Auteur Manlio DINUCCI

Les pirates de l’Océan Indien (Il Manifesto)

Manlio DINUCCI
Le déploiement multi-partisan, ayant ceint le casque de Scipion, s’est porté aux côtés des deux fusiliers marins du Bataillon San Marco inculpés par la magistrature indienne pour avoir tiré sur des pêcheurs, pris pour des pirates, en en tuant deux. Des dizaines de municipalités ont répondu à l’appel patriotard de Ignazio La Russa (ancien ministre de la défense du dernier gouvernement Berlusconi, NdT) en exposant la banderole « Sauvons nos marò ». Des journalistes embedded du Tg1 (journal (…)

Le partenaire possessif de l’UE (Il Manifesto)

Manlio DINUCCI
L’Otan a un « partenaire unique et essentiel » : l’Union européenne. C’est ce que déclare le Sommet de Chicago, en jurant de vouloir « une défense européenne plus forte et plus compétente ». A condition, naturellement, qu’elle soit aux mains de l’Otan et que l’Otan reste sous commandement étasunien. Quelle « défense » l’Otan assure-t-elle à l’Europe ? Avant tout, 22 des 27 pays membres de l’Ue sont membres d’une alliance dans laquelle le « commandant suprême en Europe » est toujours (…)

L’éternelle jeunesse de l’Otan (Il Manifesto)

Manlio DINUCCI
L’Otan, qui s’est autocélébrée avec le Sommet de Chicago, a 63 ans, mais ne les fait pas : sur sa nouvelle carte d’identité elle a vingt ans. Pendant la guerre froide, écrit-elle dans son autobiographie officielle, elle ne mena aucune opération guerrière, mais se limita à « assurer la défense de son propre territoire contre la menace du Pacte de Varsovie ». Elle ne dit pas cependant que celui-ci fût formé six ans après l’Otan. C’est avec la fin de la guerre froide, à la suite de la (…)

Combien nous coûte l’Otan de la « défense intelligente » (Il Manifesto)

Tommaso DI FRANCESCO, Manlio DINUCCI
Les 21-22 mai se tient à Chicago le Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Otan. Parmi les diverse questions à l’ordre du jour, de l’Afghanistan au « bouclier anti-missiles », il y en a une centrale : la capacité de l’Alliance à maintenir, dans une phase de crise économique profonde, une « dépense pour la défense » qui continue à lui assurer une nette supériorité militaire. Avec un optimisme inconscient, le socialiste du Pasok Yannis Ragoussis, qui fait fonction de ministre grec (…)

Aube rouge sang à Kaboul (Il Manifesto)

Manlio DINUCCI
Après la traversée du sombre nuage de la guerre, la lumière pointe maintenant à l’horizon du nouveau jour : c’est avec cette image rhétorique banale que le président Obama a annoncé l’accord signé avec le président Karzaï. Les plumes qui lui écrivent ses discours, à l’évidence, tirent leur flemme. On ne peut pas en dire autant des stratèges qui on rédigé « l’Accord de partenariat stratégique durable » avec l’Afghanistan. Celui-ci assure qu’après le retrait des troupes en 2014, les (…)

Ceux qui nous défendent des atrocités (Il Manifesto)

Manlio DINUCCI
Qui doutait que Barack Obama ne méritait pas le Prix Nobel de la paix va devoir maintenant revenir sur son opinion. Le président a annoncé la création de l’Atrocities Prevention Board, un comité spécial de la Maison Blanche pour la « prévention des atrocités ». Il est présidé par son inspiratrice, Samantha Power, assistante spéciale du président et directrice pour les droits de l’homme au National Security Council, formé par les conseillers les plus importants en politique étrangère. Dans (…)

Les joueurs de flûte de la « paix » (Il Manifesto)

Manlio DINUCCI
Plus de 1.500 enfants, garçons et filles entre 3 et 14 ans (de la maternelle au collège), seront conduits, le 27 avril à Pise, le long du « chemin des libertés », visitant des lieux physiques de la ville reliés à neuf articles de la Constitution. Le mérite en revient à l’Association Nicola Ciardelli, qui fait depuis quatre ans la promotion de la « Journée de la Solidarité » en souvenir du major Ciardelli de la Brigade Folgore, « victime d’un attentat le 27 avril 2006 à Nassirya, pendant la (…)

L’école de mort de l’OTAN (Il Manifesto)

Manlio DINUCCI
Contrairement à ce qu’il semble, l’OTAN aussi apprend. « Elle tire toujours des leçons de ses opérations, et c’est ce que nous sommes déjà en train de faire avec la Libye », explique l’amiral étasunien James Stavridis, commandant suprême allié en Europe. A cette fin l’OTAN dispose d’un centre adéquat, le Joint Analysis & Lessons Learned Centre (Jallc) : une sorte d’école, dans laquelle on enseigne les « leçons apprises ». Ainsi l’OTAN apprend à toujours mieux faire la guerre. Au début de (…)

La « réforme » de l’Article 11 de la Constitution italienne (Il Manifesto)

Manlio DINUCCI
Une « réforme structurelle profonde » : ainsi le ministre italien de la Défense Di Paola définit-il la révision de l’instrument militaire, présentée par le gouvernement Monti sur sa proposition. Qu’elle soit profonde, cela ne fait aucun doute. Depuis plus de vingt ans des taupes bipartisanes creusent sous l’Article 11 de la Constitution, qui « répudie la guerre comme instrument d’offense à la liberté des autres peuples et comme moyen de résolution des controverses internationales ». Les (…)

Soudan du Sud : fiction et réalité (Il Manifesto)

Manlio DINUCCI
Après la scène avec George Clooney aux manettes, tournée devant l’ambassade nord-soudanaise à Washington, c’est Hillary Clinton qui est venue sur le plateau, les larmes aux yeux, pour exprimer la profonde préoccupation des Etats-Unis sur la crise humanitaire et ses nombreuses victimes dans la partie méridionale du Soudan. Scènes touchantes de la fiction washingtonienne, destinée au plateau mondial. Toute autre la véritable histoire. Pendant des décennies les Etats-Unis et Israël ont soutenu (…)

Libye un an après : mémoire courte (Il Manifesto)

Manlio DINUCCI
Un des effets des armes de distraction de masse est d’effacer la mémoire de faits même récents, en en faisant perdre la trace. Ainsi est passé sous silence le fait qu’il y a un an, le 19 mars, commençait le bombardement aéronaval de la Libye, formellement « pour protéger les civils ». En sept mois l’aviation Usa/OTAN effectuait 30mille missions dont 10mille d’attaque, en utilisant plus de 40mille bombes et missiles. En outre étaient infiltrées en Libye des forces spéciales, dont des milliers (…)

Iran, la bataille des gazoducs

Manlio DINUCCI
Sur la scène de Washington, sous les projecteurs des media mondiaux, Barack Obama a déclamé : « En tant que président et commandant en chef, je préfère la paix à la guerre ». Mais, a-t-il ajouté, « la sécurité d’Israël est sacro-sainte » et, pour empêcher que l’Iran ne se dote d’une arme nucléaire, « je n’hésiterai pas à employer la force, y compris tous les éléments de la puissance américaine » (étasunienne, NdT). Armes nucléaires comprises donc. Paroles dignes d’un Prix Nobel de la paix. (…)