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Le nombre de Gilets Jaunes victimes de la répression dépasse l’entendement

Appel des artistes, créateurs et créatrices

Collectif Yellow Submarine

Avertissement du Grand Soir

A l’origine, le texte ci-dessous était un patchwork (un écheveau ?) d’écriture française et d’écriture inclusive entremêlées au petit bonheur la chance. Nous avons signalé les nombreuses incohérences aux auteurs, afin qu’ils choisissent. Ils ont choisi l’écriture inclusive (clivante et donc… exclusive) en tenant compte de nos observations et donc en apportant de nombreuses corrections. C’est leur texte initial corrigé par eux sur nos indications qu’on peut lire dans le lien joint.

Cependant, par principe, par amour de la langue française et par cette perspicacité militante qui nous enjoint de ne pas nous embarquer dans les véhicules qui détournent du nécessaire combat pour l’égalité H/F, nous avons averti les auteurs que nous ne publierions pas leur texte inclusif, même corrigé des incohérences.

Néanmoins, si la forme de l’appel est critiquable, le fond mérite d’être médiatisé.
Nous avons donc sollicité l’autorisation de réécrire l’appel en français. Le collectif rédactionnel, composé de 16 personnes, n’a pas souhaité nous répondre, mais un de ses membres et des intellectuels sollicités pour signer nous ont encouragés à le faire.

Le texte ci-après est donc réécrit par Le Grand Soir. Persuadés que chacun comprendra que le mot « Français » désigne des personnes des deux sexes (ou trois ?) nous n’avons donc pas ajouté systématiquement les féminins. Il en résulte un texte qui peut se lire à haute voix et qui ne s’adresse pas qu’aux masochistes adeptes des démolisseurs de la langue française.

Par cette occasion, nous mettons en garde nos auteurs qui croiraient pouvoir nous imposer des packages comme celui que nous venons de refuser, du genre : soutien au GJ et, en même temps prosélytisme pour la langue inclusive. Sur ce site, ça ne marchera pas.
LGS

L’appel :

Gilets jaunes  : nous ne sommes pas dupes   !

Depuis plusieurs mois, le mouvement des gilets jaunes, sans précédent dans l’histoire de la Ve République, bat le pavé de nos rues.

Un mouvement de citoyens, né spontanément, qui ne se rattache à aucun parti politique. Un mouvement qui mobilise des dizaines de milliers de Français chaque samedi, depuis plus de six mois, et qui est soutenu par des millions d’autres. Un mouvement qui réclame des choses essentielles  : une démocratie plus directe, une plus grande justice sociale et fiscale, des mesures radicales face à l’état d’urgence écologique.

Ce qu’ils demandent, ils le demandent pour tous. Les gilets jaunes, c’est nous. Nous, artistes, techniciens, auteurs, de tous ces métiers de la culture, précaires ou non, sommes absolument concernés par cette mobilisation historique.

Et nous le proclamons ici  : Nous ne sommes pas dupes  ! Nous voyons bien les ficelles usées à outrance pour discréditer les gilets jaunes, décrits comme des anti-écologistes, extrémistes, racistes, casseurs… La manœuvre ne prend pas, ce récit ne colle pas à la réalité même si médias grand public et porte-parole du gouvernement voudraient bien nous y faire croire. Comme cette violence qu’ils mettent en exergue chaque samedi. Pourtant la violence la plus alarmante n’est pas là.

Le bilan de la répression s’aggrave chaque semaine. Au 19 avril, on recensait 1 décès, 248 blessés à la tête, 23 éborgnés, 5 mains arrachées chez les manifestants. C’est indigne de notre République. Et nous ne sommes pas les premiers à le dénoncer  : Amnesty International, la Ligue des droits de l’homme, l’ONU, l’Union européenne, le Défenseur des droits, tous condamnent les violences policières sur les gilets jaunes en France.

Le nombre de blessés, de vies brisées, d’arrestations et de condamnations dépasse l’entendement. Comment peut-on encore exercer notre droit de manifester face à une telle répression  ? Rien ne justifie la mise en place d’un arsenal législatif dit « anticasseur » qui bafoue nos libertés fondamentales.

Nous ne sommes pas dupes  ! La violence la plus menaçante est économique et sociale. C’est celle de ce gouvernement qui défend les intérêts de quelques-uns aux détriments de tous. C’est la violence qui marque les corps et les esprits de celles et ceux qui s’abîment au travail pour survivre.

Puis nous devons –  c’est une urgence historique  – affronter collectivement la crise écologique et trouver des solutions justes et efficaces, afin de laisser un monde vivable à nos enfants. Nous ne sommes pas dupes   ! Ce gouvernement n’a cessé de reculer sur la question pour ne pas inquiéter les responsables du désastre annoncé. Les gilets jaunes le dénoncent, comme les militants écologistes. Aujourd’hui, la convergence des luttes sociales et environnementales est en route.

Nous continuerons à nous indigner, plus fort, plus souvent, plus ensemble.

Et aujourd’hui, nous appelons à écrire une nouvelle histoire.

Nous, écrivains, musiciens, réalisateurs, éditeurs, sculpteurs, photographes, techniciens du son et de l’image, scénaristes, chorégraphes, dessinateurs, peintres, circassiens, comédiens, producteurs, danseurs, créateurs en tous genres, sommes révoltés par la répression, la manipulation et l’irresponsabilité de ce gouvernement à un moment si charnière de notre histoire.

Utilisons notre pouvoir, celui des mots, de la parole, de la musique, de l’image, de la pensée, de l’art, pour inventer un nouveau récit et soutenir celles et ceux qui luttent dans la rue et sur les ronds-points depuis des mois.

Rien n’est écrit. Dessinons un monde meilleur.

« A dream you dream alone is only a dream / A dream you dream together is reality. » John Lennon.

Collectif Yellow Submarine

Pour signer :
http://www.nousnesommespasdupes.fr/

 http://www.nousnesommespasdupes.fr/

COMMENTAIRES  

05/05/2019 17:18 par Jean Cendent (ouvrier musicien, 30 ans de précarité*au compteur)

Emploi / Transparence et démocratie dans les Salles et Scènes de Musiques Actuelles (et lieux subventionnés)

Objet :
Établir plus de transparence et d’équité, de démocratie participative au sein des Salles ou Scènes de Musiques Actuelles. Dans le but de promouvoir, la création musicale dite populaire par une dynamique réelle et interactive, entre le public et les musiciens / musiciennes, de nos communes, départements, régions et donc sur le plan national. De leur accorder sans discriminations sociales, le droit d’exercer leur métier, de travailler dans ces lieux appropriés et édifiés pour cela, afin de quitter ou d’échapper à la précarité, la pauvreté, l’exclusion (RSA, chômage, etc.).

- Obligation pour les Salles ou Scènes de Musiques Actuelles* de prendre sans distinction de style, des musiciens et musiciennes en groupes, duos, seul en scène (one man show) du département ou se trouve la dite, Salle ou Scène de Musiques Actuelles.
*Les Salles ou Scènes de Musique Actuelles ont été construites, grâce aux divers financements et subventions municipales, départementales, régionales, nationales, européennes et fonctionnent en partie avec le concours d’un seul ou de plusieurs acteurs territoriaux précédemment nommés. Donc grâce au peuple.

- Dans le but de bannir tout népotisme culturel qui sévit lourdement dans le secteur musical sur les personnes venant du peuple : Ces personnes, musiciens et musiciennes qui n’ont rien d’autre que leur force de travail et leur créativité musicale à offrir et n’ayant donc, aucune relation de privilège de part leur naissance et milieu social.

- Sachant qu’il existe en France, une ou plusieurs Salles ou Scènes de Musiques Actuelles (de tailles et de grandeurs différentes) dans chaque département.

- Pour établir une réelle "politique" locale et culturelle pour tous les styles musicaux dit populaires (donc venant du peuple).

- Toutes les Salles ou Scènes de Musiques Actuelles devront être constitué d’une équipe tripartite, de représentants mandatés pour une année (mandat impératif), suivant des modalités fonctionnelles d’appels à candidature, étendues à l’ensemble du département, soit :
Du représentant administrateur(1) ou programmateur de la Salle ou Scène de Musiques Actuelles, de plusieurs représentants issus des musiciens, musiciennes et de plusieurs représentants issus du public (donc du peuple), toutes et tous favorables au développement de la musique dite populaire dans leur département. Chaque partie n’aura qu’un tiers décisionnel - trois parties égales - pour décider de façon absolument égalitaire de la programmation annuelle à venir et des conditions logistiques, matériels, entretiens, divers, etc.
(1) Seul et pour des raisons techniques de bon fonctionnement de la salle, l’administrateur et son équipe (ou l’équipe actuelle) pourront être des permanents mais en aucun cas, le représentant administrateur au niveau de la programmation ne pourra outrepasser ses droits précédemment définis (soit un tiers décisionnel).

- D’étape en étape par propositions évolutives au niveau régional puis national, ces équipes tripartites devront se réunir (suivant des modalités de fonctionnements à définir : planning, délégués, consultations et concertations en salle et / ou via internet, mandats impératifs, etc.) dans un esprit coopératif et fédérateur donc d’absolue transparence. Pour établir entre elles, une interactivité qui puisse de façon commune et démocratique, sans partialité et au bénéfice de tous, permettre et facilité à chaque musicien et musicienne de pouvoir vivre de leur métier, dans un mouvement ascensionnel de culture du peuple pour le peuple et par le peuple dans toutes ses diversités et créativités.

- Les Salles ou Scènes de Musiques Actuelles devront indépendamment de la multitude des styles de musiques programmées en leur sein, être comptables d’une répartition à 50 % de textes de langue française et 50 % de textes de langues étrangères, régionales ou autres.
=> Pour les langues étrangères, prendre en compte toutes les langues et pas uniquement
l’hégémonique langue du monde anglo-saxon.

- Ce texte à légiférer peut s’appliquer à toutes salles, scènes, associations, susceptibles de diffuser des spectacles musicaux ou de le permettre, ayant par le passé ou actuellement dans leurs fonctionnements des financements et subventions soit d’un seul ou de plusieurs acteurs territoriaux précédemment nommés. En tenant compte des capacités techniques, structurelles, physiques, matérielles et géographiques de chaque lieu ainsi que d’éventuelles singularités ou spécificités.

Hyperliens / sites (liste non exhaustive) :
https://www.musictips.net/la-liste-des-smac-en-france
http://www.fedelima.org/rubrique4.html
http://www.culture.gouv.fr/Thematiques/Musique/Organismes/Creation-Diffusion/Scenes-de-musiques-actuelles


* Précarité :
"Dans cette précarité où les difficultés du présent oblitèrent l’avenir, les qualités propres des personnes sont ignorées, déniées, bafouées. La détermination sociale y prévaut et apparaît dans toute sa cruauté.
Jacques Rigaudiat - Le nouvel ordre prolétaire, 2007
http://www.toupie.org/Dictionnaire/Precarite.htm

05/05/2019 21:10 par Chrls

Abstinent alcoolique je me suis remis à la boisson après la lecture de ce billet .

05/05/2019 21:21 par Charlotte

Ah, merci d’avoir évacué du débat la monstruosité que constitue la prétendue inclusivité !

En tant que femme, quand je lis un texte "inclusif", l’impression que j’en retire, c’est d’être renvoyée exclusivement à mon sexe. Dans ma vie, quand je lis un article, mange des pâtes, fais sortir le chien, etc., je suis moi - pas une femme. Je ne suis pas une femme la majeure partie du temps. Je vis les choses, mais sans penser à mon genre. Parfois, oui, tu te fais traiter de connasse au volant ou siffler dans la rue, tu as tes règles, tu as des nichons qui sautent quand tu fais du sport, ça te renvoie à ton sexe - mais 90% voire 95% de la journée je suis juste un animal humain.

Cette volonté d’être rédimée purement et simplement à sa condition de femme, je ne la comprends pas. Je suis moi, un animal humain avant d’être une femme - enfin, c’est comme ça que je vis les choses de mon quotidien. Je n’ouvre pas le frigo en me disant : je suis une femme, j’ai une façon particulière de sortir le beurre qui me différencie des hommes. Non, j’ouvre le frigo sans penser à rien - je trouve bizarres les gens qui veulent y mettre un genre.

Cette prétendue "inclusivité", moi je la vis comme une exclusion, clairement : je suis évacuée, sans qu’on me demande mon avis, de la communauté des citoyens pour me restreindre et me limiter à ce que je trouve accessoire : mon statut et ma condition de femme. Je suis tellement plus que ça !!! Cette restriction : une prison, une négation de ma singularité et de mon appartenance à la communauté des citoyens, pour ce qui me concerne.

Un appel aux "inclusifs" : si vous vouliez VRAIMENT changer le quotidien des femmes en France, démenez-vous pour que nous soyons plus dotés en WC en nombre suffisant, et qui plus est propres et gratuits. Les conditions de pissage françaises sont déplorables, à la fois en quantité et en qualité : il y a très peu de WC publics et quand ils existent, en général ils sont sales et puants. C’est sûr, ça coûte plus cher et c’est moins sexy à évoquer... Mais bon sang, s’il y a UNE MESURE que vous pouvez exiger pour aider les femmes (et les hommes), c’est celle-ci.

05/05/2019 23:21 par Assimbonanga

Le texte ci-après est donc réécrit par Le Grand Soir. C’est pas banal comme traitement ! Bon enfin, il reste pour l’Histoire le document original d’époque qu’on peut aller consulter grâce au lien.
Je trouve que ce soin d’écriture plutôt fastidieux est une marque de l’époque. Mais que LGS souhaite le censurer est aussi une marque d’époque, probablement. Ou un trait de caractère ?
Ce qu’on peut remarquer c’est que ce concept grammatical relève de certaines catégories sociales, qui consacrent du temps à ce type de considérations, ici des artistes. Je pense qu’une fois qu’on se met à y réfléchir, on ne peut plus revenir en arrière ni à l’innocence précédente. On a été touchés et certaines de leurs considérations s’imposent peu à peu à notre esprit.
Par contre, c’est très chiant à mettre en oeuvre et très chiant à lire. Ils ont voulu le faire et se donner du mal. Vouloir annihiler leurs efforts pour ramener à la langue de Louis XIV va peut-être les faire rire. Langue de beaucoup d’entre eux connaissent et utilisent surement parfaitement lorsqu’ils jouent le répertoire classique du théâtre. Est-ce que ce n’est pas un peu comme de mettre une feuille de vigne sur le sexe des statues du jardin public ? Ou obliger le port d’un uniforme vestimentaire ? Ou caviarder un livre ? Ou interdire le tatouage, le piercing, ou que sais-je ?

06/05/2019 20:44 par legrandsoir

Mais que LGS souhaite le censurer

Ce n’est pas de la censure, c’est de la réécriture.

06/05/2019 10:34 par Dominique

Les adeptes de l’écriture inclusive devraient essayer de chanter le résultat. Par exemple Bella Ciao en écriture inclusive. Ils leur faudra déjà 3 jours de discussion pour se mettre éventuellement d’accord sur Bella Ciao, Bello Ciao, Bellao Ciao, Belloa Ciao, Bellallo ciao, Bellolla Ciao, etc. Bref, nous ne risquons pas de les entendre souvent.
Fin de l’histoire en ce qui me concerne.
https://www.youtube.com/watch?v=v8pgt6scZ1g

06/05/2019 11:09 par Toff de Aix

Pendant que des âne(sse)s se prennent la tête (et nous la prennent aussi) avec des futilités, les neolibéraux, macron en tête, passent leurs lois antisociales et sexistes tranquilou. Où ils sont, ces prétendus antisexistes, quand macron fait capoter le projet de loi au parlement européen sur la prolongation du congé parental d’éducation ? Ils devaient être en train de brâmer, en cœur avec l’inénarrable Schiappa, sur des futilités et autres imbécilités inventés par nos adversaires de classe, et destinés à nous écarter des VRAIS combats.

Au hasard : égalité salariale, non discrimination dans les entreprises suite à maternité, égalité professionnelle...

Au lieu de ça, ils font le spectacle, alimentent la division, et détruisent l’intelligibilité du discours par une espèce de masturbation intellectuelle stérile et complètement à côté de la plaque. Quand au soutien des "artistes" évoqué dans ce texte, ils ont juste six mois de retard : je suis artiste, gilet jaune et syndicaliste, et j’ai envie de leur demander ce qu’ils ont foutu les six derniers mois, pendant qu’on s’en prenait plein la gueule pour pas un rond. Sans doute préparaient-ils ce texte ? C’est vrai que l’inclusif, c’est aussi dur à lire qu’à écrire à ce qu’il paraît...

06/05/2019 21:13 par Roger

Cette écriture inclusive est tellement dénuée d’imagination et tellement superchiante à lire que je ne lis plus les textes qui y sacrifient.
Certes je reconnais que ça a le mérite de "sensibiliser" et de faire réfléchir. Mais j’ai hâte qu’on trouve un usage plus élégant et plus fluide.
Ceci dit, l’essentiel est dans la démarche de cet important (1400) collectif et dans le contenu de cette belle prise de position.
Je crois que la mémoire du "peuple" s’en souviendra comme elle se souviendra des "journalistes" qui ont fait honte à leur "profession" et parfois "honneur".
Elle se souviendra aussi de quel type de maintien de l’ordre est le nom de "notre police", nos "gendarmes", nos CRS, et de quel type de policiers on constitue les BAC...
Macron et Castaner, resteront dans l’Histoire aussi...
Et "Yellow Submarine" redonne de la couleur au jaune ;

07/05/2019 01:13 par Jean Cendent

@ Toff de Aix
je suis artiste, gilet jaune et syndicaliste, et j’ai envie de leur demander ce qu’ils ont foutu les six derniers mois, pendant qu’on s’en prenait plein la gueule pour pas un rond.

Tiens, voilà l’adresse : collectif.yellow.submarine@gmail.com
il n’y a plus qu’a leur demander et attendre la réponse...

07/05/2019 07:52 par François de Marseille

J’ajouterais (si LGS me l’autorise) que je ne suis pas un amoureux de la langue française, que je la considère plutôt comme un outil. A ce titre, je trouve l’ecriture inclusive extrêmement chiante à lire. Ça donne une lourdeur gratuite sans apporter aucune précision. Ça peut facilement être la goutte d’eau qui me fait abandonner la lecture d’un article.
Merci donc à LGS de m’economiser la fatigue de la lecture d’un ersatz de texte, que je n’aurais sans doute pas fini dans sa version d’origine.

07/05/2019 09:32 par Assimbonanga

@LGS : "Ce n’est pas de la censure, c’est de la réécriture."
Stop ! On dirait du Castaner !

07/05/2019 20:46 par legrandsoir

Si j’écris
"je n’aime pas me répété"
et qu’on publie
"je n’aime pas me répéter"

C’est de la censure ?

08/05/2019 09:54 par Assimbonanga

@LGS, OK ! D’accord : vous n’avez pas censuré, vous avez expurgé ! Ce terme convient-il mieux ?
Ce que vous faites avec ce manifeste, texte officiel de ces gens, c’est un peu comme faire passer un troupeau dans un pédiluve de désinfectant. Ou demander à des punks de revêtir un costard cravate : c’est leur exiger de se dénaturer.
Mais c’est comme vous voulez, c’est vous qui voyez. Toutefois, souffrez que je vous mette devant le miroir, en toute camaraderie bien entendu.
Chacun ses limites de tolérance !

08/05/2019 12:32 par bostephbesac

D’ accord avec vous LGS, c’ est de la réécriture, tout simplement . Respect de notre langue !

08/05/2019 15:48 par chb

De la traduction... en français lisible. Traduttore, traditore ? Merci pour l’effort d’accessibilité, quand même.
Car il importe en effet de ne pas se laisser duper par la macronie, alors que la pousse pré-printanière de Jojo-gilet jaune s’étiole et que le syndicalisme végète.

09/05/2019 21:10 par Jean Cendent

précaires ou non...
Pour le Collectif Yellow Submarine un précaire, est-ce un intermittent du spectacle ou un RSAste interdit de spectacle ?

La violence la plus menaçante est économique et sociale...
Très certainement et c’est bien pour cela qu’il faudrait bannir le népotisme qui pullule dans les métiers artistiques, pour laisser toute la place requise et nécessaire aux expressions, créations, issues du prolétariat (du peuple par le peuple pour le peuple).
- Mais est-ce que le Collectif Yellow Submarine a seulement conscience du népotisme partial, destructeur de vies, véritable institution du fabriqué « artistique » en France...
- Et plus généralement de la lutte de classes que cela implique ?

J’attends leur réponse et je crois bien que je vais attendre, longtemps, très longtemps...


C’est indigne de notre République...

L’erreur fondamentale de beaucoup de GJ c’est de croire que la république est synonyme de démocratie.

Les policiers, les CRS, etc. ne défendent pas la démocratie mais leurs biftecks…Zut ? je veux dire la république et même "une république bourgeoise".
Quand les GJ disent qu’ils respectent la fonction de président de la république, ils légalisent "en quelque sorte" leur propre répression.

D’ailleurs, existe-t-il un président de la démocratie sur cette planète ?
Bonjour, je suis Maurice le président de la démocratie française…

La république désigne un mode de gouvernement dans lequel le pouvoir est exercé par des personnes élues. Une république est typiquement antonyme d’une monarchie héréditaire, mais n’est pas toujours synonyme de démocratie.
https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9publique

Exemple : Pinochet est nommé « chef suprême de la Nation », en vertu du décret-loi no 527, charge qui est remplacée par celle de président de la République, le 17 décembre 1974…
https://fr.wikipedia.org/wiki/Augusto_Pinochet

09/05/2019 21:27 par Jean Cendent

Lieux de diffusion : la première préoccupation des artistes (musiciens et musiciennes).

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