RSS SyndicationTwitterFacebook
Rechercher
Colombie

Uribe : Je ne me repentis pas d’avoir ordonné l’attaque en Équateur

Uribe a révélé s’être réuni avec « un groupe de mexicains » qui ont pénalement dénoncé les jeunes survivants de l’attaque. « C’est une dénonciation pénale pour mener en justice la participation de ces jeunes avec le groupe terroriste des FARC, auquel la Colombie doit contribuer et la Colombie doit avancer en ce sens », a t-il dit.

Le président colombien, à lvaro Uribe, a justifié ce mercredi le bombardement effectué par l’Armée de son pays en Équateur le 1er mars dernier, tuant 26 personnes, y compris le commandant des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC) Raúl Reyes, et qui a plombé les relations entre les deux pays voisins.

Depuis la localité mexicaine de Cancún, Quintana Roo, où il prend part au Forum Économique Mondial, Uribe a dit à la presse qu’il ne se repentissait pas d’avoir ordonné le bombardement, parce qu’il s’agit « d’un groupe terroriste » et le « principal fournisseur de trafic de drogues » du monde, qui en outre « viole la souveraineté d’Équateur ».

« Je ne me repentis pas, d’aucune manière je ne me repentirai (...) et autant de fois qu’il faudra assumer des responsabilités, je le ferai tranquillement », a indiqué Uribe.

Il a aussi interrogé la présence d’étudiants mexicains dans le campement mobile de la guérilla.

« Qu’est-ce qu’ils faisaient là  ? Ils n’étaient pas détenus des FARC. Ils n’étaient pas dans une mission humanitaire autorisée. Qu’est-ce qu’ils faisaient ? Qu’est-ce ça implique ? Ils étaient dans une action de complicité ou dans une action d’intégration avec les FARC », assure t-il.

A la demande faite par des journalistes à propos des morts mexicains en Équateur et de la survivante Lucia Morett, si ils étaient coupables, partisans, terroristes, narco-trafiquants et pirates, le mandataire a répondu « évidemment ».

Il a assuré qu’il existe « d’autres éléments de preuve, des vidéos qui ont circulé en Équateur, qu’ont livré les institutions des Forces Armées équatoriennes ».

« La complicité, c’est d’approuver une activité criminelle, dissimuler une activité criminelle, la cacher, et ceux qui sont passés de la complicité à l’action sont coupables coupable de la même activité », a dit le mandataire.

Il a regretté le décès des étudiants, mais a déploré à son tour les supposés liens entre les jeunes et le groupe armé.

« Aucun décès n’est bon, beaucoup moins celui de jeunes, parce que nous ne savions pas que qu’il y avait la présence de ces jeunes mexicains (...) je déplore le décès de ces jeunes, mais déplore aussi qu’il y ait une jeunesse liée avec le groupe terroriste des FARC », a t-il ajouté.

Le 1 mars, l’armée colombienne s’est rendu en territoire équatorien pour attaquer un campement mobile des FARC. Parmis les morts mexicains se trouvaient Juan González, Fernando Franco, Verónica Natalia Velázquez et Soren Ulises Avilés. Entre autre parmis les trois femmes qui ont survécu figure la méxicaine Lucia Morett

Ils dénoncent les étudiants mexicains

Uribe a révélé s’être réuni avec « un groupe de mexicains » qui ont pénalement dénoncé les jeunes survivants de l’attaque.

« Ils les ont pénalement dénoncés. C’est une dénonciation pénale pour mener en justice la participation de ces jeunes avec le groupe terroriste des FARC, auquel la Colombie doit contribuer et la Colombie elle doit avancer en ce sens », a t-il dit.

« La Colombie doit avancer ses propores recherches et contribuer à cette enquête pénale au Mexique », a t-il ajouté.

Il a jugé que « dans des pays pauvres, avec des difficultés, avec des inégalités il ne peut pas être demandé aux étudiants qu’ils abandonnent le sens critique. Ce que ne peuvent pas faire les étudiants est de passer outre le devoir démocratique, critique, scientifique, en faisant des incursions dans les groupes terroristes », a insisté le président colombien.

Comme il l’a dit, les jeunes devraient comprendre qu’ « il ne s’agit pas de guérillas idéalistes qui veulent renverser une dictature. Il s’agit d’un groupe terroriste qui maltraite une démocratie, et produisent tous les jours davantage d’actes de terreur ».

Le 11 avri dernier, Lucia Morett a dit, dans des déclarations rassemblées par TeleSUR à Quito, que l’expérience vécue dans le bombardement colombien a été la plus horrible de sa vie.

« Je suis une victime de plus du terrorisme de l’État colombien, j’ai vu comment ils abattaient des gens blessés, j’ai vu comment ils parlaient : « Là il y en a un » et l’abattaient. J’ai été renversée par les balles ».

L’étudiant mexicaine a assuré qu’elle restera en Équateur jusqu’à ce que le gouvernement mexicain garantisse sa vie et sa sécurité.

« Je ne veux pas d’un jugement pour terrorisme ou trafic de drogues au Mexique, en Colombie ou aux Etats-Unis, parce qu’il ne serait pas équitable. Je n’ai rien à voir avec cela, n’ai commis aucune infraction, aime la vie et la liberté et travaillerai pour elles où que ce soit », a exprimé Morett.

Améliorer les relations avec le Vénézuéla

En outre, le président colombien a assuré que son désir est d’améliorer les relations avec le voisin Vénézuélien.

« Nous, ce que nous voulons avec le Vénézuéla, c’est d’avancer dans le processus permettant d’améliorer nos relations, nous souhaitons que le Vénézuéla comme tous les Gouvernements, ne croient pas au groupe terroriste des FARC », a t-il dit.

« Nous souhaitons qu’ils nous comprennent et qu’ils soutiennent notre politique de sécurité, qui est légitime pour une seule raison, parce qu’elle est démocratique, c’est ce que nous souhaitons », a souligné Uribe.

TeleSUR/rf - mc - MC

»» Uribe : No me arrepiento de haber ordenado el ataque en Ecuador
URL de cet article 6483
   
Même Thème
La rose assassinée
Loic RAMIREZ
Vieilles de plus de 50 ans, souvent qualifiées par les médias de narco-terroristes, les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC), restent avant tout une organisation politique avec des objectifs bien précis. La persistance de la voie armée comme expression ne peut se comprendre qu’à la lumière de l’Histoire du groupe insurgé. En 1985, s’appuyant sur un cessez-le-feu accordé avec le gouvernement, et avec le soutien du Parti Communiste Colombien, les FARC lancent un nouveau parti (…)
Agrandir | voir bibliographie

 

« Avant, il y avait la tomate. Puis, ils ont fabriqué la tomate de merde. Et au lieu d’appeler la tomate de merde “tomate de merde”, ils l’ont appelée “tomate”, tandis que la tomate, celle qui avait un goût de tomate et qui était cultivée en tant que telle, est devenue “tomate bio”. À partir de là, c’était foutu. »

Inconnu

© Copy Left Le Grand Soir - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir

Contacts | Qui sommes-nous ? | Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas | Bernard Gensane
Le saviez-vous ? Le Grand Soir a vu le jour en 2002.