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Pablo Neruda

Poésie et exil (32)

De la biographie de Neruda (son vrai nom était Neftalí Ricardo Reyes Basoalto), on retiendra qu’il était né en 1904 au Chili. En 1971, il obtient le prix Nobel de littérature. Fidèle soutien du président Allende (celui que Pompidou appelait « le docteur Allende » car il n’avait jamais considéré son élection comme légitime), Neruda rédige en 1972 Incitation au Nixoncide et éloge de la révolution.

Lors du coup d’État du 11 septembre 1973, les livres de Neruda sont brûlés. Il meurt le 23 septembre 1973, officiellement d’un cancer de la prostate. Malgré la surveillance de l’armée, son enterrement fut une grande manifestation contre la dictature.

En 1974, paraît son autobiographie J’avoue que j’ai vécu, où il écrit :

Je veux vivre dans un pays où il n’y ait pas d’excommuniés.
 Je veux vivre dans un monde où les êtres soient seulement humains, sans autres titres que celui-ci, sans être obsédés par une règle, par un mot, par une étiquette.
 Je veux qu’on puisse entrer dans toutes les églises, dans toutes les imprimeries.
 Je veux qu’on n’attende plus jamais personne à la porte d’un hôtel de ville pour l’arrêter, pour l’expulser.
Je veux que tous entrent et sortent en souriant de la mairie.
 Je ne veux plus que quiconque fuie en gondole, que quiconque soit poursuivi par des motos.
 Je veux que l’immense majorité, la seule majorité : tout le monde, puisse parler, lire, écouter, s’épanouir.

Sur l’exil, on pourra retenir cet extraordinaire petit poème :

L’EXIL EST UN ROND

L’exil est rond

Un cercle, un anneau :

tes pieds en font le tour,

tu traverses la terre,

Et ce n’est pas la terre

Le jour s’éveille et

Ce n’est pas le tien, 
la nuit arrive :

Il manque tes étoiles

Tu te trouves des frères,

Mais ce n’est pas ton sang.

(Chants libre d’Amérique latine)

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Nous faisons tout ce que nous pouvons pour détériorer la situation économique et ainsi accroître le flux. Nous encourageons également cet exode en accordant aux Cubains, qui arrivent illégalement ou qui s’approchent par voie de mer, un statut de résident et une assistance pour s’installer.

Dans le même temps, nous n’avons pas respecté les quotas de visas pour les Cubains désireux d’immigrer aux Etats-Unis [...] quand Castro tente d’empêcher des cubains malheureux de quitter leur pays infortuné, nous l’accusons de violer des droits de l’homme. Mais quand il menace d’ouvrir grand les portes si nous continuons à accueillir sans limites des cubains sans visas - y compris ceux qui ont commis des actes de violence pour aboutir à leurs fins - nous brandissons des menaces imprécises mais aux conséquences terribles. "

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