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Dans l’hystérie réchauffiste, les juges néerlandais se substituent au politique

La Cour d’appel de La Haye a consacré la judiciarisation de la politique, et s’inscrit dans l’hystérie anti-réchauffement. Le système, de moins en moins capable de générer une croissance forte, secrète une idéologie de régression

Le 9 octobre, la cour d’appel de La Haye a rendu un jugement atterrant, stupéfiant et particulièrement dangereux. Elle a ordonné au gouvernement des Pays-Bas de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) plus drastiquement encore qu’initialement prévu.

En France en particulier, ce verdict a été qualifié d’« historique » par le chœur quasi-unanimement enthousiaste des forces politiques et des médias « mainstream », et bien au-delà de ce spectre. « Historique », il l’est effectivement, par ses implications non pas tant climatiques que juridiques et politiques.

Tout d’abord, il est en effet sans précédent : en principe, les tribunaux sont censés appliquer la loi (quitte à produire de la jurisprudence). Dans ce cas, les juges n’ont pas appliqué le droit national, ils l’ont créé. Car il n’y a aucun texte juridique qui prescrit une obligation quantifiée de réduction des GES.

La Cour de La Haye – qui confirmait un jugement de première instance de juin 2015 – a pallié l’absence de texte normatif par l’accumulation de références à une profusion de traités et d’accords internationaux : convention cadre de l’ONU, protocole de Kyoto, plan d’action de Bali, accords de Copenhague, Cancun et Durban. Et, pour faire bon poids, jusqu’à la convention européenne des droits de l’Homme...

Les juges néerlandais ont donc des connaissances scientifiques particulièrement pointues, au point de décider que les émissions de GES devront être réduites d’au moins 25% d’ici 2020 (base 1990). Et ce, afin de « protéger la vie et la vie familiale des citoyens ». L’institution judiciaire s’est réclamée des principes et déclarations générales pour fixer elle-même une norme applicable.

Au nom, par exemple, de cette même protection de la « vie familiale des citoyens », un juge pourrait ainsi relever le niveau du salaire minimum s’il juge que celui ayant cours n’est pas suffisant pour lutter contre la pauvreté – objectif qui figure dans maints traités internationaux... ou bien décider au contraire d’abolir le système de protection sociale si, d’obédience ultralibérale, il estime que ce dernier est un handicap pour le bien être général.

Apparaît donc ici le deuxième scandale de l’événement : des juges qui se substituent aux pouvoirs législatif et exécutif pour prendre des décisions éminemment politiques. La sacro-sainte séparation des pouvoirs est ainsi foulée aux pieds, sans que les habituels zélotes de l’« Etat de droit » n’y trouvent à redire.

Cela peut s’illustrer concrètement : si, demain, une nouvelle majorité parlementaire sortait des urnes qui décide de ne plus aller dans le sens des oukases environnementaux (hypothèse d’école, hélas), le jugement resterait applicable. La décision politique est ainsi transférée au judiciaire. Or faut-il rappeler que les juges ne sont pas responsables devant les électeurs ?

Il est à noter que près de 900 actions similaires sont en cours dans le monde, dont les deux tiers pour les seuls Etats-Unis. Cela illustre cette tendance bien connue, issue du monde anglo-saxon, à une judiciarisation de la vie collective. 120 procès comparables ont été engagés au sein de l’Union européenne, dont 50 au Royaume-Uni. Mais c’est bien l’esprit même de l’UE qui est à l’œuvre : faire créer du droit par des instances non élues et non politiquement responsables, comme l’illustre l’exemple de la Cour de justice européenne.

Le fond du dossier

Troisième aspect, évidemment pas des moindres : le fond du dossier, en l’occurrence le réchauffement climatique (et plus généralement les « dérèglements » environnementaux), accusé de tous les maux, un « cataclysme » planétaire représentant « le plus grand défi de l’histoire de l’humanité », selon la formule employée par 200 personnalités du monde de la culture il y a quelques semaines. On n’épiloguera pas ici sur la compétence scientifique des artistes, cinéastes et chanteurs (certainement remarquables dans leur propre partie) qui affirment sans hésiter qu’« au rythme actuel, dans quelques décennies, il ne restera presque plus rien », ni, surtout, sur leur légitimité politique pour en appeler à des « mesures potentiellement impopulaires » (sans cependant oser préciser lesquelles).

Il serait évidemment vain d’espérer équilibrer ici en quelques phrases les déferlements multi quotidiens de propagande visant à imposer l’idée que, faute de mesures restrictives drastiques, la planète court à grand pas vers les catastrophes les plus épouvantables les unes que les autres. Le dernier missile en date n’est autre que le énième rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur le climat (GIEC) décrivant des conséquences encore plus lourdes que précédemment annoncées, mais pointant opportunément que, finalement, il n’est pas trop tard pour « agir ». Rappelons qu’en 2009, la Conférence de Copenhague (COP15) était unanimement évaluée comme celle de la « dernière chance », avant, finalement, d’échouer.

Nul ne met en doute la compétence des experts du GIEC, mais l’organisme, par nature sous contrôle des Etats, exclut de fait les voix discordantes.

Or dès lors qu’on parle de climat, et plus généralement d’environnement, ce dont on manque, ce n’est pas d’experts, c’est de débats. Précision utile dans le contexte : un débat se mène entre interlocuteurs ne partageant pas le même point de vue... Idéalement, de tels débats devraient inclure tous les éléments du dossier – et pas seulement ceux des procureurs. Car le moins qu’on puisse dire, c’est que, pour le coupable « réchauffement », l’instruction est exclusivement menée à charge. Que celui-ci puisse également avoir des conséquences positives est une question taboue.

En outre, un élément, parmi bien d’autres, mérite d’être ne serait-ce qu’évoqué : tous les modèles et plans de réduction des émissions de GES, même jugés insuffisants par les juges néerlandais, ont un point commun : ils se basent sur une stagnation, au mieux une hausse faible de la croissance dans des pays tels que ceux de l’UE, comme c’est le cas depuis des années – 2% à 2,5% au grand maximum, bien souvent moins.

Si d’aventure la croissance repartait sur des rythmes bien plus élevés, cela balaierait toutes les réductions d’émission planifiées. Certes, à politique économique austéritaire inchangée, c’est une hypothèse improbable. Mais ceux qui veulent encore combattre en faveur du progrès économique et social – hausse du niveau de vie, de la protection sociale et des services publics, réindustrialisation – devraient être conscients que cela passe par une croissance considérablement plus forte qu’actuellement, qui implique évidemment une hausse significative de la consommation d’énergie, y compris fossile. Dans cette perspective progressiste (pour redonner un sens à ce terme, qu’Emmanuel Macron tente d’inverser), une croissance « à la chinoise » est une condition certes pas suffisante, mais ô combien nécessaire pour répondre aux besoins sociaux.

Mais la réalité est que le système nommé capitaliste par Karl Marx est arrivé au bout du rouleau historique. Il a longtemps permis un développement des forces productives, au prix de l’exploitation de l’homme par l’homme, pour reprendre les termes de l’auteur du Capital. L’exploitation est toujours là, mais la machine s’avère, en tendance, de moins en moins capable de produire des richesses, notamment parce qu’elle est phagocytée par la prolifération de la finance.

Il était donc inévitable qu’un tel système en bout de course secrète une idéologie qui justifie la faible croissance voire la décroissance, et habille la volonté d’imposer aux peuples la résignation avec un habit post-moderne, que certaines forces de « gauche », voire d’ « ultra-gauche » portent, si ce n’est avec élégance, du moins avec suffisance.

Pour tout dire, les actuels Torquemadas revêtus de vert – ou ornés d’une épitoge batave – n’ont rien à envier, en matière de tolérance et de culture du débat, à leurs ancêtres de la Sainte Inquisition.

Pierre LEVY,
rédacteur en chef du mensuel Ruptures
article paru le 11 octobre sur le site du mensuel Ruptures et sur celui de RT FRance

 http://https://ruptures-presse.fr/partages/jugement-pays-bas-rechauffement-climat-lahaye/

COMMENTAIRES  

18/10/2018 17:23 par Yannis

Il y a du juste dans tout cela, et de nombreux questionnements intéressants surgissent de l’article de Pierre Levy. Pourquoi prôner la décroissance en Europe, quand des régions entières de l’Asie et de l’Afrique misent sur la pleine croissance ? Pourquoi la plupart des investisseurs, incapable de sortir de la pensée productiviste, parient sur la technologie pour inverser la tendance ? Pourquoi le droit et les habitudes de tout judiciariser des Anglo-saxons se mondialise aussi ? Comment l’idée même d’une politique sociale ou économique souveraine et construite dans le temps peut être anhihilée par des décisions rapides de tribunaux privés internationaux comme le promeut le TAFTA. D’autres l’appliquent déjà, avec une prédominance du système judiciaire étasunien : amendes records imposées à des banques et transnationales européennes, où vont ces sommes ??

Pour autant il est de plus en plus difficile de mettre en doute la probabilité d’un changement climatique majeur, celui en cours est suffisamment documenté. Et surtout partout la destruction et l’exploitation sans limite des richesses naturelles s’amplifient, le Brésil s’apprête à offrir toute l’Amazonie aux plus ambitieux, le fracking essaie de s’imposer, la pollution par le plastique des océans s’amplifie aussi. Ce que j’entends dans cet article, c’est qu’il y a une logique de la culpabilisation individuelle, effectivement en oeuvre dans tous les domaines actuellement en Europe, particulièrement en France (ce qui n’est pas le cas ailleurs ) menant à la sensation d’impuissance et au repli sur soi. Avec un risque de mise en conflit des différentes chapelles, de chacun contre chacun, des polémiques sans fin allant jusqu’à d’effacement de l’idée de société même, ou du moins ce qu’il en reste. Ce sujet est développé ici : https://lapartmanquante.com/2018/09/15/hetre-ou-ne-pas-etre-metaphore-de-larbre/

Mais on ne peut pas effacer les preuves de la dégradation des écosystèmes, que d’ailleurs l’auteur n’aborde pas : appauvrissement des terres, guerres liées à l’eau, sécheresse au Sahel, érosion des sols du fait de la déforestation abusive, montée de eaux dans certains archipels. Les changements climatiques impactent directement les sociétés humaines et vice-versa. Même si la plupart des grands médias en France semblent minimiser l’évènement, préférant les savoureux faits divers, il y sévit dans l’Est une très forte sécheresse, pratiquement du jamais vu, et jusqu’en Suisse, le château d’eau de l’Europe... Cet article de Reporterre pour info : https://reporterre.net/Le-changement-climatique-interpelle-les-citoyens-mais-pas-les-dirigeants-de

18/10/2018 18:02 par BQ

"On n’épiloguera pas ici sur la compétence scientifique des artistes, cinéastes et chanteurs...", et des éditorialistes épris de ruptures qui n’en n’ont strictement aucune.
Allez
- "Nul ne met en doute la compétence des experts du GIEC"
Ah ben Fake News : Vous Pierre. Et vous êtes très mal placé pour discuter de la base scientifique établie aussi mal résumée.
- "mais l’organisme, par nature sous contrôle des Etats, exclut de fait les voix discordantes."
Les rapports, synthèses de travaux déjà publiés, sont écrits par les scientifiques du climat dont il ne vous viendra jamais l’idée d’aller voir comment et sur quoi ils travaillent puisque vous ne versez que dans la propagande, "par nature".
- "Que celui-ci puisse également avoir des conséquences positives est une question taboue."
Pour vous sans doute, pas pour les scientifiques qui font le bilan justement. Or, les effets négatifs outrepassent mais très largement les possibles effets positifs. Mais quelque chose me dit que vous n’avez lu aucun des rapports scientifiques ? (Eh LGS ca vous rappelle les "discussions" sur le livre de Maxime et du Dalai-Lama ?...)
- "Dans cette perspective progressiste (...) une croissance « à la chinoise » est une condition (...) ô combien nécessaire pour répondre aux besoins sociaux."
Non y’a pas à dire l’argumentation est fournie, posée, limpide, "propre" loin de toute "propagande", des "tabous" et autres - "déferlements". Vive la croissance à mort, vive le charbon, vive la production de tout sans restriction, puisque la Chine ferait mieux en matière sociale que nous. Non ? C’est implacable comme raisonnement.
- "Il était donc inévitable qu’un tel système en bout de course secrète une idéologie qui justifie la faible croissance voire la décroissance"
Eh ouais Paul Ariès qu’est ce tu vas faire, c’est le système capitaliste qui secrète avec "suffisance" ton idéologie résignatrice mortifère ! Démon ! Le capitalisme créé la décroissance. Pierre Levy 2018.
- "actuels Torquemadas revêtus de vert"
Ah oui j’oubliais Paul et les autres en désaccord qui oseraient penser que le changement climatique est réel, vous êtes en puissance des génocidaires aficionados de l’immolation (petite incorrection : moi personnellement l’emmurement me paraît un poil plus sexy, mais sachons respecter et ne discutons pas les goûts et les cultures). Cordialement.

Bref vous caricaturez des militants pour la lutte contre le réchauffement climatique pour établir que des faits scientifiques n’existent pas et pour soutenir votre idéologie technoscientiste et anti-progressiste (puisque les dommages environnementaux aux humains ne vous affectent pas). Ca s’appelle de la malhonnêteté intellectuelle.

PS. Ayant essayé de me mettre à niveau, est-ce que du coup mon commentaire peut-être publié comme article, à l’égal de Pierre Levy, en tant que futur rédacteur en chef de Ruptures de Ruptures, un nouveau magazine intransigeant avec les puissants et ceux qui rompent sans ruptures.

18/10/2018 18:36 par alexis

P Lévy est souvent intéressant quand il écrit sur ce qu’il connaît, comme l’UE ou la lutte des classes, mais sur l’environnement il est d’une nullité crasse et trompe son lectorat. Ceci mérite réflexion parce que les implications des erreurs de Lévy vont au delà de sa personne.

"Nul ne met en doute la compétence des experts du GIEC, mais l’organisme, par nature sous contrôle des Etats, exclut de fait les voix discordantes."

Ah bon, et l’Arabie Saoudite et les autres pays producteurs de pétrole ne font pas partie du GIEC ? Est-ce que ces pays ont intérêt à limiter les émissions de gaz à effet de serre ?

"Or dès lors qu’on parle de climat, et plus généralement d’environnement, ce dont on manque, ce n’est pas d’experts, c’est de débats. Précision utile dans le contexte : un débat se mène entre interlocuteurs ne partageant pas le même point de vue... Idéalement, de tels débats devraient inclure tous les éléments du dossier – et pas seulement ceux des procureurs. Car le moins qu’on puisse dire, c’est que, pour le coupable « réchauffement », l’instruction est exclusivement menée à charge. Que celui-ci puisse également avoir des conséquences positives est une question taboue."

Juste avant, Lévy ironise sur les "artistes, cinéastes et chanteurs" qui font des appels dans les médias. Lévy s’imagine bien mieux informé que les artistes mais sur le climat il est aussi ignorant et nuisible que l’est (par exemple) Adjani sur les vaccins. Adjani trouve aussi qu’il faut des débats sur les risques des vaccins et les bienfaits de l’homéopathie. Avoir lu trois âneries sur internet qui vont dans le sens de ses préjugés ne permet pas de devenir expert en quoi que ce soit...

Il y a quelques années, P. Lévy a publié une postface délirante à un livre de l’historien du climat Pascal Acot. Il y disait avec une certitude de beauf (les débats c est bien mais la certitude c’est mieux) que le réchauffement était un canular et avançait que le GIEC visait à contrôler la Russie et le Venezuela, pays producteurs de pétrole qui donnent du fil à retorde à l’empire. Il y a un problème d’inconscient raciste dans cette histoire : si le réchauffisme était une fable pour contrôler le Sud et qu’un journaliste qui n’y comprend rien pouvait la percer à jour aussi facilement que Lévy, pourquoi les scientifiques du sud ne le pourraient-il pas ? Je travaille la dedans et ai discuté de ces questions avec des collègues scientifiques Congolais, Marocains, Chinois, Indiens, Équatoriens ...tous étaient bien plus proches du GIEC que des âneries de Lévy.

P Lévy est il beaucoup plus intelligent ou sincèrement anti-impérialiste que l’étaient Chavez ou Castro, qui comprenaient bien mieux que lui la catastrophe environnementale dans laquelle on est tous embarqué ?

Comme les cinglés ’libéraux’ qui nous enfument parce que le marché libre est incompatible avec la préservation de l’environnement, le problème pour Lévy c’est que toute cette histoire d’environnement ne colle pas à sa vision monolithique du monde. Dans celle ci la croissance est nécessaire au bonheur humain (alors qu’on produit déjà de quoi nourrir toute la planète) et l’UE est mauvaise en tout, point barre, alors que justement l’environnement est un domaine (peut être le seul ?) où l’UE a une (légère mais réelle) influence positive.

18/10/2018 18:41 par act

Vive le Travail !
Vive la Croissance !
Vive le Productivisme !
Sur LGS ?!
...quand il fera 20° en décembre il y aura toujours des productivistes de tous bords pour nous parler d’hystérie réchauffiste.
Et un scoop pour les camarades de LGS : quelle est la position de Cuba sur l’hystérie réchauffiste ? hmm ?
Là c’est clair vous êtes bon pour quelques mois aux champs de cannes à sucre avec autocritique spontanée en conclusion.

18/10/2018 19:26 par Georges SPORRI

Si on veut vraiment combattre le réchauffement climatique, ou un éventuel refroidissement climatique suite à une seconde grande irruption des cônes du Laki, la vraie solution consiste à créer entre 500 000 et 800 000 sovkhozes-oasis artificielles dans les déserts chauds-arides ( planter 980 000 000 000 d’arbres !). Les niaiseries douces et, hélas, renouvelables et durables sont des foutaises sans aucun effet sur le climat !

18/10/2018 19:47 par alexis

Un idiot écolo-bobo-européiste-anti progrès a écrit ce qui suit. Heureusement que les journalistes parisiens (phares éternelles de l’humanité) comme P Lévy éclairent le peuple et le guident vers la lumière
"
La température moyenne a augmenté de 0,8 degrés centigrades depuis 1980, selon l’Institut des Etudes Spéciales de la NASA. Les deux dernières décennies du XX° siècle ont été les plus chaudes en cent ans. Les températures en Alaska, dans l’Ouest canadien et l’Est de la Russie ont augmenté à deux fois plus vite que la moyenne mondiale. La glace de l’Arctique disparaît rapidement et la région pourra expérimenter son premier été complètement libre de glace peut-être déjà en 2040. Les effets sont visibles dans les masses de glace de plus de deux kilomètres de hauteur qui fondent au Groenland, les glaciers d’Amérique du Sud, depuis l’Equateur jusqu’au Cap Horn, sources fondamentales d’eau, et la gigantesque cape de glace qui couvre la grande zone Antarctique.

Les concentrations actuelles de dioxyde de carbone ont atteint l’équivalent de 380 pour un million, chiffre qui dépasse le rang naturel des derniers 650 000 ans. Le réchauffement affecte déjà les systèmes naturels du monde entier. Si cela arrivait, ce serait dévastateur pour tous les peuples.
"
http://bolivarinfos.over-blog.com/2017/06/cuba-6-idees-de-fidel-sur-l-environnement.html

18/10/2018 21:23 par act

Aurais-je foiré l’envoi de mon précédent commentaire ou LGS, non content de publier une ode à la croissance (pour rester poli), refuserait la critique ?
Pour faire court : quand il fera 20° en décembre les productivistes de tous bord nous parlerons toujours d’hystérie réchauffiste.
Il était aussi suggéré au GS de s’intéresser à la position de Cuba (ou de Fidel, cet autre "Torquemada revêtu de vert" ?) quant à l’hystérie réchauffiste...une publication de cette position en réponse au texte ci-dessus pourrait avantageusement réduire la durée du séjour dans le champs de canne à sucre mais n’évitera pas la saine auto-critique spontanée, si como no ?

La "croissance" est l’alibi du productivisme, une mystification du capital qui ne profite qu’aux nantis. La planification collective au bénéfice de la collectivité est la clef, faut-il vraiment le rappeler ici ? Pour la réduction du temps de travail, tout le pouvoir aux conseils !

18/10/2018 21:31 par paturaud

Bon, j’interviens sur un point de détail, celui de la langue : certains parlent de degrés centigrades, en fait, c’est l’échelle thermométrique qui est centigrade (divisée en 100 degrés) et le degré est centésimal (centième partie de l’échelle).
Bon voilà, j’ai fait mon malin, je vous laisse continuer votre débat ...

18/10/2018 22:01 par Georges SPORRI

Cuba est un paradis écologique par son agriculture, mais aussi par son parc automobile. On peut y voir, garées côte à côte des Packard, des De Soto, des Studebackers, des Dodge, des Buick et des Chevrolet 1950, 51, 52, 53, 54, ... 58 ! Malheureusement très peu de Buick Riviera 1973 !
Vu que la bagnole écolo c’est celle qu’on ne construit pas, Cuba obtient la note 20 sur 20 dans le domaine de la lutte contre l’obsolescence !
http://mai68.org/spip2/spip.php?article2321

18/10/2018 22:10 par CN46400

Le "réchauffisme" est en train de devenir une religion. Il est donc interdit de ne pas lier le moindre évènement climatique hors norme aux GES produit par les humains lors des derniers siècles. Même les inondations de l’Aude, bien que n’ayant pas atteint les niveaux de 1891, soit 126 années en arrière, sont convoquées.
Comme dans toutes les religions, la course à l’intégrisme est engagée, gare à celui qui oserait demander quelques explications sur l’effet de serre. Par exemple pourquoi le CO2, et les GES, peuvent entraver la réflexion des radiations venant de la Terre mais pas celles venant du soleil ? C’est pourtant de cette addition qu’on se sert pour démontrer "l’échauffisme" de l’effet de serre du à l’activité humaine, notamment industrielle.

19/10/2018 00:16 par vagabond

P. Levy n’est pas un scientifique. Il aurait dû s’arrêter aux questions juridiques et économiques.
Cet incroyable déni est typique de ceux qui vivent dans des environnements confortables et n’ont aucune idée des autres régions du monde survivant avec les restrictions en eau et les famines.

Il n’y aucun rapport entre la décision de protéger la « vie familiale des citoyens » en imposant la drastique réduction des émissions de gaz à effet de serre et l’abolition de la protection sociale. Ce rapprochement n’a aucun sens.
Parler de vie familiale des citoyens est la meilleure façon d’atteindre l’individu dans son indifférence et lui rappeler que le bouleversement climatique le touche directement. Parler vaguement de la planète n’a pas le même impact.

« Les juges ne sont pas responsables devant les électeurs ? » Parce que l’État et ses institutions le sont ? Parce que les élus le sont quand ils votent pour le glyphosate ? Ils se sentent responsables peut-être de leurs décisions, décrets et des ordonnances face à la « populace » ? Ils sont justiciables face aux cas de cancer provoqués par les produits qu’ils autorisent ?

Le fait que des personnalités du monde culturel en parlent ne discrédite en rien le message concernant l’immense danger climatique que nous léguons à nos enfants. Les artistes et les cinéastes sont devenus les porte-paroles des scientifiques dans un monde où les stars télévisuelles et cinématographiques, ainsi que celles des stades, sont adulées quand les scientifiques travaillent dans l’anonymat pour l’avenir de la planète.
Parmi les « artistes » de cinéma, il y a des scientifiques, il y en a qui ont certainement plus voyagé que P. Lévy et ont pu voir la dégradation de la planète et la misère que les occidentaux ne voient pas. Certains sont complètement impliqués dans la distribution de l’eau dans certaines zones du monde. Je ne crois pas que l’auteur s’active dans ce sens ?
Je ne pense pas qu’ils soient diminués intellectuellement parce qu’ils ont suivi la voie des arts. En tant qu’humains, ils sont concernés par l’avenir de la planète.

Oui, la planète court vers la catastrophe ! Il faut être dans le déni ou payé par ceux qui veulent continuer à faire du profit à tout prix pour refuser de voir les bouleversements actuels ! Si ceux qui alertent depuis les années 90 parlent de dernière chance c’est pour réveiller le monde. Il est certainement trop tard pour agir pour certaines régions du monde. Les scientifiques contrairement aux hommes politiques se soucient de la planète dans sa totalité. Ils savent que tous les systèmes sont liés.
Les risques sont bien plus grands et les actions plus urgentes pour le Bangladesh ou les Pays-Bas par exemple, je comprends parfaitement que ces derniers s’alarment et utilisent les grands moyens pour éviter ou du moins limiter la catastrophe annoncée.

Débats ? Je vois mal l’équipage du Titanic débattre alors qu’il se dirigeait droit sur l’iceberg. L’action est urgente pour sauver ce qui peut-être sauvé. Il y a des années que les scientifiques dans diverses disciplines étudient ce problème et alertent sur l’augmentation des gaz à effet de serre et de la température globale. Les carottes de glace ne mentent pas.

Quelles sornettes ! Il n’est pas question de décroissance. Il est question de l’avenir de la planète et de la civilisation humaine. Je parle des connaissances accumulées suite à l’incroyable avancée scientifique. Il n’y a ni gauche ni ultra-gauche ni habit d’apparat. Perdre du confort et se contenter de l’essentiel n’est pas fatal. Continuer de se comporter comme si les ressources de la planète étaient infinies est mortel. On se doit de penser à l’avenir de ceux qui viendront après nous, autrement à quoi sert-il de se reproduire et de laisser sa trace génétique sur cette planète ? L’avenir de l’humanité est lié à celui de son environnement. Sauf si la future humanité sera androïde.

A ce jour, je n’ai lu aucun article scientifique sérieux sur le sujet mais des apprentis sorciers politisés qui ne maîtrisent pas la question viennent délirer sur LGS.

19/10/2018 00:48 par alexis

"pourquoi le CO2, et les GES, peuvent entraver la réflexion des radiations venant de la Terre mais pas celles venant du soleil ? "

Les GES sont transparents dans le visible (la lumière du soleil) mais absorbent dans l’infrarouge (réémis par la terre) parce que leur structure géométrique et électronique leur permet de vibrer quand de la lumière infrarouge les traverse en absorbant un photon (les petites molécules simples et symétriques, majoritaires dans l’atmosphère comme N2 et O2 n’ont pas cette propriété). Ce n’est certes pas très facile à comprendre quand on n’a pas fait de physique mais beaucoup de climatologues (et pleins d autres scientifiques qui comprennent que le problème est sérieux) ont fait de gros efforts de pédagogie la dessus (et sur les autres arguments "sceptiques"). En parlant de scepticisme, sur cette question comme sur les autres, il faut quand même regarder ce que disent les spécialistes avant de s’enfoncer complètement la tête dans le sable avec les cuistres comme Pierre Levy.

Par hasard, hier, à deux pas de la commission européenne (le grand satan de P Lévy), j’ai discuté avec des responsables d’administrations régionales. Il y avait aussi à la table un lobbyiste anglais (vive le brexit "progressiste" ) ouvertement de l’industrie pétrolière et des bagnoles, qui était sur la ligne obscurantiste que Lévy nous présente comme "progressiste". Le type a dit qu’en tant que chercheur en environnement j’avais intérêt à exagérer pour demander plus de budget public etc...En fait je pense que la recherche ne sert plus à grand chose, il n’y a plus de débat la dessus à part dans les délires des gens qui n’y comprennent rien comme Levy, ou qui se prostituent pour le capital, comme les lobbyistes. A la limite, on pourrait utiliser tout l’argent de la recherche pour l’adaptation et la transition, ça serait aussi utile (bien sur y a plein de saloperies plus nuisibles à supprimer avant comme le luxe, la pub, l’armement etc.. ;). Mais ça se défendrait parce que paradoxalement les chercheurs en environnement appartiennent en général à la partie relativement privilégiée de la population, celle qui détruit le plus la planète avec tous les objets électroniques inutiles, les city trips sur le week end en avions etc...dissonance cognitive quand tu nous tiens.

Sur les GES et l’effet de serre, voyez par ex le site de l’ENS :
http://planet-terre.ens-lyon.fr/article/gaz-effet-serre.xml

D autre part, sur youtube, "le réveilleur" fait de la vulgarisation de bonne qualité
https://www.youtube.com/channel/UC1EacOJoqsKaYxaDomTCTEQ

19/10/2018 01:26 par Danael

Version révisée
La Sainte Inquisition a bien des profils peu dénoncés.
L’économie dite "verte" sert superbement les derniers souffles du système, elle qui exige des normes à renouveler sans cesse sous prétexte de viser plus d’efficacité énergétique. Mais cette dynamique pénalise d’abord les moins nantis qui sont obligés d’avancer sans cesse des coûts importants de rénovations ou d’achats de nouveaux appareils pour éviter de payer des factures plus élevées. Et quand ils ne peuvent pas financièrement faire ces changements , vendre leurs biens à juste prix est impossible car ces derniers sont déclarés hors normes et difficiles à vendre en cas de besoin. Pendant ce temps-là, le productivisme pour fabriquer toutes sortes de biens dits "verts" répondant à des normes toujours plus performantes, lui, va bon train et créé du même coup gaspillage et consommation plus grande d’énergie pour les produire et les détruire. Autrement dit les riches font payer le coût de leur surproduction verte surtout aux plus pauvres. Nous envoyons la plupart de nos déchets dans des pays qui n’ont aucune norme écologique ni aucun plan de prévention et de protection pour la plupart de leurs habitants. Sans compter que cette soi-disant économie verte exige l’utilisation de métaux rares devenus des enjeux stratégiques de haute importance de la part des transnationales qui n’hésitent pas à imposer un système d’ esclavagisme dans les pays où les États sont complices de cette prédation.
Pour dynamiser cette ambiance anxiogène, se profile en plus un certain radicalisme vert qui consiste à vandaliser des petits commerces au nom d’un véganisme devenu soudain sacré et ce phénomène est assez surprenant vu qu’il contribue par là même à mettre sur un même pied d’égalité de honte une agriculture paysanne équilibrée qui inclut un élevage responsable et le productivisme des grandes exploitations d’élevage capitalistes. Une démarche écologique ne doit pas confondre les deux car elle contribue à diviser encore plus la société au lieu de l’incorporer à une démarche écologique positive . Cette écologie que nous voulons ne peut se réaliser dans le système capitaliste actuel, on le conçoit, mais elle ne peut à aucun moment être aussi un outil à l’encontre des plus démunis ou des gens qui ne sont pas la vraie source du problème. Que reste-t-il de solutions pour ne plus se donner l’illusion d’une économie verte qui ne l’est pas et qui ne le sera jamais dans une dynamique économique capitaliste ? Justement que tous ces schémas s’écroulent dans nos consciences pour commencer, y compris ce radicalisme diviseur et violent qui fait le bonheur des dominants juridiquement intouchables.

19/10/2018 02:47 par Philippe H

Je rejoins l’auteur dans la critique du caractère "régressiste" de l’idéologie dominante, et en particulier de sa composante verte, qui gagne sans cesse du terrain. Cela implique-t-il de nier le facteur humain dans le réchauffement proposé ? Probablement pas..

Ce qu’on peut difficilement nier, par contre, c’est que des technologies réellement porteuses de progrès sont condamnées par la "gauche" qui confond malheureusement la façon dont elles sont mises en place sous le capitalisme avec les technologies elles-mêmes. Je parle principalement de l’énergie nucléaire - qui précisément pourrait aider à lutter contre le réchauffement climatique (selon les rapports mêmes du GIEC - l’empreinte cO2 par KWH est très basse pour le nucléaire, à peine plus élevée que celle de l’électricité de source éolienne, et bien plus basse par exemple que le solaire). Bien sûr, sous le capital (et hélas, oui, dans l’Union Soviétique en pleine déliquescence), le nucléaire vise à produire le kwh moins cher, et néglige largement les questions des déchets et des risques pour réduire les coûts.

Mais l’idéologie dominante actuelle "de gauche" jette le bébé avec l’eau du bain, le progrès et la croissance avec le capitalisme, la science avec le technocratisme néolibéral, l’agriculture industrielle avec les pesticides et OGM incontrôlés. Nous avons du mal à penser que tout cela peut (et doit !) être mis au service de l’humanité, non des profits d’une classe dominante. L’humanité doit prendre en mains sa destinée, non renoncer à ses grandes ambitions.

19/10/2018 11:29 par CN46400

@ alexis
Merci pour votre explication et vos liens, mais mon problème n’est pas de trancher les polémiques scientifiques qui ne sont pas à mon ressort, il est surtout de parvenir à maintenir le pb du changement climatique dans son domaine et rien que son domaine. Ce n’est pas lui qui est responsable des 15 morts de l’Aude ni de l’inondation de l’hôpital de Carcassonne, inauguré le mois dernier. A moins que le "réchauffisme" ne soit qu’un nouveau parapluie....

19/10/2018 12:01 par Jean Yves LEBLANC

J’ai un triple sentiment à la lecture de cet article et des commentaires.
1) La reconnaissance : merci à Pierre Levy pour cet article éclairé sur le changement climatique et merci au Grand Soir de l’avoir publié. Il est en effet rarissime de rencontrer une critique de gauche de la doxa du changement climatique anthropique.

2) La consternation devant les propos insultants contenus dans certains commentaires. Bon courage, Pierre Lévy ! Finie la culture du débat dans les rangs de la gauche. L’anathème est de règle face à celui qui ose s’attaquer aux dogmes de la pensée dominante.

3) L’inquiétude :
a) Nous, lecteurs du Grand Soir sommes entraînés à décortiquer et neutraliser la propagande officielle et les fausses "vérités" mainstream. S’agissant de catastrophisme écologique, nous voici cependant alignés, sans nous poser de questions, sur la presse des oligarques (que nous qualifions de mensongère pour tout le reste), sur France TV, sur le gouvernement et sur toutes les instances de la "communauté internationale" inféodées au système capitaliste et aux USA. Quelle victoire de la machine de propagande orwellienne !
b) Le changement climatique étant désormais la principal outil du capital mondialisé pour imposer les reculs de société, l’austérité généralisée et la perte des libertés, qu’attendre de la "gauche" si en plus de son européisme désormais clairement revendiqué, elle adhère sans partage à cette machine infernale dressée contre les peuples ?
c) Pour moi, la gauche à toujours été liée à la raison, aux Lumières, à la science et au progrès. Aujourd’hui le divorce de la gauche avec ces valeurs est total. Elle s’est ralliée sans nuances à une religion millénariste qui exclut tout débat, toute méthode scientifique, tout doute, toute exigence de preuves. Cela l’amène dorénavant à s’opposer par principe à tout progrès scientifique, technologique ou médical ( progrès sans lesquels tout progrès social est impossible). De ce fait, elle laisse le champ du progrès aux mains de ses ennemis au point que les scientifiques qui osent encore raisonner ou les ingénieurs qui osent encore inventer sont rejetés par la gauche et se situent, désormais, pour beaucoup, à "droite". Une telle gauche, qui a cessé d’être progressiste, a-t-elle un avenir et un rôle à jouer dans l’émancipation des travailleurs ?
Note : Ici le terme "gauche" s’étend aux formations les plus radicales qui, pour la plupart, ont embrassé le dogme écologique.

19/10/2018 15:22 par cunégonde godot

Excellent article de Pierre Lévy. Un de plus.
Pas seulement parce qu’il remet à sa place le réchauffisme, cette nouvelle religion pour petits-bourges si moderne et si abrutissante ; mais aussi et peut-être surtout lorsqu’il montre comment le totalitarisme européiste s’affiche sans fard , sans honte, et... sans opposition, encore moins à gauche qu’à droite. En cela je suis en phase avec M. Leblanc. La "gauche" est une zone à s’auto-détruire. Elle s’est folklorisée pour mieux s’installer dans le paysage européo-mondialiste, fière d’être devenue le punching-ball guignolesque du marcronisme. Le but est atteint. Bravo !...

19/10/2018 16:14 par bostephbesac

Je pense qu’ on est arrivé à un stade où l’ on ne peut plus nier "qu’ il se passe quelque chose sur notre climat" . Mais mes questions sont ailleurs : pourquoi l’ on nous parle de la nécessité de réduire le trafic automobile et poids-lourds..................et que la grande majorité des investissements prévus sur les 15 prochaines années sont prévus dans leur grande majorité sur la route (donc énergie "bien fossile") au lieu du rail et autres TC (bus, tram) ? Tout l’ inverse de ce que la COP 21 préconisait ! Et, au même moment, après avoir incité les gens à prendre leur voiture (et privilégier le diesel), non seulement on taxe toujours plus les carburants (diesel en particulier) mais en plus on instaure le 80 km/h . Racket assuré des automobilistes !

19/10/2018 17:35 par BQ

Elle s’est ralliée sans nuances à une religion millénariste qui exclut tout débat, toute méthode scientifique, tout doute, toute exigence de preuves

Mais c’est justement ce qu’on reproche à ceux qui sans preuves, hors de toute méthode scientifique, se permette de traîner dans la boue le travail de milliers de scientifiques et chercheurs sans même avoir lu leur synthèse. Vous confondez d’un côté ceux qui utilisent le réchauffement climatique à leur profit : ces entreprises, multinationales qui trouvent l’occasion dune belle vitrine de greenwashing, ces idéologues qui promeuvent l’idée qu’il faudrait s’y résigner, qu’il faut y répondre par plus de croissance donc plus de causes du problèmes, que la faute est aux "catastrophes naturelles", au "changement climatique" et non aux décisions politiques qui plongent les sociétés dans une extrême fragilité et insécurité, et de l’autre, des faits scientifiques dûment publiés dans des revues à comité de lecture comme c’est le cas depuis des siècles, dans tous les domaines de science. En gros, comme le capitalisme utilise le réchauffement climatique alors celui-ci n’existe pas vraiment, comme certains utilisent les faits pour promouvoir le malthusianisme alors les faits scientifiques sont controversés, et cette négation du processus scientifique, on appellerait ça du raisonnement marxiste, de la science, une exigence rigoureuse scientifique ! Mais enfin quelle insulte.

19/10/2018 17:43 par Lecteur

Je suis très en accord avec Jean Yves Leblanc, on est mal barré si les gens qui se veulent de gauche se font embobiner par la propagande des capitalistes. Mais par exemple, l’auteur lui même reconnait la compétence des scientifiques du GIEC "Nul ne met en doute la compétence des experts du GIEC", alors que j’estime que le simple bon sens paysan suffit à montrer l’incompétence du GIEC surtout sur la base des solutions qu’il propose. Le GIEC n’est qu’une assemblée de scientifiques chargée de donner un vernis scientifique à des décisions parfaitement politiques.
D’ailleurs, je tiens à préciser que pour moi, par exemple, les communistes qui encore aujourd’hui, soutiennent la filière nucléaire feraient mieux d’aller prendre leur carte au RN, plutôt que dans un parti de dit "de gauche", qui devrait tous les refuser. Quand on est de gauche, on ne peut pas être un soutien de la filière nucléaire. C’est ce qui classe Onfray par exemple, très à droite.
En France, la malheureuse compétence reconnu à l’incompétent GIEC fera que la population sera bien moins résistante à l’extension du nucléaire, et de façon autoritaire. Pour le dire autrement, les futurs "Remi Fraisse" du nucléaire français, auront une partie de "la gauche" qui dira à aux parents qu’il ne faut pas s’opposer "au réchauffement climatique". C’est triste, mais c’est comme ça.

19/10/2018 21:01 par Serge

Mais quel est l’état du droit Français...pour s’indigner que des juges hollandais, agissent. eux dans le sens de l’intérêt commun. ?

19/10/2018 22:14 par xav

Merci au grand soir de nous donner ce texte à lire.

Quelle violence dans les commentaires !

Les journaleux au service du capital nous disent d’avoir peur du CO2 mais de consommer du nucléaire et des ondes électromagnétiques....

J’ai pas peur du CO2 ni du permafrost. Je peux voir les dégâts de l’exploitation de l’homme par l’homme de de l’environnement par l’homme.

Il porte bien son nom rupture..... Y’a du petage de câble :-)

20/10/2018 09:14 par cunégonde godot

Lecteur :
Quand on est de gauche, on ne peut pas être un soutien de la filière nucléaire. C’est ce qui classe Onfray par exemple, très à droite.

Je suis "pour" la filière nucléaire. Quant à savoir si je suis degauche ou dedroite, il y a belle lurette que je ne me pose plus cette question.

20/10/2018 12:44 par babelouest

@Cunégonde , désolé, mais la filière nucléaire est un non-sens absolu : les réserves de matières fissiles utilisables sont très limitées (20 ou 30 ans encore au maximum), en revanche les déchets indéfiniment dangereux (10 000, 100 000 ans, voire bien plus) vont nous encombrer de plus en plus et ne pourront être traités correctement parce que bien trop pérennes par rapport à des vies humaines.

Il faut penser à ces deux facteurs tout de suite, et même avant-hier. A côté le pétrole et le gaz, même si ce n’est pas excellent, par rapport au nucléaire c’est du gâteau. Prenez un peu de recul....

20/10/2018 13:09 par Jean Yves LEBLANC

Les commentateurs les plus virulents de cet article fondent leur soutien au réchauffisme sur l’argument suivant (utilisé par tous les médias mainstream) : Le GIEC, organisme scientifique, et les milliers de scientifiques sérieux qui travaillent pour lui ont prouvé au-delà de tout doute que le réchauffement climatique est dû au CO2 émis par l’homme et que ses conséquences sont catastrophiques.

Le véritable débat scientifique est le suivant :
1)Y a-t-il un réchauffement climatique et si oui, son ampleur est-elle hors des normes de la variabilité naturelle du climat ?
2) Si il y a réchauffement anormal, est-il dû au CO2 humain ?
3) Ce réchauffement (humain ou pas) est-il dangereux ?
4) Peut-on prévoir son évolution future.

Tous ces points sont complexes. Les scientifiques peinent à comprendre les ressorts du climat et contrairement à ce que prétendent les média, il n’y a aucun consensus scientifique sur ces points (pas même sur le premier).

Le GIEC n’est pas un organisme de scientifiques car il est piloté par des hauts fonctionnaires et il n’est pas non plus un organisme scientifique car sa mission n’est pas de chercher une réponse objective à ces quatre questions mais de valider coûte que coûte des réponses pré-établies depuis sa création (quatre oui aux quatre questions). Pour cela, il sélectionne des travaux, arrose des institutions à coup de dollars et ne recule même pas devant de grossières tricheries (voir le "Climategate", la "crosse de hockey" de Mann ou encore le tripatouillage permanent des relevés de température présents ... et passés). Quant à ses prévisions à coup de modèles informatiques, elle se sont toutes avérées grossièrement fausses.

De nombreux scientifiques de premier plan, dont d’ex-ténors du GIEC, sont en désaccord (C. Lindzen, J. Christy, J. Curry ... qui publient aussi dans des revues à comité de lecture !) de même que de grands noms de la science française. Des groupes complets de scientifiques sont écartés des travaux sélectionnés par le GIEC : Svensmark et les solaristes qui considèrent que le soleil est le moteur du climat et pas le CO2 ou bien encore les géologues et paléoclimatologues qui montrent que la terre a passé la plus grande partie de sa vie à être plus chaude qu’aujourd’hui.
L’indéniable ’consensus scientifique’ et son corrolaire, la nécessité de cesser de discuter et de prendre d’urgence des mesures impopulaires draconiennes, n’existent pas.

J’aimerais terminer par un parallèle avec le glyphosate qui illustre un étrange "deux poids, deux mesures". Des "milliers de scientifiques" ont participé à des centaines d’études concluant au caractère inoffensif de cet herbicide. Seul le CIRC à conclu à son caractère cancérigène.
Nos amis écolo-réchauffistes qui vénèrent les "milliers de scientifiques" du GIEC (qui énoncent de "faits scientifiques" et ne sont pas à la botte du capitalisme !) et crucifient les stupides dissidents donnent-ils raison à la majorité scientifique en faveur du glyphosate ? Eh bien non. Cette fois la majorité n’énonce pas des "faits scientifiques" et elle est "à la botte de Monsanto". Ils la crucifient et vénèrent les braves dissidents du CIRC qui, eux, débusquent les vérités cachées...

20/10/2018 14:35 par Yannick

@BQ et d’autres : bonjour la violence et les insultes voilées...

J’ai très bonne souvenance avec BQ d’un autre échange sur un autre article du même thème ; et c’était la même rengaine = "on est tous des nuls scientifiques alors on ferait mieux de la fermer". Quelle arrogance (Pareil ton sur vos derniers commentaires et ceux du super-mega-intelligent IQ après l’article sur T. Ramadan)
Ce n’est pas parce qu’on est pas spécialiste qu’on ne peut pas réfléchir et comprendre. Moi, mon domaine est l’IT et je me fais un plaisir de vulgariser pour les néophytes.
D’abord en ce qui me concerne il faut arrêter de mettre tout et n’importe quoi sous le chapeau "réchauffement climatique" : Qu’est-ce que l’érosion des sols ou la perte de leur fertilité dû aux produits chimique par ex. a à voir avec les GES ? Si les commentateurs "scientifiques" ici ne comprennent pas que cela apporte la confusion et la défiance chez ceux sachant un poil réfléchir, et bien dommage ; vous pouvez continuer à insulter ou essayer d’expliquer. Mais ce forcing pour mettre et tout et n’importe quoi sous le chapeau "dû aux GES" est louche et dessert le propos "climatique".
Pourquoi également cette présentation constante d’une communauté scientifique entièrement d’accord sur ce sujet ; ll n’y aurait que quelques pauvres égarés/complotistes/putin_troll/etc. pour ne pas être d’accord. La réalité est que ces scientifiques qui ne sont pas d’accord sont loin d’êtres des amateurs. Cela fait très exactement penser au traitement fait à ces scientifiques contestant la thèse officielle du 9/11. Tous des complotistes, pas des vrais scientifiques, etc.

20/10/2018 17:26 par CN46400

Moi je suis, pour une fois, d’accord avec Cunegonde et pour ce qui est du combustible, après l’uranium on tapera dans le thorium qui abonde, même en France...

20/10/2018 20:59 par Feufollet

Il y a septiques et sceptiques
Concernant la catastrophe climatique de l’anthropocène
Que les septiques et les sceptiques réfutent comme des idiots
La droite et la gauche rivalisent de dérives
La droite est par nature septique
La gauche devient moins sceptique et plus septique
Malheureusement et hélas, aussi sur les commentaires du LGS
Le déni de conscience sur les réalités des destructions de l’écosystème planétaire
Me rend sceptique sur l’intelligence septique de certains commentateurs

20/10/2018 21:32 par vagabond

L’informatique est un outil de la recherche scientifique. C’est sûr, pas de modélisations / Simulations possibles sans cette aide. Mais l’informatique n’est pas une science pluridisciplinaire comme le sont les sciences portant sur l’environnement, la planète. Il y a donc une grande différence entre des chercheurs en informatique, en agriculture et en environnement terrestre ou marin.
Par exemple, un chercheur en environnement marin fait appel à de nombreuses disciplines scientifiques (mathématiques, chimie, physique, biologie, génétique, géologie, météorologie, écologie… et même astrophysique). Tout comme la planète est composée de diverses systèmes interconnectés. Cette discipline fait partie des sciences de la terre et de l’univers.
Ceci permet au chercheur dans cette discipline une vision plus globale que celle d’un informaticien par exemple. Ce qui n’empêche pas l’informaticien ou n’importe quel autre individu de comprendre les questions et les enjeux environnementaux. Cependant, ils ne possèdent pas les connaissances approfondies d’un chercheur qui a travaillé de nombreuses années sur ces questions.

La recherche sur les GES et le réchauffement climatique ne date pas d’hier. Quel était l’intérêt des scientifiques à sonner la sonnette d’alarme sur les risques de nos habitudes énergétiques ? Si les résultats de leurs scenarii ne sont pas sûrs à 100 %, car le facteur temps entre en jeu, il reste l’existence d’un risque très élevé pour les populations humaines de la planète. Sauf pour ceux qui pensent que les cataclysmes réduiraient le nombre des humains et allégeraient la planète. Il y en a qui le pensent. Je crois que LGS les combat. Ceux-là mêmes qui peuvent penser que la fortune et le pouvoir doivent rester entre les mains d’une petite élite.

Je comprends que ceux que l’auteur traite d’hystériques cherchent des solutions radicales. Surtout un pays comme les Pays-bas situés sous le niveau de la mer. La connaissance humaine a évolué de façon extraordinaire en un temps record. Il est tout à fait possible de trouver des solutions pour utiliser une énergie propre en dehors du nucléaire. Les gouvernements auraient dû encourager la recherche scientifique dans ce sens au lieu de se mettre au service de la finance. Mais ce ne sont pas les scientifiques qui sont à la tête des états.

Les pesticides sont impliqués dans la réduction de la biodiversité sur la planète. Leur pollution peut causer l’eutrophisation des écosystèmes et faire disparaître certains organismes de ces écosystèmes.
On retrouve ces polluants jusque dans le milieu marin causant des dégâts parmi les organismes qui y vivent.
De plus, l’évaporation de ces composants chimiques (azotés par exemple) dans l’atmosphère donne lieu à des réactions chimiques augmentant les GES en plus d’impacter la couche d’ozone.
La matière organique fait partie du cycle du carbone. C’est un cercle vicieux, tout est lié.

De nombreux chercheurs considèrent que le glyphosate est dangereux. Le principe de précaution devrait pousser les gouvernements du monde entier à l’interdire ainsi que les autres herbicides/pesticides.

Ce n’est pas une question d’idéologie ni de politique mais de survie. Que de mauvaises politiques existent et attaquent les plus faibles ne signifient pas que les alertes soient fausses.

Un article comme celui-ci a quelque chose de malsain. En tout cas, je fais plus confiance aux recherches de feu le Pr. Gérard Mégie, qu’il repose en paix, qu’à P. Lévy. L’un a passé une partie de son existence à étudier et chercher quand l’autre, emporté par une idéologie qui frise la paranoïa encourage la désinformation. Bientôt, on verra peut-être un article de Hassen Chalghoumi sur le sujet.

Il faut se rendre à l’évidence que notre planète va très mal. Nous en paierons le prix. A moins que l’être humain disparaisse sous sa forme biologique actuelle. A moins que l’on soit dans une simulation comme le prétendent certains. A moins que l’on réussisse à faire croire aux gens qu’on pourra bientôt atteindre d’autres planètes, en tant qu’espèce dominante !

Simulation ou pas, nous avons encore besoin de la planète pour survivre et il n’y aura pas de vaisseau pour nous permettre d’essaimer et de détruire d’autres planètes.

20/10/2018 22:13 par Xiao Pignouf

Quant à savoir si je suis degauche ou dedroite, il y a belle lurette que je ne me pose plus cette question.

Nous non plus.

Je suis "pour" la filière nucléaire

Dites-nous à combien de kilomètres de chez se trouve la plus proche centrale nucléaire. Dites-nous si vous êtes absolument sûre que pas le moindre problème n’est envisageable... Que peut bien vouloir dire je suis "pour" la filière nucléaire ? A moins d’avoir des actions dedans ou à tout le moins de bosser pour, quel engrenage défectueux enclenche ce genre de sentence définitive ?

Je suis incommensurablement contre ces horreurs, dont on sait par deux fois, au moins, qu’elles ont provoqué des catastrophes qui ne s’effaceront que dans des milliers d’années, que le moindre aléa non maîtrisable humainement peut avoir des conséquences d’une ampleur inégalée sur l’homme et sur son environnement.

Mais, pragmatique, je ne milite pas pour leur fermeture immédiate : je suis juste pour une ou un ensemble de solutions de remplacement, et je suis certain qu’on finira bien par y arriver dussé-je être mort et enterré depuis longtemps, parce que j’estime que l’humanité aura fait un gigantesque pas le jour le nucléaire aura cessé d’exister.

21/10/2018 00:00 par xav

Pour relier climat, cosmos et énergie du futur il pourrait y avoir l’électricité.

Les curieux peuvent voir une expérience financée par le secteur privé (horreur absolue) ou l’on vaporise une sonde en titane avec 250Watt.
http://www.safirefilm.com

Une petite minorité à la NASA croit dans un univers composé à 99 pourcent de plasma.
Cela nous libère des dogmes scientifique mais nous laisse le même problème du capitalisme et de son stade suprême, l’impérialisme
https://www.nasa.gov/mission_pages/rbsp/news/electric-atmosphere.html
https://www.thunderbolts.info/

21/10/2018 06:40 par eris

@cunégonde godot
@cn46300
Allez donc parler de ça aux habitants de BURE

21/10/2018 11:01 par Tutu

Le démocratisme capitalo spectaculaire ne promeut que ce qui lui profite et lui permet de perdurer. Face aux contradictions internes qu’il engendre, à la baisse du taux de profit et à la surproduction généralisée, s’offre à lui une solution : la guerre et la destruction des marchandises et des humains.

L’écologisme semble apparaître comme une alternative crédible à ce désastre récurrent, mais créateur (chaos constructif). De même que le démocratisme se devait de convaincre qu’il était d’une urgence absolue de sauver la patrie en danger ou d’abattre le fascisme, il se doit de convaincre de l’urgence de changer l’ensemble des moyens de production de l’énergie, ce qui chamboule toutes les marchandises, du logement aux bagnoles en passant par les loisirs, tout doit se conformer aux nouvelles normes. Voilà un boulot de longue haleine, dont le processus semble s’accélérer. Ceci permettrait de mettre à la casse à peu près toutes les marchandises du vieux monde sans destruction massive d’humains, ce qui risque d’être insuffisant aux yeux de notre supra élite, car que faire de tous ceux qui n’ont pas de pouvoir d’achat et qui encombrent les bidonvilles et les cités mouroir ? En avoir en stock à disposition est une chose, être submergé par cette population ingérable en est une autre.

http://democratisme.over-blog.com/2017/09/ecologisme.html

22/10/2018 00:46 par act

Violence dans les commentaires, insultes voilées ? je lis des commentaires souvent mieux argumentés que le texte auquel ils se réfèrent...plus mesurés que le texte publié qui est indiscutablement agressif et insultant, en titre : "l’hystérie réchauffiste"
Mélenchon est accusé d’hystérie par les chiens de garde, les femmes qui se soulevèrent le furent aussi et le sont toujours, entre autre. Ces termes insultent et ce texte méprise celles et ceux qui ne sont pas dupes des diversion réchauffistes du système mais se mobilisent et agissent pour intégrer le donne écologique dans leur combat contre le capitalisme, en sous titre :

s’inscrit dans l’hystérie anti-réchauffement. Le système, de moins en moins capable de générer une croissance forte, secrète une idéologie de régression

Ainsi donc le problème que nous poserait le capitalisme serait qu’il ne serait plus, je cite à nouveau tellement c’est édifiant, "capable de générer une croissance forte" ?! Pourtant l’auteur rappelle par ailleurs que cette "croissance" n’est autre que le "développement des forces productives, au prix de l’exploitation de l’homme par l’homme, pour reprendre les termes de l’auteur du Capital".
Le capitalisme secréterait dès lors "une idéologie de régression", c’est à dire selon le texte, la dénonciation des changements climatiques et la critique du dogme capitaliste de la croissance, non seulement par le GIEC (pour la question climatique) mais aussi par la gauche, l’ultra-gauche et autres "Torquemadas revêtus de vert".

Lire cela sous la bannière Cubaine ne peut qu’amener une légitime hausse de tension chez celles et ceux qui connaissent les positions cubaines sur la question. Plus encore celles de Fidel Castro qui n’avait cesse de répéter que selon lui les deux périls majeurs et immédiats pour l’avenir de l’humanité, à combattre prioritairement sont la crise environnementale dont les changements climatiques et l’holocauste nucléaire.
Un aperçu des positions cubaines en français : "Les preuves scientifiques sont claires. La constatation pratique est accablante. Seul un irresponsable oserait les mettre en question. Les dix dernières années ont été les plus chaudes. La grosseur de la glace arctique diminue. Les glaciers se rétractent. Le niveau de la mer monte. La fréquence et l’intensité des cyclones augmentent." http://www.gauchemip.org/spip.php?article4155
Celles de Fidel Castro, dans plusieurs de ses réflexions (disponibles sur le site du Granma) et dans de nombreux discours dont celui-ci, où il était une fois de plus à l’avant-garde (1992 !) : http://www.fidelcastro.cu/fr/discursos/discours-prononce-la-conference-des-nations-unies-sur-lenvironnement-et-le-developpement

22/10/2018 03:10 par Georges SPORRI

Certains débats font peur parce qu’y participer serait fatigant comme remonter une rivière avec un kayak et des pagaies conçus pour la descendre ! Personne n’a l’air de savoir que les révolutions éclatent lorsque l’essor des forces productives est entravé par la structure des rapports de production et de l’organisation sociale...
Impérialisme = dépenses militaires effarantes = complexe militaro-industriel dominant = ...etc.
C’est pourtant cela qui empêche la mise en œuvre des vraies solutions = afforestation massive des zones arides et semi arides , production massive d’hydrogène et d’oxygène liquides par des hydroliennes gigantesques, production d’hydrocarbures raffinés de naissance par des réacteurs Steinfeld ...
Vu que les écolos sont soit des politiciens du système, soit des petits bourgeois millénaristes, on se retrouve avec des inepties et des foutaises avérées dans les programmes politiques écologisés ...
Aucune révolution ne naîtra de cette grave logorrhée apocalyptique qui ne conduit qu’à l’écofascisme style Aurélien BARRAU, à des plans d’austérité encore pires que ceux des ultra libéraux, à des inventions coercitives pires que le lit de Procuste .

22/10/2018 09:01 par cunégonde godot

xiao pignouf :
Je suis "pour" la filière nucléaire

Dites-nous à combien de kilomètres de chez se trouve la plus proche centrale nucléaire. Dites-nous si vous êtes absolument sûre que pas le moindre problème n’est envisageable... Que peut bien vouloir dire je suis "pour" la filière nucléaire ? A moins d’avoir des actions dedans ou à tout le moins de bosser pour, quel engrenage défectueux enclenche ce genre de sentence définitive ?

Je suis incommensurablement contre ces horreurs, dont on sait par deux fois, au moins, qu’elles ont provoqué des catastrophes qui ne s’effaceront que dans des milliers d’années, que le moindre aléa non maîtrisable humainement peut avoir des conséquences d’une ampleur inégalée sur l’homme et sur son environnement.

Mais, pragmatique, je ne milite pas pour leur fermeture immédiate : je suis juste pour une ou un ensemble de solutions de remplacement, et je suis certain qu’on finira bien par y arriver dussé-je être mort et enterré depuis longtemps, parce que j’estime que l’humanité aura fait un gigantesque pas le jour le nucléaire aura cessé d’exister.

"Pour" avec des guillemets...
Par ailleurs, je ne peux discuter avec des gens qui emploient à tout bout de champ dans leurs messages, comme vous le faites à propos d’énergie, les mots horreur, catastrophe, humanité, etc. Ça me fatigue...

22/10/2018 12:46 par Xiao Pignouf

@CG,

Si, ce sont des horreurs architecturales, convenez-en, c’était là seul le sens de ce mot.

Des catastrophes, il y en a eu.

Humanité, faune, flore, comme vous voulez.

Ecoutez, je ne suis pas pour la fermeture inconditionnelle des centrales, je n’y serai moi-même pas préparé, mais je pense qu’il est urgent qu’on réfléchisse à des alternatives pouvant représenter à long terme (on compte probablement ici en générations) une soluce de remplacement, et bien sûr qu’on s’assure du bon fonctionnement de celles déjà existantes.

Vous pouvez aller vous reposer maintenant.

23/10/2018 00:51 par vagabond

Les humains ont pour habitude de n’accepter que ce qu’ils peuvent voir de leur propres yeux. Un jour un crétin m’a dit parce que je regrettais la future extinction des ours polaires : « Avez-vous déjà vu un ours polaire ». Non je n’en ai pas vu physiquement. Je n’ai pas les moyens de me promener dans les régions arctiques et je ne fréquente pas les zoos. Je n’ai pas vu non plus son cerveau pourtant il paraît qu’il existe.

Pauvre Aurélien Barrau qui a osé parler à la télé. C’est vrai, un scientifique de ce niveau, nous n’en voyons jamais. En plus il est vegan, quel criminel ! Il défend les autres espèces animales...ah le fasciste qui a trop de compassion !
Il me semble que JLM a aussi dit un truc concernant les animaux ?

Nous attendrons alors que les estomacs des peuples se révoltent pour faire tomber les impérialistes capitalistes et les « écofascistes ». C’est vrai que le combat idéologique est plus urgent, les idées c’est tout ce qui compte, l’action ayant été abolie depuis belle lurette.
De toute façon les révolutionnaires de salon, sont occupés pour l’instant à jouer les pleureuses parce que leur tribun a subi une perquisition. On se contentera bien sûr des pleurnicheries habituelles.
Le nombre de commentaires et d’articles sur la question est impressionnant. Tout le reste de l’actualité est mis en veille.

Je ferai mieux de rejoindre les millénaristes, la fin est proche, on n’y peut rien. En attendant, la lutte des mots bat son plein.

23/10/2018 07:25 par Dominique

Affligeant, je n’ai pas d’autres mots pour cet article. Pierre Levy devrait s’abstenir de parler de sujets qu’il ne maîtrise visiblement d’aucune façon. D’abord il tombe dans le piège du réchauffement climatique, lequel est causé par seulement 3 ou 4 des millions de substances non naturelles que notre mode de vie, cette société industrielle de consommation de masse, rejette dans la Nature. Comme si s’occuper de seulement 3 ou 4 polluants sur des millions pourrait régler le problème de fond qui est celui du massacre du vivant par notre mode de vie.

Sur l’article, si la justice hollandaise ne faisait pas intégralement partie du système suprématiste qui exploite la Terre entière et tous ses habitants, qu’ils soient humain ou non, je pourrais saluer une décision courageuse qui forcerait les politiciens à prendre leurs responsabilité. Malheureusement la justice est une justice de classe dans notre société et il ne faut pas rêver, cette décision s’inscrit dans la vague d’écofascisme qui a remplacé l’écologie. L’écologie a été récupérée dès le moment où elle est devenue un mouvement de masse et il y a longtemps que les écolos sincères sont censurés et remplacés par des opportunistes ou des idiots qui ne savent que nous vendre un progrès toujours mortifère mais repeint en vert. Le fascisme vert a le vent en poupe et les bobos adorent ! Ils sont trop mignons sur leurs vélos électriques à stresser autant qu’un automobiliste stressé. Par contre je suis pas sûr que les enfants esclaves qui extraient à mains nues les matières premières nécessaires à la construction de leurs gadgets green-high-tech apprécient leur travail. Où quand l’écologie devient impérialiste.

Les amérindiens avaient bien compris ce qui allait se passer et nous sommes en plein dedans avec le massacre de la moitié du vivant en quelques décennies quand ils virent la folie des visages pales et leurs dirent, par la voix de Sitting Bull : "Un être humain qui ne respecte pas la nature est incapable de respecter ses semblables." et "Vous ne comprendrez que l’argent ne se mange pas que quand il ne restera rien d’autre." Ce massacre du vivant par notre mode de vie ne va pas en discutant du bien fondé du réchauffement climatique mais en réglant une fois pour toute le problème de fond qui est notre mode de vie. Ceci implique de l’arrêter et de développer de nouveaux modes de vie basés sur les ressources locales. Je sais, c’est utopique mais contrairement aux politiques qui perdent leur temps à discuter de fausses solutions, je ne me suis pas assis sur mon utopie avant de me relever pour tirer la chasse d’eau, fermer la porte à clé et jeter la clé aux oubliettes. Il devrait être interdit de faire de la politique, cela donne entre autre des articles aussi navrants que celui-ci. Mais un grand merci au Grand Soir pour l’avoir publié et me permettre ainsi d’exprimer mon point de vue raisonnable.

28/10/2018 09:03 par Josef Ulis

Le communisme selon Lénine, c’était les soviets plus l’électricité. Un siècle plus tard, Pierre Levy nous en donne une définition post-moderne : l’ignorance plus l’iPhone.

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