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Si Macron reçoit une majorité absolue, il foncera. Il aura les pleins pouvoirs. Et ça va faire très mal.

En campagne sans trêve

Dans le train de Marseille vers l’est, je reprends le clavier. Un post commencé et abandonné plusieurs fois me sert de support pour reprendre la parole par écrit. L’exercice s’ajoute à « La Revue de la semaine » https://www.youtube.com/watch?v=-TvcSII1qbc&list=PLnAm9o_Xn_3CzSZhVkM6dG2adkfyp8QZ_ à laquelle je reste bien fidèle comme au premier de mes médias personnels. En effet, plus que jamais on ne peut pas compter sur la médiasphère officielle pour faire autre chose que du bruit de couloir, du dénigrement et de la confusion.

Aucun débat sur les sujets en cause, une fois de plus, toujours les mêmes campagnes répugnantes contre nous avec quelques records battus par les habitués du genre. Mais surtout c’est la confusion par les ignorants et fainéants qui continuent à nous nommer « Front de gauche » alors que cette organisation a disparu depuis deux ans. Et maintenant, nous découvrons même des « France insoumise-PCF » pour pronostiquer le nombre des sièges que nous emporterions alors même que le PCF a déjà décidé de siéger dans son propre groupe et d’opposer ses candidats aux nôtres sur le terrain. Une fois de plus, la démocratie est lourdement mise en danger par la médiasphère officielle devenue au mieux crassement ignorante, au pire une pure machine à créer du sensationnel macroniste à n’importe quel prix. Contourner ces médias et nous exprimer directement est un enjeu essentiel, comme pendant la présidentielle.

Carnet de campagne
Je mouille la chemise : en une semaine j’ai couru trois circonscriptions de Lille, quatre à Paris, une en Seine-Saint-Denis à Montreuil où a eu lieu le plus important meeting de toute cette campagne. Et bien sûr, j’ai animé trois interventions dans Marseille. Cela fait onze prises de parole, cinq heures et demi de discours et quelques grosses centaines de kilomètres de trajet en train et automobile.
https://www.facebook.com/JLMelenchon/videos/10155408743223750/
Presque partout un constat : nous sommes presque seuls à faire campagne. Et ça se voit. Les horoscopes sont meilleurs qu’il y paraît en dépit d’un certain acharnement médiatique soit à nous invisibiliser comme à Montreuil, soit à me diaboliser. On nous place à 15%, et Macron à 30%. Une finesse que les mathématiques ne peuvent connaître dans la mesure où les candidatures des amis de Macron sont présents dans moins de circonscriptions que les nôtres. Un doute que conforte le sondage réalisé pour L’Obs qui titre : « Près d’un Français sur deux souhaite une majorité absolue pour Macron » alors qu’il s’agit de 43% des sondés, c’est-à-dire « moins d’un français sur deux » pour parler clair. Une élection ouverte que gagneront les plus déterminés à voter !

Depuis que j’ai été éloigné de ce clavier, il y a eu les diverses cérémonies du sacre du nouveau monarque présidentiel et les tonnes de commentaires serviles et béats qui les ont accompagnés. Il y a eu la formation du gouvernement. Et de nouvelles tonnes de béatitudes de commande. Il y a eu aussi la reprise de ces exercices de dénigrement de ma personne qui déshonore souvent davantage ses auteurs que moi. En plus de quoi, avec ma candidature à Marseille, tous les plumitifs haineux peuvent reprendre contre moi les arpèges du slogan contre mon « parachutage », version soft et mondaine du slogan lepeniste « on est chez nous ! ». Bof !

Mais pour moi, l’évènement de cette semaine là, ce fut ce déplacement en Creuse, à La Souterraine https://www.youtube.com/watch?v=7VItu9Corbc aux côtés des salariés de GM&S en lutte pour sauver leur emploi. Je m’y suis ressourcé. Aucun doute, aucune hésitation, aucune lassitude ni fatigue ne résiste au contact avec ce qui est le sens profond de mon engagement philosophique et politique. Ma famille pour toujours, ce sont ces braves gens hautement qualifiés menant leur vie en la gagnant et en donnant ensuite tant et tant autour d’eux. Les miens en lutte pour leur survie ne font pas que m’appeler à la rescousse ! Il me disent qui je suis en tant que personne impliquée dans la vie de mes semblables. Je le dis mal, mais je crois cependant utile de le dire. Nous sommes si nombreux dans ce cas ! La détresse des miens en lutte, exprimée avec tant de pudeur, les yeux rougis par le manque de sommeil, les traits tirés par l’angoisse, le souffle court à l’heure où ils portent sur leur dos les lendemains de toutes leurs familles, tout me fait devoir. Sur place, je me suis d’abord inquiété de ça ! Leur santé, leur fatigue. L’un me dit : « ça fait dix ans que ça dure », car c’est la troisième « liquidation judiciaire » en cours. Dix ans de crise et de lutte contre les menaces de fermeture. Que c’est long. Que c’est usant.

Pour finir, le ministre a fait ce que j’avais demandé quasi en plaisantant : prendre son téléphone et appeler PSA et Renault chez qui l’État est actionnaire pour garantir un niveau de commandes. En fait j’avais repris à la volée un argument de la conversation avec Jean-Marc, le délégué syndical CGT, à qui j’avais demandé : « c’est compliqué d’obtenir la relance de l’activité ? » Et lui : « compliqué comme un coup de téléphone, etc. ». Le 23 mai, le tribunal de commerce a donné un nouveau délai jusqu’au 30 juin pour une solution. Dix ans et encore un mois et demi de lutte pour son gagne pain. À bas ce système !

Après cette présidentielle qui nous est passée au bout de doigts à 600 000 voix près, je dois passer à la suite séance tenante, en reportant à cet été le temps des bilans intimes sans lesquels personne ne peut vivre une vie maitrisée. Sans pause, après la terrible charge psychologique et physique de la campagne présidentielle, après la frustration du résultat, il faut lancer aussitôt l’offensive suivante : celle des élections législatives. Il le faut, parce qu’une fois de plus, une possibilité formidable existe de renverser le cours des évènements.

L’élection législative qui s’annonce ne ressemble guère à celles que nous avons connues dans le passé. Qui aura la majorité des sièges, où sera le centre de gravité de la prochaine Assemblée, quel programme s’appliquera ? Ce n’est pas joué. Les sondages restent incertains. Seuls les commentateurs ont des certitudes. Ainsi quand L’Obs titre : « Près d’un Français sur deux souhaite une majorité pour Macron », comme je l’écrivais plus haut. L’article qui suit est plus réservé. En effet, je l’ai dit, il apparait que cette presque moitié est juste faite de 43% des sondés… C’est un fait bien nouveau qu’il n’y ait pas de majorité pour vouloir donner une majorité au président nouvellement élu. Et le même papier montre que 19 % des sondés demandent un gouvernement de cohabitation dirigé par « La France Insoumise ». Cela prouverait que la ligne d’action du mouvement a été entendue par ceux qui ont voté pour nous à l’élection présidentielle. C’est déjà pas mal. Mais comme il n’y aurait que 15% pour vouloir la même chose avec le FN ou LR j’en déduis que pour ces analystes, les deux seules forces en dynamique sont « En Marche » et « La France Insoumise ». Alors, ce n’est pas rien, les sondés nous identifient comme les premiers opposants au gouvernement Macron.

Fatigue et déconvenue sont donc passées au second plan car elles seraient bien mauvaises conseillères. Nous nous sommes donc redéployés. Je dis « nous » en pensant aux centaines de personnes qui ont encadrés la glorieuse campagne présidentielle. Les uns sont restés en équipe centrale pour alimenter tout le reste du dispositif national, les autres sont sur le terrain des circonscriptions. Des centaines de personnes, filles et garçons, sont en train d’y gagner leurs galons à la dure. Et dans la quasi-totalité des cas (94% !), c’est la première bataille politique publique de leur vie. Moyenne d’âge : 41 ans ; 64% sans étiquette de parti. Où que j’aille les voir sur le terrain, ils m’impressionnent. Leur âge, souvent bouleversant pour quelqu’un de ma génération, ces petites trentaines de tous côtés, me font voir que la relève est assurée pour de nombreuses années. Je sais que j’ai rempli ma mission.

Droits comme des I, perfectionnistes au travail militant, disciplinés dans l’action, formés à haut niveau, parlant tous droit et clair, je les vois à des années lumières des intrigants entortillés qui continuent à tomber des branches mortes des vieux partis. La levée en masse produite par la plateforme « La France Insoumise » a également produit ses fleurons d’énergies, d’initiatives et de volontaires pour marcher devant. Car dans notre cas, il y a surtout beaucoup de coups à prendre. Et tous ont un boulot ou en cherchent un. S’exposer n’est simple que pour les importants ou les parvenus des partis de la caste ! C’est d’ailleurs notre fierté d’avoir non seulement 99,99% de candidats qui ont une vie et un métier du commun mais aussi parmi eux des précaires et des chômeurs en première ligne de notre combat.

Il y a de l’angoisse dans nos rangs. Beaucoup mesurent le caractère dramatique de l’enjeu. Si Macron reçoit une majorité absolue, il foncera. Il aura les pleins pouvoirs. Et ça va faire très mal. Code du travail, école, et ainsi de suite, tout va y passer. Le ton du Medef osant un « on a assez discuté » et du porte-parole de l’Elysée Castaner (PS) à l’adresse des syndicats, « on n’a pas le droit de bloquer » sur cette réforme du Code du travail, font froid dans le dos.

L’alerte sur ce sujet a été bien comprise dans les prises de paroles de rue que j’ai faites à Lille et à Paris. Certes, il y avait la surprise de voir tant de monde dans la rue à des heures qui n’étaient pas le plus commodes pour le tout venant. Mais c’est une fois de plus la qualité de l’écoute, la réactivité des présents qui m’ont marqués. On voit clairement que l’élan de la présidentielle n’est pas retombé. Au demeurant, les volontaires affluent pour participer à la campagne en appui à nos candidatures.

Le point d’orgue de cette semaine du 23 mai, ce fut évidemment le rassemblement sur la place de la mairie à Montreuil. Les organisateurs ont annoncé 1500 personnes mais je peux dire que j’en ai vu davantage depuis l’estrade d’où je parlais… L’appui à mon porte-parole de campagne, Alexis Corbière, est massif. Lui-même a eu beaucoup de talent pour prendre pied : la signification politique nationale de sa candidature a été bien comprise en dépit de la campagne indigne contre son « parachutage ». Un peu partout d’ailleurs, la greffe prend de même. Cela atteste de la maturité politique de nos soutiens. Le vieux discours localo-localiste des candidats « bien de chez nous » qui « connaissent les dossiers locaux » ne prend plus. Les gens savent que l’enjeu est national, qu’il concerne la politique du pays dans son sens le plus large.

Cela était déjà vrai dans un passé récent. Je me souviens avoir gagné mille voix en trois semaines à Hénin-Beaumont alors même que jouaient les cornemuses du PS contre mon « parachutage » et que pleuvaient les louanges pour « l’élu PS de terrain qui connait ses dossiers ». Il gagna au deuxième tour . Mais le FN a pris ensuite tous les postes à élire. Et Madame Le Pen, de nouveau présente sur place pour la législative, ne perd pas une seconde à essayer d’imiter le maire FN de la localité. Les candidats maires-adjoints exaspèrent s’ils veulent jouer leur élection sur leur « connaissance des dossiers locaux et la proximité avec les gens ». Les gens savent que c’est bidon. Ils savent que l’élection législative n’est pas la municipale, que ce dont on a besoin c’est de voix qui portent, qui fassent honneur, qui portent la parole des autres. Cet élément de psychologie collective-là fait partie de la fin du vieux monde. Il en est ainsi parce que chacun sent de façon plus ou moins claire que de grandes émotions murissent au coeur du pays.

La France insoumise, une cohérence conquérante
En tenant sa Convention nationale pour les élections législatives https://www.youtube.com/watch?v=LlZMnyE9RUE ce dimanche 13 mai, le mouvement « La France insoumise » (LFI)https://lafranceinsoumise.fr/ a franchi à sa façon un nouveau pas dans sa construction. Mais surtout, en franchissant ce seuil, cette réunion aura été une étape dans la réorganisation du paysage politique de notre pays. Car nous prouvons que nous sommes capables d’assumer notre responsabilité de première force politique dans de si nombreuses grandes villes. En effet, « La France insoumise » n’existe que depuis février 2016, mais elle est déjà capable de présenter 560 candidatures aux élections législatives. Je suis militant depuis assez longtemps pour savoir quel exploit ce maillage du terrain représente !

Ainsi, où que l’on soit sur le territoire de la République française, en métropole et en Outre-mer (à l’exception de Wallis et Futuna, hélas), il sera possible aux prochaines élections de voter pour quelqu’un qui représente nos idées. Dès lors, la mouvance qui s’est rassemblée autour de ma candidature pour les élections présidentielles a les moyens de se regrouper de nouveaux. Sept millions de personnes sont concernées. Si cela se fait, nos candidats seront présents au deuxième tour dans 78% des circonscriptions. Naturellement, il y a un certain nombre de candidatures extérieures à nos rangs que nous soutenons mais qui ne se déclarent pas sous le label « France insoumise » sur les formulaires de candidature à déposer en préfecture. Elles soustrairont leurs résultats du total qui sera comptabilisé. C’est dommage. Je n’en suis que plus reconnaissant aux personnalités qui ont accepté de se déclarer « France Insoumise » sur les formulaires, quand bien même elles ne signent pas la Charte https://lafranceinsoumise.fr/campagnes/campagne-legislatives-2017/charte-candidat-e-s/ et même choisissent une autre association de financement où sera reversée l’allocation publique. La perte sera donc moins grande.

C’est pourquoi je trouve si important, si décisive la façon avec laquelle a été préparé la campagne des élections législatives. Sur le plan purement politique ce fut simple. L’équipe qui animait la campagne présidentielle a produit l’équipe qui anime cette campagne législative. Les personnages sont les mêmes, ils officient aux mêmes fonctions qu’ils ont si brillamment rempli dans la période précédente. À mes yeux, il fallait à tout prix que le plus grand nombre d’entre eux soit personnellement candidat. Car c’est de cette façon que la formation politique personnelle s’affine par l’apprentissage du contact de terrain. La jeunesse de la plupart des animateurs de notre campagne fortifie cette exigence.

La désignation des candidats s’est faite sur la base du vivier de candidatures proposées après un appel général à tous les insoumis. Des assemblées locales ont transmis des listes, parfois assorties d’avis de préférence, parfois non, pour éviter les tensions ou tout simplement parce que les gens estimaient qu’ils ne se connaissaient pas assez. Comme il s’agit d’une bataille nationale c’est évidemment au niveau national que s’est opérée la sélection et la décision. Sans cela, aucun critère n’aurait pu être respecté. La parité femme/homme, la diversité sociale, tout aurait été remis au hasard des regroupements locaux et de leurs éventuelles batailles d’influence interne.

Ce comité électoral comportait une plénière et un executif en quelque sorte qui assurait la permanence quotidienne du travail à accomplir. La coordination était assurée par quelqu’un qui n’était pas elle-même candidate : Martine Billard. L’ancienne députée de Paris est assez expérimentée politiquement pour savoir tenir un cap aussi complexe que celui qui était projeté. Ce comité électoral national a été composé de représentants de « l’espace politique » (représentation des partis et groupes politiques qui appuient le mouvement), de « l’espace des luttes » (représentation des acteurs des luttes sociales et environnementales) qui participent à la vie du mouvement « La France insoumise ». Mais il y avait surtout une moitié de membres tirés au sort parmi des insoumis. Chacun des membres de ce comité électoral a personnellement participé aux tâches, pris en charge les dossiers, des circonscriptions, des départements. Des milliers d’heures de travail, des dizaines de réunions, souvent le dimanche, pour permettre à tout le monde de participer. Car l’une des caractéristiques de ce comité, comme de nos listes de candidatures, est que la quasi-totalité de ses membres ont une vie professionnelle qui les rend moins facilement disponibles. La mission est accomplie. Nous sommes en ordre de bataille. Nous sommes à la hauteur de notre responsabilité. Nous pouvons commencer écrire la page suivante en confiance et avec fierté.

L’objectif essentiel à nos yeux est le suivant : quelle que soit l’issue de l’élection, le résultat affiché doit permettre une démonstration de force face au macronisme et au FN. Il nous faut construire un point d’appui central pour la suite des combats. Quels que soient leurs motifs, ceux qui ont refusé d’entendre que « La France insoumise » est un label commun et une plateforme d’action commune autour d’un programme, et non le lieu d’une dissolution de leur identité particulière, commettent une très lourde erreur. Ils se placent, sans raison, en dehors d’un processus populaire de vaste ampleur. Ce n’est pas faute d’avoir multiplié les mises en garde et les mains tendues. Mais c’est ainsi. C’est dommage car ce sera aussi un moins pour ce qui aurait dû être un score englobant tout le monde et donc profitant à tout le monde. L’obsession identitaire conduit tout droit à la marginalisation des identités politiques concernées. En réalité, elle est parfois bien étrange et débouche sur des aberrations . Oui, étrange de voir le PCF revendiquer une affirmation identitaire tout en se rebaptisant partout « Front de gauche ». Une pauvre tentative de récupération alors que cette organisation n’existe plus depuis deux ans, et qu’elle a aussi disparu de la nomenclature du Ministère de l’Intérieur ! Et toute cette campagne de dénigrement personnalisée contre moi, systématique depuis tant de mois, tout cet auto-isolement pour voir afficher le sigle PCF sur les tableaux du Ministère de l’Intérieur avec le résultat groupusculaire qu’annoncent les sondages : voilà qui me dépasse.

Au fond les turpitudes de ces « négociations » en trompe l’œil auront accéléré l’apprentissage du comité électoral de « La France insoumise » composé pour moitié de gens tirés au sort et peu expérimentés. Elles leur auront imposé la nécessité d’avancer sans tergiverser. Car on sait comment en pleines négociations les dirigeants du PCF prirent la responsabilité de déclencher leur campagne sans prévenir. Au fond je crois que ce mauvais coup nous a épargné de faire une lourde erreur. Un accord nous aurait affaibli dans l’opinion en nous obligeant à devoir assumer de drôles de promiscuités. Car évidemment pendant qu’on discutait, en cachette, le système des accords locaux entre compères s’est remis en place département par département. Il comporte cette fois-ci encore tout l’arc des grosses combines démoralisantes habituelles, jusqu’à des accords départementaux PCF-PS-EELV comme dans le Jura, la Marne, les Yvelines et un certain nombre de circonscriptions, par-ci, par-là, en fonction des vieux copinages. Sans oublier quelques coups de billard à bandes, joués sous la forme de retraits croisés de candidatures entre bons amis. Et quelques autres coups tordus, comme ces candidats « France insoumise » qui au dernier moment et à la surprise générale se déclarent PCF en préfecture. Et combien d’autres que je renonce à décrire, pour ne pas leur donner une importance qu’ils ne méritent pas en dépit de l’écoeurement qu’ils soulèvent dans nos rangs.

Cette pauvre obsession partisane se retrouve aussi dans le ciblage opéré pour contrer sur le terrain les principales figures de la nouvelle génération d’animateurs de notre mouvement. Je déplore cet acharnement sectaire. Mais nous n’y avons pas cédé en dépit de harcèlements incessants. Ce qui est en cause, ce n’est pas le partage des places ni l’argent public, puisque nous étions prêts à abandonner l’un et l’autre. Ce qui compte c’est notre fidélité au programme pour lequel les gens ont voté à la présidentielle. On ne transige pas sur ce sujet. Mais de ce programme, aucun des « unitaires » ne voulaient en accepter le parrainage. Ni d’y rester fidèles une fois élu. Ni de respecter une discipline de groupe sur ce point. Comment, alors, nous imaginer revenir vers nos électeurs pour leur dire : « vous avez voté pour la sortie du nucléaire, on vous demande de voter pour quelqu’un qui est contre. Vous avez voté pour le référendum révocatoire des élus, votez à présent pour quelqu’un qui n’en veut pas » ? Et ainsi de suite.

Cette question n’effleure même pas l’esprit de nos ardents « unitaires ». Ils se représentent l’électorat « France insoumise » comme une masse captive en attente des consignes de ses chefs, à l’ancienne. Ils n’ont rien compris. Et de même, ils font comme si « la gauche » était une étiquette pertinente, sans autre preuve à en donner que de s’en réclamer. Le PS a bien compris que c’était là sa bouée de sauvetage. Sur tous les murs de France on voit donc ses candidats se proclamer « votre député de gauche ». Quand on connaît le nombre d’entre eux qui s’apprête à rejoindre « la majorité présidentielle » de Macron, on voit bien quelle confusion charrient de telles étiquettes ! Cette façon de faire, sous prétexte de « rassemblement de la gauche » est donc vite réduite à ces fameuses alliances « tuyaux de poêle » où d’un candidat à l’autre, dans un même département, les alliances et les soutiens changent et peuvent conduire à inclure dans un même ensemble les combinaisons les plus improbables et parfois les plus répulsives. Un tel méli-mélo est évidemment illisible sur le plan national et sans perspectives communes après les élections. On l’a vu dans les élections régionales et départementales, sans parler des municipales. Recommence qui veut. Sans nous.

Au PS aussi, la comédie est à son comble. Sous prétexte « d’union » et de « rassemblement de la gauche », nous sommes pris à partie pour « l’union » par les mêmes qui nous traitaient il y a peu de dictateurs et autres délicatesses. C’est une fois de plus, dans un emballage à peine modifié, le numéro de l’union « de Macron à Mélenchon » dont nous avons été abreuvés l’an passé. Car les « unitaires » se gardent bien de quitter le PS ou de couper le cordon avec les candidats prêts à changer de camp le moment venu, c’est-à-dire après l’élection. Sur le terrain, le chaos est à son comble, tout ce petit monde se proclamant « la gauche ». La palme d’or de la confusion revenant aux « Hamonistes », tous déclarés PS, qui, dorénavant, par-ci, par-là, soutiennent des candidats PCF ou EELV contre des candidats PS. Et bien sûr, toujours avec l’espoir de mettre en échec « La France insoumise », comme à la présidentielle. Quant à EELV, comme on le sait depuis Yannick Jadot, ses candidats sont disponibles pour toutes les combines, y compris les retraits inopinés. Au total, nous nous tenons à distance de toutes ces agitations groupusculaires qui démoralisent tous ceux qui ont à en connaitre. Notre ligne d’horizon est ailleurs.

Pour autant, la divergence est en effet profonde sur le plan de la stratégie. Notre raisonnement ne se déroule pas dans le cadre de pensée du « sauve qui peut, la boutique d’abord ! ». Au contraire ! Nous voulons une campagne lisible, homogène nationalement et construite sur un projet conquérant. Selon la part que nous retrouverons des 7 millions de voix qui se sont regroupées pour la présidentielle, « La France insoumise », le destin peut basculer. Si ces électeurs reviennent, nous serons présents presque partout au second tour. Nous pouvons alors former le cœur d’une nouvelle majorité et un gouvernement. Une fois de plus, la même coalition d’intérêts de boutiques, comme d’un bout à l’autre de la campagne présidentielle, sous prétexte « d’unité », s’arcboute pour nous faire échouer.

En toute hypothèse, notre but est que le résultat en pourcentage fasse de notre mouvement un point d’appui fort pour l’action dans le nouveau paysage français. Tout de même ! Est-ce si dfficile a comprendre qu’il faut inspirer confiance en étant forts ? Est-ce si difficile a comprendre qu’on est plus mobilisateur pour les plus faibles et désemparés quand on est forts ? Et cela facilitera aussi le travail de tous ceux qui voudront s’y adjoindre ensuite pour préparer l’avenir du projet humaniste écologique et social qui est notre idéal commun.

Car ce qui est en cause, ce n’est pas l’avenir de tel ou tel parti mais l’existence d’une alternative crédible face au rouleau compresseur du marteau pilon libéral. Et cela passe par une représentation politique forte, lisible et stable. La question de la représentation politique est en effet posée de face acérée dans notre pays. C’est une question essentielle pour une démocratie, je n’apprends rien à personne sur ce point. Il y a sous nos yeux l’écroulement des deux partis traditionnels que sont « Les Républicains » d’un côté et le PS de l’autre. Et sous nos yeux de même ont émergé de façon concomitante de nouvelles forces politiques de masse comme « en Marche » ou « La France insoumise ».

Cela instaure de ce fait même de nouveaux objectifs et d’autres règles du jeu. « La France insoumise » s’est immédiatement adaptée à ce nouveau contexte d’explosion du champ politique auquel elle a si activement contribué. Une fois atteint presque 20 % des suffrages exprimés au premier tour de l’élection présidentielle, il était essentiel d’organiser la suite du combat dans la continuité de ce qui venait d’être réalisé. En pleine responsabilité. Une nouvelle fois, donc, il ne pouvait être question d’avoir pour objectif de « rassembler la gauche » selon l’expression consacrée pour désigner un système de géométrie variable des alliances suivant les circonscriptions, les départements et les régions. Mais au contraire il s’agit de créer une centralité politique car c’est une condition incontournable pour « fédérer le peuple ».

Le moyen de cette opération, nous en disposons. Il s’agit d’abord et avant tout de la valoristion du programme « L’Avenir en commun ». Chacun sait que nous avons concentré tous nos efforts dans la campagne à faire de ce document le référent commun. C’est au point qu’on peut résumer en une formule ce que nous sommes : le mouvement « la France insoumise » c’est le programme « L’Avenir en commun ». Les études montrent que 80 % de ceux qui ont voté pour nous l’ont fait par adhésion. C’est le taux le plus fort de toutes les candidatures. Ce programme reste donc le centre de tout pour nous puisque c’est lui qui fédère nos électeurs et nous donnet les moyens de parler aux autres. La fidélité à nos engagements, le respect de nos électeurs, l’engagement de nos candidatures aux législatives et de nos députés demain, c’est le programme « L’Avenir en commun ».

Nous établissons donc un lien total entre la campagne présidentielle et cette nouvelle campagne législative : de nouveau nous nous battons pour ce programme, de nouveaux nous nous battons pour gagner. C’est pourquoi la symbolique de la campagne présidentielle est elle aussi centrale dans la campagne actuelle des législatives. Il s’agit ici de l’usage du « phi » comme symbole commun jusque sur le bulletin de vote, et de la référence à ma personne comme autre symbole visuel de cette campagne surlignant la continuité avec l’élection présidentielle.

Dans ces conditions, quel que soit le résultat, la campagne législative sera de nouveau un moment d’éducation populaire et d’instruction mutuelle. Elle devrait permettre d’approfondir l’ancrage de l’adhésion au programme « L’Avenir en commun » comme une référence sans cesse plus collective dans notre peuple. Maints protagonistes de la campagne ont cru que cette référence au programme était un fait de communication. En effet, depuis la fin du programme commun de la gauche, il est devenu banal de considérer les programmes comme des chiffons de papier à durée de vie limitée. À droite il en va de même depuis l’indépassable formule de Charles Pasqua selon laquelle « les promesses n’engagent que ceux qui les croient ». Et, cette fois-ci encore : le PS et LR ont changé de programme entre les présidentielles et les législatives. Notre façon de faire prend le contre-pied total de cette attitude cynique.

Voyez comment en commençant tôt dans cette campagne présidentielle et en construisant toute l’action autour de la préparation du programme puis de sa diffusion nous avons préparé le développement de notre influence, et notre résistance notamment dans les moments difficiles de la campagne, ceux ou la confusion était la plus grande. De même en travaillant de cette façon a construire une conscience politique de masse et de haut niveau nous préparons la suite. Dans les évènements chaotiques qui vont venir, l’existence d’une force de masse, cohérente politiquement sera un atout considérable pour l’action populaire qui cherchera son chemin.

Le moment politique
Il faut dire un mot du coup d’œil que je jette sur le moment politique. Pour moi, le nouveau paysage, c’est celui de la première étape de la période « qu’ils s’en aillent tous » que vit notre pays. Un « dégagisme » de masse est amorcé. Les deux partis centraux du système se sont écroulés. Une réorganisation générale s’opère. Au fond, le sens de cette organisation est assez simple : les deux partis n’ont pas accompli la mission qui était attendue d’eux par leurs bases sociales respectives. Ils ont donc eux-mêmes congédiés leur base électorale.

Un tel phénomène implique évidemment l’entrée dans une période de grand brouillage des repères, de brouillage dans l’attribution des mots de référence, et ainsi de suite. Nous sommes en plein au cœur de cette période où tout se réorganise dans le désordre. À mes yeux, la compétition s’opère entre trois pôles politiques : celui qu’incarne le président Macron et qui va du « centre-gauche » à la droite, celui de Madame Le Pen confinée à l’extrême droite, le nôtre qui va de la gauche traditionnelle aux confins de l’humanisme écologique. Si l’on veut que le débat ait lieu, si l’on veut que les votes tranchent de véritables options, notre intérêt bien compris est de faire vivre sans nostalgie ce paysage.

Il va de soi que, dans la compétition qui nous opposera aux autres, notre devoir est d’être cohérent et uni, fortement liés les uns aux autres par l’adhésion au programme « L’Avenir en commun » et clairement délimités par rapport à la traditionnelle « soupe aux sigles », c’est-à-dire au système des alliances à géométrie variable qui rend toute action politique illisible et tout programme incrédible. Je parle de cette cohérence et de cette délimitation comme d’un devoir politique d’efficacité pour le combat.

Car, dans le même temps, je compte bien que nos deux adversaires, le Macronisme et l’extrême droite, entrent au contraire, eux, dans un processus de balkanisation dont on voit dès à présent les prémices se réunir. La nébuleuse Macroniste se constitue comme un agrégat de toutes sortes de vieilles forces et de personnages plutôt habitués aux parcours individuels, pompeusement rebaptisés « société civile ». Il n’est pas du tout sûr que la compétition des ambitions individuelles et la force en retour du choc social que va déclencher la mise en œuvre de la politique du président permette à cet agrégat de résister aux chocs inévitables.

Il s’agit là d’un effet de système. Le discerner n’implique aucun jugement de valeur sur les personnes ni sur les groupes. Un effet de système a ceci de particulier qu’il s’impose à la volonté particulière des individus qui pourtant le déclenchent. Le Macronisme politique pourrait bien vite donner à voir sa trame initiale : une sorte de mer des Sargasse politique, une Cour des miracles pomponnée et parfumée. N’est pas César qui veut, en effet. Le Césarisme s’impose aux factions qui l’ont rendu possible en les subjuguant ou en les détruisant. Macron a trop composé, trop recyclé, trop fait d’accords. Chaque traître à son parti initial, qui aura été réinvesti pour être député, aura par cela même pris le goût des trahisons impunies. Une très mauvaise éducation initiale.

En toute hypothèse, le projet macroniste n’est applicable qu’en détruisant toutes les structures corporatives politiques de l’ancien système. S’il ne le fait pas au moment où il va constituer son groupe parlementaire, le moment politique sera passé pour lui, et la suite de son parcours devrait vite devenir plus chaotique que ses premiers pas dans la cour du Louvre ! Et même d’autant plus vite que la résistance sociale se déclenchera. Car le mandat impératif de Macron c’est l’affrontement social pour achever la mise en place de la feuille de route de la Commission européenne. Ce n’est pas rien que d’executer ce plan.

En ce qui concerne l’extrême droite, un signe semble attester du fait qu’elle a peut-être atteint son sommet. Et le premier de ces signes est qu’au premier tour de l’élection présidentielle nous lui avons repris le terrain dans toute une série de milieux hautement symbolique ! Le dire, ce n’est pas sous-estimer le nombre considérable de suffrages qui se sont portés sur la candidature de Madame Le Pen au deuxième tour. Considérable en effet si l’on tient compte de la nullité de la candidate dans le débat final et des zigzags d’orientation politique sur le programme tout au long de sa campagne. Le dire c’est comprendre que le Front National est arrivé au point où il devient particulièrement difficile pour lui d’opérer une synthèse réelle entre les éléments sociaux qui le composent.

La base populaire antilibérale, les milieux proches de la droite traditionnelle, les mouvances identitaires, les courants nationalistes contradictoires, unis d’ordinaire par quelques formules approximatives qui peuvent leur tenir lieu de raison de voter ensemble pour protester en commun, lorsqu’ils parviennent aux portes du pouvoir, ne supportent plus d’être contredits les uns par les autres, parce que l’essentiel est alors en jeu. L’embrouille sur l’euro à quitter ou non, ou à transformer en monnaie commune avec une double circulation monétaire dans le pays, tout ce galimatias stupéfiant n’a éclaté au grand jour que parce qu’il s’agissait de passer aux actes.

Madame Le Pen et Monsieur Philipot ont cru tout pouvoir régler et élargir leur base électorale en collant à nos thèmes, à nos mots, jusqu’à la caricature. C’est un échec complet. Le contraire de ce qu’ils avaient prévu s’est produit. Nous leur avons repris le terrain parce que la cohérence de « la planification écologique » est de notre côté même quand Madame Le Pen nous emprunte le mot. On peut même dire qu’en augmentant la diffusion de ce mot, elle augmente la diffusion de la grammaire qui le rend compréhensible. Et ce n’est pas la sienne. Le père Le Pen disait : « on préfère toujours l’original à la copie », il n’avait pas tort sur ce point. Dans ces conditions, Florian Philipot a été notre allié objectif le plus efficace. Car en faisant le choix de nous « coller » sur des thèmes et des mots, le FN a abandonné la tâche, qui était pourtant sa chance, de réorganiser la droite en pleine décomposition sous les coups de l’affaire Fillon et de l’offensive Macron. Marine Le Pen a sans doute manqué une occasion que l’Histoire ne lui représentera pas de sitôt. Car si cette réorganisation de la droite se fait en dehors du Front National, si Macron parvient à forger un nouvel axe à droite dans le même temps où « la France insoumise » étendra son audience populaire, alors le retour à la case départ groupusculaire de l’extrême droite pourra commencer.

À propos du mouvement « La France insoumise »
J’utilise souvent ce blog pour poster au fil des évènements des observations sur la vie du mouvement que nous avons constitué avec « La France insoumise ». Je ne dis pas que ce soit un sujet qui passionne les observateurs. Ce n’est pas très important. Mais je me désole de voir que le contenu théorique de ce type de question ne retienne pas l’intérêt de ceux qui se sentent concernés par les discussions sur la forme que doit prendre une organisation politique de nos jours, en général, et dans notre famille, héritière du « mouvement ouvrier », en particulier. En ai-je lu, pourtant, des dissertations sur la « crise de la forme parti » !!!!! À présent, devant un fait concret et une tentative concrète de passer a l’acte du dépassement, ne surnagent que quelques papiers ici ou là, quasi tous animés par l’esprit de règlement de compte qui anime toute la « petite gauche » qui accable notre action de sarcasme pontifiants. Mais pourtant « elle tourne » !

Car la Convention nationale du mouvement « la France insoumise » qui a ratifié notre liste de candidatures aux élections législatives a pris place dans un moment particulièrement porteur de la vie de notre mouvement. Beaucoup ne s’en sont pas rendues compte, mais ce fut un événement que de voir passer à 500 000 le nombre des personnes déclarant leur appui au mouvement. Cela s’est produit entre les deux tours de l’élection présidentielle, alors même que je n’étais plus candidat, dans un élan que je crois politiquement significatif.

J’ai déjà montré ici, sur ce blog, à de nombreuses reprises, pourquoi et comment le mouvement n’est pas et ne sera jamais un parti politique. Il est un lieu de rassemblement où chaque personne décide individuellement et au coup par coup du niveau de son engagement et de sa participation effective aux diverses tâches et campagnes qui sont proposées. Dans les faits, tout repose évidemment sur la plate-forme internet qui permet ce que l’on appelle « l’horizontalité ». Pour ma part, je n’aime guère ce terme. D’abord parce qu’il sous-entend souvent une opposition à la verticalité qui est parfois tout simplement incontournable dans l’organisation d’une action. Ensuite, parce que les connexions rendues possibles par une telle plate-forme vont dans tous les sens ; elles sont par définition polymorphes. C’est-à-dire qu’elles ne sont ni exclusivement du haut vers le bas ni du bas vers le haut mais dans tous les sens de sorte que la notion même de haut et de bas, comme dans l’univers matériel… dépend de la position de l’observateur.

Pour mieux souligner la singularité de l’objet, je veux plutôt appeler ici à réfléchir sur ce que ce type de mouvement a en commun avec le fonctionnement des partis politiques. Un certain nombre de fonctions qui semblaient propres à un parti s’accomplissent aussi en son sein : coordination des actions, appel à mobilisation, fournitures de matériel et de documents, universités populaires https://avenirencommun.fr/univpop_programme/ et ainsi de suite. Mais toutes ces fonctions donnaient lieu à une répartition parfois très soupesée des responsabilités. Elles fournissaient la raison d’être même de l’organisation du parti et de l’existence de postes de permanents politiques. Tout cela, désormais, est accompli par la plate-forme sans produire aucune sorte de ces bureaucraties intermédiaires hier encore indispensables à la marche ordinaire de la vie quotidienne.

De la même manière, les processus de « démocratie interne » sont également à l’œuvre. Mais dans le mouvement, on s’efforce de ne jamais en faire un sujet de conflictualité interne. Il n’y a donc pas de « majorité », de « minorités », pas de plateformes concurrentes, pas d’orientation générale opposée les unes aux autres. Autrement dit : le mouvement se soucie d’abord d’être inclusif et collectif davantage que formellement « démocratique », sachant à quelles violences et dérives conduisent les soi-disant pratiques « démocratiques » organisées par les règlements intérieur des partis traditionnels. Le mouvement n’a qu’une référence idéologique commune a tous ses membres : le programme. C’est une autre manière de dire qu’ils se définit par son action, par ce qu’il compte faire dans la société s’il en a le pouvoir. De la sorte, le contenu de ce programme détermine le mode d’existence de cette organisation et son unique objet : l’action. Ou plus justement dit : les actions, au pluriel. Car il s’agit de mener des campagnes pour des objectifs lié au programme.

Pour l’instant, comme cela est bien normal pour un mouvement fondamentalement inscrit dans la logique de la démocratie politique, les campagnes sont des campagnes électorales. Mais demain, elles redeviendront des campagnes sur des thèmes précis comme la sortie du nucléaire, la lutte pour la paix, contre la pauvreté et ainsi de suite. Ou bien des mobilisations en appui à des actions organisées par d’autres et dont les objectifs sont aussi les nôtres ; je pense aux actions sur le climat ou celle du type du samedi 20 mai contre Montsanto. Demain encore, le programme restera toujours l’objet central du mouvement. En effet, les 40 livrets thématiques qu’il a engendrés sur tant de sujets sont remis en chantier par ceux qui les animent avec la participation de toutes les personnes que cela intéressera. Et de même avec les « ateliers législatifs » qui permettent aux citoyens de préparer la mise en forme de projet de loi des diverses propositions du programme.

Il me semble qu’un but essentiel du nouveau mode de fonctionnement est d’évacuer aussi définitivement que possible les enjeux de pouvoir. Ils pourrissent en effet la vie des partis en transformant toute question en un objet de conflits et de délimitation des influences. Bien sûr, toutes les pratiques que je viens d’évoquer sont encore très largement inexplorées et restent pour beaucoup tracées en pointillés. Je crois que c’est en marchant que nous ferons le chemin, selon l’expression bien connue. C’est à ce prix que nous pourrons le plus étroitement ressembler à la société que nous voulons représenter et mettre en mouvement elle-même. Car on ne doit pas oublier que le moyen doit préfigurer la fin : la révolution citoyenne. En ce sens, l’objet de l’action ce n’est pas le « développement du mouvement » mais l’augmentation de la capacité d’auto-organisation de la société ! C’est à cette question de l’auto-organisation que nous devons maintenant réfléchir avec soin. Il s’agit de se donner les moyens de les dépister quand ils existent pour les soutenir et les répandre. Il s’agit donc aussi de les déclencher quand c’est possible. Mais c’est une autre histoire que celle-ci.

Jean-Luc MELENCHON

COMMENTAIRES  

29/05/2017 12:15 par leon

Marseille duel entre cacique de la politique, a notre droite l’inénarrable Mennuci politicien PS marseillais cela veut tout dire, a notre gauche un ex cacique socialiste toujours mitterandrolatre, le très hiératique Melenchon, pour un militant de gauche conséquent, l’idéal il faudrait DEGAGER ces 2 bateleurs.
Petit conseil si vous voulez garder une crédibilité ne pas relayer la parole de cet imposteur

29/05/2017 12:47 par Irae

Je ne suis pas croyante si non j’irai allumer des cierges pour que FI soit au plus haut.
Continuez à vous exprimer sur internet car pour ce qui est des médias à part donner la parole à vos détracteurs les plus illégitimes ou faire du commentariat sur les états d’âme d’une crapule comme menacchi on ne vous voit guère.
Hélàs car une partie de la population ne dispose pas des moyens d’accès à internet.

29/05/2017 15:35 par УВБ76

" Si Macron reçoit une majorité absolue, il foncera. Il aura les pleins pouvoirs. Et ça va faire très mal. "

Pour Qui ?...

29/05/2017 17:36 par hf

Avant d’évoquer le fond plus tard, un article qui transpire la méchanceté et la brutalité ; ça commence à lasser de la part de l’aficionado de la gauche plurielle et de Jospin. Même pas la reconnaissance du ventre pour la signature d’élus PCF sans lesquels il n’aurait même pas pu se présenter. Une chose est sûre, à n’en pas douter ce type là ne doute de rien.

29/05/2017 19:41 par legrandsoir

un article qui transpire la méchanceté et la brutalité ; ça commence à lasser

Méchanceté ? Brutalité ?
Hum... Les communistes perdent leur sang-froid ou bien ? - de la part d’un communiste non encarté.

29/05/2017 17:53 par hf

la signification politique nationale de sa candidature ( Corbière à Montreuil) a été bien comprise en dépit de la campagne indigne contre son « parachutage ». Un peu partout d’ailleurs, la greffe prend de même. Cela atteste de la maturité politique de nos soutiens. Le vieux discours localo-localiste des candidats « bien de chez nous » qui « connaissent les dossiers l

ça c’est ce qu’il dit dans l’article cité sur LGS, et voila ce qu’il disait il y a quelques semaines, le 28 février 2016...

Il a donc (Mélenchon) souhaité que des "assemblées de base du mouvement", "la France insoumise" qu’il compte construire autour de sa candidature, procèdent à une "désignation collective". "Des gens qui sont là, dans un secteur, qui sont d’accord pour participer à la campagne, qui souscrivent au programme (...), eh bien ils désignent ensemble quels seront leurs candidats", a-t-il explicité.

"Ce que je souhaite, c’est que nos candidats et candidates soient à l’image de cette France insoumise. Que les gens reviennent s’intéresser à leurs affaires. En faisant ça, c’est à eux qu’ils redonnent le pouvoir." (Corbière)

29/05/2017 18:28 par CN46400

Toujours aussi sûr de lui la Méluche.
Moi je constate que chaque jour qui passe multiplie les occases de répondre à la question sempiternelle de mon département à deux circos. Pourquoi 2 candidats PCF-FdG et 2 candidat FI alors que les macronistes officiel ou officieux sont 6 et donc que tout était réuni pour remplir le carton des anti loi El Khomri ?
Mais, au fait, c’est pour qui cette loi, pour les prolos ou pour les bobos qui gravitent autour du gourou ? Les 600 000 voix qui ont manqué à Mélenchon ne seraient-elles pas, par hasard, quelque part chez des opposants qui auraient été négligés ?
Mais Mélenchon est pressé, il veut boire le vin avant avant de soutirer le jus de raisin et du coup s’évite de poser la question de fond.
Combien de députés vont nous manquer pour entraver l’application de cette loi d’airain pour la quelle la bourgeoisie a inventé, et installé le "jeune monarque" ? Qui va payer la baisse du prix de la force de travail prolétaire (ceux qui doivent travailler pour vivre) qui est induite dans cette loi ?
Mélenchon est bien loin de tout cela, même, et surtout quant il flagorne les ouvriers de BMS. Il pêche par là où pêchent tous les sociaux-démocrates endurcis ; l’anticommunisme. Et comme Mitterand, il sait que la bourgeoisie le récompensera s’il parvient à faire reculer les idées marxistes parmi les prolos.
Parcequ’il s’agit de cela , et rien que de cela, la bourgeoisie française veut aussi des boulots à 1 € de l’heure comme en Allemagne. et (ou) des contrats 0 heures comme en GB. Pour réussir ce plan, il fallait diviser les prolos, et c’est un fait, Mélenchon a prêté sa main et sa langue pour cette sale besogne......
Un coco qui a beaucoup roulé pour JLM en..... 2012

29/05/2017 19:11 par Sifobema

@leon : Est-ce tout ce que vous avez trouvé de génial comme commentaire ?

Les législatives permettront effectivement de démontrer, comme l’explique JLM, qu’il s’agit de penser "Avenir en commun".
Puisse une victoire écrasante être au RDV !

29/05/2017 19:42 par pat

Pour Leon

Leon, ya le telefone qui sonne et ya jamais personne qui répond.

29/05/2017 20:11 par hf

LGS
Si vous saviez à quel point je ne m’énerve jamais. J’ai voté JLM en 2012 et 2017 avec en récompense la lecture de cet article, la moitié des signatures nécessaires venaient des élus du PCF avec en récompense l’insulte qui dégouline à chaque ligne. Ce n’est pas de l’énervement juste du dégout à la vue de ce pus qui sort du bubon quand on le presse.
J’ai visionné plusieurs débats sur FR3 où passaient des candidats FI, si c’est cela qu’il nous donne à aimer, tous le même geste avec le petit livre blanc, tous les mêmes éléments de langage dans une grande confusion conceptuelle, il y en avait même une sur Belfort qui vantait, elle lit trop le Mélenchon dans le texte, la pauvre fille, le bilan merveilleux de Jospin en 1997-2002, vous pourrez aller vérifier.
Au fond que va t-il se passer sinon l’affirmation d’une opposition comme la droite n’osait même pas en rêver.
Après, le papier ne refusant pas l’encre, libre à JLM de faire porter la responsabilité des échecs sur les autres, c’est une vieille habitude chez lui. Excuser moi de rayer la statue

29/05/2017 20:45 par legrandsoir

On finira par vous dire "Je vous ai compris" et vous demander de ne plus vous fatiguer ici dans des interventions rageuses, toujours sur le même sujet : JLM. 
Personne ne vous a dit que vous pouviez aussi nous éclairer en commentaires d’autres articles ?

29/05/2017 20:41 par Vincent Lessage

Je crois que le mieux, chaque fois que JLM s’exprime, et quel que soit le sujet, c’est de lui reprocher d’être moins neuf que Macron (d’avoir un passé) de ne pas voter (et d’inviter à ne pas voter) pour la FI et de venir pleurer quand le REM sera majoritaire à l’Assemblée, que les retraites et les salaires diminueront, que le Code du travail sera liquidé, que les licenciements seront facilités, les chômeurs traqués, les coups de matraques intensifiés dans la rue avec les lancers de grenades (Rémi Fraisse) toujours plus fournis.
Caaamaraaades ! JLM est la cible à ne pas perdre de vue. Et n’oublions pas qu’il a un égo surdimensionné, qu’il a été un candidat autoproclamé (contrairement à Macron) et un parachuté à Marseille (contrairement à Hollande, naguère (natif de Tulle) et à MLP (native d’Hénin-Beaumont), etc.
Parfois, on désespère du niveau politique des lecteurs de ce site qui mérite mieux.

29/05/2017 21:47 par Borboleta

" J’ai déjà montré ici, sur ce blog, à de nombreuses reprises, pourquoi et comment le mouvement n’est pas et ne sera jamais un parti politique. "
Sur la forme, FI est un parti politique depuis le 23 Janvier 2017 et sur le fond, les postes de direction de FI sont occupés par l’ensemble du personnel politique du PG.

" le mouvement se soucie d’abord d’être inclusif et collectif davantage que formellement démocratique, sachant à quelles violences et dérives conduisent les soi-disant pratiques démocratiques "
JLM parle sans doute des violences que subissent chaque jour les citoyens Grecs, et des dérives politiques qu’ont du encaisser les électeurs du mouvement inclusif Syriza.

29/05/2017 23:07 par Geb.

Bien sûr chacun a le droit de coopter, ou de rejeter, ou même de critiquer, le texte et l’analyse qui a été porté ici à notre connaissance.

Pourtant je ne vois aucune raison de s’offusquer du fait que la FI exprime par la voix de JLM son désir de conforter la plateforme créée pour les Présidentielles afin de contrer au mieux les futurs méfaits du Gouvernement Macron.

Bien sûr certains qui osent encore se prétendre communistes crient à l’ingratitude. A la monopolisation des places au détriment du PCF.

Mais il faut quand même un sacré culot, après avoir assassiné le parti révolutionnaire que fut le "VRAI" P.C.F. et l’avoir réduit à un groupuscule par ses compromissions, sa veulerie, et ses lâchetés, pour ensuite se présenter comme un Front de Gauche, (Qui n’existe même plus), sans même oser se nommer "communiste" dans certaines circonscriptions, puis crier à l’assassin face à un Mouvement qui a rassemblé CONTRE LA VOLONTE DU CN DU P.C.F. presque 20% d’électeurs alors qu’il était pratiquement inconnu deux ans avant.

Si Laurent et ses groupies avaient voulu être à la place de JLM et de la FI ils n’avaient qu’à tenter de redevenir crédibles ou de le rester alors que depuis deux décennies eux et leurs semblables n’ont eut de cesse de faire fuir les militants conscients et les électeurs d’un Parti qu’ils ont utilisé pour leur service personnel et celui d’une gauche européenne frelatée et vendue.

Je n’ai toujours pas, comme chacun le sait ici, compris pourquoi et comment JLM, a réussi à effectuer un un tel revirement positif dans ses positions originelles. Ni même s’il compte mettre en place le quart du dixième de ce qu’il a énoncé ci-dessus... De même je n’ai aucune certitude sur ses attitudes à venir. J’ai voté pour lui au premier tour "comme par défaut" alors que je ne votait plus depuis dix ans. Mais ce que j’ai pu voir et entendre ne me l’a pas fait regretter. en aucun cas, même si le résultat pouvait être vu comme "décevant" par certains plus idéalistes et moins pragmatiques.

Cependant je suis au moins certain que cette dynamique qu’il a aidée à mettre en place, si elle passe le cap des Législatives positivement, cette dynamique va se développer. Avec ou sans lui.

Ce texte est bien plus profond et structuré quant aux buts à atteindre ainsi qu’aux stratégies pour y parvenir, qu’une simple lecture peut le laisser penser. Et surtout il aborde presque tous les sujets qui fâchent en se positionnant bien droit face aux louvoyeurs de service. Ce texte c’est un vrai programme de combat en complément du programme de la FI.

Et pour ceux qui se réclament du "feu" PCF, je dirais tout simplement ceci : "Le PCF est mort". Il est mort de la manière dont ceux qui le dirigent depuis plus de 30 ans l’ont désiré : Vidé de ses forces vives et de ses buts les plus nobles. Il est mort malgré la bonne volonté et en raison de l’aveuglement de ses derniers militants trahis par leurs dirigeants félons. Ca n’est pas le premier ni le dernier des Partis ex-révolutionnaires à qui c’est arrivé. Mais au moins maintenant nous savons ou nous en sommes.

Si vous voulez un VRAI Parti communiste révolutionnaire, vous avez maintenant toute latitude pour en recréer un, y compris en y ramenant tous les camarades que vos dirigeant ont envoyé paître ailleurs au cours de leur lutte des places. En recréer un, non pas avec comme but principal l’intégration de caciques dans les structures bourgeoises afin de pomper les fonds de la République en trahissant vos militants, mais afin de lutter au coude à coude avec les Travailleurs quotidiennement et les armer et les défendre contre TOUS les mauvais coups de la Bourgeoisie et de l’Empire.

La FI n’est pas un parti. JLM est catégorique là-dessus. Si vous êtes de vrais révolutionnaires je pense qu’il y a de la place en tant qu’organisation révolutionnaire pour vous en son sein ou à ses côtés pour au moins un bon bout de chemin. Mais c’est un très bon point pour le mouvement de JLM de ne pas vouloir "couvrir" les agissements d’élus qui ont trahi les travailleurs comme le PS l’a fait sans relâche en son temps, et ont commencé à semer a zizanie dès le lendemain des Présidentielles. Et on en voit aujourd’hui les résultats chez les uns et les autres.

Alors si vous pensez que JLM n’est pas sincère, comme certains le laissent à penser ici, raison de plus de larguer le boulet moribond qui vous tue et de recréer une vraie structure de combat révolutionnaire et politique. Avec ou sans la FI et JLM...

Parce que c’est pas un PCF combinard symbolique à la remorque de la GDE qui va vous laisser sortir de la merde ou il vous a enfoncés jusqu’au cou.

Il est temps aussi pour ceux qui prétendent à des raisonnements sensés d’enfin regarder la "lune" des buts et lâcher un peu le "doigt" de JLM. Il y a obligatoirement la place pour un ou des Partis dans le Mouvement de la FI. Et encore plus certainement pour un Parti communiste révolutionnaire et ses militants.

Et il est normal qu’il y ait TOUTE sa place, mais pas plus pas moins.

A conditions que TOUT le MONDE joue le jeu honnêtement et que les vieux routards de la politique bourgeoise soient mis à l’écart définitivement.

29/05/2017 23:22 par juju

Décidemment, je crois que si Macron à la majorité aux législatives, on aura vraiment la société qu’on mérite. On sera comme les grecs, après 10 ans de grèves générales, un pays exsangue, ou la mortalité infantile à progressé, ou le chomage est la norme ,ou seul les nantis pourront se soigner et vivre correctement. La réaction qui tue, à l’arctlcle de Mélenchon ,est qui montre l’inconcience des gens par rapport à la politique de Macron qui veut tout détruire est celle ci." Si Macron reçoit une majorité absolue, il foncera. Il aura les pleins pouvoirs. Et ça va faire très mal. " Pour qui ? Affligeant, ou Macron les aveuglent .

29/05/2017 23:58 par Georges SPORRI

Puisque le "jeu" a foutu MACRON dans le rôle glorious du minet déguisé en "magicien impérial", il faut se demander avec quels gaz fut gonflée cette baudruche... Les ESCORT BOYS qui ont soutenu MACRON-ROTHSCHILD avant même qu’il soit haut dans les sondages = COHN BENDIT, RENAUD, Robert HUE et BRAOUZEC. Cette liste d’admirateurs spécifiques en dit long sur la minable séquence politique que nous vivons... Pour que MACRON gagne les législatives et que PS + LR puissent faire semblant de s’opposer, la tirelire déguisée en sauveur planète HULOT a dû poser son masque et devenir l’escort boy de luxe de notre EMMANUEL de président avant, peut-être, de clascher pour devenir un opposant distingué encore plus factice que MLP...
Dans un contexte aussi ridicule et impudique, il faut voter pour JLM et essayer de restreindre la majorité d’EM pour obliger LR et PS à faire partie de cette funeste entreprise qui, si tout va bien, devrait déclencher une lutte des classe féroce et des subversions organisées.

30/05/2017 08:03 par CN46400

@Geb
La baisse du prix de la force de travail qui attend les prolos avec la victoire programmée de la nouvelle créature de la bourgeoisie, ne concerne pas que les ex ou les nouveaux communistes, elle concerne "l’immense majorité" qui, dans la société française, doit travailler pour vivre. Il n’y a qu’un seul moyen pour contrer cette politique, c’est d’appliquer le commandement qui conclue le Manifeste de 1848 ; c’est à dire de réaliser l’union des anti "loi travail". Loi qui, dans l’intérêt de la bourgeoisie, doit booster celle de El khomri..
Force est de constater que les apparachiks de FI ne font pas grand chose pour cela. Le moins qu’on puisse dire c’est que FI est très loin, à des kms, de l’adage thorézien : être unitaire pour deux.....
Cultiver "l’aigrititude", ou le "j’avais raison", hymne commun à tous les pisses vinaigre anciens combattants qui, "de leur temps", ont fait la preuve de leur "immense" talent politique et dans l’adversité, de leur efficacité "reconnue". De leur temps les vaches, à les entendre, étaient toujours grasses. C’est vrai que lorsque l’herbe s’est raréfiées ils ont eu tendance à laisser les camarades, les vrais, en face des vents contraires. Et çà continue !!

30/05/2017 10:23 par Geb.

@ CN.
Cultiver "l’aigrititude", ou le "j’avais raison", hymne commun à tous les pisses vinaigre anciens combattants

Il ne s’agit pas de cultiver une quelconque nostalgie, mais de revenir aux fondamentaux.

Quant à ceux "qui ont laissé les camarades face aux vent contraires", là aussi il faut avoir un sacré culot pour nommer ainsi ceux qui ont quitté un navire qu’on leur avait confisqué au nom des "valeurs" bourgeoises pour éviter d’avoir à le combattre de l’intérieur et ont laissé les aveugles qui ne voulaient pas voir, et les suivistes en quête de gourous, continuer à soutenir l’insoutenable.

Les directions successives du PCF depuis 30 ans ont trahi non seulement les Travailleurs qui leur faisaient confiance mais ont aussi avant tout trahis leurs militants historiques de base, soit en les détruisant, soit en les reniant, soit en les expulsant.

En partant nous vous avons laissé le "plaisir" de goûter l’amertume de la trahison et de la défaite que ceux qui sont restés refusaient de voir venir. Et si NOUS, nous l’avons vue venir, c’est tout simplement parce qu’en tant que VRAIS Communistes et surtout VRAIS Marxistes nous en sommes toujours restés aux fondamentaux. Parce que nous dénoncions les dérives scélérates et anti-dialectiques des dirigeants du Parti, (De l’abandon de la Dictature du Prolétariat, à celui de l’abandon de la Lutte de Classe, en passant par la casse des Ecoles du Parti ou les militants étaient formés au raisonnement dialectique et politico-économique, puis à la "Mutation" huiste), on nous a accusés de vouloir "détruire le Parti". Aussi, on vous a laissés finalement continuer à le détruire entre amis et gogos, (Après nous l’avoir volé*), pour le compte de ceux qui vous ont enfumés. Et c’est très bien comme ça.

Ce qui ne veut pas dire qu’on n’a pas continué de militer dans d’autres orgas et à défendre les Travailleurs en sachant que tôt ou tard vous vous retrouveriez dans le mur quand le masque collabo des dirigeants du PCF serait tombé.

Vous y êtes. A vous de comprendre que c’est maintenant qu’un nouveau parti révolutionnaire peut émerger. Pas pour inventer encore des caciques pantouflant dans les institutions de la République bourgeoise mais pour défendre les Travailleurs dans la rue et sur les lieux de production et de vie.

Et si ça n’est pas vous qui le faites ça sera d’autres. Des plus jeunes qui ne demandent qu’à apprendre la lutte contre le Capital et à la mettre en pratique.

"La Méluche", comme tu nomme si "sympathiquement", est loin d’être ma tasse de thé. Peut-être qu’il ne dit pas réellement ce qu’il pense et se contente d’énoncer ce que ceux comme moi et l’immense majorité les Progressistes en France demandent à entendre. Mais lui, au moins IL LE DIT, clairement, au lieu de sucer le politiquement correct tous les matins pour encaisser son salaire de permanent ou d’élu...

Et de toute façon, s’il "faillit" en route il y a des centaines de milliers de cerveaux, tous bien disposés et bien préparés par les mauvais coups reçus de droite et de gauche, qui l’ayant entendu ont compris le message et la dynamique et s’en sont emparé. Et, avec ou sans lui, face à ce qui se prépare, ça va décanter rapidement.

C’est ceci qui m’a fait dire que le PCF était "mort". Définitivement. Parce qu’il a totalement perdu la face et que les Masses, les Jeunes en particulier, en attendant qu’une vraie Organisation révolutionnaire émerge, ont trouvé un autre point d’ancrage que le FN toxique pour imaginer pouvoir combattre leurs ennemis. Rien que pour ça on devrait dresser un monument à "La Méluche".

Même, et surtout, s’il ne l’a pas fait exprès...((- :

Etre "communiste" c’est pas simplement avoir une carte dans la poche. Et même "la carte" ça n’est pas l’essentiel. Etre "communiste" c’est avant tout avoir la compréhension dialectique de son environnement et le mettre en pratique en s’engageant pour sa défense propre et celle des opprimés dont nous faisons partie.

Et pour ça il n’y a pas besoin de gourou, de consignes, et d’élus...

Simplement d’intelligence, d’organisation commune, et de la confiance de nos semblables.

*Et puisqu’on y est je préciserai qu’ils ne nous ont pas simplement "volé" notre outil de combat. Ils ont aussi volé, dévoyé, et dilapidé, par la même occasion notre Presse et nos Médias, ainsi que tout le Capital financier et foncier accumulé par trois générations au moins de militants au service du Prolétariat et détruit notre image de marque.

On dira que parler ainsi c’est être "aigri".

Moi je dirai plutôt "réaliste" face à un hold-up organisé magistralement en trahissant la confiance des plus faibles et des plus confiants...

30/05/2017 11:51 par Symbiosis

Dans un monde pourri par l’image et la représentation, il y a de quoi être plutôt pessimiste quant à l’émergence de quoi que ce soit de vraiment révolutionnaire, d’abord par la confusion que l’idée de révolution a été manipulée par la profusion de métastases sorosiennnes et ensuite par la fatigue morale de la population, il n’est qu’à voir la Grèce pour la fatigue et pour le reste cela se passe de tous commentaires. Du coup, nous nous raccrochons à ce que nous pouvons, et Mélenchon à cet égard tient bien son rôle, oui, son rôle. Mais laissons-lui une fois de plus le bénéfice du doute malgré tous les blocages que cet homme-là engendre régulièrement. Si cela peut entraver le poupon Macron pour un temps, tant mieux. De toutes les façons nous tombons, nous tombons, c’est une réalité eschatologique, c’est la réalité de la globalisation. Mais, législatives ou non, le Macron n’a-t-il pas martelé qu’il agirait par ordonnances ?

30/05/2017 12:12 par Georges SPORRI

Monsieur MARTINEZ est sorti de son entretien sans témoin avec MACRON en affichant un sourire niaiseux et satisfait incompréhensible. Son rôle c’était d’affirmer que les ordonnances sont un procédé encore plus autoritaire et répugnant que le 49-3, pas de nous raconter des sornettes sur les bonnes ordonnances utilisées jadis-naguère-il y a très longtemps pour satisfaire nos revendications. Nous raconter que les ordonnances sont illégitimes en juillet-août mais deviennent acceptables le 21 septembre sans avoir consulté les syndicats de base montre ce qu’est devenue la direction de la CGT... Alors, s’il veut être pris au sérieux, le PCF doit mobiliser ses réseaux dans la CGT pour fracasser cette dérive droitière du syndicat de classe ! Son petit jeu politicard contre JLM apparaît plus comme une série de services rendus au PS que comme une expression d’exigences justifiées.

30/05/2017 12:45 par Toff de Aix

Moi aussi il y a des choses qui me déplaisent souverainement chez la FI, et chez meluche. Avec au premier chef ces imbéciles pinailleries fratricides entre la FI et le pcf, avec à la clé des circos prises en tenaille entre plusieurs candidats "de gauche", voulant tous se partager le gâteau, et incapables de se mettre d’accord, ce qui me semble la dernière des irresponsabilités alors que le risque est grand de voir ce pays sombrer dans le néo libéralisme le plus complet. Dieu que ça m’énerve !

Sans parler de la suffisance Melenchonesque, ou de ces évictions de candidats investis à la dernière minute, sous la pression des médias et des réseaux sociaux... Quelle frilosité parfois insupportable !

On a aussi pointé le manque d’organisation de cette FI, avec des militants qui sont souvent pour la première fois dans l’action collective, inexpérimentés, naïfs... Ça peut aussi énerver, surtout chez les militants habitués aux conflits, à l’action, à l’engagement (ils étaient où ces petits c*ns l’année dernière, quand on s’en prenait plein la tronche ?)

Mais cela ne m’empêchera pas de voter pour la dernière chance qu’il nous reste : refuser de le comprendre, c’est en fait demander la perfection à un mouvement qui après tout, n’est constitué que d’humains...

La grande force de ce mouvement, au milieu de tous ses défauts, c’est d’avoir pu agréger de larges pans de la Gauche, de la plus radicale des entités à la plus "socialiste", si vous voyez ce que je veux dire. C’est d’avoir, en fin de compte, rassemblé ce qui était désuni depuis des décennies. Et d’avoir permis un score à la présidentielle qui augure du bon pour l’avenir... Si ce rassemblement a l’intelligence de rester en cohésion assez longtemps.

Amis progressistes de tous bords, quand comprendrez-vous que c’est pour le bien commun qu’il faille mettre, pour un temps, notre ego entre parenthèses si nous voulons enfin avancer ?

N’en avez vous pas assez de perdre ?

Désirons nous vraiment le pouvoir ?

30/05/2017 14:08 par CN46400

@ Geb
"Il ne s’agit pas de cultiver une quelconque nostalgie, mais de revenir aux fondamentaux."
Pas la peine d’être long, qu’y a-t-il de plus fondamental que de travailler toujours à l’union des prolos, immense majorité, qui sont obligés de travailler pour vivre, contre l’infime minorité bourgeoise, qui se goberge du travail d’autrui ?
Et de désigner ceux qui entravent consciemment ce travail, fondation de toute avancée sociale, comme c’est le cas, aujourd’hui, de Mélenchon et de ses affidés !

30/05/2017 14:15 par babelouest

@ Toff de Aix
Un écueil majeur résiste. Se rassembler, oui, pourquoi pas. Se rassembler, pour que le moins-gauche pensant obtienne la victoire, et nous donne juste un "un tout petit peu moins mal" que le courant officiel, c’est contre-productif à souhait.

Je pense que les Éveillés ont déjà beaucoup trop donné, et que désormais c’est à eux de mener la barque d’une autre option, totalement différente de l’actuelle. Même le courant FI se révèle décevant dans ses approximations, ses options vraiment peu claires et peu productives.

En un mot (ou en peu), sans sortie RÉELLE et immédiate de l’union européenne et des autres organismes supra-nationaux auxquels personne d’entre nous n’a souscrit, nous serons paralysés et ce sera pire que de ne rien faire, sans doute. Question de souveraineté monétaire, économique, politique, militaire, culturelle, énergétique. Mais je crains que la plupart des opposants pourtant motivés et volontaires ne l’aient pas encore compris.

S’engager dans un vrai autre chose sera difficile ? Assurément. Mais ne pas le faire, c’est tout accepter, même l’inacceptable.

30/05/2017 14:28 par hf

Toff
J’en connais qui, en ayant assez de perdre ont voté Macron dès le premier tour...
Geb
Je connais bien ton discours, il est dominant dans ma fédé du PCF et souvent justifié. Mais il tourne rapidement à la haine de l’amour déçu, c’est Médée tuant ses enfants. Mes camarades sont plein de ressentiment et se laissent domner par lui. que peut on reprocher à la direction du PCF si, pour finir on soutient avec virulence un projet, l’ "humain d’abord" qui n’est que l’expression de la dérive qu’on condamne.
Je vois bien que depuis Hue la direction du PCF choisit l’effacement du parti communiste, laisse à d’autre l’espace irremplaçable d’une alternative au capitalisme. Mais je vais consacrer ce qui me reste de temps à reconstruire ce parti nécessaire qui a tant donné à notre peuple, y compris contre les forces politiques que celui que tu défends à présent attaquaient.
Une phase va s’achever, nous aurons besoin de tous ceux qui patiemment vont s’attacher à cette tâche.

Bonne journée et rejoins nous.

30/05/2017 15:40 par Venceremos, mais pas avec le PCF

@ cn46400

qu’y a-t-il de plus fondamental que de travailler toujours à l’union des prolos, immense majorité, qui sont obligés de travailler pour vivre…Et de désigner ceux qui entravent consciemment ce travail, fondation de toute avancée sociale, comme c’est le cas, aujourd’hui, de Mélenchon et de ses affidés.

Dans quelques mois, ou quelques années, les Historiens vont travailler.
Ils verront que le PCF, par peur de se priver des voix du PS aux seconds tours d’élections à venir, a reculé devant le saut qualitatif proposé par JLM et qui aurait permis au PCF de se refaire une virginité, de récupérer les centaines de milliers de camarades qui l’on quitté et qui ne vont certes pas y revenir à présent.
Présidentielles : Le PCF opte pour les primaires du PS, y renonce, il mise sur Montebourg, qui est battu, il mise sur Hamon, qui s’effondre, il ne participe pas à la campagne des présidentielles (à part des militants de base, ici et là), il ne participe à aucun meeting commun avec le candidat pour lequel sa base à voté, les députés communistes ne parrainent pas JLM (à part M-G. Buffet), le PCF demande à ses élus de geler leurs parrainages pour JLM (quand Poutou, Asselineau, Arthaud, Cheminade ont leurs 500 signatures, JLM ne les a pas encore !), le PCF (Laurent, Dartigoles…) n’intervient dans aucune émission télé pour soutenir JLM. Pendant la campagne des présidentielles, il a mis en route sa campagne des législatives qu’il prétend mener en masquant quasiment le logo du PCF et en affichant à présent la photo de JLM sur ses affiches.

Dire que JLM et ses affidés entravent l’union est une contre-vérité qui ne résistera pas devant les Historiens. Ce que ces derniers verront c’est que JLM ayant obtenu seul (sans le PCF) un succès inattendu, les communistes veulent s’emparer de son image. Mais JLM ne veut plus faire les concessions d’après bataille pour un parti qui a été de facto contre lui.
Quel gâchis ! Quel désastre ! Déjà, dans des sondages de certaines circonscriptions, on voit le PCF, quand il est seul, même camouflé en Front de gauche, tourner autour de 2 à 3%.
De peur de perdre quelques sièges, l’appareil du PCF a joué la carte de l’échec. 600 000 voix ont manqué. Mais le PCF s’est poignardé tout seul, blessant en premier ses militants qu’il dresse contre JLM, contre leur propre camp de prolos.

30/05/2017 15:57 par joel

Récemment melenchon a prétendu que 1997/2002 (gouvernement jospin auquel il participait comme Dominique strauss khan sans que cette promiscuité semblat le gener) fut "une des périodes les plus favorables". Au risque de décevoir les "insoumis", il faut rappeler qu’apres avoir soutenu Maastricht au début des années 90 melenchon soutint donc en 2000 le traité de Lisbonne puis, deux ans plus tard celui de Barcelone cosigné par jospin et chirac ; que le gouvernement auquel il participa fut celui qui privatisa plus que chirac, Balladur et juppé réunis, sans que cela ne suscite chez lui la moindre critique, voilà, en quelques mots ce que je pouvais apporter à tous ceux qui sur ce site se gargarisent de la radicalité de ce type. Vous confieriez votre avenir à un type pareil ?
Je souhaiterais que le grand soir rappelle à ses lecteurs le contenu des deux traités mentionnés, participant ainsi à une salutaire éducation populaire

30/05/2017 16:05 par HUGO

Les interventions de GEB sont limpides comme de l’eau de roche. Il est bien difficile d’ajouter un complément.

30/05/2017 16:32 par Toff de aix

@ Babelouest, hf,..

j’entends ce que vous dites, mais, hormis une mobilisation massive du Peuple, que nous reste-t-il ?

Reconstruire : oui, bien sûr, mais comment dire...je m’y attelle de mon côté depuis fort longtemps. Est-ce pour autant suffisant, si les masses ne nous suivent pas, ne nous suivent plus ? Je vous renvoie à l’année dernière : on a beau dire, malgré une belle mobilisation, ce fut un échec retentissant...nous nous sommes mobilisés, mais nous sommes hélas restés entre nous. A part des coups et des gaz, qu’avons nous obtenu ? 3 beaux 49.3, voilà, merci et au revoir !

Aujourd’hui j’estime que nous avons une dernière chance à saisir : nous avons su, tous, avec nos sensibilités différentes, l’effleurer lors du 1er tour , hélas ça n’était pas suffisant. Il ne nous reste plus que ces législatives : après, c’est le trou noir. Vous pensez que si micron a la majorité à l’Assemblée, il ne va pas en profiter pour tout faire passer ? Déjà, l’Etat d’urgence est quasi-permanent. La suite, c’est couru d’avance.

Le peuple est apathique : abruti par les écrans, la tévé, la propagande, les jeux. Il n’en sortira rien, sauf si c’est le ventre qui parle. On en est encore loin. On ne décrète pas une Révolution : ou elle se fait, car les masses, le temps historique, la totalité des conditions sont réunies...ou on l’attendra longtemps, entre soi.

Si la FI constitue un groupe assez puissant à l’Assemblée, rien ne sera gagné, c’est sûr. On n’est pas dupes.
Mais ce sera un début. Je préfère mobiliser et travailler à la massification sous une majorité FI, plutôt que sous une majorité ultra libérale, qui aura tous les pouvoirs.

Dans tous les cas on est baisés : sans une mobilisation massive, je le redis on ira droit dans le mur. FI majoritaire ou pas. Mais j’estime que les chances de l’emporter sont plus élevées si on a une majorité FI.
Quand aux partis et organes traditionnels, du PCF à la Confédé, ils me paraissent complètement discrédités : je continue à militer dans mon UL, car pour moi la base ne ment jamais. Mais pour le reste...je n’en attends plus rien.

Le sursaut viendra d’en bas ou ne viendra pas.

En attendant, il faut ouvrir les yeux, et savoir saisir le peu de chances qui nous sont offertes, fussent-elles sous la forme d’une FI limite "syrizesque" et pour tout dire franchement perfectible.......

30/05/2017 16:52 par hf

ça y est, ça devait arriver, c’est la faute du PCF. En fac on plaisantait avec la petite blague, "c’est difficile d’écrire l’Histoire, surtout quand il s’agit du futur". ça l’est assurément moins quand on l’écrit à sa main et qu’on confond l’Histoire avec "des histoires". Laisse donc faire les véritables historiens quand le temps sera venu.

30/05/2017 17:07 par marcel dugenoux

À lire l’article et les dissentions qui s’ensuivent, on est tenté de dire que ce qui obsède les uns et les autres soit "la stratégie". Malheureusement, il ne s’agit ici que de stratégie partisane et électorale, dans la tradition surannée qui faisait dire à François Béranger "en s’envoyant dans le nez toutes leur turpitudes passées"...c’est dommage peut-être, surprenant, pas vraiment.

C’est que pour causer stratégie, déjà, il faudrait s’accorder a minima sur la hiérarchie des priorités politiques de notre époque. Or, là-dessus, il y a des fausses pudeurs qui ne trompent pas. Se cantonner au vieux crincrin "traitres de socialos, avec nous prolos !" comme le monde n’avait pas bougé depuis Mitterrand c’est quand même un peu se foutre du monde. Le périmètre du prolétariat, il a sévèrement changé depuis deux gros événements dont on n’entend pas plus parler au PCF que chez les gentils "Insoumis" :

1. L’effondrement de l’Union Soviétique ; pourquoi me direz-vous ma bonne dame ? Un coup de couteau dans le dos de la CIA ? Un sandwitch afghan avalé de travers ? Un chtite dose de Sieverts venue de Tchernobyl ? Bah y a plus simple : le système politique n’était tout simplement plus soutenu par ses populations ? Tout con, n’est-ce pas ? mais priori ça ne perturbe pas les belles assurances dans les vertus prêtées au collectivisme socialiste, toujours considéré (crin crin encore) la "seule chance qui reste" face au capitalisme libéral débridé"...cherchez l’erreur...

2. Le "nouvel ordre mondial" qui s’est installé tranquillou tout de suite après, avec une accélération notoire dès le 11 septembre 2001 ; à savoir un "nouvel ordre" qui divise la population de la planète entre tous les supposés "ennemis" de l’ordre mondial capitaliste qui resteraient, audacieusement affublés du qualificatif de "terroristes", et le monde du fric et ses larbins. Difficile de faire plus efficace...

Donc le problème là c’est plus celui de la kermesse des prolos et de la fête de l’huma. Tant pis pour les nostalgiques des pommes d’api.
À deux lignes de là, sur le Grand Soir, peut se lire un article très instructif sur la densité d’installation militaires américaines en Afrique, qu’on peut compter comme soutiens occasionnels aux stratégies de pillages des peuples où la France brille avec ses gentils patrons du CAC 40. Que tout ait l’air grave plié pour tous les morricos qui auraient eu la mauvaise idée naître sur ce continent là, l’invitation "tous ensemble les prolos" sonne bizarre... Qu’est-ce qu’on devrait croire ? Qu’il suffise d’élire quelque clampins dans une assemblée dont on sache le pouvoir devenu insignifiant au travers des aléas de Vème république pour y changer quoi que ce soit ? Que le pourcentage des FI et autres PCF ait la moindre chance de freiner quoi que ce soit après 16 années ininterrompues de noyautage dans les secteurs vraiment stratégiques par l’idéologie des ennemis de l’intérieur et de l’extérieur ??? Où parle-t-on de l’état d’urgence qui dans 100% des perspectives et quel que soit le résultat des législatives, sera d’ici quelques mois un état déclaré permanent ?

On ne peut plus s’adresser aux prolos comme on pouvait encore le faire il y vingt ans. Parce que la majorité des prolos, celle qui souffre le plus, elle est partout au sud, souvent à l’est, et que s’adresser aux prolos français comme si il n’y avait qu’eux qui souffraient revienne à cracher à la tronche des milliards d’autres. La seule chose encore à peu près possible mais qu’évidemment nos "tribuns de gôche" se refusent à faire, c’est d’énoncer dès maintenant des positions qui pourraient s’avérer défendables dans une situation insurrectionnelle. Mais là ce que je lis, c’est diamétralement le contraire : ils prônent des positionnements "conjoncturels" qui, dans le même registre que la "Vème république" pendant la présidentielle, n’ont sur le fond aucune substance autre à fournir aux révoltés encore pour l’heure sur la réserve, que l’argument suivant lequel ils auraient, à un moment donné "légitimité" à les représenter. En terme clairs : il vendent leur cul.

Il devraient revenir aux réalités. Leurs culs n’intéresse qu’un nombre limité de porte-cotons. Il en serait autrement peut-être si au lieu de "stratégies" à la mord-moi le noeud, ils se décidaient à parler politique. Enfin ne rêvons pas. Leur politique c’est bien celle dont parlait Paul Valery : "La politique est l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde."

La fracture qui assimile tous les résistants du sud à des terroristes, et qui vient même interdire ici de fournir des explications au fait que des mômes se fassent exploser la tronche, autres que bien sûr "ce sont des fous", "ce sont des fanatiques", quand ce n’est pas plus crument "ce ne sont pas des êtres humains", et qui en somme rend à présent générale et largement partagée la loi de Georges W Bush "soit vous êtes avec les terroristes soit vous êtes avec nous", cette fracture aujourd’hui c’est pas un symptome c’est le problème. A-t-on entendu Mélenchon protester le moins du monde face au projet de construction du nouveau parc de prisons modèles promis par Macron et la droite en France ? À quoi rime l’obligation d’aller à l’école des mêmes dès trois ans inscrite dans la fameux "l’avenir en commun" sinon à la soumission de fait au projet d’embrigadement qui s’intitule encore aujourd’hui "éducation nationale" ? Doit-on vraiment admettre toute la mise en scène autour de la mort du petit blanc Rémi Fraysse bien de chez nous et le silence assourdissant sur la mise au pas "éducative" et carcérale à laquelle se résume le parcours d’un nombre sans cesse croissant de "naufragés de l’insertion" ??? De qui se moque-t-on en dansant sur la lambada du plein-emploi ?

Beaucoup de ces naufragés ont un pied en France et un autre dans un de ces Sud où nous portons le pillage et la guerre au nom de la soit-disant moralité et du soit-disant progrès. Si c’est une cause de souffrance que nous devrions ignorer alors autant le dire et nous épargner tous ces calculs d’appareils et autres faux-fuyants.

30/05/2017 18:21 par Autrement

Quand Pierre Bergé, Matthieu Pigasse et Xavier Niel travaillent à l’unité des prolétaires contre JLM et sa secte :
https://antoineleaument.fr/2017/05/28/magazine-monde-vomit-melenchon/

30/05/2017 18:54 par SEPH

Jean-Luc Mélenchon fait des comparaisons insolites concernant le nouveau gouvernement français :
«  Il y a quelque chose de quasi poutinien dans cette manière de s’entourer des représentants de tous les oligarques du pays  », a déclaré le dirigeant de La France insoumise lors d’une conférence de presse.
Qu’est-ce qui prend à Jean-Luc Mélenchon à faire des déclarations avec une connotation anti-Poutine comme un pro-atlantiste !. C’est le discours notamment des socialistes qui racontent aux bonnes gens que Poutine va envahir l’Europe ; on voit où cela les a mené : dans la poubelle de l’histoire.

La géopolitique est quelque chose de sérieuse, c’est une faute de mettre sur le même plan : les agresseurs et les agressés, ceux qui violent le droit international et ceux qui le respectent.

Il faut éviter les amalgames qui embrouillent les esprits.

30/05/2017 21:19 par vila

Reflechissons un instant pour savoir qui a rendu l’accord impossible PCF, FI.
D’un coté un mvt en plein essor, de l’autre un en perdition.
d’un coté un parti qui cède 18 circonscriptions de l’autre ce n’est que 11.
d’un coté un batteleur de foire performant et efficace, de l’autre qqu’un de pondéré.

apres il faut des pretextes : le nucléaire, P Laurent aurait dit qu’il ne voulait pas d’accord dans l’huma.

bref qui veut tuer son chien l’accuse d’avoir la rage.

Dans notre circonscription ou jlm a fait 23%, du notamment aux petites mains des camarades ont collé affiché, les insoumis n’ont meme pas coller sur les affiches officielles.

militant actif en 2012 comme en 2017 pour la candidature Melenchon.

30/05/2017 21:50 par CN46400

@ venceremos....
"Dans quelques mois, ou quelques années, les Historiens vont travailler."
Bien sûr, le titre sera : "Histoire d’une occase manquée" avec un vieux barbu, deux fois centenaire, dans un coin qui leur soupirera : "pour gagner, même une bricole, les prolos doivent s’unir...Combien de fois faudra-t-il le répéter ?
Ou bien il contera comment s’est déroulé le "18 brumaire d’Emmanuel", et là je pense qu’il rappellera qu’avant Mélenchon il y avait eu, dans le rôle du révolutionnaire primaire, certains Ledru Rollin ou Louis Blanc qui, sur Mélenchon, avaient quelques excuses, ils n’avaient pas eu, eux, la possibilité de lire Marx ....

30/05/2017 23:36 par Geb.

@ hf

Laisse donc faire les véritables historiens quand le temps sera venu.

Parce que tu penses que devant ceux qui ont vécus les événements dans leur chair, il y a un seul "véritable historien" à postériori de valable ?

Des analystes valables pour faire une synthèse sur des bases réelles exposées par les vrais acteurs. OK !

Mais ce que tu nomme "des historiens" ce sont ceux qui réécrivent l’Histoire à l’usage de ceux qui les commanditent.

Il est aussi vrai qu’à une époque ou tout le "virtuel" est considéré comme une "réalité objective", (il n’y a qu’à voir comment les français se sont fait enfumer par un petit voyou et ses patrons d’outre-atlantique), certains préfèrent tenter de décoder Historia plutôt que de lire les ouvrages d’Annie Lacroix-Rizz pour connaître l’Histoire de leurs parents... C’est pas pour rien que les USA ont créé le "Reader Digest" dès 1945 à l’usage des populations des pays vassaux.

31/05/2017 07:07 par hf

Geb
je ne faisait que répondre à Venceremos qui évoquait l’Histoire au futur. J’enseigne l’Histoire depuis longtemps, il n’y a pas de "communauté historienne", là dessus tu as raison, mais dans ta dernière phrase tu dis une chose et son contraire. Lacroix Riz n’est pas F.Furet. Où veux tu en venir ?

31/05/2017 09:25 par Assimbonanga

@SEPH 18:54,
Macron poutinien ? C’est la réponse du berger à la bergère. L’arroseur arrosé. C’est le ping-pong de l’actualité. Ça va vite Seph ! Il faut suivre. Et ce n’est pas non plus un truc à graver dans le marbre ! C’est juste que Mélenchon s’est fait traiter de poutinolâtre durant des mois, alors il renvoie la balle, avec humour !
De toutes façons, quoi qu’il arrive, Mélenchon aura tort et sera suspecté à chacun de ses mots.
Ce matin sur France Inter, Léa Salamé, en trois coups de cuillère à pot, l’a repeint en "lider" incontrôlable cornaqué à grand peine par son gentil porte-parole, Alexis Corbière. C’est contre cette salissure constante et unanime de tous les médias qu’il vaudrait mieux se méfier. La propagande, ça marche. Le seul mot Mélenchon convoque aussitôt à l’esprit un flot de suspicions et de doutes. Évitez de juger mot à mot ou phrase à phrase. Considérez tout le contexte !

31/05/2017 12:11 par babelouest

@ Assibonanga
c’est d’autant plus dommageable qu’à mon avis, Corbière a tendance à biaiser le message, souvent. Et non l’inverse.

Le décès de François Delapierre a pesé très lourd : c’était lui le bras droit naturel de Jean-Luc. Pas du tout Corbière.

31/05/2017 12:28 par Georges SPORRI

Léa ??? C’est la copine de Raphael GLUCKSMANN, qui a lui aussi des amis : Porochenko, Ihor Valériovitch Kolomoisky, Bogdan Boutkévitch, Irina Farion, SVOBODA et PRAVIJ SEKTOR....

31/05/2017 14:54 par SEPH

@ Assimbonanga
Être traité de "poutinolâtre durant des mois" ne me gène pas, bien au contraire. Poutine a fait énormément pour son peuple (multiplié par 2, le niveau de vie) et pour protéger dans le respect du droit international des peuples agressés par l’Empire US.

Mélenchon a le sens de la formule, il est excellent mais qu’il ne fasse pas du Trump. Sans vouloir mélenchoner le débat, il serait dommageable pour Mélenchon de trumper son monde.

Les mots ont un sens, ne pas les employer à tort et à travers.

31/05/2017 15:22 par hf

Je viens de lire la lettre de soutien aux candidats communistes de Josiane Balasko. Comme ça fait du bien de lire avec des mots simples et sincères et vrais ce que sont les militants communistes, très très loin des mots fielleux qu’on peut lire si souvent. Lisez cette lettre, elle est dans l’Huma de ce jour.

31/05/2017 16:34 par Georges SPORRI

Pierre LAURENT a demandé que JLM évite les polémiques inutiles... Même monsieur CAZENEUVE ne le dégoûte pas.

31/05/2017 18:37 par Louis St O

Je vois que vous demandez encore l’unité de la gauche, mais il n’y a pas de problème, le PC, EELV, sont bien unis avec Hamon et le PS de Camba, El Khomeri, Valls. pour eux il n’y a pas de PB. Le PB ce n’est pas El Khomeri ou Valls c’est Mélenchon.
Le PC (les aparachics, parce que la base elle colle avec moi pour la FI) qui a craché sur Mélenchon pendant toute la présidentielle contre sa base, ça vous dit rien ?
De toute façon, on verra bien au deuxième tour si Hamon et le PS choisira la FI ou EM.

31/05/2017 19:46 par CN46400

@Louis st O
Si tu savait comment la "base" du PC regarde, maintenant, Mélenchon.....Les yeux de Chimène c’était hier, en 2012, aujourd’hui c’est plutôt de regard de "Folcoche" devant son gosse qui vient de pisser au froc...Et puis, pour tout dire, j’ai pas l’impression qu’il marque beaucoup de points dans le petit peuple des prolos qui constate qu’une force intéressante s’éffiloche presque aussi vite qu’elle a émergé.
Peut être qu’un nouveau coup de Gerard Miller, à une heure de grande écoute, dans un de nos grands médias, ferait du bien.....

31/05/2017 21:10 par mandrin

si vous voulez voir un déchainement d’ anathème sur Mélenchon allez sur LGS, vous serez servis que même les médias de l’oligarchie pourrait reprendre a leur compte.

31/05/2017 21:59 par hf

Louis
Cite nous le projet d’alliance du PCF avec Valls et El khomry.
On peut pas avoir des échanges honnêtes ? je rejoins CN, si vous saviez le niveau d’hostilité des militants et sympathisants du PCF à l’égard de ce... je n’ai plus de qualificatif pour votre JLM tant il passe les bornes, j’allais dire les borgnes ! Et pourtant en 2012 on a vraiment tout fait pour qu’il gagne. Je reviens à une remarque ancienne déjà, ce type casse tout ce qu’il touche, ce n’est pas un responsable politique. Mobiliser n’est pas construire.
Comment continuer dans cette surenchère de mensonge et d’invectives permanente. Arrêtez le si vous l’aimez, il vous même direct à la tarpéienne faute de Capitole.

31/05/2017 23:19 par legrandsoir

Le mieux est d’avancer le nom de celui qui pouvait nous faire gagner et qui avait un programme aussi novateur.
Sinon, vous tournez en rond dans le Mélenchon bashing et vous risquez de lasser, comme l’ont fait ici les partisans d’Asselineau qui intervenaient sans cesse contre JLM, même au bas d’un article sur la cueillette des olives en Basse-Provence ou la prise de la Smalah d’Abd-El-Kader par les troupes du duc D’Aumale en mil huit cent quarante-trois (Pierre Dac).

01/06/2017 01:34 par Georges SPORRI

Que JLM et le programme de la FI soient critiquables ne fait aucun doute ... Mais l’attitude du PCF me parait pire.
D’ailleurs la restructuration à l’italienne du système politique français a commencé avec la promotion de VALLS-MACRON et le moins que l’on puisse dire c’est que la frange "euro-communiste" du PCF ne s’y est pas opposé efficacement. En septembre la CGT et la FSU ont étouffé les tentatives de reprise de la lutte contre la loi travail, ce qui a modifié l’ambiance pendant 8 mois et explique la victoire de MACRON. En Italie le PCI est devenu blairiste, favorable à une réglementation anti grève putassière et il a quasiment fusionné avec la démocratie chrétienne... En France la posture de messieurs HUE et BRAOUZEC qui ont appelé à voter pour EM avant le premier tour, indique que la restructuration à l’italienne de la gauche française a des adeptes PCF.

01/06/2017 06:01 par hf

OK
il s’agit de savoir le nom mais aussi la méthode et la stratégie pour gagner ; c’est là que commencent les problèmes.
Par ailleurs, sans avoir voté pour lui, Asselineau a fait, à mes yeux, une campagne cohérente centrée sur ce qu’il jugeait important.
Il n’y a pas de bashing, juste du dégout, vous saisissez la nuance.

01/06/2017 07:00 par Xiao Pignouf

Pour ma part, je trouve déjà ça lassant. Comment convaincre que tergiversations, glose ou coupage de cheveu en quatre à propos de l’homme ne mèneront nulle part ? Certes, c’est vrai, il n’est pas parfait, il est ronchon, il aime (trop) la politique, il aime certainement (trop) tenir le gouvernail et aura du mal à le laisser à d’autres... et à presque 20%, il doit être devenu encore pire que ça ! Mais il est ce qu’on a de mieux en rayon pour stopper le rouleau compresseur qui arrive en face. Oui, au lieu de vouloir jouer au jeu des chaises musicales, la seule option gagnante pour le PCF, c’est de se ranger au programme de la FI. En outre, pourquoi l’avoir fait à la présidentielle, si c’est pour le refuser aux législatives ? Comprends pas, si c’est pas pour garder son job, ça ! L’admettre ne veut pas dire perdre son identité de communiste. Jusqu’à nouvel ordre, la FI n’est pas un parti politique mais l’union de partisans d’horizons différents, et ouais, d’un point de vue de la visibilité, ça fait un peu mal de ranger son drapeau mais hé, clarté oblige, et osons le mot, c’est du marketing ! Un mélange des termes risquerait confusion pour le tout-venant, et certains journalistes de certains médias, dont à propos desquels il serait insultant pour nos amis ruminants de les dire bêtes à bouffer du foin, se feraient une joie de mettre cette confusion à profit pour embrouiller encore plus les cerveaux ... A quoi bon parler d’union du prolétariat si c’est pour rejeter justement le mouvement qui la propose (le PCF l’ayant abandonnée)... sous un nom que tous n’ont pas choisi, et alors ? Et puis l’union ne se fait pas seulement dans la militance, elle se fait aussi dans le vote et ce n’est pas perdre son âme, ni son histoire (M. Mélenchon connaît et vénère l’histoire) que de mettre de côté son orgueil et rendre possible la fondation d’une opposition inébranlable à ce que le gouvernement projette de faire s’il contrôle l’Assemblée. Epines dans le cul de la droite historiquement collabo, le PCF et le CNR forcent le respect et ce moment de l’Histoire doit être transmis parce qu’il est l’essence même de la FI : on veut partir de ça et l’étoffer, l’étendre, le préserver, le consolider... le graver dans le marbre de la Constitution. Au fond, ce refus borné de l’appareil du PCF est ce qui ravit les marionnettistes du pantin Macron.

01/06/2017 07:54 par CN46400

@ LGS
"Le mieux est d’avancer le nom de celui qui pouvait nous faire gagner et qui avait un programme aussi novateur"

"Ni César, ni tribun" ; mais l’union de tous, autour des intérêts de ceux qui doivent travailler pour vivre. Le principal n’est pas de savoir si on est pour ou contre le nucléaire civil, du bio ou du productivisme, mais de réaliser l’union des prolos pour battre, politiquement, la bourgeoisie. Après les prolos régleront, en fonction de leurs intérêts,ou de leur perception de leur intérêts, concrètement les problèmes concrets.
"Il n’est pas de sauveur suprême"..... mais un Mélenchon, légèrement plus modeste, aurait pu, effectivement, être celui-là !

01/06/2017 09:20 par cunégonde godot

joel :
Récemment melenchon a prétendu que 1997/2002 (gouvernement jospin auquel il participait comme Dominique strauss khan sans que cette promiscuité semblat le gener) fut "une des périodes les plus favorables". Au risque de décevoir les "insoumis", il faut rappeler qu’apres avoir soutenu Maastricht au début des années 90 melenchon soutint donc en 2000 le traité de Lisbonne puis, deux ans plus tard celui de Barcelone cosigné par jospin et chirac ; que le gouvernement auquel il participa fut celui qui privatisa plus que chirac, Balladur et juppé réunis, sans que cela ne suscite chez lui la moindre critique, voilà, en quelques mots ce que je pouvais apporter à tous ceux qui sur ce site se gargarisent de la radicalité de ce type. Vous confieriez votre avenir à un type pareil ?
Je souhaiterais que le grand soir rappelle à ses lecteurs le contenu des deux traités mentionnés, participant ainsi à une salutaire éducation populaire

La seule chose, fondamentale, qui peut différencier aujourd’hui un social-démocrate "socialiste-macroniste-communiste" d’un "insoumis" c’est le Frexit (pour faire court). Et tous ces gens sont contre le Frexit. Ils sont pour la soumission à l’ "Europe", c’est-à-dire si les mots ont encore un sens : la soumission au capitalisme mondialiste. Chaque jour, le si "insoumis" pouvoir greco-syrisé p.ex. en apporte l’aveuglante confirmation. A chaque instant, les "insoumis" se cognent à cette réalité. Même pas mal !...

01/06/2017 09:34 par Louis St O

hf
« Cite nous le projet d’alliance du PCF avec Valls et El khomry. On peut pas avoir des échanges honnêtes ? »

Hamon a bien accepté les investitures de Valls et El Khomri au PS alors qu’il était le représentant à la présidentielle.
Aujourd’hui, Le PS a bien Valls et El Khomri qui se présente au PS alors que le PC fait des alliances aux législatives avec le PS et EELV.
Donc si le PC fait alliance avec le PS qui lui même soutient El Khomri et Valls ..... !!!
CN46400
« Si tu savait comment la "base" du PC regarde, maintenant, Mélenchon..... »
On ne doit pas fréquenter les mêmes.

01/06/2017 10:28 par CN46400

@ louis de St O
Les élus PCF-FdG que tu veux éjecter de l’AN, plus une trentaine de PS, ont signé une motion de censure contre Valls et El Khomri. Ca c’est un fait, pas une déduction alambiquée de telle ou telle déclaration plus ou moins "OFF". Et c’est la dessus qu’il faut analyser que les 600 000 voix manquantes auraient effectivement pu être rassemblées si les prolos correspondants à ces trente députés PS avaient pu se rassembler avec nous (electeurs de JLM..).
Mélenchon, apparemment pour des pb d’égo, a entravé cette union, c’est aussi un fait devant lequel on ne peut, maintenant, que se prosterner. En attendant la "dégoulinaison" réactionnaire de la politique Macron, les "mélenchonistes" obtus n’ont même pas compris qu’un plus grand nombre de député à l’AN pouvait limiter les dégât, attendus, pour les intérêts des prolos.
Tous simplement parce que ce beau monde se fout de ces intérêts comme de sa première chemise.....

01/06/2017 14:04 par legrandsoir

C’est bien d’intervenir sur le signataire, et pas sur ce qu’il dit et qu’il essaie de faire contre toutes les droites (du FN au PS).

01/06/2017 10:45 par CN46400

@ Xiao Pignuof
" Oui, au lieu de vouloir jouer au jeu des chaises musicales, la seule option gagnante pour le PCF, c’est de se ranger au programme de la FI. En outre, pourquoi l’avoir fait à la présidentielle, si c’est pour le refuser aux législatives ? Comprends pas, si c’est pas pour garder son job, ça !"
Certain l’ont fait, MGB par exemple. Elle avait même proposé sa circo à Mélenchon... Seulement voilà Mélenchon, après la crémière voulait aussi du beurre pour ces affidés avides de nettoyer le 93 des "archeo-stalinien". Et le montage s’est écoulé, voilà pourquoi le parachute est finalement tombé sur Marseille....avec un accord que FI a été incapable de respecter intégralement !

01/06/2017 14:12 par Robert ROBERT

@CN 46400
Les égocentriques obtus de la FI ayant été incapables de ce minimum d’altruisme qui ouvre vers une alliance avec le PS, ami des "prolos", nous n’avons pas eu de campagne pour les présidentielles FI/PCF et ça continue pour les législatives.
Prédiction : ça va continuer pour les autres élections à venir, sauf si le PCF se rappelle ce qu’est le peuple, le socialisme, et s’il cesse de confondre "lutte des classes" et "lutte des places".

01/06/2017 14:43 par pauvred'eux

Puisque c’est ça qui semble beaucoup intéressée des gens sur ce fil, je dirais que finalement Mélenchon n’est pas si mauvais ou manipulateur qu’on veut bien le dire, la preuve je l’ai entendu se repentir d’avoir mangé un carambar de trop quant il était petit. C’est profondément politique ce que j’écris...
 :-)

01/06/2017 15:25 par hf

Robert, de même que l’habit ne fait pas le moine, l’appellation ne fait pas le militant, on connait des types qui aujourd’hui arrivent etr se posent en "insoumis", alors que sur les 10 ans écoulées ils ne faisaient pas une grève sur deux. comme c’est simple de se payer de mots.
Tu oses parler de la lutte des places ! mais enfin l’aveuglement te pousses à ignorer le parachute doré de JLM sur Marseille, de Corbière sur Montreuil, tu appelles ça comment ? JLM n’a jamais fermé la porte à Hamon, relis ses textes. P. Laurent a préconisé un rassemblement excluant tout le courant Vallso-Hollando- Khomri. Tu peux tourner les choses comme tu veux. Il y a eu une position de principe contre la stratégie d’alliance de FI, juste la fusion derrière la soumission à une charte qui n’est pas celle du PCF.
Continuez comme ç, ça semble fonctionner.

01/06/2017 15:34 par Elisa

FI a le grand mérite, par son existence, d’avoir offert une alternative populaire aux partis de l’établissement néolibéral, européen et atlantiste.

Les grands meetings du premier tour de la présidentielle ont eu un impact très forts sur des électeurs lassés par les alternances entre une gauche et une droite foncièrement en connivence sur l’essentiel.

Toutefois le programme politique de FI reste en deça de l’attente populaire et ceci, non pas pour le détail de son contenu mais pour une juxtaposition thématique qui n’en dynamise pas la portée.
Ce n’est pas l’addition des urgences sociales, écologiques et pacifiques qui fait la force du mouvement mais leur intégration dans une perspective de renversement possible d’un ordre issu du reaganisme et du thatchérisme. Ordre qui est devenu comme le seul possible (not alternative) dans la plupart des grands partis, qu’ils se situent à gauche comme à droite.

La force principale des discours de JL Mélenchon peut se synthétiser en trois points :
1-Le "dégagisme" : c’est au peuple d’exercer sa souveraineté. Pour cela il lui faut une nouvelle constitution et non pas une bonne gouvernance.

2-Le combat contre la pauvreté et les inégalités sociales et non pas la "bienveillance" macronienne pour les plus faibles ou l’acceptation de Hamon d’une uberisation généralisée de l’économie.

3-Le refus d’un ordre mondial fondé sur le rapport de force armé : entre Etats, la discussion et la diplomatie sont les premiers moyens de résolution des différends pour qu’ils ne deviennent pas des conflits.
Le refus donc de se soumettre à une "communauté internationale" qui est le paravent derrière lequel se cache l’empire libéral et néo conservateur.

Ce sont ces trois piliers qui font la force de FI, il est de la responsabilité de ses porte-paroles d’en abandonner aucun et de ne pas se laisser piéger par le consensus mou d’une fédération écolo bobo sociétaler qui à terme réintègrerait ce mouvement dans l’ordre qu’il veut combattre.

Et dans ce cas c’est bien le peuple qui serait floué !

01/06/2017 18:37 par Geb.

Tout ça est extrêmement désolant.

Surtout pour ceux qui attendent l’arme au pied que débarque la cavalerie légère du changement...

Je répète que pour mon compte Mélenchon n’est pas ce que je désirerai qu’il soit. Et sa nouvelle sortie sur Macron/Poutine me fait craindre qu’ils ne soit encore bien moins à la hauteur de ce qu’on pourrait attendre de lui comme Chef de l’Etat ;

Mais ce que beaucoup n’ont pas compris ICI et ailleurs c’est que, les "Insoumis", (Pas Mélenchon qui n’en est qu’une image publique) c’est "autre chose" et que ça peut vite devenir quelque chose de bien plus.

Pour ce qui est des alliances avec le PCF certains ont réellement tout faux. Je ne parle évidemment pas d’alliances avec la base mais d’alliance avec ce qui reste de cet appareil vérolé qui ne retrouvera JAMAIS de virginité face au jugement de l’Histoire.
On parle de la base des Militants communistes qui ont travaillé pour les Insoumis. Mais personne ne se pose la question du pourquoi ils n’ont pas "travaillé" pour un candidat du PCF ???
Ils ne l’ont pas fait parce qu’à la "direction" du PCF ne restent plus que des zombies qui calculent comment ils vont pratiquer pour garder leurs places, ou rejoindre Hue chez Macron. Penser que refaire l’erreur de s’allier avec un PCF totalement décrédibilisé dans ses actes ça aurait pu aider les Insoumis c’est ne pas comprendre qu’un tel ralliement relancerait les pratiques électorales toxiques des alliances opportunistes. Si le PCF est au fond du trou c’est pas un hasard. C’est le résultat des errements opportunistes de sa direction de ces dernières décennies et du suivisme innocent de sa base. JLM est, (de par son historique "lambertiste" puis "soc’dem"), sujet à être soupçonné lui-même d’opportunisme par les Masses. S’allier avec d’autres encore plus marqués n’est pas le meilleur moyen d’apporter la preuve qu’il a changé sur le sujet.

Au sujet de MGB "qui a parrainé JLM pour les Présidentielles", j’aurai préféré qu’en même temps elle prenne quelques minutes sur son emploi du temps si "chargé" pour aller voter contre la loi "Surveillance du Net" ou elle a brillé par son absence lors du vote en compagnie des autres députés GDR et de la totalité de ceux du FN. Inutile de rappeler que c’est pas demain qu’elle, (ainsi que ceux qui la soutiennent), auront ma voix. Même si on doit me torturer pour ça.

En effet c’est cette même Loi scélérate qui nous enverra un jour ou l’autre aux gamelles si on continue à partir en vrille en pensant que la Politique et l’Education des masses c’est l’affaire des "spécialistes" si mignons soient-ils, et pas celle de tout un chacun.

Quant aux militants communistes qui possèdent encore une carte c’est peut-être le moment de se rappeler qu’être "communiste" c’est pas simplement coller des affiches, payer des cotisations, dire toujours "oui" au Secrétaire de Cellule, mais que c’est aussi réfléchir sur le passé et surtout sur l’avenir. Surtout pour ceux qui pensent "qu’ils vont arriver à redresser la barre de l’intérieur".

J’ignore quelle est leur expérience du terrain, mais personnellement j’en connaît quelques uns, particulièrement pugnaces sur le sujet, qui s’y sont cassé les dents et même plus. D’ailleurs s’ils sont si capables je me demande bien pourquoi ils n’ont pas commencé avant. Cela m’aurai évité, s’ils avaient commencé assez tôt, de quitter le Parti au bout de 40 et quelques années de militantisme, et aussi évité, (ainsi qu’à bon nombre), de voter Mélenchon au premier tour pour lui préférer le candidat du PCF..

Ceci aurait donc simplifié le problème pour tout le monde. De même que pour Mélenchon, d’ailleurs. ((- :

01/06/2017 18:55 par CN46400

@ robert
Le "peuple" est une notion trop vague pour moi, les SDF comme Mme Bétancourt ou Tapie font partie du "peuple". Moi j’en suis encore aux prolétaires qui doivent travailler pour vivre et aux bourgeois qui vivent, plutôt bien, en dévalisant le travail des précédents.
Et j’en déduis que pour faire avancer les intérêts des uns il faut marcher sur les pieds des autres. Ce qui oblige à réaliser, même difficilement, l’union des uns contre les intérêts des autres qui, eux, peuvent facilement s’unir rien qu’en observant leurs comptes bancaires.
Mélenchon ne travaillant pas à l’union des uns, favorise (insconsciemment, mais j’en doute...) les affaires des autres. J’en suis désolé, mais c’est comme cela que, pour moi, l’enfant se présente. Pour moi, depuis 1847, le Parti Communiste, partout sur la planète, n’a qu’un but principal : réaliser l’union des prolos, et quand il y parvient les résultats tombent tous seuls de l’arbre. Pour 2017 c’est raté, mais l’ouvrage est toujours sur la table....

01/06/2017 19:00 par AF30

CN46400,
je vous aime.
Oui nous devons travailler à l’union des prolos et non pour ceux qui travaillent pour le plaisir. Oui ( encore ) il faut désigner ceux qui entravent toute avancée sociale ( enfin je veux dire sa fondation ). Oui ( une fois de plus ) c’est Mélenchon et ses affidés ( avec un point d’exclamation ) qui empêchent toutes ces bonnes choses. Il faut ajouter que nous sommes passés à 2 doigts de la catastrophe du siècle, que dis-je du millénaire si la FI était passée au second tour. Pour toutes ces raisons il est urgent que Chassaigne André prenne la tête de ce mouvement subversif. Il est certain qu’avec lui nous allons emporter non pas le morceau mais l’entièreté. Un dernier mot : haut les coeurs !

01/06/2017 19:12 par babelouest

@ AF30

C’est de l’humour ? En tout cas il m’est passé dans le gosier comme une lampée de vinaigre trop épicé....

01/06/2017 19:53 par CN46400

@AF30
je vous adore
"Oui nous devons travailler à l’union des prolos et non pour ceux qui travaillent pour le plaisir"
Ah bon, il y a des gens qui travaillent pour leur plaisir que les prolos doivent rejeter ? C’est totalement idiot, le travail "pour le plaisir" est le plus efficace et productif qui soit. C’est lui qui intéresse un max mon communisme et c’est grâce à ce travail que le communisme "sera victorieux demain".
En fait, comme tous les petit bourgeois, vous confondez travail et oisiveté. Quand Marcel Dassault fabriquait des avions il m’intéressait, quand il gaspillait des millions pour entourer sa propriété de Trappes derrière un mur de "x" kms il m’intéressait beaucoup moins. Son fils, Serge, est un capitaliste de la pire espèce qui, sans l’héritage de son père (Marx préconisait l’abolition de l’héritage...), serait, hors faits divers, inconnu, même de Mélenchon....

01/06/2017 20:38 par AF30

Bon, j’ai manqué mon coup car ce qui se voulait du second degré a été pris au premier. Ainsi de la phrase " ceux qui aiment le travail " car il me semble toujours que le droit à la paresse de J. Lafargue reste un livre très utile à la désacralisation du travail. Quant au reste il s’agissait de pousser au bout la logique de certains pour en montrer l’impasse.
"Quand Marcel Dassault fabriquait des avions il m’intéressait, ....." Que peut-on répondre à ça ? Alors on est tenté d’écrire " moi, aussi M. Dassault m’intéressait "

01/06/2017 21:15 par hf

AE 30
Oui Chassaigne ! j’ai soutenu JLM mais je m’en veux à présent, son intégrité, sa sincérité auraient posé un discours communiste loin des "pudeurs de gazelles" de votre petit ténor. Il aurai permis au PCF de développer un discours audible et constructif.
Nous avons préféré l’unité et nous effacer, pour quel résultat ? les ordures et mesquineries qu’on peut lire de ta part et d’autres. Mais tu sais l’avenir dure longtemps et la bulle FI se dégonfle déjà (19%, 15%, 13% 11%...), autour de moi c’est une certitude. Reste à reconstruire un PCF combatif qui ne lâche plus le terrain à des imposteurs, offensif et ouvert, une véritable école du réel et de la lutte, on verra la suite de l’Histoire, mais fait attention à ne pas regretter tes paroles..

01/06/2017 22:51 par Francois

On verra les mêmes conneries tourner en boucle tant qu’on n’aura pas une vue claire sur le réel responsable de l’impossibilité d’union entre la FI et le PC. Et il ny a pas que ceux qui les ecrivent que ça fatigue, ceux qui doivent trier entre ces gémissements, les reponses avisées de ceux qui ont encore le courage de discuter et les réelles réactions à l’article fatiguent aussi.
Force est de constater qu’au sein même du PC, des voies s’elevent pour condamner l’attitude de Pierre Laurent.
Pour la lettre de Balasko, rappelons que cette charmante personne a déposé les droits du « pere noel est une ordure » en « oubliant » Anemone, la seule rescapée de la troupe du splendid a avoir échappé à l’extreme embourgeoisement. La pire ordure n’est donc pas le pere Noel. Vous pouvez être fier de votre soutient à l’image de votre parti. C’est Anemone qui racontait ça à la radio, sans aucune amertume, juste pour repondre à la question. Une grande dame, elle !

01/06/2017 23:10 par Francois

@ ... non personne juste une remarque sur la bulle FI qui se degonfle.
19... 15...13 % d’apres les sondages, c’est ça ?
Ces mêmes sondages donnent le PC à 2 % !
Il est où le revirement massif vers le PC des deçus de la tyrannie de JLM ?
Dans les rêves des quelques champions de la mauvaise fois, voila ou il est !
J’espere qu’après les legislatives, les « pierre laurent » observeront le même devoir de reserve que les « asselineau » après les presidentielles, ça nous fera des vacances.

02/06/2017 03:10 par Georges SPORRI

Pour ceux qui fantasment sur CHASSAIGNE : je rappelle qu’il a voté pour l’état d’urgence... Seuls 3 socialistes (dont Pouria AMIRSHAHI) et 3 écolos (dont Noël MAMMERE) ont voté contre... Alors il faut faire le bilan !!!
NB : madame DUFFLOT, elle aussi, a voté pour cette abjection...

02/06/2017 07:53 par CN46400

@François
"Force est de constater qu’au sein même du PC, des voies s’elevent pour condamner l’attitude de Pierre Laurent".
La preuve que le droit de critique n’est pas un vain mot dans le PCF, contrairement à ........

02/06/2017 08:51 par hf

Je ne nie pas les difficultés où se trouve le PCF, je n’arrète pas de le dire, mais l’instant politique que nous vivons sera suivi d’autres et la pire des hypothèses pour la gauche serait l’implantation durable de la FI, ses pratiques et ses discours. L’innovation majeure inoculée par JLM est cette haine brutale envers tous ceux qui ne pensent pas comme lui, repris façon clones par le chœur de ses supporters. Je lis à moitié amusé, à moitié navré les empoignades sur le cas Ruffin, l’a t-il dit ou pas de faire barrage à l’extrême droite, vous vous rendez compte du ridicule, puis ces attaques contre J. Balasko cette fois qui ose soutenir les candidats communistes, les injures contre P. Laurent comme un bruit de fond, contre Hamon qui a le malheur de soutenir des communistes contre Valls ou Bouthi...
Tout y passe. Vous comptez allez jusqu’où comme ça ?
J’hésite entre le phénomène Khmer ou "garde rouge". On a déjà vu de telle propensions à la haine et à la violence. Tout responsable digne de ce nom doit les réduire, non les encourager. Je ne reviendrai plus sur ce site, j’en ai fais le tour, une quinzaine de personnes occupent les commentaires, toujours les mêmes.

02/06/2017 09:54 par legrandsoir

"haine brutale", "Khmer"... Hum...

L’agonie d’un Parti, c’est comme celle d’un empire : pas beau à voir.

02/06/2017 11:53 par CN46400

@LGS
SVP continuez de nous éviter les comparaison avec Bellaciao. Vous avez, comme moi, beaucoup aimé JLM quand il flagornait (je m’en rend compte maintenant) le PCF et l’Huma. Souffrez que certains le détestent comme d’autres démolissent PLaurent qui n’a qu’un défaut : avoir prévenu, longtemps avant que la démarche mélenchonesque était mortifaire pour le gros des prolos de ce pays....

02/06/2017 15:09 par legrandsoir

Souffrez que certains semblent le détester pour des raisons qui n’apparaissent pas tout à fait purement politiques. Souffrez aussi que la démarche d’alliance du PCF avec le PS aura été éminemment plus mortifère pour les prolos de ce pays (malgré les avertissements de certains, là aussi). Bref, tout cela tourne en rond et prend des allures d’empoignade. Les défauts des uns et des autres étant ce qu’ils sont, une chose est certaine : ce n’est pas JLM ni la FI qui est responsable du recul du PCF (qui ne nous réjouit pas et sur lequel nous aurions aussi beaucoup à dire, ayant été/étant tous membres ou sympathisants de ce dernier). Et quand même bien qu’ils le seraient, on pourrait dire 1) et alors ? et 2) qu’ils l’auront été moins que le PS (contre qui les critiques restent feutrées en comparaison).

Bref, le sentiment est que l’irruption de la FI chamboule (et ridiculise) la stratégie du PCF de ces dernières dizaines d’années et que c’est au fond cela qui lui est reproché... Stratégie de rupture qui aurait du être celle du PCF.

02/06/2017 14:46 par SEPH

J.L. Mélenchon a beaucoup de qualités, notamment celle d’être sensible à l’injustice, mais il a un défaut qui le dessert beaucoup c’est d’employer quelque fois des formules outrancières. Par exemple traiter Cazeneuve d’assassin est inutile et non compris, utiliser l’adjectif poutinien dans un sens péjoratif est une faute politique,.....
F.I. doit rapidement s’encrer dans la vie politique pour pouvoir prétendre être la seule opposition crédible dans le contexte surréaliste actuel.
Pour marquer les esprits la meilleure chose est d’aborder tout ce qui touche à la vie des gens. Je pense qu’il vaut mieux parler de ce qui nous attends avec Macron :

- Augmentation de la CSG pour financer des baisses de « charges » (lisez : baisse des cotisations sociales) pour les plus grandes entreprises.
- Baisse : du SMIC, de l’allocation chômage, des remboursements médicaux,........
- Mise en concurrence accrue des services publics, y compris la sécurité sociale avec au final la fin du modèle social français.
- Démantèlement du code du travail par ordonnances : précarité accrue, facilitation des licenciements.
- Industrialisation à outrance de l’agriculture et de la pêche.
- Réduction du nombre de fonctionnaires.
- Désindustrialisation de la France.
- Pertes de souveraineté de l’État Français.
- Alignement complet sur la politique agressive des USA.
- Etc.......

Avec Macron et son parti E.M. ce sera un recul social sans précédent, l’application d’une politique contraire aux intérêts du plus grand nombre !!!

Ainsi, la précarisation sera généralisée sous la dictature de l’argent et par conséquent, l’appauvrissement général des plus faibles. A l’extérieur c’est la poursuite de la participation de la France à des guerres coloniales et à l’extermination des peuples du Moyen Orient, notamment des Palestiniens.

Bref, Macron n’est pas au service des français, mais au service de la finance et du mondialisme.

Voir la vidéo pertinente Macron et l’argent : https://vimeo.com/214284345

Par ailleurs, l’ex associé-gérant chez Rothschild & Co, E. Macron est-il complice du détournement de 80 milliards d’euros par an, au détriment de la France ? voir la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=sHZo84XzAXM

L’alignement sur l’Otan qui massacre des peuples et l’application des directives très réactionnaires de Bruxelles pour satisfaire les banques et les transnationales par Macron sont loin de nous rassurer !!!

Ainsi, il est aussi indispensable, pour comprendre la genèse des mesures Macron, d’expliquer que :
- la loi travail c’est l’U.E.
- le pacte de responsabilité c’est l’U.E.
- la fraude fiscale c’est l’U.E. : 80 milliards d’euros par an selon un rapport parlementaire.
- les délocalisations c’est l’U.E.
- .......

Le débat sur la géopolitique me parait tout aussi indispensable.

02/06/2017 15:36 par Georges SPORRI

@hf- Vous lire est agréable pour moi qui ne suis pas chrétien, ce qui me donne le droit de ressentir de la haine chaque fois que c’est utile ou festif. D’ailleurs, si la haine ne servait à rien elle aurait disparu, comme les ailes des manchots qui sont devenues des nageoires... Bref ! De plus la mesquinerie me parait plus médiocre que la haine : Le coup tordu qui consistait à ne pas fournir fastoche ses 500 signatures à JLM ou à laisser entendre que soutenir MONTEBOURDE était un plan B désirable sont des postures très édifiantes. Proverbe africain : on peut se moquer du crocodile APRES avoir traversé la rivière.

02/06/2017 18:57 par Xiao Pignouf

@SEPH
Bon, de JLM, on en arrive à faire une étude de texte.. mais c’est ainsi, puisqu’il le dit lui-même, les mots sont importants... Donc, il a utilisé l’adjectif "poutinien", et c’est caca ! Après qu’on lui ait collé l’étiquette "poutinolâtre", c’est rigolo... A considérer le traitement médiatique qu’on lui réserve in extenso et on réalise que c’est ce qui se passe depuis des semaines : on lui attribue tout et son contraire, et j’ose espérer que tout le monde s’en rend compte, ce serait un mal pour un bien.

JLM n’a pas qualifié Cazeneuve d’assassin, ça ce sont les conclusions des journalistes élevés en batterie : ceux qui ne peuvent voir et comprendre ni ce qu’ils bouffent ni ce qu’ils chient.

Il a déclaré que ce dernier "s’était occupé de l’assassinat de J. Fraisse". Quand on est con comme une brique (suivez mon regard), on pourrait en conclure que c’est Cazeneuve qui a jeté la grenade, d’après JLM. Mais quand on sait écouter entre les lignes, et prendre en considération qu’au cours de son onzième discours de la semaine, sous l’effet de la colère et de la fatigue morale provoquées par l’acharnement médiatique hallucinant dont il est victime depuis l’entre deux tours, JLM ait pu utiliser un mot au lieu d’un autre plus adéquat, alors on comprend que ce qu’il a voulu réellement dire, c’est qu’en tant que ministre, c’est Cazeneuve qui s’est occupé de cette affaire et qui, au fond, doit en être jugé responsable. Je suis sûr que dès qu’il a prononcé sa phrase, il a su d’emblée ce qui allait lui tomber dessus, comme tous ceux qui savent que les charognards médiatiques sentent l’odeur de la faiblesse. JLM est au pilori, les journalistes, ses adversaires politiques et le peuple des veaux lui crachent à la gueule. C’est une honte, après l’autoroute qu’ils ont tracé pour le FN...

Le plus drôle dans cette histoire, c’est qu’on peut voir quel balourd fait notre ancien 1er ministre et ex-ministre de l’intérieur : menacer JLM d’un procès, c’est scier la branche sur laquelle il est perché...

02/06/2017 20:16 par CN46400

@LGS
Melenchon a trente années de PS derrière lui. Son bilan, en terme de conquêtes sociales pour les prolos, est-il supérieur a celui du PCF sur la même période ?... Etes-vous bien sûr que 10 députés, c’est pareil que 100, ou plus, pour s’opposer à Macron ? J’ai écrit que la division est mortifèraire, cela ne vous plait pas, mais pourquoi donc n’expliquez-vous pas les avantages que vous voyez dans cette division ? Je ne suis pas le seul à attendre cette explication, parlez-donc, argumentez, allez-y sans retenue, étalez vos convictions. Montrez-nous que l’anticommunisme d’aujourd’hui est infiniment plus judicieux que celui d’hier !

02/06/2017 22:37 par legrandsoir

Melenchon a trente années de PS derrière lui

Un parti avec lequel le PCF était allié...

J’ai écrit que la division est mortifèraire

Vous avez écrit que la démarche mélenchonesque était mortifaire. Démarche n’est pas forcément division. Si vous estimez qu’il a eu une démarche de division... votre remarque prend un autre sens. Dont acte. Mais ce débat là n’a pas l’air tranché, y compris au sein de PCF. Et l’argument d’anticommunisme (ici ?) ressemble à un point Godwin.

02/06/2017 22:05 par hf

LGS
Merci pour votre réponse, je pensais naïvement que dans le paysage des réseaux vous étiez ce qu’on peut appeler un "compagnon de route avec qui une sympathie peut se nouer. le masque tombe sur ce que vous êtes réellement, ça me peine bien sûr mais au moins je sais à quoi m’en tenir avec vous, en espérant ne pas vous voir à la fête de l’Huma.

02/06/2017 22:57 par legrandsoir

hf : vous n’avez probablement aucune idée de qui nous sommes, d’où nous venons, etc. Et votre réponse est exactement le genre de réponse qui a fini par user plus d’un militant du PCF. Le recul du PCF, nous le constatons, nous n’y avons pas participé. Ne tirez pas sur le messager (vieille habitude au PCF, apparemment). Merci.

02/06/2017 22:12 par Xiao Pignouf

Au temps pour moi, Rémi.

03/06/2017 08:17 par mandrin

hf devrait faire attention a ce qu’il raconte car il se pourrait bien qu’a la prochaine fête de l’huma un nouveau stand vois le jour...le stand ratatouille particulièrement pour lui P-Laurent et ses lieutenants...ou pour être plus concret l’ oligarchie P-Laurent et consort.

03/06/2017 08:20 par CN46400

@LGS
"votre remarque prend un autre sens."

Quel sens nouveau si ce n’est 1000 candidats pour se partager un gâteau de 577 parts. Mais pourquoi donc toujours aucun argument pour justifier cette décision de FI !

03/06/2017 09:58 par SEPH

@ Xiao Pignouf
Vous écrivez élégamment : " Quand on est con comme une brique (suivez mon regard" ). Pouvez-vous préciser ?

Bref, voici ce qui est important :

Macron est dangereux. Il a déclaré sur TF1 le 27 avril 2017 : "je ne vais pas dire aujourd’hui aux Françaises et aux Français que je vais défendre leurs intérêts face à Berlin " ? Etonnant non ?. Un candidat qui déclare qu’il ne va pas défendre les intérêts des français. Mais il va défendre les intérêts de qui, alors ?

Pas difficile de le deviner quand on voit ses sponsors : parmi les dix personnes les plus riches de France, quatre soutiennent officiellement Macron : Bernard Arnault ( 1er fortune de France), François Pinault (4ème), Patrick Drahi (5ème et propriétaire de BFM entre autre), Xavier Niel (9ème). Seul Serge Dassault (3ème) ne s’est pas prononcé officiellement mais il encense Macron et Le Drian, ministre de la défense. A ceux-là, il faut ajouter, Martin Bouygues, Vincent Bolloré, Pierre Bergé(Le Monde ), Matthieu Pigasse (Le Monde encore ...), Arnault Lagardère, Jacques Attali qui déclare au sujet des grévistes de Whirlpool à Amiens : "c’est du détail" , Alain Minc chantre de la mondialisation heureuse, et ceux dont on ne connaît pas le nom car Macron ne souhaite pas publier la liste de ses donateurs. On comprend pourquoi.

Macron veux s’attaquer au code du travail. sous entendu pour le démolir et appliquer la politique très réactionnaire du MEDEF. Les militants qui se sont battus, certains y on laissé la vie, pendant plus d’un siècle pour avoir des garanties et être protégés de l’arbitraire et des injustices sociales vont se retourner dans leur tombe.

De plus, l’alignement sur l’Otan qui massacre des peuples, et, l’application des directives très réactionnaires de Bruxelles pour satisfaire les banques et les transnationales sont à son programme.

Macron avec son parti E.M. ce sera un recul social sans précédent, l’application d’une politique contraire aux intérêts du plus grand nombre !!!

En résumé :

Macron n’est pas au service des français, mais au service de la finance et du mondialisme.

Macron c’est le déni total du bien public et de l’intérêt général. C’est la certitude de la régression sociale et de la soumission de la France.

03/06/2017 11:52 par Xiao Pignouf

@SEPH
Désolé, j’en ai vu l’ambiguïté trop tard... bien sûr, ce n’est pas vous que je visais, ce sont les journaleux , dont la bêtise crasse parvient à faire douter tout le monde... mes excuses. Sachez qu’un désaccord, ni même plusieurs, ne sera jamais pour moi une raison pour brocarder et blesser qui que ce soit, ici ou ailleurs. Je réserve ça aux puissants.

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