A bas la calotte, le 27 janvier !

Remarques marginales sur l'art de supprimer les marges.

La loi sur le mariage populaire et démocratique n’est pas encore élaborée que surgissent les premières difficultés entre ses partisans eux-mêmes dans l’application du sacro-saint principe d’égalité, puisqu’il apparaît que les couples d’hommes n’auront pas les mêmes droits que les couples de femmes au regard de l’enfantement.

La loi fabrique donc une nouvelle inégalité, donc une nouvelle injustice. Comprenne qui pourra !

Voilà sur quoi débouche la petite musique du nouveau cantique anticatholique : on découvre au détour d’une discussion que les hommes et les femmes sont différents et que c’est de leur union que naissent les enfants.

C’est le retour du refoulé diront certains, pour d’autres c’est la nature bafouée qui reprend ses droits.

La nature, ou la poésie : "Des baisers ils font des hommes" chantait P. Eluard.

Que pour secourir les couples en désir d’enfant, la techno-science ait mis au point la PMA, ne masque pas que via le grand mouvement soi-disant égalitaire et de progrès actuel ce procédé est actuellement en voie de détournement à des fins inavouables.

Bonne chance, camarades : Du passé faites table rase !
Y compris des analyses les plus sagaces et que l’on a pu croire pendant un siècle et demi définitivement admises.

"Ce bouleversement continuel de la production, ce constant ébranlement de toutes les conditions sociales, cette agitation et cette insécurité perpétuelles distinguent l’époque capitaliste de toutes les précédentes. Tous les rapports sociaux stables et figés, avec leur cortège de conceptions et d’idées traditionnelles et vénérables, se dissolvent ; les rapports nouvellement établis vieillissent avant d’avoir pu s’ossifier. Tout élément de hiérarchie sociale et de stabilité d’une caste s’en va en fumée, tout ce qui était sacré est profané, et les hommes sont enfin forcés d’envisager leur situation sociale et leurs relations mutuelles d’un regard lucide."

Envisager leurs relations mutuelles d’un regard lucide... seul ce dernier point semble avoir pris un sacré coup de vieux, mais cela ne fait rien, "La Liberté guide nos pas... Le Peuple souverain s’avance" , et on va voir ce que l’on va voir le 27 !

Famille
Clotilde a un papa et une maman, homos tous les deux :

http://www.humanite.fr/societe/clotilde-un-papa-et-une-maman-homos-tous-les-deux-513197

... et moi, quand j’étais petit mon papa et ma maman menaient leur vie librement : mon papa à moi aimait beaucoup d’autres mamans, et ma maman m’a souvent présenté des tontons.
Et moi, aujourd’hui j’aime les tatas et les tontons.

COMMENTAIRES  

24/01/2013 23:18 par Dwaabala

Je dois préciser qu’au moment ou j’ai écrit ce billet, c’est ainsi que se dessinaient les choses en Commission parlementaire.
Depuis, la situation semble avoir évolué, il ne serait plus question que du mariage pour le moment, la question de la procréation ayant été renvoyée à des jours meilleurs.

25/01/2013 00:05 par calamejulia

Allons militer pour la suppression du mariage puisque le P.A.C.S. existe pour tous
et toutes ; en conséquence de quoi, plus de souffrance dans les divorces et les familles
à structure monoparentale restent des familles dans les sens où je resterai toujours
la mère d’un fils et/ou une fille que j’ai porté. C’est pas simple ? Hein !

25/01/2013 02:02 par Dwaabala

je resterai toujours la mère d’un fils et/ou une fille que j’ai porté.

Et moi le père de l’enfant de la femme que j’ai prise dans mes bras.

25/01/2013 09:35 par transes en France

On va en avoir encore combien de ces réquisitoires quotidiens contre le "mariage pour tous" de la part de cette personne qui reproche aux partisans de jouer "la petite musique du nouveau cantique anticatholique", qui accuse les homosexuels de vouloir détourner la PMA à des fins inavouables ? Et qui refuse tout changement au nom de traditions ancestrales : "… analyses les plus sagaces et que l’on a pu croire pendant un siècle et demi définitivement admises".
Et encore, qui s’appuie sur cette citation :

" Tous les rapports sociaux stables et figés, avec leur cortège de conceptions et d’idées traditionnelles et vénérables, se dissolvent ; les rapports nouvellement établis vieillissent avant d’avoir pu s’ossifier. Tout élément de hiérarchie sociale et de stabilité d’une caste s’en va en fumée, tout ce qui était sacré est profané "

Et cela, dans ce seul billet.
Eh, oui, ma brave dame, tout fout le camp.
On se sentait bien en sécurité dans nos statuts de dominants instaurés par le capital, le patriarcat et l’Eglise, et voilà que, patatras !, une poignée de pédés veulent nous voler nos privilèges.

Et le titre ironique dit bien ce qu’il veut dire : voilà que les "pro-mariage pour tous" se servent de cette occasion pour s’en prendre à l’Eglise ! C’est dire si l’argument est massue.

Et voilà , c’est clair : plus de cent ans après la séparation de l’Eglise et de l’Etat, on nous remet l’Eglise dans les pattes comme ayant autorité en matière de mariage civil, en vigueur depuis 1792, et seul contrat reconnu par l’Etat, ouvrant droit à des droits et devoirs spécifiques, le mariage religieux ne pouvant précéder cet acte et ne succédant au mariage civil que par la volonté des futurs époux.

Dès qu’on touche à leurs prérogatives, on voit le vrai visage des pseudo-révolutionnaires : le visage haineux de la réaction.

Il n’y a pas quelque chose qui cloche ici ?
Ou bien, le GS a-t-il décidé d’être en pointe dans la croisade anti-mariage homo par les plus réactionnaires du pays ?
Le GS approuverait-il, désormais, les discours ouvertement pro-cléricaux, fielleux et contre-révolutionnaires au point que le site offre une tribune quasi-quotidienne à ce genre de propos ?

"Et moi le père de l’enfant de la femme que j’ai prise dans mes bras".
Vous en voulez de la guimauve et des violons ?

Et puis, si on doit donner à lire, voici un article bien plus intéressant fondé sur le droit français, et non pas sur les préjugés, le sentimentalisme niais et les contre-vérités.

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