissé faire, mais nous continuons à laisser le mal absolu devenir une “ banalité ”, sous nos yeux, ce qui nous rend coresponsables du génocide.

Rien que cela, en voilà un discours tout à fait intolérable.

Car encore une fois, à qui se rapporte ce "nous" inclusif accusatoire que l’on retrouve partout, qui fustigez-vous de la sorte, on cherche à comprendre.

Macron et son gouvernement, auxquels vous reprochez finalement de ne pas avoir épousé la cause des humanistes. Pourquoi, auraient-ils dû en être autrement ? Une telle illusion vous rendrait pour le coup "coresponsables du génocide" des Palestiniens.

A moins qu’il s’agisse de nous, des travailleurs de ce pays que vous maltraiteriez ainsi, auquel cas nous dédaignerions ces ignobles accusations portées contre nous, car par ailleurs, nous vous reconnaissons aucun droit de vous exprimer en notre nom.

Je pencherais pour les deux à la fois, ce qui est peu flatteur dans l’un ou l’autre cas.

Et puis : Les conseilleurs ne sont pas les payeurs !

22/07/2024 19:19 par Ida

https://europalestine.com/2024/07/22/appel-a-rassemblement-ce-mardi-23-juillet-place-de-clichy-a-paris/

Il y a un rassemblement ce mardi 23 juillet 2024 de 18h à 21h sur la Place de Clichy. Venez svp si vous pouvez.
(Je ne sais pas si je peux donner ce genre d’info ici).

22/07/2024 19:50 par Ida

Monsieur Vanhove, merci pour votre article. Oui notre dette sera lourde. Concernant la question du "nous", nous qui savions : si NOUS TOUS nous sortions manifester pour demander un cessez-le-feu et un arrêt de la colonisation, alors les gouvernants réfléchiraient à deux fois sur ce qu’il faut faire, s’il faut continuer à envoyer des armes et de l’argent aux génocidaires sionistes.

Combien de personnes se sentent concernées par ce qui se passe en Palestine ? Combien de personnes pensent que ce n’est qu’une question régionale à régler, que c’est loin de chez nous, que cela ne nous concerne pas ? Combien de personnes pensent "c’est compliqué, qu’on n’y comprend rien" ?

Je partage ce sentiment sur la culpabilité collective, parce que si nous tous, oui TOUS, tout le monde, jeunes, actifs, retraités, enfants, parents, grands-parents descendions dans la rue pour dire stop, cela ferait une différence. Alors les Palestiniens verraient qu’ils ne sont pas oubliés. Les Palestiniens verraient que nous les comprenons et que nous ressentons leur peine dans notre chair aussi.
Subir des bombardements depuis 9 mois et demi, ne pas avoir à manger, ne pas avoir à boire, ne pas pouvoir dormir, se demander si le lendemain ils seront encore vivants, voir des morts, ramasser des membres humains, consoler les prisonniers libérés qui ne reconnaissent même plus leur famille, ne plus avoir d’hôpitaux, de médicaments, voir des enfants amputés, vivre parmi les décombres : non nous ne pouvons même pas imaginer ce que les Palestiniens sont en train de subir.
Leur seul et unique soutien c’est leur foi, sans elle, toute cette population aurait déjà sombrée dans la folie.

Si nous subissions ce que subit le peuple palestinien, que voudrions nous que le reste du monde fasse ? Nous voudrions que le maximum de personnes porte nos voix pour demander paix et justice.

Alors pardon si ce "nous" nous offense, mais c’est la vérité.

Plus les jours passent, plus la dictature, le fascisme, le néocolonialisme, le néolibéralisme (appelez ce mouvement comme vous le souhaitez) gagne du terrain, en Palestine et ailleurs. Et nous on croise les doigts et on fait le dos rond en attendant que l’orage passe. La députée Rima Hassan nous rappelle que la question de la Palestine est une question européenne.

L’avenir de la Palestine sera notre boussole pour le monde de demain.

Que faire à notre niveau de citoyens ? Parler de la situation en Palestine autour de nous, continuer à suivre l’actualité postée par les Palestiniens eux-mêmes, la partager, la commenter (non je sais que ce n’est pas facile), boycotter toutes les entreprises qui soutiennent les génocidaires (ce n’est pas compliqué de savoir lesquelles, ce sont les multinationales, dès que c’est une marque connue, n’achetez pas), venez aux manifestations, soutenez les députés qui parlent de la Palestine.

Parce que se mobiliser pour libérer la Palestine, c’est se battre pour un monde juste et une cause juste. Et je vais paraphraser une militante "si vous ne vous bougez pas pour la Palestine, votre tour viendra". Alors vous voyez qu’au final, je ne suis qu’une égoïste qui ne pense qu’à son petit quotidien qu’elle veut préserver.

On n’oublie pas, on ne pardonne pas. Free Palestine.

22/07/2024 21:48 par CAZA

"Palestine vaincra " C’ est ( ça devrait être ) ( espérons ) là .
<<< « Palestine vaincra ! » : acteurs, réseaux et pratiques concrètes de l’engagement en faveur de la cause palestinienne en France (années 1960-années 1980)
Thomas Maineult >>>

Faire copier/coller
https://www.cairn.info/revue-les-cahiers-sirice-2021-2-page-31.htm&wt.src=pdf

<<< Pourtant, en déduire que la gauche française a toujours pris fait et cause pour la cause palestinienne serait une erreur. On serait même loin du compte. D’abord parce qu’à gauche, en France, la SFIO, l’ancêtre du Parti socialiste, était plutôt dans la continuité des positions socialistes d’après-guerre, et favorable à Israël.>>>
Et voilà il y a longtemps que ça dure le soutient aux génocidaires de l’ état nation du peuple juif du fait qu’ ils font le " boulot" du capitalisme occidental chez les reubeux pour leur voler leur pétrole .
https://www.radiofrance.fr/franceculture/comment-l-extreme-gauche-a-choisi-la-palestine-mais-pas-a-n-importe-quel-prix-1886751

24/07/2024 20:27 par Palamède Singouin

« NOUS »… c’est d’abord ceux qui sont sensés savoir, les politiciens qui, paraît-il, nous représentent et qui décident. Qui décident que tout doit aller pour le mieux dans le meilleur des mondes pour les ultimes représentants anachroniques du racisme-colonialisme sur lequel « l’Occident » a bâti sa suprématie.
« NOUS » ce sont encore les journalistes, éditorialistes, « experts » et « intellectuels » médiatiques, qui sont sensés nous informer ou nous éclairer.

Dans ces deux catégories il faut distinguer ceux qui savent et le disent de ceux qui ne veulent pas savoir et qui diront plus tard « ON NE SAVAIT PAS ». C’est simple : les premiers, ceux qui savent et le disent, ne sont pas invités au dîner du CRIF. principale officine de propagande nazisraélienne en France.

« NOUS » c’est aussi vous et moi, ceux qui ont participé pendant des semaines à des rassemblement hebdomadaires de quelques dizaines de plus ou moins vieillards qui ont fini par disparaître faute de combattants, qui ont collé des affiches appelant au boycott de l’État raciste, versé quelques € à des associations solidaires, arboré un drapeau palestinien...et qui se demandent comme Lénine « Que faire ? ».

Et puis « NOUS » ce sont aussi ceux qui n’en on rien à cirer dont les préoccupations concernent plutôt le foot, le Tour et les Jeux Olympiques.

Ils sont majoritaires.

25/07/2024 08:48 par CAZA

Sur " l’ éternelle " lutte des Nous qui savions et nous battions on peut lire :
" Abdellali Hajjat, « Les comités Palestine (1970-1972). Aux origines du soutien de la cause palestinienne en France », Revue d’études palestiniennes, no 98, 2006, p. 74-92."
https://shs.hal.science/halshs-00370072/document

Et revoir Sartre ( le son arrive à la 30ème seconde ) qui fait semblant de ne pas soutenir le déjà génocide .
https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/caa7601366101/sartre-docteur-honoris-causa-israel

25/07/2024 12:26 par D.Vanhove

> j-cl tardieu : j’hésite toujours à répondre quand un commentaire me paraît incongru, mais finalement, je me joins à votre préliminaire, sans m’en excuser : il y a des choses qu’on ne peut pas laisser passer sans réagir…

d’abord je vous remercie d’avoir lu mon article, en effet, le nom ‘Palestine’ semble provoquer chez de nombreux citoyens, un sentiment de lassitude qui les fait de suite zapper vers autre chose ;

ensuite, je reprendrai les mots de la militante Audre Lorde lors d’une conférence en 1981 : « Je ne peux cacher ma colère pour éviter de heurter vos sentiments » ;

puis, en effet, je parle en mon nom et non seulement le revendique mais l’assume… en précisant tout de même que je ne suis pas issu de nulle part (comme n’importe qui devrait s’en souvenir) et véhicule donc un bagage que je n’ai pas choisi, hérité du milieu européen donc colonial et raciste dans lequel j’ai grandi et vécu, et qui m’a inévitablement chargé de préjugés racistes que je m’efforce de questionner à chq occasion, et celle-ci en est une, et non des moindres ;

aussi, quand j’utilise le terme ‘nous’, je m’y inclus et ne me désolidarise pas des autres avec qui je partage un quotidien pas toujours clair en termes de supériorité intériorisée sur l’autre et tous ceux qui ne sont pas de ma culture, et ne les ‘fustige’ pas mais nous adresse collectivement une mise en garde de ne pas nous habituer à l’innommable qui se déroule là, sous nos yeux ;

alors, que je vous aie secoué me ravit… mais je ne m’en prends certainement pas aux ‘travailleurs’ auxquels vous vous identifiez, dès lors qu’ayant toute ma vie été indépendant, je n’ai dû mon salaire à aucun patron et me suis évertué à le fabriquer moi-même chq mois, avec des semaines de 90 heures et de 6 jours sur 7, pour nourrir ma famille… donc, aucune leçon à recevoir de ce côté, ni de croire (comme vous le faites vous-même d’ailleurs) parler au nom de qui que ce soit, vous vous trompez de cible…

en revanche, je vous invite à lire la sociologue américaine Robin Diangelo « Fragilité blanche, ce racisme que les Blancs ne voient pas » où elle explique comment certains utilisent un mécanisme de défense voire de déni qui leur permet de détourner le fond du sujet dont il est question empêchant ainsi d’identifier le racisme systémique qui persiste dans nos sociétés, et ainsi, de le combattre… et dans l’idéologie sioniste en cours, cette évidence est criante

mais sans doute devriez-vous relire mon papier non en vous sentant coupable (ce qui n’est pas mon objectif), mais en nous sentant responsables (la nuance est de taille) de voir cette situation intolérable perdurer et ne pas arriver à faire plus que ce que nous faisons pour que cela contraigne nos décideurs politiques à des décisions à la mesure du drame absolu que vivent nos semblables palestiniens depuis des décennies

je terminerai pas la reprise de cette phrase du poète palestinien Mosab Abu Toha : « Le crime le plus odieux est de s’habituer à tout ça et de se taire » ou comme le disait autrefois et en d’autres temps (avec un air de ressemblance quand même), Bertolt Brecht : « Ce qui m’effraie le plus n’est pas tant le bruit des bottes que le silence des pantoufles »

b à v

25/07/2024 14:20 par Abdul

Et revoir Sartre ( le son arrive à la 30ème seconde ) qui fait semblant de ne pas soutenir le déjà génocide

Les honneurs déshonorent, le titre dégrade...

25/07/2024 19:16 par Julie

Pourquoi parle-t-on si peu dans la presse de gauche des mobilisations/ grèves/ solidarités des travailleurs à des échelles supranationales (continentales, mondiales), ça pourrait ouvrir le champ des possibles et nous rendre un peu d’espoir !

Imagine ce qui pourrait advenir d’une grève générale européenne des salariés de l’armement, contre la livraison d’armes de guerre à Israël... Imagine ce qui se passerait si les ouvriers américains rejoignaient les grèvistes européens...

J’apprends par exemple que des salariés d’un pays d’Amérique Latine ont fait une grève de 24h par solidarité avec celle des travailleurs d’une entreprise européenne (désolée, je ne retrouve pas l’article). Je n’en avais pas entendu parler. N’est-ce pas aussi important que les basses trahisons (qu’il convient bien sûr de continuer à dénoncer) du personnel politique ?

J’ai eu quelques échos de grèves ou actions de travailleurs européens en soutien à Gaza. Mais qui ne semblent pas avoir dépassé chacune le cadre de l’entreprise qui en avait pris l’initiative, initiative qui semble être restée isolée. Ne pourrait-on faire mieux ?

Je l’ai déjà écrit ailleurs, je prie ceux qui l’ont déjà lu de bien vouloir excuser cette redondance.

Seule la solidarité et l’union des travailleurs par delà les frontières nous permettra d’avancer vers "un autre monde possible". C’est à cette solidarité qu’il faut faire de la publicité chaque fois qu’elle se manifeste, si l’on veut qu’elle se propage, qu’elle fasse "tache d’huile".
L’histoire n’est pas exempte de tels mouvements de solidarité internationale. Aujourd’hui nous disposons de moyens de communication qui pourraient nous permettre de faire beaucoup mieux !

Les états, quels qu’ils soient, sont au service de ceux qui disposent de la puissance (pourtant virtuelle !) du fric accumulé. Leur rôle n’est pas de protéger les populations mais de gérer au mieux les services attendus par ceux qu’ils servent.

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